L’inceste : Un jeu d’enfant

L’agression sexuelle au masculin est encore taboue et bien peu abordée dans l’espace public. Avec les récentes vagues de dénonciations, les hommes victimes d’abus se sentent-ils oubliés? Est-ce que les stéréotypes masculins rendent la dénonciation plus difficile? Deux hommes ont accepté de lever le voile sur leur histoire d’inceste.

Un texte de Véronique Trudeau | Dossier Agression sexuelle

Un jour, alors que François joue à l’extérieur avec un ami, son soulier atterrit sur le balcon de son voisin. Ce dernier lui fait bien comprendre qu’il devra venir le chercher. L’innocence de François sera brisée à jamais dans la chambre à coucher d’un homme de 27 ans. « À 7 ans, tu n’as aucune idée de ce qu’est la sexualité. Je n’avais pas la notion du bien ou du mal. » 

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

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Funbusy

Chantal Lee a grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Elle s’est découvert une passion pour l’écriture dès son jeune âge, mais ce n’est que depuis 2001 qu’elle écrit sur une base régulière.

Violence, drogue, faible estime de soi et abus sexuels ont trop longtemps fait partie de la vie de cette femme courageuse. Chantal Lee a réussi à reprendre le dessus et malgré la grave maladie qui l’afflige depuis quelques années, elle partage par le biais de son premier recueil de poésie son inconditionnel amour de la vie.

Prix : 9,95$

L’impact de la pandémie chez un jeune

Dossier Santé mentale 

L’objectif d’Humain Avant Tout est de réduire les tabous entourant la santé mentale, briser l’isolement, redonner espoir et inciter les gens à demander de l’aide. L’organisme diffuse des témoignages de personnes qui vivent ou qui ont déjà vécu des troubles psychologiques diagnostiqués ou non. Voici celui de Edouard.

Au début de la COVID, ça a été difficile de m’habituer à être à deux mètres des gens, il fallait que ma mère me rappelle de reculer. Et à l’école, chaque jour, je dois mettre au moins 30 fois du Purell. C’est tannant parce que des fois j’oublie. C’est vraiment poche de ne pas pouvoir voir mes amis et ma famille. Je peux juste jouer avec ceux de ma classe et il faut que je sois à deux mètres avec les autres. J’ai des amis qui ont attrapé la COVID. Avant, j’allais marcher avec eux au Mont-Royal, mais là on fait vraiment attention. C’est la première fois de ma vie que je n’ai pas vu mes cousins et mes amis à Noël et même si j’ai eu plein de cadeaux, je me rends compte que ce que j’aime le plus c’est de jouer avec eux.

J’avais hâte de retourner à l’école aujourd’hui pour voir mes amis et mon prof, les voir en vrai à la place de les voir sur mon écran. En plus, mon grand-père est malade en ce moment et avec la COVID, c’est un peu mélangé dans mon cerveau, comme s’il y avait un gros nœud. À l’école, je ne veux pas exploser en plein milieu de la classe, alors je garde ça en mottons et rendu à la maison, je ne peux plus me retenir et des fois, ça explose. Je commence à être impatient, pas poli, à parler fort et ça peut créer des chicanes. Ma mère m’a montré à faire du yoga, de la méditation et des exercices de respiration…ça me calme. J’écris aussi dans un journal intime comment je me sens. Je suis triste et fâché contre la COVID. J’ai l’impression qu’il y a de la pluie à l’intérieur de moi. J’ai hâte de pouvoir m’approcher de mes amis.

Je voulais raconter comment je me sens parce que ma mère m’a dit que d’autres enfants allaient lire mon témoignage et que, s’ils ont le même problème, ils allaient se sentir moins seuls. Et moi ça me fait du bien d’en parler et de sortir tout ça. J’aimerais que les gens écoutent les consignes même si c’est pas toujours facile, moi aussi j’ai de la misère avec les règles, mais j’ai hâte de pouvoir faire des partys pyjamas pis des câlins pas juste à mes parents.

Ce témoignage a été parrainé par Shawn Babin, contributeur de la campagne de financement participatif d’Humain Avant Tout. Photo prise sur le site internet Humain Avant Tout.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est images_publicit-suicide2-150x300.jpg.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Déconfine tes pensées – Un projet d’écriture

Dossier Santé mentale 

Crédit : Mélodie Descoubes

L’auteur-slameur et porte-parole du Mouvement Santé mentale Québec, David Goudreault, effectue tous les mois, avec d’autres artistes, en direct sur Facebook, une lecture publique de textes rédigés par des jeunes de 12 à 25 ans dans le cadre du projet d’écriture Déconfine tes pensées. Un beau clin d’œil au confinement vécu en raison de la pandémie COVID-19.

« On désire faire entendre vos mots dans l’espace public à travers nos voix. On souhaite savoir ce que vous avez ressenti pendant cette crise, ce que vous ressentez en ce moment. Tout est bienvenu ; écrivez en vers, en prose, des nouvelles, en inversé, en sanscrit, en calligramme, en slang… on veut vous entendre ! », explique David Goudreault.

Le niveau de stress, d’anxiété et de désespoir a généralement augmenté avec le confinement. Plusieurs jeunes sont retournés aux études avec le plaisir de revoir leurs amis, mais ont dû s’adapter au quotidien chamboulé des écoles. Le Mouvement Santé mentale Québec souhaite donner la parole aux jeunes en vue de favoriser leur résilience et réduire à long terme les effets nocifs de la pandémie sur leur santé mentale.

Vous pourrez lire ici des textes et des extraits reçus depuis l’automne dernier.


Exprimer ma colère

Chère COVID-19,

Je suis habituée d’écrire des messages à mes amis ou à ma famille pour leur dire à quel point ils sont importants pour moi, surtout en ces temps incertains. En revanche, j’ai rarement composé un message pour exprimer ma haine.

J’ai commencé à entendre de parler de toi pendant les vacances de Noël. Je me disais que tu étais vraiment très loin de nous et que tu ne m’atteindrais jamais. Alors, je me suis carrément foutue de toi.

Février est arrivé et tout était encore normal. Ensuite, mars est venu, ainsi que la semaine de relâche, où plusieurs personnes sont parties en voyage, partout dans le monde. Tu le sais très bien, tu t’es attaqué à plusieurs d’entre elles.

En revenant de la semaine de congé, jamais je n’aurais pu croire qu’autant de victimes seraient affaiblies ou mortes par ta faute. Le mercredi 11 mars 2020, ma mère m’avait prévenue de rapporter mes effets scolaires au cas où l’école fermerait pour deux semaines. Éternelle obstinée ou positive, vois-le comme tu veux, j’ai plus ou moins respecté son conseil. Je n’avais aucune idée que je ne pourrais plus voir personne pendant des semaines, confinée avec ma famille.

Ta présence dans notre pays a eu l’effet d’une bombe. Tu as explosé dans nos vies, sans te soucier de nous. J’ai essayé tant bien que mal de me convaincre que tu partirais dans le temps de le dire… mais un mois après le début du confinement, j’ai commencé à perdre espoir.

Il y a des gens qui disent que tu nous colleras après pendant près de deux ans. J’ai souvent pleuré sur mon sort. Tu m’as fait perdre cinq mois de ma vie. Tu m’as enlevé un des seuls réconforts que j’avais, le contact humain. Le simple fait de voir des gens et de pouvoir les serrer dans mes bras. Tu m’as empêchée de profiter du temps avec la seule aïeule qu’il me reste.

 Tu as mis à risque mes deux parents qui travaillent aux services essentiels. Tu m’as enlevé ma motivation de continuer d’avoir une routine. Tu m’as poussée à bout. L’annonce que l’école secondaire continuerait seulement à distance m’a aussi bien découragée.

L’été est arrivé. J’avais tant espoir que même avec toi dans les parages, les douanes américaines soient ouvertes. Bien sûr, je me suis fait une fausse joie. Encore une raison qui m’a poussée à te haïr.

Mes amis et moi faisons souvent des partys l’été. Au moins, nous avons pu, à la mi-juillet. Tu as légèrement remonté dans mon estime. L’annonce que nous irions à l’école m’a rendue tellement heureuse, que j’ai essayé de te pardonner.

Ce qui fonctionna. Jusqu’en octobre. Tu as refait surface dans ma vie, et ce, en grand. Tu as contaminé mon oncle, ma tante, mon cousin, ma seule grand-mère. Ma mère et mon père. Tu m’empêches encore de voir des gens, d’avoir une vie sociale ou tout simplement, encore une fois, d’avoir la motivation de continuer.

Je sais que tout le monde dit qu’on ne sait pas apprécier les choses quand on les a, mais ce n’est pas vrai. Je profite de chaque instant, mais je ne vois pas ce qu’il y a de positif en ce moment.

J’espère que tu auras compris que je n’ai jamais rien fait pour mériter ta haine et que tu n’aurais point la mienne si tu n’avais pas attaqué ma famille.

Je te souhaite le pire. J’ai très hâte que tu quittes mon entourage. Ou fais juste disparaître et ne refais jamais surface. J’en connais plus d’un qui serait heureux.

Ton ennemie éternelle,

Vivichou, 14 ans, Boucherville.


Gagner au change

Lors de l’arrêt soudain de l’école, j’étais pris dans les griffes du vapotage et dans une relation toxique. Ces deux problèmes faisaient en sorte qu’à la maison, ma frustration se transformait en colère.

Puisque j’étais bien habitué à ne jamais laisser paraître mes sentiments, mes parents ne comprenaient pas pourquoi je devenais agressif. Ils m’enlevaient toujours plus de privilèges. Ça rajoutait de l’huile sur le feu.

Soudainement, j’ai été coupé de mon ravitaillement de nicotine, ce qui a été le pire moment du confinement pour moi, ainsi que probablement pour ma mère et mon père. J’étais en sevrage forcé. Puisque mes parents allaient m’assassiner si je leur faisais part de ma dépendance, je n’avais aucune porte de sortie.

Ma solution : voir ma blonde toxique qui, elle, avait du ravitaillement. Pendant un mois, j’ai alors enduré son chantage émotif, des menaces de suicide, des dépenses excessives pour elle. Je l’ai même ramassée dans des partys, car elle était trop finie pour marcher. 

Bref, je devais endurer tout cela pour un peu de nicotine.  Je ne suis pas fier de moi, pas fier du tout.  Cependant, sur ce que je croyais être un coup de tête, j’ai mis fin à notre relation. Le vide qui était omniprésent dans mon cœur s’est rempli tout seul. J’ai aussi décidé d’arrêter de vapoter. C’est venu tout seul, laissant ces mauvaises habitudes peu à peu.

Les deux derniers mois ont surtout été du travail sur moi-même et, encore plus important, j’ai connu le pardon. Mes parents ont été compréhensifs et mon père, un peu vieux jeu, m’a fait bûcher tout l’été, ce qui m’a permis d’identifier ce que je veux faire de ma vie : la foresterie. Le confinement a été dur pour moi et mon entourage, mais j’en suis ressorti gagnant, avec finalement un objectif dans ma vie.

Louis Caleb, 16 ans, Acton Vale.


Offre-nous, microbe

Telle la souffrance 

La violence sera libérée 

De tout confinement

Lors de la trouvaille du soleil

Dans cette tempête de foudre

Tels les esclaves

Nous serons libérés 

De toute mauvaise ganache 

Dans cette complotiste année

Parsemée de solitude

Nous vivons dans un enclos

Telle une sardine

Claustrophobe

Dans sa boîte 

D’aluminium

Quand serons-nous délivrés

De tout velouté d’émotion

Quand serons-nous délivrés 

De tout ce manège

Sans fin?

Dès que les juges 

De cette souffrance 

En auront décidé 

Définitivement 

Quand?

Quand verrons-nous les étoiles?

Dans ce ciel 

Parfumé de noirceur

Oh, microbe 

Dis-nous 

Offre-nous cette illumination

Dans notre vie 

Offre-nous le début 

D’un horizon nouveau 

Offre-nous cette chance 

Nous t’en remercierons

Un jour 

Je ne sais pas 

Encore comment 

Mais nous le ferons 

Promis 

Sandrine, 17 ans, Shawinigan.


La casse

Bouche cousue, oreilles tendues

J’assimile les missiles qui m’assaillent

Qui sans tact attaquent : de vérité,

De faits, d’information, de formations

Voilà une belle rébellion

Ça prend forme follement et affole

Ça bouille et grouille

Puis ça casse…

Le temps stoppe, la confusion règne

L’opportuniste pille, les murs saignent

Discours muet? Action sans intention?

La conclusion semble privée de raison

Le sentiment d’impuissance est fort

Mais pour qui?

Pour le commun des morts

Tels ces mortels qui crient

NoixZette, 22 ans, Saint-Hyacinthe.


Ça va passer

Il y a des mots puissants qui ne sont pas rassurants 

Quand ça arrive, on se demande comment faire

Car c’est la première fois.

Il y a des personnes qui décrivent la situation avec de la haine ou de la peine
Parce que ça coule dans leurs veines. 

Il y a d’autres personnes qui saisissent l’occasion

Pour apprendre de nouveaux trucs, mais toujours avec précaution.

Moi, j’ai vécu ça comme si je faisais de la prison à domicile

Mais la différence, c’est que j’ai internet 

Et j’ai de quoi m’occuper.

C’est dur de rester enfermé 24h sur 24h

Je suis une personne qui a besoin de bouger 

J’ai réussi à survivre au confinement.

Des fois, je me dis que ça ne va jamais se terminer

Puis je remets mes pensées en place 

Et je me dis ça va passer.

Zélenski, 12 ans, Montréal.


Quarantaine

Quand je mangeais avec ma famille

Quelqu’un d’autre mourait de faim

Quand je dormais dans ma chambre

Quelqu’un d’autre était allongé sur un carton

Quand j’avais un écran devant moi

Quelqu’un d’autre avait des problèmes devant lui

Quand j’ai ri avec ma famille

Quelqu’un d’autre a perdu sa famille

Quand j’étais chez moi en ayant peur du coronavirus

Quelqu’un d’autre travaillait sans penser au coronavirus

Quand j’ai fait mes cours en ligne

Quelqu’un d’autre n’avait pas l’argent pour un laptop ou l’internet.

Fatema Jafari, 14 ans, Sherbrooke.


Le cirque de ma vie

Je maîtrise l’art de disparaître à la perfection
Je m’éclipse dans le néant
Alors que la foule applaudit
Ma destruction est un spectacle auquel tous assistent sans avoir acheté de billet
Je jongle avec des anneaux de feu et l’on m’envoie des fleurs
Je marche sur un fil
Sous le regard ahuri des spectateurs qui en demandent toujours plus
Je me nourris de leur admiration
J’en fais ma plus grande réussite
J’ai le ventre vide, mais des fleurs plein les mains

Julie, 19 ans, Québec.


Questions sans réponse

On te dit souvent :

Quand tu ne trouves pas ta clé,

Sors par une autre porte.

Et va penser là où sont cachées tes réponses.

Mais que se passe-t-il s’il n’y a pas d’autres portes?

Que se passe-t-il si on a volé ta porte?

Que fais-tu?

Que fais-tu quand tes clés s’envolent?

Que fais-tu quand tes portes se ferment?

Comment je sais?

Comment je sais si mes clés vont redescendre?

Comment je sais si mes portes vont se rouvrir?

J’attends?

Et si oui, pour combien de temps?

Combien de temps dois-je attendre pour que mes clés redescendent?

Combien de temps dois-je attendre pour que ma porte s’ouvre?

Valentina, 13 ans, Sherbrooke.


La tempête

Le confinement… un moment où nous nous sommes tous mis à chercher qui nous étions vraiment. Un moment où, emprisonnés en eux-mêmes, plusieurs ont perdu leur point d’ancrage.

Tout a basculé si rapidement que je n’ai pu trouver à quoi m’accrocher. La situation était irréelle. Seule dans ma tête, je me suis noyée dans mes pensées. Comme si j’étais prise au piège, comme si je n’avais aucune chance de refaire surface. Les journées ont été longues. Dans les couloirs inanimés, les nuits étaient froides.  J’ai dû me battre et je me bats toujours d’ailleurs pour m’en sortir. 

Je ne te cacherai pas que les orages doivent parfois être traversés à deux et que la paix d’esprit ne s’acquiert pas en un claquement de doigts. Mais, crois-moi, s’il te plait, la vie mérite d’être vécue. Tout ce que tu vis te rapproche du bonheur. Donc, toi, toi qui me lis, on va faire une promesse ensemble : Rien de stupide, okay?

Abygaël, 16 ans, Acton Vale.


Sans le regard des autres

Si les maladies mentales étaient autant considérées que les maladies physiques, est-ce que la santé serait une priorité? Est-ce que l’économie prendrait le bord afin que l’humanité soit respectée? Ou grandirait-elle au même titre que mon intégrité?

J’ai appris ce que serait la vie si on pouvait faire des choix sans souffrir le martyre parce qu’on se sent coupable de ne jamais sortir de son lit. Je sais maintenant comment je me sentirais si je choisissais de ne plus aller à l’école. Ça ne vaut pas la peine de perdre ma confiance et ma capacité à rester saine.

La Covid-19 fait ressortir toutes les émotions qu’on se voit obligé de garder en dedans, celles qui rendent les autres inconfortables au point où ils se sentent menacés. Elle fait ressortir les imperfections des clients des commerces qui ont tant de difficultés à faire tenir le tissu sur leur nez. On découvre enfin la vérité à propos de ceux qu’on suspectait d’avoir des problèmes de colère. On s’éloigne de ceux qui nous énervent à juger tout le monde pour des erreurs qui n’auraient pu être empêchées.

Camille, 17 ans, Mirabel.


Un congé forcé

Pendant le confinement, chaque matin, en me levant, j’attrape mon paquet de cigarettes et je sors dehors fumer ma clope. Quand j’ai fini ma tope, je l’éteins en l’écrasant sous mon snik.

Puis, je rentre à l’intérieur, j’écris un bon matin à mon chum sur internet et je retourne me coucher une heure ou deux. Je me réveille pour la deuxième fois, il est onze heures ou midi, je jette un coup d’œil dans le frigo.

Je fais cuire des patates à déjeuner, car je sais que mon frère adore ça, et moi aussi. Nous allons dehors renforcer notre fort de neige. Le confinement est très long et je n’ai rien à faire, donc je décide de me faire un igloo à moi. Ma petite sœur vient m’aider. Même si les blocs ne tiennent pas toujours, nous nous amusons beaucoup toutes les deux.

La nuit tombée, je retourne à l’intérieur. Je vois ma mère préparer un pop-corn maison. Je me débarrasse de mon culotton, le met à sécher et vais m’installer dans le salon pour écouter le film avec ma mère. Mon frère vient nous rejoindre.

Après tout, le confinement n’est pas si mal, j’en avais vraiment besoin, de ce congé!

Chloe


Le poison du charabia

Au commencement, je n’étais qu’une idée dans l’esprit prolifique de ma mère. Je crois même qu’elle n’avait envisagé personne pour partager la parentalité. Je suis née à travers l’ébauche d’un incommensurable désir de reconnaissance narcissique. Sans cri et sans douleur, j’ai vu le jour après un interminable travail. La douce chaleur de ma première couverture, le premier contact des mains sur l’épicarpe de l’acharnement maternel m’offrent la perspective d’une existence.

Dès la première œillade, j’ai su avec certitude que ma vie serait vouée à l’exercice d’un altruisme intellectuel. Je suis tatouée d’histoires et de pensées chimériques si éphémères, ne sachant survivre que sous la sollicitude d’autrui. Des bribes de souvenirs me parviennent comme une vague immense submergeant la douloureuse réminiscence de ma première relation.

Désespoir provoqué par la finalité de cette liaison vitale. C’est le goût amer de l’opium sentimental. Incapable de combler le manque, ce fichu hiatus séparant mes désirs de la rationalité humaine, j’ai soif d’un amour inextinguible. Dès lors, je suis affublée de ces incessants abandons, condamnée à de perpétuelles et fugaces passions.

Aby-Ève, 21 ans, Saint-Jean-sur-Richelieu


Le confinement a sauvé mon couple

On va se le dire, les débuts de relations sont toujours déterminants. Tout dépend des premiers mois. Si c’est déjà ardu et compliqué et que je ne suis pas trop sûre, je coupe tout, tout de suite. Alors, tu peux t’imaginer combien c’est périlleux pour moi, un début de relation au temps du confinement. Même si on voit beaucoup d’articles circuler sur les difficultés sociales, dans mon cas, ça a permis à mon couple de survivre!

Mon amoureux et moi, on terminait notre baccalauréat en enseignement lorsque la pandémie de Covid-19 est arrivée. On était censés passer les semaines les plus stressantes et drainantes de nos vies, mais on s’est retrouvé avec une situation complètement différente. Pas de stage ni de rapport à rédiger pour la fin de nos études.

On a pu grandir en tant que couple et approfondir notre relation sans stress externe ni pression. On goûte à la retraite à l’âge de 23 ans (retraite temporaire but, still). On a du temps, de l’énergie et de l’argent (Thanks to Justin). On prend le temps de prendre notre temps, on se laisse de l’espace. On s’aide à mieux se comprendre et on apprécie plus nos petits comme nos grands moments, aux balbutiements de notre vie à deux.

Mélanie St-Louis, 23 ans, St-Joseph-du-Lac.


Le grand ménage

Depuis plusieurs saisons, j’apprends à creuser à l’intérieur pour apprendre qui je suis. Certains coups de pelle sont plus douloureux que d’autres, mais ils finissent tous par être utiles d’une certaine façon.

Grâce à la montagne de temps que la Covid-19 m’a offerte, j’ai eu des tonnes d’occasions pour faire des sessions de ménage intérieur. J’ai pu faire le tri entre ce qui méritait d’être gardé et ce qui pouvait être envoyé dans un centre de charité. Certaines taches n’ont pas voulu partir, mais j’ai trouvé une façon de les rendre moins dérangeantes.

Pendant ce temps, de nouveaux items ont commencé à prendre place dans les récents espaces créés et j’ai appris à aimer tout ce qui se trame en dedans de la jeune adulte que je suis. Comme toutes bonnes rénovations, rien n’est encore parfait, mais je suis bien fière du progrès qui a été fait, car je peux maintenant dire que je suis bien chez moi.

Camille Gaucher, 23 ans, Montréal.

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  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Une vie en montagne russe

J’ai eu le meilleur papa au monde. Un aventurier qui m’a donné le goût du plein air. Petite fille, j’étais sa princesse qui parlait aux poissons et aux animaux de la forêt lorsque nous partions à la pêche. Avec mon frère, nous avons traversé en canot des rivières remplies d’obstacles à surmonter. Nous avons exploré les profondeurs des lacs québécois avec nos masques, nos tubas et nos palmes.

Un éditorial de Geneviève Raymond publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

« J’ai vu mon héros hyperactif sombrer dans la dépression. À 43 ans, mon papa dormait beaucoup trop, passait ses journées en robe de chambre et en pantoufles. Prendre une douche et se brosser les dents étaient des épreuves en soi. L’étincelle dans ses yeux avait disparu. Je ne comprenais pas son mal de vivre, ses ruminations anxiogènes et son incapacité à refaire surface. J’ai tenté par tous les moyens de trouver un remède à ses maux», souligne-t-elle dans son éditorial.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Ma plus grande angoisse était que mon père meurt

Dossier Santé mentale 

L’objectif d’Humain Avant Tout est de réduire les tabous entourant la santé mentale, briser l’isolement, redonner espoir et inciter les gens à demander de l’aide. L’organisme diffuse des témoignages de personnes qui vivent ou qui ont déjà vécu des troubles psychologiques diagnostiqués ou non. Voici celui de l’humoriste Matthieu Pepper.

Mon père est décédé il y a un an*… Ça a toujours été ma plus grande angoisse, la mort, mais particulièrement la sienne. Dès l’âge de huit ans, je me levais souvent en panique parce que je rêvais que mon père mourait. J’anticipais vraiment beaucoup ce moment-là. J’étais très proche de mon père et, dans notre relation, l’humour a toujours été quelque chose d’important qu’on avait en commun et qu’on aimait partager. Déjà, petit, mon meilleur public, c’était lui. Quand j’ai commencé l’humour, il m’a soutenu, parce qu’il comprenait que c’était ce que je voulais le plus. Ce courage de faire ce qu’on aime, c’est lui qui me l’a transmis, parce qu’il a lui-même laissé une grosse job pour devenir accompagnateur spirituel en soins palliatifs.

Quand il était en fin de vie, il ne voulait pas que je manque des shows pour lui. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai continué à travailler 60-70 heures par semaine durant cette période-là. C’était une manière de ne pas trop penser et de me geler la tête, comme une drogue, parce que sinon je vivais trop d’anxiété. Honnêtement, si je n’avais pas continué, je ne pense pas que je serais vivant aujourd’hui. Par moment, j’ai des gros regrets qui montent parce que je me dis que j’aurais pu faire plus. En même temps, je n’ai jamais senti que je négligeais mon père ou ma famille. Par contre, je me dis que j’aurais pu être plus présent mentalement. Mon père est décédé en juillet, la journée de mon premier gala. Il est parti pendant mon break, quelques heures avant que je monte sur scène. C’était peut-être sa seule façon de  »venir » voir le gala. Depuis qu’il est mort, je sens que ma tête est déconnectée de mon ressenti, je n’ai pas été au bout de ma peine et je ne pense pas finir par me rendre au bout. C’est comme si j’avais débranché un fil USB.

Je continue à vivre de l’anxiété au quotidien, mais je vis ça depuis que je suis tout jeune. Et autant j’ai scrappé plein de beaux moments dans ma vie à cause de mon anxiété, autant mon anxiété fait de moi qui je suis. Ça me donne ma couleur et c’est un moteur qui m’aide à créer : mon humour part principalement de là. Et y’a quelque chose de beau dans le fait de pouvoir parler d’anxiété sur scène et d’en rire… Y’a rien que je trouve plus beau que des humains qui rient pour faire passer la douleur ou la peine.

* Le témoignage a été publié sur le site internet de Humain avant tout en août 2019. Photo prise sur le site internet Humain Avant Tout

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Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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J’ai grandi dans une maison où je baignais dans l’anxiété de mes parents. Ils n’ont jamais eu de diagnostic et ont gardé ça pour eux. À l’époque, c’était comme ça, on ne parlait pas de ces choses-là. Depuis quelques années, ma fille aussi fait son chemin avec une forme d’anxiété, et comme parent, ça m’interpelle. Quelle est ma place dans la santé mentale de mes proches? Si être un bon parent, une amie, un frère, une conjointe ou une patronne ne s’apprend pas dans les livres, personne ne sait non plus vraiment comment agir lorsqu’un problème de santé mentale frappe. Et pourtant, pour la personne qui le vit, l’entourage peut faire toute la différence.

De mon côté, c’est le sport qui m’a le plus aidé à gérer mon anxiété. J’ai consulté aussi. Un support psychologique peut faire toute la différence! Et surtout, ne pas avoir peur d’en parler à son entourage, sa famille, ses amis, ses enfants. Demander de l’aide, ce n’est pas un signe de faiblesse, mais plutôt un signe de force. Sachant que c’est génétique, ma conjointe et moi, on essaie d’adoucir les choses pour notre fille qui montre aussi des traits anxieux. Ils sont brillants nos enfants. Ils sentent notre anxiété et ils se demandent si c’est leur faute. C’est tu moi ou c’est pas moi? On en parle beaucoup ensemble à la maison. Ce n’est aucunement tabou chez nous. Ma fille verbalise les choses. Je lui réponds : ‘‘j’te comprends, à ton âge, je vivais la même affaire, mais j’avais pas d’outils’’… Aujourd’hui, j’ai des outils qui me sont utiles quand j’en ai besoin. Et je suis content que ma fille puisse avoir ces outils-là le plus tôt possible et qu’elle s’en serve. C’est un bagage qui va la suivre toute sa vie.

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