Ingrid Falaise lutte contre la violence conjugale

Violence conjugale

Vivre après les coups

Hier encore c’était silencieux dans mon salon. Mis à part les exclamations d’enfants, la marmaille qui s’active au retour de l’école, le plus jeune qui chante à tue tête et le brouhaha du souper qui met trop de temps à cuire. 

Ingrid Falaise   Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

Ingrid Falaise violence conjugaleHier avant ma sortie publique, le silence était lourd à porter dans mon salon… J’étais si seule avec moi-même, avec ce secret qui me grugeait l’intérieur.

En fracassant ce silence au travers de vos radios, de vos télés, de vos journaux, de vos magazines préférés j’ai guéri… mieux. En écrivant mon livre Le Monstre, je me suis délaissée de ce fardeau et j’ai levé mon visage vers la lumière en devenant moi-même un phare pour celles qui ne se souvenaient pas que le soleil existe. Je ne le répèterai jamais assez. L’étape première de la guérison est de percer le silence et de raconter son histoire. À une amie, un amoureux, un parent, un collègue.

La mienne… mon histoire. Celle de la violence amoureuse. Pourquoi se taire? Pourquoi suis-je si longtemps restée muette dans mon calvaire? Parce qu’entre autre il y a le déni, la peur, la honte, le blâme.

Le déni: celui qui fait taire sa petite voix intérieure qui te dit que c’est assez, qui te demande de te choisir. L’écouter est périlleux. L’entendre c’est faire face à une réalité qui fait si mal, une vérité si souffrante que le choix d’enfouir et de nier l’existence de la voix gèle les émotions et devient plus confortable. Faire fi de cette voix permet de continuer à… survivre.

La peur: Celle de ne pas être crue, celle de passer pour l’idiote du village, celle de se faire cogner la tête contre la commode si l’agresseur est mis au courant ou si on a esquissé un sourire de trop lors d’un souper entre amis. La peur de ne plus jamais revoir ses enfants. La peur qu’il tue un membre de notre famille. C’est ce qu’il dit. Il jappe fort l’agresseur… La peur est l’arme magique de ce dernier. En entretenant cette frousse il nous scie les jambes et nous garde sous son emprise, sous son joug.

La honte: La honte d’être frappée à coups de mots, à coups de poings. La honte d’avoir des bleus plein les bras et les empreintes de verbes agressifs qui font plier l’estime de nous. Une estime quasi inexistante désormais. La honte de ne pas avoir fuit une énième fois. La honte qui nous fait baisser la tête, les yeux rasants le bitume.

Le blâme: C’est de notre faute. Jour après jours, semaines après semaines nous sommes fragilisés et blâmés d’avoir fait trop ou pas assez. Petit à petit nous finissons par croire que nous méritons les mots, les gestes violents car… nous l’avons cherché, nous a t’il inculqué.

Pourtant… c’est lui qui devrait se cacher dans une grotte et avoir honte, avoir peur des représailles et s’en vouloir de blesser autant.

Parler c’est franchir la première marche vers un monde sans violence. Des organismes d’aide il y en a plusieurs. Les centres d’hébergements pour femmes violentées sont accueillants et ne collent pas aux stéréotypes que nous nous sommes créés. Pour en avoir visité, je peux en témoigner.

Sécuritairement, confidentiellement nous pouvons prendre le téléphone et composer le numéro de SOS Violence Conjugale. Même si le mot fait peur. Même si aucune ecchymose ne tatoue notre corps… Au moindre doute, au moindre questionnement les lignes sont ouvertes 24/24, 7 jours sur 7.

Le déni, la peur, la honte le blâme ne méritent pas que nous gardions le silence… En le brisant, nous mettons fin à la violence.

Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 31 ans. En octobre 2015, elle a publié son 1er livre Le Monstre. Un récit autobiographique sur les années où elle vécu de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre raconte les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique. Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de l’organisme SOS Violence conjugale.

SOS Violence conjugale
http://www.sosviolenceconjugale.ca

Pour obtenir de l’aide
– Par téléphone :
1-800-363-9010
(24 heures sur 24, 7 jours sur 7)

– Par courriel :
sos@sosviolenceconjugale.ca
(délai de réponse possible de 2 jours)

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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L’ordination de femmes et le Vatican

Femmes et religion

Des femmes prêtres catholiques

Le saviez-vous? Les femmes qui souhaitent être prêtres catholiques ont une alternative pour suivre cette voie. Évidemment, le Vatican et l’Église Catholique romaine n’ont rien à voir là-dedans. Pire que ça, les femmes qui rejoignent le RCWP (Roman Catholic Women Priest) sont excommuniées.

Delphine Caubet  dossiers Religion et spiritualité, Égalité Homme-Femme

religion spiritualité femme égliseLe Roman Catholic Women Priest est né en 2002 en Allemagne quand 7 femmes ont été ordonnées par le prêtre indépendant Rómulo Antonio Braschi. Depuis lors, l’organisation a fait le tour du monde et regroupe environ 145 femmes prêtres.

L’ordination de femmes n’est pas la seule distinction du RCWP envers le Saint-Siège. Différence idéologique importante, ce mouvement n’accorde aucune importance à l’orientation sexuelle, que ce soit pour les prêtes ou les fidèles.

Au Québec, la seule femme à avoir rejoint cette organisation est Linda Spear. Pour en apprendre davantage sur cette septuagénaire qui suit son rêve depuis 2010, rendez-vous dans les pages de Reflet de Société dans les numéros à venir.

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Liberté, un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

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Biographie de l’auteur

Assurance privée au Québec

Se magasiner une assurance maladie

Coût d’une femme

Je n’ai jamais pensé à changer de sexe. J’ai toujours pensé qu’être une femme était fantastique et que mère nature avait fait un choix fantastique. Puis vint le jour où j’ai dû me magasiner une assurance maladie…

Delphine Caubet dossiers SantéÉconomie.

assurance maladieÇa fait plusieurs années que je me promène sans assurance complémentaire. Je sais bien que c’est pas le truc le plus malin au monde, mais quand on est dans la vingtaine, ce n’est pas le genre de chose qui se trouve en haut du budget.

Puis on vieillit, la trentaine approche et on se dit qu’il vaut mieux prévoir à l’avance. C’est le FPJQ (fédération professionnelle des journalistes du Québec) qui m’a donné le coup de pied aux fesses pour me lancer.

Dans la jolie enveloppe contenant ma nouvelle carte de presse se trouvait un courrier pour des assurances. Ça a l’air qu’être pigiste, c’est mal couvert.

Détail qui tue

Étant donné que je suis en bonne santé, non fumeuse et éduquée (parait-il que ça joue), je ne pensais pas me ruiner. Un détail m’avait échappé: je suis une femme.

À ma grande surprise, les femmes paient plus cher les assurances que les hommes! Mon premier réflexe a été d’accuser notre durée de vie plus longue. Mais que ni ni! Le coupable est plus perfide que ça…

L’argument que l’on m’a donné est que les femmes auraient davantage d’arrêts de travail. Plus sensibles aux dépressions (entre autres) parait-il…

Unisexe

Après quelques recherches, j’ai découvert que l’Allemagne avait instauré les tarifs d’assurance unisexe depuis 2012. Pour éliminer les discriminations, disent-ils.

Une bien belle idée. Car en 2015, me semble qu’il n’y pas que les femmes qui sont touchées par le burnout. Sans parler des frais de grossesses, qui bien qu’elles touchent personnellement les femmes, sont quand même le résultat d’un homme et d’une femme!

Quant à moi, je continue mes recherches dans l’espoir de trouver la perle des assurances.

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Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

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Biographie de l’auteur

Militantisme féminin: le tricot-graffiti

Des activistes tricottent les rues du Québec

Le tricot-graffiti

Ce jour-là, nous sommes à la terrasse d’un café. L’hiver arrive à grands pas tandis qu’elle est là, assise sur le banc avec son pull en laine. D’un sac en plastique, elle tire une pelote de laine et des aiguilles; notre discussion avance au même rythme que la future écharpe.

Delphine Caubet dossiers Culture,

tricot graffiti activismeL’activiste a pour alias Tricot pour la paix et souhaite rester anonyme. Vous découvrirez au travers de cette femme une autre forme de graffiti: le tricot-graffiti.

Un art engagé qui n’a rien à envier à son pendant traditionnel.

Être activiste

Malgré son nom de code, Tricot pour la paix n’a pas toujours été une tricoteuse. La passion lui est venue sur le tard, en 2011 pour être précise. À ce moment-là, la jeune femme est à un tournant de sa vie; elle veut s’impliquer davantage dans notre société et faire une différence. À cette époque, elle tricote depuis un peu moins d’un an, pour le plaisir, pour évacuer le stress du travail.

Fin 2011, Montréal (et d’autres villes) est en émoi: le mouvement Occupy ou Occupons Montréal au Québec, fait un siège pour protester contre le capitalisme. «J’étais fascinée par le mouvement. J’y ai fait circuler des informations et du matériel», explique-t-elle. Mais elle voulait surtout lancer des ateliers de tricot pour les militants: «Les gars d’Occupons adoraient l’idée! Ils étaient stressés et l’hiver arrivait; le tricot leur aurait fait du bien, ça aurait permis de diminuer la pression.»

La nouvelle militante avait tout organisé. Elle avait le matériel, l’opportunité et l’envie. L’Histoire suivant son cours, elle ne donnera jamais ces ateliers car le mouvement de Montréal est démantelé, mais une chose émerge: la naissance de Tricot pour la paix.

Tricot pour la paix se fait un nom et ne tarde pas à rejoindre le collectif Villes-Laines, 5 femmes passionnées par les fibres qui participent autant à des événements, autant qu’elles taguent les rues.

Tricoter la politique

«Le tricot interrelie les gens entre eux. Il rend l’activisme doux», lance Tricot pour la paix. Elle, elle enlace des poteaux de laines multicolores et rajoute de la chaleur dans les endroits les plus miteux. Derrière ça, elle veut «changer de paradigme et passer d’un monde peur à un monde d’amour.»

Au moment où nous nous rencontrons, les médias ne parlent que des agressions de femmes dans les taxis montréalais. «Je veux encourager les femmes à prendre possession de la rue. Le street art est très masculin; le tricot c’est une touche de féminité dans nos rues. Je veux rassurer les femmes et les pousser à s’approprier l’espace urbain.»

Pandora, une autre tricot-graffiteuse, a également cette envie d’exposer de la chaleur et de la féminité dans les rues. «La ville, c’est de la vidange pour les yeux», explique la jeune mère. Le tricot-graffiti n’endommage pas le milieu où il se trouve et il se dégrade progressivement et naturellement. «Tout est bio», ponctue Pandora.

Excitationquébec activisme tricot

Et contrairement au graffiti traditionnel, le tricot a une grande différence: c’est un art éphémère. «Et j’adore ça, s’exclame Tricot pour la paix. Ce que je fais, je le donne à la communauté, après il ne m’appartient plus.» Pandora, autre artiste, acquiesce.

Toutes deux voient parfois disparaître leurs œuvres et là, c’est le comble de l’excitation pour ces dames! Quelqu’un l’a pris… c’est le début d’un questionnement pour tenter de comprendre qui et pourquoi.

À Québec se trouve le collectif Colifichet. Ces 4 amies ne se revendiquent pas comme des tricots-graffiteuses; elles sont simplement des tricoteuses.

En avril 2011, des artistes étaient invités à prendre possession d’un arbre. Elles ont choisi d’y tricoter un téléphone qui a été exposé pendant 10 jours. Mais à la fin, surprise! Il a disparu pendant la nuit… «J’ai adoré! Si quelqu’un l’a pris, c’est qu’il apprécie. J’adorais savoir qui c’est», plaisante Dominique, membre du collectif Colifichet.

Militantisme féminin

Le tricot-graffiti c’est l’habillage de monuments ou d’objets de nos rues par des textiles. Mouvement majoritairement féminin, il a atteint son apogée au Québec dans les années 2012-2013.

Ses connotations sont bien souvent féministes, puisqu’il impose dans la rue un art dit domestique pour femmes. Ces artistes peuvent choisir de poser des touches de couleurs qui peuvent passer inaperçues ou bien habiller des symboles; comme Louis Cyr par le magazine féministe Yiara.

Pour ce symbole de la puissance, les 4 universités montréalaises se sont réunies pour l’habiller. «Il représente un symbole masculin très puissant. Il y a un certain plaisir à recouvrir un homme, longtemps reconnu comme le plus fort du monde, de lainage doux et coloré. Cette action n’est pas une critique de Cyr lui-même, mais sur les conceptions stéréotypées du genre», explique Stéphanie Hornstein, rédactrice en chef du magazine.

Passage éclair

Avec Tricot pour la paix, je me joins à un accrochage Cet après-midi là, dans une rue dont les murs sont couverts de graffitis (petits clins d’œil aux artistes de la canette), elle se met en avant, sur un poteau.

«Penses-tu qu’il va rester en place?», lui demandais-je. «J’ai un doute, rit-elle. Je suis pas sûre qu’ils apprécient que je m’impose au milieu d’eux.»

Le contraste est hallucinant. Dans cette rue sombre où le vent froid s’y engouffre, les murs remplis de graffitis, son tricot trône là, interpellant pour le plus grand ravissement.

Cette après-midi-là, le temps est agréable, elle m’emmène sur son précédent champ d’action. En dessous d’une vieille enseigne d’une usine de textile, elle a voulu faire son clin d’œil en y ajoutant ses nouvelles fibres.

Engouement populairetricot pour la paix, activisme

Lorsqu’elle œuvre en solo, Tricot pour la paix agit à l’instinct. Rares sont les fois où elle prépare très à l’avance ses coups. Et si avec le collectif les Villes-Laines il est arrivé que les membres soient rémunérées, lors d’événements où elle est seule, notre tricoteuse agit toujours bénévolement. Et l’accueil des gens  est chaleureux.

Tricot pour la paix est toujours surprise de la variété de personnes faisant du tricot: «Lors de festivals, des motards sont déjà venus nous voir pour nous féliciter et nous dire qu’eux aussi faisaient du tricot.» Dé-mo-cra-tique on vous dit.

Pour elle qui a souffert d’anxiété, le tricot est presque une thérapie: «Ça relaxe énormément et ça t’oblige à accepter tes erreurs.» Ce pour quoi elle donne maintenant des cours à but thérapeutique.

L’initiation au maniement des aiguilles est l’autre plaisir de Tricot pour la paix. Elle a enseigné à des personnes âgées comme aux plus jeunes, et a lancé des événements et des ateliers.

Depuis 2012, elle a donné des cours pour les mères monoparentales, aidé à préparer des Tricothons pour la cause des sans-abris (en partenariat notamment avec l’organisme humanitaire Médecins aux pieds nus) et organisé des rencontres mensuelles de tricot pour tisser des liens et discuter de problématiques de son quartier.

Police attendrie

Que ce soit Tricot pour la paix, Pandora ou le collectif Colifichet, toutes disent avoir un bon accueil par la population et les forces de l’ordre.

Peut-être parce qu’il s’agit d’un art qui n’altère pas durablement son environnement (un coup de ciseau et les œuvres disparaissent), le regard qu’on leur porte est lui aussi différent.

Un art méconnu

Après plusieurs demandes à des graffeurs, le tricot-graffiti semble encore méconnu des artistes de la canette.

Raymond Viger, directeur artistique du Café Graffiti, précise qu’en 22 ans de carrière dans le milieu hip-hop, il n’en a entendu parler qu’une seule fois: lors d’un tour organisé par l’Autre Montréal pour présenter l’art urbain montréalais.

Pour en savoir plus sur cet art activiste et découvrir Tricot pour la paix, rendez-vous sur: tricotpourlapaix.com

Bienfaits du tricot

Les bienfaits du tricot ne sont pas nouveaux, et médecins et psychologues ne tarissent pas d’éloges sur cette activité. L’Association canadienne pour la santé mentale en a d’ailleurs fait un article.

Le tricot, avec ses gestes lents et mesurés, favorise la relaxation et diminue le stress,  tout en permettant de se concentrer sur une tâche précise. Selon l’Association, il aide à maintenir une bonne santé mentale. D’ailleurs, l’ancien gardien de but des Canadiens de Montréal, Jacques Plante, a raconté qu’il tricotait avant ses matchs.

En 2014, la Société Alzheimer a fait une campagne sur le thème du tricot-graffiti. Le tricot, en plus de symboliser le diagnostic (le fil) qui relie à la vie, a aussi servi de source de financement pour l’organisme. Tous étaient appelés à tricoter un myosotis qui était vendu au profit de la Société Alzheimer du Canada.

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Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com ou encore programmation 2015

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Micro libre pour la journée de la femme

Micro libre au Ste-Cath, Paroles en l’air

Paroles de femmes

Encore à fleur de peau, j’ai eu de la difficulté à trouver les mots justes pour rendre compte de l’atmosphère empreinte d’émotions de la 2ème édition de Paroles en l’air au Ste-Cath. C’est pourquoi je reviens sur le sujet. La 3e édition a lieu aujourd’hui, le 7 avril à 20h00.

Annie Dion-Clément  dossiers  Culture, Égalité Homme-Femme.

Paroles en l'air, paroles de femmes«Pas assez femme»,

«Trop de fesses»,

«Rompre le silence»,

«Se construire dans la honte»,

«Force utile des survivantes»,

«Ne pas accepter de se faire pogner le cul»,

«Peau fripée comme celle d’un pruneau»,

«Droit de ne pas avoir d’enfant»,

«Essence d’un grand cœur qui bat»,«Pour éviter tes yeux»,

«Je ne ressens rien»,«Je suis un pion»,

«Être femme, c’est politique»,«Je me sens conne et inutile»,

«Être est mon hésitation»,«Rester silencieuse»,

«Réussir sa vie et maintenir un équilibre».

Ces quelques paroles illustrent fortement les sujets abordés et la fébrilité qui régnait lors de cette soirée. Elles ont été prononcées par 3 féministes à l’occasion de la journée internationale de la femme pour lancer la discussion sur le thème: La parole au féminin.

Les 3 courageuses

Nathalie Boisvert, dramaturge, a débuté avec la lecture d’un extrait de son recueil de poèmes Fureur immobile. Récit d’une femme violentée et isolée refusant de quitter celui qui la maltraite par manque d’estime. Ce texte fort empreint de gravité a donné le coup d’envoi à l’événement.

Vint ensuite la prestation de Tanya St-Jean du collectif Je suis indestructible. Avec un sanglot dans la gorge, elle a témoigné de son récit personnel. Élevée par une mère monoparentale, elle a été agressée par plusieurs hommes, dont son père et son frère. Son parcours de vie est à l’origine de ses études en travail social et en service communautaire. C’est à cette époque qu’elle décide de rompre le silence et de ne plus se sentir petite.

Dernière présentatrice, Amélie Prévost, accompagnée de son guitariste, a oeuvré dans un style plus léger avec une performance haute en couleurs de 5 de ses chansons. L’une d’elles abordait le droit de vieillir au féminin et d’aimer ses rides, témoignages de notre histoire et de ce qui nous anime dans la vie comme le montrent ces paroles : «Les doigts croches d’avoir trop joué de piano.»

Courageuses et déterminées à ne pas être des victimes, celles qui sont montées sur scène ont le mérite de révéler au grand jour leurs questionnements sur la condition féminine. Elles ont aussi le mérite de s’affirmer dans ce qu’elles sont et ce qu’elles ont de plus intime: leur histoire.

Pour cette raison, elles demeurent des modèles pour toutes celles qui n’acceptent pas leur passé et ce qu’elles sont. À travers ces témoignages, je me suis sentie interpellée et solidaire de toutes celles que je ne connaissais pas. J’étais fière d’être une femme.

Autres textes sur Égalité Homme-Femme

Le spectacle étant gratuit, préférable de réserver votre table.

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Spectacles de la semaine du 7 avril

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Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

La programmation 2015 est affichée sur le site du bistro.

Bistro le Ste-Cath

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Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Jeunes socialistes: stéréotypes et erreurs

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Portrait des homosexuels et violeurs

Socialistes français: la campagne de la honte

La France manifeste, pleure et crie depuis plusieurs mois. Le Mariage pour tous a entraîné la Manif pour tous… et les questions du genre, du sexe et des droits n’en finissent plus d’attiser les passions. Le 5 octobre dernier l’inconcevable est venu de Jeunes militants socialistes. Leur compagne contre la Manif pour tous se résume en un mot: l’insulte.

Delphine Caubet Dossiers Égalité Homme-FemmePolitiqueHomosexualité

Jeunes socialistes France campagne Manif pour tous honteHonnêtement, c’était ma résolution: arrêter de parler du genre et de tout ce qui le rejoint. J’ai l’impression que le sujet me colle à la peau sans vraiment l’avoir choisi. Homosexualité, théorie du genre… j’ai fait, au suivant!

Mais voila que l’actualité me rattrape et je suis incapable de respecter ma propre décision. Une vraie junkie. Il faut dire que la campagne des Jeunes socialistes met les nerfs de tout le monde à rude épreuve. Et moi qui pensais que seuls les réactionnaires pouvaient me mettre dans cet état.

Campagne choc

Pour ceux qui l’ignorent, il y a actuellement un mouvement en France qui s’appelle la Manif pour tous. Ce qui au départ était un mouvement contre la légalisation du mariage gay, prend maintenant la forme de manifestations contre l’homoparentalité, gestation pour autrui…

Pour galvaniser les troupes des pro-réformes, les Jeunes socialistes ont sorti une campagne choc le 5 octobre 2014: images d’un homme dépressif au bord de la voie ferrée, d’une femme au regard triste collée contre un mur par homme, enfin, une autre femme recluse dans un coin avec une main d’homme qui la menace…

Le tout souligné de slogans: «s’il avait appris à l’école qu’une femme n’est pas un objet, il ne l’aurait peut-être pas violée» ou «s’il avait pu être accompagné à l’école, il vivrait peut-être mieux son homosexualité».

Ignorance

Je ne sais pas par où commencer pour dire à quel point cette campagne est insultante: les femmes et les homosexuels y sont représentés comme des victimes (!!!). Ceux d’entre eux qui essaient de se relever d’un traumatisme apprécieront sûrement cette délicate attention des Jeunes socialistes.

Autre cliché : les violeurs et les batteurs de femmes sont idiots et ignorants. C’est le genre de stéréotypes qui est dangereux et erroné, tel que celui des pédophiles qui s’en prennent à des enfants inconnus (la majorité des agresseurs font partie de l’entourage proche de l’enfant). Pour battre ou violer une personne, il n’y a pas de culture ou de classe sociale. Je dis ça au passage…

Pour terminer en beauté, si tu es un homosexuel qui a des difficultés avec ta sexualité, n’oublie pas de t’arrêter sur une voie ferrée pour réfléchir à la vie, à la mort… Avec cette campagne, les socialistes envoient le message que le suicide est la finalité pour les jeunes en difficulté avec leur sexualité.Un désastre à un âge aussi influençable.

Enfin, je trouve même cette campagne insultante pour les hommes. Sérieusement, faut-il aller à l’école pour apprendre à ne pas violer ou agresser une personne? S’il est vrai que je peux reprocher beaucoup de choses aux conservateurs, je ne pense pas qu’ils soient davantage sociopathes que les autres.

Qui l’eut cru, mais pour la première fois, je me porte à la défense de l’extrême droite…. cette situation me bouleverse à tel point que je me retire pour réfléchir à la situation!

Et vous, êtes-vous aussi choqués que moi par cette campagne?

Lien vers les photos de la campagne des Jeunes sociales.

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Seins nus, Femens et féminisme

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Mes Seins, vidéoclip d’Andréanne Martin

Droit des femmes

L’incompréhension du féminisme façon Femen

Je l’ai déjà exprimé dans mon billet sur l’hypersexualisation, je ne me considère pas comme une militante extrême des droits de la femme. Je revendique l’égalité des sexes, ni plus ni moins. Et je n’ai rien contre les religions, au contraire, je les trouve fascinantes.

En somme, je ne me reconnais pas dans les Femens.

Delphine Caubet dossiers Égalité Homme-Femme, Société, Politique.

symbole Femen. Militantisme droit des femmes. Il y a quelques temps, je me suis rendue à un événement qui, je le pensais, n’avait aucun lien avec le féminisme. Et là surprise! Une Femen faisait partie des invités.

Pour être honnête, je n’avais jamais bien saisi leur message. Ayant vécu en Europe et au Canada, je ne me suis jamais sentie opprimée en tant que femme. Alors, quand j’ai vu qu’on lui donnait l’occasion d’expliquer la nudité dans les interventions des Femens, j’étais toute ouïe.

Mission seins nus

D’après elle, les Femens Ukrainiennes se déshabillent pour dénoncer l’utilisation des femmes en tant qu’objets sexuels. La nudité permettrait qu’elles s’approprient leur corps. Soit. Ne connaissant pas la situation en Europe de l’Est, je ne jugerai pas de cela.

Mais en Europe de l’Ouest ou au Canada, est-ce vraiment pertinent de se montrer seins nus pour faire passer un message? Suis-je la seule à ne pas saisir leurs objectifs? Hormis les droits de la femme, entendons-nous.

Contexte nord-américain

Il y a quelques années, j’aurais probablement trouvé «cool» des femmes à demi nues qui militaient pour leurs droits. Mais aujourd’hui, je vois de belles femmes (avons le, elles correspondent généralement à nos critères de beauté) faisant un scandale.

Durant le temps qui lui était donnée, la Femen ne cessait de répéter à quel point les femmes étaient instrumentalisées, et qu’en se montrant nues, elle rappelait à chaque individu d’où il venait. En même temps, elle répétait qu’elle-même n’avait pas trop à se plaindre de son physique, qu’elle était une Ukrainienne blonde…même si elle avait eu un enfant… finalement elle n’avait pas à se plaindre.

Cible touchée?

Sur le coup, je me sentais étrange. Je n’ai aucune envie d’envahir l’assemblée nationale nue et l’entendre répéter que finalement son corps n’était «pas si pire», me faisait reconsidérer mon propre corps. Le hasard faisait que j’étais à cet événement avec une amie: jolie, blonde, typée Europe de l’Est également. Et le discours de la Femen a eu le même impact sur elle que sur moi. Donc, un discours militant sur les droits de la femme, en a conduit d’autres à se sentir interpellées par leur corps.

En définitive, j’ai bien du mal à voir les objectifs des Femens. Et vous, que pensez-vous d’elles ? Adhérez-vous à leur moyen d’action?

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