Les ruptures amoureuses toxiques, Ingrid Falaise

 Violence conjugale

Ingrid Falaise, dossier Famille 

Je suis un oiseau de nuit, je l’ai toujours été. Alors que l’insomnie me gagne au lieu de compter les moutons je compose des chansons, ou des chapitres, ou des billets.

Cette nuit, je réfléchis à l’hiver, le temps des ruptures. Ces temps-ci, alors que la grisaille accapare notre moral, les séparations pleuvent comme si les nuages n’avaient pas assez fourni.

À la petite cuillère, nous ramassons les états d’âme accumulés au sol. Détruits, meurtris, rien ne va plus, «j’ai tout perdu» nous raconte ces morceaux brisés, étalés sur le plancher.

Ce qui me frappe, c’est la quantité de confidents qui étaient prisonniers d’une relation toxique empreinte de manipulation. Des histoires de hics et de heurts répétées depuis des années. Le nombre de fois où ces paroles ont résonné lors de conversations.

«Cette fois-ci c’est la bonne» «Il a compris» ou «Elle va changer» «Je reste pour les enfants»

Rester au nom des enfants… Ces petits bouts d’humain remplis d’amour méritent au contraire d’avoir un parent épanoui, solide et heureux surtout. Non pas un papa ou une maman qui reste dans une relation en leur nom. Imaginez la charge que ces enfants porteront sur leurs épaules. « Papa est malheureux à cause de moi. »

Toxique

La voix intérieure le sait. Mais le niveau de dysfonction et de manipulation dans le couple est si élevé qu’on ne l’écoute plus. Alors on encaisse et on diminue la gravité des propos, des infidélités, des mensonges. Car une personne toxique et manipulatrice ne souhaite pas le bonheur de son partenaire. C’est une égocentrique qui sabote l’épanouissement du conjoint qu’elle dit aimer. «Je t’encourage dans tes projets», dira-t-elle pour, par la suite, reprocher à son partenaire ses heures de travail, de répétition ou d’étude.

Il y a autant de degrés de toxicité que d’histoires d’amour ou de relations amoureuses. Mais le maître du toxique est un individu qui ne reconnaît pas ses torts, méprise et rabaisse l’autre afin de garder sur lui une emprise, un pouvoir. «C’est toujours quand tu le décides», nous reprochera cette personne alors qu’au contraire, le reproche devrait être inversé. «Si tu m’aimais réellement, tu aurais fait autrement», nous lancera-t-il pour nous culpabiliser.

L’auteure du livre Les manipulateurs sont parmis nous, Isabelle Nazare-Aga, explique que ce type de personne semble tout savoir. Il «affirme» des choses, il reporte ses responsabilités sur nous. Il nous demande de répondre immédiatement à ses demandes. Il nous critique et nous dévalorise. Et puis, nous doutons et nous finissons par avoir peur de lui dire certaines choses. Il est doué pour créer de la confusion dans notre tête. Il ne formule pas ses demandes de manière claire, il nous rend coupable de faits imaginaires. Il crée des malentendus, il prêche le faux pour savoir le vrai. Et tout ceci derrière un masque, si beau et attrayant. Autour d’une table, ils sont sympathiques, séducteurs, cultivés.

Une relation toxique, ce n’est pas une dispute de temps à autre. C’est lorsque les efforts ne sont qu’en sens unique, lorsque les sentiments exprimés sont balayés du revers de la main. Le simple fait d’exposer une émotion ou de demander un changement au sein du couple est difficile, alors de ne pas être écouté et recevoir des reproches en guise de réponse fera clore nos lèvres pour de bon.

Être dans une relation toxique, c’est oublier de se choisir au réveil et de porter notre attention sur l’autre par peur de faire un faux pas ou de s’attirer un reproche, un regard de travers. C’est être envahi par le stress et l’angoisse en présence de l’autre. C’est aussi ne pas pouvoir s’en passer, car il vous aura rentré dans l’esprit que vous n’aurez jamais personne de mieux que lui.

Pourquoi endurons-nous ces nuits où il n’est pas rentré, ses mensonges à répétitions et ses cachoteries qui nous rendent paranoïaque?

Parce que toutes les fois où nous avons confronté le toxique, manipulateur, pervers, narcissique (un ou tous ces adjectifs à la fois), nous aurons été manipulés pour que nous restions. Car ces femmes et hommes toxiques ne peuvent concevoir de perdre leur emprise sur leur conjoint.

Dans un jadis non si lointain, je ne savais pas qu’il était possible de se choisir. Se choisir, c’est s’aimer assez pour honorer qui nous sommes à chaque instant, à tout moment. C’est être doux envers nous-même et cesser de vivre pour l’autre. Mais surtout, c’est d’ouvrir son cœur non pas vers l’extérieur, mais vers l’intérieur comme je l’ai fait il n’y a pas si longtemps. Vers nous même. Car nous sommes la personne la plus importante et nous méritons d’être aimé, respecté, honoré dans toutes les sphères de notre vie.

——
Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 35 ans. Le Monstre est un récit autobiographique sur les années où elle vécut de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre retrace les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique.

Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de SOS Violence conjugale.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

L’amour en 3 dimensions Roman sur la relation aux autres

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement
Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Sur la grande étoile du Ste-Cath… Maurice

La grande famille du Ste-Cath

Une étoile pour Maurice

Raymond Viger     Dossiers RestaurantBistro le Ste-Cath

Sur la grande étoile du Ste-Cath, un auteur inconnu nous a laissé un poème et quelques dessins. Un message simple mais direct pour dire que tout le monde du Ste-Cath, clients et employés, ont apprécié de connaître Maurice et de partager avec lui la vie du Ste-Cath.

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Dans cette petite fenêtre,
La 3e de droite en partant du bas…
Vivait Maurice.

Un petit homme sensible et verbomoteur
Sans prétention mais rempli d’une joie contagieuse
Il était le gardien du phare.

D’un milieu familial qu’il affectionnait beaucoup,
Avec des valeurs d’amour et de partage,
Aimant aimer et plaire sans trop d’attente

Juste pour jouer le jeu de la vie, de la séduction
Ou le jeu de vérité cru mais éloquante
Sans se berner au sérieux qui empêche de revenir nuancer

Humble mais riche de ton vécu
Enrichissant à écouter, tu es vivant
Dans mes souvenirs mon ami.

Bon dodo Maurice

XXX

Le texte a été présenté publiquement à la Vie en Prose, une soirée poésie du mardi à 19h. au Ste-Cath. Au plaisir de vous y rencontrer.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations 514-223-8116 bistro@le-ste-cath.com.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

Prévention de la violence conjugale

Le respect

Un bémol de société

Vendredi. Le soleil plombe sur Montréal. Dans ma voiture, je file vers l’ouest où m’attendent une centaine de personnes.

Ingrid Falaise   Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

Ingrid-Falaise-couvertureCe soir, je donne mon énième conférence devant public, mais cette fois-ci ce sont des jeunes qui forment l’audience. La nervosité prend d’assaut mes pensées. La comédienne en moi ne joue aucun rôle lors de ces rencontres. Je n’ai ni masque ni parure. Je suis vulnérable, le cœur ouvert et l’authenticité au bout des lèvres.

Mon courage sur la main, j’ouvrirai, encore une fois, une parcelle de mon intimité afin de sensibiliser, dénoncer et mettre en lumière le fléau qu’est la violence amoureuse. Des yeux seront braqués sur moi. Des gens se seront déplacés pour venir écouter mes paroles. En toute humilité, j’aiderai peut-être une petite Ingrid ce soir à se sortir de son calvaire.

Merci, gratitude, résilience sont mes mots d’ordre répétés comme un mantra.

Mais cette soirée est différente. La violence amoureuse de nos jours débute à quatorze ans malheureusement. Vraiment? Oui, vraiment. Et le cycle est exactement le même. Séduction, manipulation, isolement. Crise et… lune de miel.

En coulisse, j’entends l’animatrice évoquer mon pedigree et hop elle m’introduit. Je m’avance sur scène, un micro à la main et une salle comble de testostérone et d’adolescentes criant mon nom un peu trop fort. Non, l’énergie n’est pas la même que lors de mes conférences devant un public majeur et vacciné, mais le sujet demeure et ma mission aussi. Les minutes passent et je parle, les mots défilant les uns après les autres.

Les jeunes me sidèrent par leur écoute et leur concentration. Une larme coule le long de la joue d’une belle brunette assise à la troisième rangée lorsque j’évoque un évènement qui lui remémore probablement son vécu. Mes paroles sont universelles et intemporelles malheureusement.

Bémol. Il y a tout de même un bémol qui me fait sourciller. Sur le chemin du retour, seule avec moi-même, j’analyse la soirée. Tout était parfait. L’audience, les projections, l’accueil et la rencontre avec les étudiants. Les confidences, les questions, les larmes et les applaudissements. Quel est ce bémol qui me titille?

Le respect.

Certains mots n’ont pas eu le même impact que sur un public plus âgé. Aucune réaction, aucun sourcillement ni indignation. Lorsque j’évoque des passages d’un vécu déjà lointain, je ne me censure guère. Me restreindre atténuerait mes propos et ils ne frapperaient plus aussi fort. Je me dois de rester solidaire avec jadis et avec cette violence verbale qui m’a détruite autant que les coups. Mais ce soir, l’impact de certains mots ingrats, crus et destructeurs n’est pas le même. Pute, salope, chienne, boulet… n’ont pas résonné de la même façon dans le creux de l’oreille de ces jeunes du secondaire et… ça me dérange. Ça me dérange et ça me perturbe.

Ils n’ont presque pas bronché alors que je réitérais les mots de mon lointain agresseur à mon égard.

Je file vers l’est à bord de mon humble bolide et je suis toujours sidérée. Oui, le message est passé, la conférence fut reçue avec amour et compassion. Je crois bien avoir accompli ma mission de sensibilisation et d’éducation auprès des jeunes en ce qui concerne la violence amoureuse. Mais… la violence verbale est déjà commune dans leur si jeune vie.

Alors, je mettrai l’emphase sur un mot lors de mes conférences. Le respect. Qu’en est-il du respect? Le respect de soi et d’autrui. Les mots violents égratignent l’amour propre et résonnent durement dans les pores de notre peau. À nos jeunes, nous devons tout d’abord enseigner le respect. Car l’amour sans respect n’a pas la même couleur.

Autre texte d’Ingrid Falaise :

Autres textes sur Justice

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Marianne Verville et sa famille

Relation privilégiée

Marianne et sa grand-mère

Le public connait Marianne Verville pour son rôle d’actrice dans Le journal d’Aurélie Laflamme ou encore pour son talent de poète.

Marie Semeur dossier Famille

Marianne-VervileMais on la découvre également comme coprésidente du prix d’Excellence de la Commission scolaire du Québec (Édition 2015) sur le thème Le lien intergénérationnel: une formule gagnante! Marianne nous raconte son expérience personnelle des liens entre enfants, parents et grands-parents.

C’est à travers ses expériences professionnelles que Marianne entre tôt dans le monde des «grands». Comme elle l’explique: «Le lien intergénérationnel dans le milieu des acteurs est très présent, tu rencontres tout le temps des personnes de tout âge. Allant de 7 à 87 ans». Ces rencontres lui permettent à la foi de gagner en maturité et de lui ouvrir les yeux sur la vie d’adulte.

Vie d’adulte

«Pendant que mes amies préféreraient faire la fête entre jeunes, j’allais dans l’appartement de ma meilleure amie de 38 ans, et vivais en direct ses histoires de cœurs et ses difficultés… Je rêvais d’avoir un jour son indépendance. J’étais impressionnée de comprendre la génération d’adulte à travers elle», raconte-t-elle.

Chaque année, sa mère a l’habitude d’organiser une fête avec des huitres où elle invite tous ses amis. Marianne trouve alors le prétexte d’inviter également les siens. «Au début c’était assez bizarre, raconte-t-elle, mais finalement tout le monde se mélange et discute. Il y a ceux qui ont des idées nouvelles, novatrices et ceux qui ont l’expérience de la vie. C’est un bel échange de savoir.»

Une chose est certaine, outre sa carrière d’actrice et ces partys familiaux, sa plus grande histoire d’amour intergénérationnelle est avec sa grand-mère Gaëtane.

Gaëtane alias Mimi

Marianne adore passer du temps avec sa grand-mère, surnommée Mimi. Cette mamie de 82 ans habite depuis 3 ans seule, tout en restant active. Pour cela, elle garde gratuitement des maisons durant l’absence de leurs propriétaires. Ce qui lui permet de changer régulièrement de paysages. Avec Marianne, ces 2 mordues de thé partagent régulièrement leurs secrets autour d’une bonne dégustation. Une réelle échappatoire du quotidien pour l’une comme pour l’autre.

«J’ai la chance d’avoir une mamie en forme qui n’habite pas loin, capable de m’écouter et me conseiller. C’est une femme formidable dotée d’une sagesse et d’une sérénité que je ne retrouve chez personne d’autre», explique Marianne. La relation qu’elle entretient avec sa Mimi est différente de celle qu’elle a avec ses amies ou sa mère.

Le rôle et le jugement ne sont pas les mêmes: «Ma mère était là pour gérer mes crises d’adolescence, et m’élever, mais elle ne comprenait pas forcément mes envies de sortir avec mes amis. Tu finis par craquer un jour. Quand c’était le cas, je prenais mes affaires et m’en allais chez ma grand-mère, qui me disait “Ta mère a oublié qu’à ton âge aussi elle voulait sortir avec ses amis!” C’est ce vécu qui la rend unique», raconte-t-elle.

Durant ces crises sa grand-mère était heureuse de pouvoir conseiller Marianne et d’agir comme une grand-mère. Elle se sentait «utile dans la vie de quelqu’un.» Depuis la mort de son grand-père, Marianne essaye d’aller voir sa Mimi le plus souvent possible, pour être présente à ses côtés comme elle le fait pour elle.

Héritage familial

«On oublie peu à peu ses grands-parents de nos jours. Malheureusement, on se tourne vers eux qu’une fois qu’on ressent le danger de les perdre», exprime Marianne.

La jeune femme essaie au maximum de combler et remercier sa grand-mère afin de lui prouver son amour et son respect. Cet échange, que ces 2 femmes entretiennent, est rempli de cadeaux, d’amour, de conseils, de discussions, de valeurs et de bons thés. Il est un cheminement important pour garder leur héritage.

«Mimi est mon dernier grand-parent, c’est pourquoi j’en prends soin. La famille sera toujours là pour moi quoiqu’il arrive! On perd trop de temps à penser que nos grands-parents sont trop vieux et qu’on aura toujours le temps d’aller les voir. Mais à côté de ça, on en oublie les valeurs et les belles choses qu’ils ont à nous transmettre.»

À travers son rôle de coprésidente dans le concours, Marianne se sent d’autant plus investie dans les relations intergénérationnelles. Même si pour elle c’était juste un thème comme les autres, elle se rend compte de son importance.

La jeune femme a adoré lire les projets, dont un qui a particulièrement retenu son attention: des personnes âgées proposant des ateliers de coutures, de bricolage… dans les écoles. Une initiative à l’inverse de ce qui se fait.

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L’amour en 3 Dimensions

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La St-Jean Baptiste de 2006 à 2016

Bonne St-Jean

La St-Jean expliquée par une Française

Raymond Viger     Dossier Spectacles

Spectacles St-Jean Baptiste 24 juinLe 24 juin c’est la Fête du Québec.

En France, ça ne nous dit rien mais là-bas, c’est tout une patente. C’est un mélange de Fête du 14 juillet sans les défilés et de Fête de la musique en plus grand.

En général, il fait beau, les enfants ont fini l’école et ça sent l’été. 

spectacles St-Jean 24 juin souvenirsOn boit de la bière, on reste tard dehors puisqu’il fait enfin chaud et beau, c’est la FÊTE quoi ! 

En 2006, j’ai organisé pour les habitant-e-s du quartier Hochelaga-Maisonneuve « LA » St Jean- Baptiste en présence de Louise Harel (et de Ronald Robidoux, mon chum) au Parc Morgan. Quels souvenirs ! !

Spectacle Saint-jean Baptiste 24 juin Réal Ménard, Louise HarelQuelques photos pour Lyne, Raymond, toutes les Louise, Christine et Olivier, Ronald, Suzanne, Danielle et tous-tes les autres.

Bonne Fête de la St Jean les ami-e-s.

Une belle occasion de profiter de la terrasse du Bistro le Ste-Cath.

Pour informations et réservations:  ou bistro@le-ste-cath.com.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

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4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

Bonne fête des pères, à tous les papas

Journée des papas

Raymond Viger   Dossier Famille

idee-cadeau-fete_des_peres-2016 papa familleIl y a toutes sortes de papas.

Celui qui est famille avec ses enfants.

Celui qui est à la maison pendant que ses enfants sont à l’extérieur du pays.

Celui qui est divorcé et qui va passer sa première fête des pères seul dans un petit appartement.

Celui qui sera au cimetière pour déposer des fleurs sur la tombe defête des pères papa famille son père ou même de son enfant.

Celui qui sera à l’hôpital sans savoir si son père ou son enfant sera là pour la prochaine année…

Je souhaite à tous les papas de ce monde, un instant de bonheur et de réconfort.

Prenez soin de vous et profitez de cette journée. Au meilleur de votre capacité.

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L’amour en 3 Dimensions

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Ingrid Falaise lutte contre la violence conjugale

Violence conjugale

Vivre après les coups

Hier encore c’était silencieux dans mon salon. Mis à part les exclamations d’enfants, la marmaille qui s’active au retour de l’école, le plus jeune qui chante à tue tête et le brouhaha du souper qui met trop de temps à cuire. 

Ingrid Falaise   Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

Ingrid Falaise violence conjugaleHier avant ma sortie publique, le silence était lourd à porter dans mon salon… J’étais si seule avec moi-même, avec ce secret qui me grugeait l’intérieur.

En fracassant ce silence au travers de vos radios, de vos télés, de vos journaux, de vos magazines préférés j’ai guéri… mieux. En écrivant mon livre Le Monstre, je me suis délaissée de ce fardeau et j’ai levé mon visage vers la lumière en devenant moi-même un phare pour celles qui ne se souvenaient pas que le soleil existe. Je ne le répèterai jamais assez. L’étape première de la guérison est de percer le silence et de raconter son histoire. À une amie, un amoureux, un parent, un collègue.

La mienne… mon histoire. Celle de la violence amoureuse. Pourquoi se taire? Pourquoi suis-je si longtemps restée muette dans mon calvaire? Parce qu’entre autre il y a le déni, la peur, la honte, le blâme.

Le déni: celui qui fait taire sa petite voix intérieure qui te dit que c’est assez, qui te demande de te choisir. L’écouter est périlleux. L’entendre c’est faire face à une réalité qui fait si mal, une vérité si souffrante que le choix d’enfouir et de nier l’existence de la voix gèle les émotions et devient plus confortable. Faire fi de cette voix permet de continuer à… survivre.

La peur: Celle de ne pas être crue, celle de passer pour l’idiote du village, celle de se faire cogner la tête contre la commode si l’agresseur est mis au courant ou si on a esquissé un sourire de trop lors d’un souper entre amis. La peur de ne plus jamais revoir ses enfants. La peur qu’il tue un membre de notre famille. C’est ce qu’il dit. Il jappe fort l’agresseur… La peur est l’arme magique de ce dernier. En entretenant cette frousse il nous scie les jambes et nous garde sous son emprise, sous son joug.

La honte: La honte d’être frappée à coups de mots, à coups de poings. La honte d’avoir des bleus plein les bras et les empreintes de verbes agressifs qui font plier l’estime de nous. Une estime quasi inexistante désormais. La honte de ne pas avoir fuit une énième fois. La honte qui nous fait baisser la tête, les yeux rasants le bitume.

Le blâme: C’est de notre faute. Jour après jours, semaines après semaines nous sommes fragilisés et blâmés d’avoir fait trop ou pas assez. Petit à petit nous finissons par croire que nous méritons les mots, les gestes violents car… nous l’avons cherché, nous a t’il inculqué.

Pourtant… c’est lui qui devrait se cacher dans une grotte et avoir honte, avoir peur des représailles et s’en vouloir de blesser autant.

Parler c’est franchir la première marche vers un monde sans violence. Des organismes d’aide il y en a plusieurs. Les centres d’hébergements pour femmes violentées sont accueillants et ne collent pas aux stéréotypes que nous nous sommes créés. Pour en avoir visité, je peux en témoigner.

Sécuritairement, confidentiellement nous pouvons prendre le téléphone et composer le numéro de SOS Violence Conjugale. Même si le mot fait peur. Même si aucune ecchymose ne tatoue notre corps… Au moindre doute, au moindre questionnement les lignes sont ouvertes 24/24, 7 jours sur 7.

Le déni, la peur, la honte le blâme ne méritent pas que nous gardions le silence… En le brisant, nous mettons fin à la violence.

Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 31 ans. En octobre 2015, elle a publié son 1er livre Le Monstre. Un récit autobiographique sur les années où elle vécu de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre raconte les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique. Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de l’organisme SOS Violence conjugale.

SOS Violence conjugale
http://www.sosviolenceconjugale.ca

Pour obtenir de l’aide
– Par téléphone :
1-800-363-9010
(24 heures sur 24, 7 jours sur 7)

– Par courriel :
sos@sosviolenceconjugale.ca
(délai de réponse possible de 2 jours)

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Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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