Apprenez à faire votre propre graffiti, à tourner sur la tête ou à rapper

Le Café Graffiti offre des ateliers d’initiation à la culture urbaine:

  • Graffiti
  • Breakdance
  • Slam et rap

Atelier, spectacle, décor, murale, animation de foule… le Café Graffiti vous offre des concepts clés en main qui sauront s’adapter à vos besoins et vos contraintes.

Les ateliers ont une duré de 90 minutes et peuvent s’ajuster à vos disponibilités.

Les ateliers peuvent se donner à des jeunes du primaire, secondaire et jeunes adultes, en français ou en anglais.

Nos animateurs présentent une légère historique de la culture Hiphop et introduisent rapidement les débuts de leur art; breakdance, graffiti et rap.

Les ateliers peuvent se donner dans vos locaux ou les nôtres. Nous avons déjà performé en

  • En Gaspésie,
  • En Abitibi,
  • Fermont,
  • Trois-Rivières
  • Québec
  • Sherbrooke
  • Même en Europe, au Costa Rica…

Le breakdance

L’atelier est animé par un breakdancer d’expérience. Les jeunes apprendront les bases de cette danse urbaine. L’atelier débute par un réchauffement adéquat.

Après l’atelier, les jeunes auront acquis une base qu’ils pourront continuer de pratiquer à domicile ou dans votre organisme.

Le breakdance est une danse de rue accrobatique développé à New York dans les années 1970.

Le graffiti

Après une présentation des réalisations graffiti possibles, l’animateur présente les différents styles de lettrage, les contorsions des lettres, les dégradés… Plusieurs ateliers graffiti peuvent être offerts:

L’atelier de base, les jeunes pratiquent leur graffiti sur papier – crayon.

L’atelier casquettes, au lieu de se limiter au papier, les jeunes pratiquent sur une casquette avec des paints markers. Ils pourront conserver leurs casquettes. Il y a un frais de 8,50$ par jeune pour le matériel (casquettes et paint marker).

Nous pouvons aussi créer des ateliers avec pratique à la canette aérosol et même de réaliser une murale participatives avec vos jeunes.

Lorsque nous utilisons des canettes aérosols à l’intérieur, nos animateurs utilisent des masques à gaz pour leur protection.

Lorsque nous travaillons sur des surfaces neuves comme par exemple des feuilles de bois, au préalable, ces surfaces doivent avoir une couche de fond pour éviter que la peinture des canettes aérosols soient absorbées par le bois et fassent pâlir la couleur.

Les prix pour les ateliers impliquant des canettes peuvent varier beaucoup selon le nombre de jeunes qui participent, le nombre de surfaces que nous travaillerons… Nous pourrons en discuter ensemble pour évaluer vos besoins exacts.

Pour une murale intérieur, nous pouvons aussi la réaliser aux pinceaux, diminuant les coûts de matériel et rendant plus accessible la réalisation.

Le Rap

xavier-slam-mc-slammer-mc-emcee-slameur-rap-hiphopRythm and Poetry, l’animateur introduira les bases de l’écriture urbaine et fera pratiquer les jeunes.

Pour plus d’informations sur l’un de nos ateliers, un spectacle ou une murale, n’hésitez pas à communiquer avec nous:

Café Graffiti, 4237 Ste-Catherine est, Montréal H1V 1X4

(514) 259-6900 cafegraffiti@cafegraffiti.net

Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs!

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

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Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

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Maison Simons, retour du Café graffiti

Les vitrines de la Maison Simons 2016

Le street art toujours à l’honneur

Raymond Viger  Dossiers GraffitiMurales

maison simons vitrine street art urbain graffiti artistesLes vitrines de la Maison Simons arborent déjà la rentrée scolaire. Depuis dix ans, ce sont des centaines d’artistes du Café Graffiti qui ont pu participer à cette expérience revalorisante d’investir ces vitrines.

Merci aux responsables des vitrines pour leur implication dans l’art urbain. Félicitations pour votre capacité à inventer à chaque année de nouveaux défis pour les jeunes artistes.

vitrines maison simons street art urbain graffiteur artistesMerci à la Maison Simons pour cette implication artistique.

Nous voulons quelques photos pour vous montrer la qualité du travail réalisé.

Rappel historique du projet:

vitrines maison simons street art urbain graffiti artistesAdresses des magasins Simons.

  • Montréal, 977 Ste-Catherine ouest
  • Anjou 7999, boulevard des Galeries d’Anjou
  • Vieux-Québec 20 Côte de la Fabrique
  • Ste-Foy 2450 Boul. Laurier (Place Ste-Foy)
  • St-Bruno 600 Boul. des Promenades (Promenades St-Bruno
  • Laval 3025 Boul. le Carrefour (Carrefour Laval)
  • Edmonton 8882 170e street Edmonton (West Edmonton mall)
  • Vancouver 1060, Park Royal South West Vancouver.
  • Sherbrooke 3050, Boul. Portland. Sherbrooke (QC)
  • Galeries de la Capitale 5401, Boul. des Galeries Québec (QC)
  • Gatineau 1100, Boul. Maloney Ouest.
  • Mississauga, Ontario, 100, City Centre Drive, Unit #1-814
  • Ottawa, Ontario 50, Rideau Street, Unit Y305.

P.S. À souligner l’ouverture du magasin d’Ottawa le 11 août 2016! Le dernier bébé de la famille Simons.

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Cindy Deroeux. Nouvelle exposition au Café Graffiti

Le sens des couleurs, Cindy Deroeux

Les influences de l’artiste

Raymond Viger  Dossier Culture

image1-3Jeune artiste française (originaire de Paris), autodidacte. Toute petite, elle dessinait. C’est sa mère qui lui a transmis la fibre artistique et a contribué à son intérêt pour la peinture en l’emmenant au musée dès son plus jeune âge.

Ses inspirations lui viennent du surréalisme (Mirò) en passant par le Pop Art (Warhol).

C’est à la suite du décès de sa grand-mère en 2013, que son intérêt pour les couleurs vives est né. Elle a alors commencé à travailler avec des Posca (feutres à base d’eau), ceux-ci lui permettant d’avoir des couleurs plus éclatantes.

En septembre 2014, à l’âge de 24 ans, après l’obtention de sa maîtrise en marketing digital, Cindy s’est installée à Montréal pour y vivre de nouvelles expériences.  Elle a alors rencontré un artiste photographe montréalais, Jean-Pierre Rollin avec qui elle s’est initiée à l’art du bodypainting. Une rencontre qui a influencé son art puisque celui-ci lui a commandé son premier grand format. C’est à la suite de cette rencontre qu’elle a eu la volonté d’exposer et de produire en grand.

image5En dehors des influences de grands maîtres de la peinture, c’est la musique qui se trouve souvent au coeur de ses toiles. L’univers de la musique électronique déteint sur son style : couleurs vives, costumes de fête, tendances psychédéliques ou monde fantastique, tout un univers. Cet attrait pour le monde de la nuit se retrouve dans chaque toile de façon évidente ou déguisée… Passionnée de musique électronique, Cindy a été agent artistique, reporter et promotrice d’événements. Elle a voyagé dans les 4 coins du monde dans différents festivals pour sa passion.

Montréal a aussi joué un rôle crucial dans l’influence artistique de Cindy, d’une part car les rencontres qu’elle a pu faire l’ont encouragées dans son art, d’autres part car elle a trouvé une nouvelle inspiration en rencontrant des artistes comme Chris Dyer par exemple.

Dans ses dernières productions, Cindy s’est intéressée de près au street art, de la galerie Fresh Paint, au festival Mural, elle a découvert une nouvelle façon de créer en accord avec son style. Dans ses dernières toiles, elle a d’ailleurs commencé à utiliser la peinture en spray. Plus récemment inspirée par le New School (propre au tatouage) et les cartoons, vous retrouverez un certain clin d’œil à ces styles dans ses dernières toiles.

 Angry owl in the city mesure 30 x 36 pouces et est en vente à 480$

La 2e toile, Orlando, mesure 28 x 22 pouces pour 380$. Cette toile a été réalisée à la suite des événements à Orlando.
C’est un hommage à la liberté.

Cindy Deroueux expose au Café Graffiti, du 6 juillet au 26 août.

4237 Ste-Catherine est, Montréal, H1V 1X4. (514) 259-6900

cafegraffiti@cafegraffiti.net

Du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00.

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La vie au Café Graffiti

Milieu de vie et galerie d’art

Une nuit au Café Graffiti

Êtes-vous déjà rentré au Café Graffiti ? Pour ma part, j’y travaille tous les jours et je m’y rends souvent encore endormi, les yeux mi-clos. De l’extérieur, ça ne paie pas de mine, il faut bien l’avouer. Notre vitrine est chargée, il y a des chaises peintes, des t-shirts, nos employés en pleine action, etc.

Delphine Caubet   Dossiers CultureGraffiti

Café GraffitiL’intérieur, plus aéré, est une galerie d’art. Les murs sont eux-mêmes des œuvres peintes recouvertes de toiles. Graffitis puristes, toiles engagées, cadres en bois, etc. Il y en a pour tous les goûts.

Ce matin-là, comme tous les autres,  je n’ai pas vraiment fait attention. La veille au soir, les narcotiques anonymes avaient un meeting dans nos locaux. Au pire, j’aurais trouvé quelques grains de café sur les tables et de chaises un peu partout.

Je me dirige machinalement vers l’interrupteur quand je note que la toile est différente. Pas vraiment surprenant. Il arrive régulièrement que les breakers en bougent quelques une pour se libérer un mur. Parfois, les toiles peuvent juste tomber… Une quarantaine de danseurs qui sautent partout, ça fait du remue-ménage.

Je poursuis mon chemin et là encore les toiles sont différentes. Je finis par ouvrir correctement mes yeux pour noter que c’est toute la galerie qui a changé. Et en mieux, il faut bien l’avouer. Je prends quelques minutes pour redécouvrir mon lieu de travail et la logique de l’inconnu. Après observations des nouvelles toiles, quelques soupçons commencent à émerger quant à l’identité de l’inconnu. Plusieurs cadres en bois d’animaux sont apparus (où étaient-ils simplement dans un locker?).

Pas le temps de finir d’écrire ce billet que l’inconnu en question passe le pas de la porte. Ma déduction était juste, Arpi, artiste international et accessoirement fils spirituel de Raymond Viger, notre directeur, entre tout fringant. Dans sa réorganisation de la galerie, il a veillé à ce que les œuvres peintes sur les murs ne soient pas obstruées par des toiles. Et petit geste attentionné, il a offert une place à la grande toile dédiée à Danielle Simard, codirectrice, dont nous ne savions trop où la mettre tant elle prenait de la place.

Visite libre du Café Graffiti du lundi au vendredi de 9h à 17h au 4237 rue Ste-Catherine Est. 

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La rentrée scolaire de Maison Simons, le street art à l’honneur

Les nouvelles vitrines de la Maison Simons

Street art et rentrée scolaire

Raymond Viger  Dossiers GraffitiMurales

Street art vitrines maison simons Pour une neuvième année, Maison Simons présente le street art pour ses vitrines de la rentrée scolaire.

Six artistes ont été sélectionné pour réaliser 10 oeuvres:

  • Sbu,
  • Bjorn,
  • Maxilie,
  • Nixon,
  • Vérom,
  • Janie.

Félicitations aux artistes.

Merci à la Maison Simons pour cette implication artistique.

 

Street art maison Simons art urbainRappel historique du projet:

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Les Francos Underground, l’autre visage des Francofolies

Entretien avec le rappeur Charles Trudel

La scène underground hip-hop

Delphine Caubet  Dossiers CultureRap,

Les Francos Underground : un festival underground réalisé en marge des Francofolies. Pendant 5 ans, de 1998 à 2002, Charles Trudel alias Rou Fou (son nom de rappeur) a travaillé sur l’événement. Rencontre avec le cofondateur du festival qui a permis de démocratiser la culture hip-hop.

Comment en es-tu arrivé à organiser un festival de culture hip-hop ?

C.T : Mon nom d’artiste c’est Rou Fou, j’ai 34 ans et je fais dans l’underground. J’ai commencé à organiser des événements assez jeune, vers 17 ans. Je cartais des gens, alors que je n’étais pas encore majeur. Avec d’autres artistes du milieu (MGM, Arnak, Dj Mini Rodz, Dj Crowd, Chilly D, Dj Wreck), nous avons été les premiers à importer du rap d’Europe, grâce à un gros label. À ce moment-là, il n’y avait pas de rap québécois.

Puis avec une petite équipe de 5, nous montions des événements hip-hop. On faisait ça dans des clubs, comme les Foufounes électriques par exemple. Il y avait une personne dans chaque élément du hip-hop (rap, graffiti, break-dance, DJ). Avant de se séparer, en 2000, nous étions 12 hommes et une femme à travailler sur les événements. Plus le Café Graffiti. Car, sans l’aide de Raymond Viger, Danielle Simard, et les jeunes du Café Graffiti (entre autres Bboy Skywalker, Squid et Fievel), rien de tout cela n’aurait été possible.

Entre 1998 et 2002, j’ai été le directeur artistique du Café, et j’organisais des événements. C’est moi, qui ai eu l’idée de proposer un projet aux Francofolies. Et le Café Graffiti m’a aidé à présenter un dossier bien structuré, par souci de professionnalisme. Et c’est ce qui nous a permis d’avoir une scène.

La première année aux Francos, on avait juste un tapis, un haut-parleur et un micro. Puis, progressivement le matériel a augmenté, comme notre notoriété. Pendant les 8 jours du festival, il y avait continuellement des animations hip-hop.

Pourquoi avoir choisi les Francofolies pour un festival underground ?

C’est un rap québécois, donc en Français. Et pour nous, un festival entièrement consacré à la francophonie était une chance.

C’était la première fois que des artistes émergeants pouvaient se produire devant un grand public. Et certains rappeurs québécois étaient déjà là. Comme Loco Locass. C’était une opportunité pour nous de faire découvrir nos artistes et la culture hip-hop.

Est-ce que les Francos Underground ont permis de populariser la culture hip-hop au Québec ?

Oui, la preuve. I AM va se produire au Québec avec un jeune artiste local en première partie. Avant nous, les Francofolies ne voulaient pas de rap québécois, ils cherchaient les talents en Europe. On a permis que ces arts soient reconnus.

Comme le graffiti par exemple. Pendant les Francos Underground, des panneaux étaient installés pour que des artistes viennent graffer. C’était légal comme façon de procéder, et c’était la première fois que cela se faisait. Pendant que les artistes graffaient sur nos murs, nous posions des questions aux spectateurs. Voir ce qu’ils en pensaient, ce qu’ils connaissaient,… On voulait les sensibiliser. Notre objectif était de montrer que le graffiti n’est pas de la délinquance, mais un art.

Comment faisiez-vous pour sensibiliser les spectateurs ?

À l’époque, nous voulions favoriser les marginalisés. Travailleurs ou artistes. L’idée était qu’ils s’expriment par la poésie.

Il y avait une volonté de faire du rap engagé. Pas nécessairement politique, mais qui ait du sens.

Donc, cela se ressentait dans les artistes qui se produisaient. Et il y avait des interventions auprès de la foule.

Nous souhaitions sensibiliser les jeunes également. À l’occasion du festival, le Café Graffiti embauchait une dizaine de jeunes par été. Et la charge de travail était lourde. Il fallait faire les chandails, les pamphlets, passer des coups de téléphone,… Et tous ces jeunes, c’était des marginaux.

Qui sait à quoi ils auraient passé leur été si le Café Graffiti ne les avait pas embauchés. C’est tous ces types de sensibilisation qu’on effectuait.

Il y a eu peu de publicités sur l’événement. C’est volontaire ?

Oui, tout à fait. Car, nous faisions la nôtre et selon nos moyens. Avec les revenus du Café Graffiti, on faisait des pamphlets. On a aussi participé à l’émission Au son de la rue, de CIBL. On fonctionnait beaucoup au bouche-à-oreille.

Comment a évolué le hip-hop depuis les Francos Underground ?

Le festival a été lancé en 1998. Depuis le hip-hop s’est popularisé. Mais c’est comme dans tout. Il y a du bon et du mauvais. Même si aujourd’hui, il y a davantage de « gangsters hip-hop »… enfin, ça a changé.

À mes débuts, il n’y avait pas internet. Et puis la cyberintimidation a commencé. Personnellement, je ne me suis pas laissé atteindre. Mais cela peut être difficile. Après un battle avec moi, Charles Mc Clure (un autre rappeur) a subi de l’intimidation. Le monde a ri de lui. Il a fini par se suicider… Les réseaux sociaux ont diminué le hip-hop. Il n’y a plus d’entre aides aujourd’hui.

Mais il reste quant même du bon hip-hop. Koriass par exemple. C’est du rap engagé qu’il fait et il est vraiment bon.

Comment faisiez-vous pour choisir les artistes ?

Avant, c’était essentiellement par le bouche-à-oreille. Les artistes apportaient leur démo au Café Graffiti. Nous les écoutions, puis choisissions ceux qui étaient déjà un peu connus. C’est un petit milieu, donc c’est signe de qualité si le rappeur a déjà une notoriété. Sauf, si bien sûr, il avait du talent, on lui laissait une chance lors de la journée à micro-ouvert. Car pendant le festival, nous souhaitions donner l’opportunité à tous d’essayer. Ce pour quoi était organisée la journée à micro-ouvert. C’est comme ça que je conçois le hip-hop. Ouvert. Et j’en ai vraiment gardé de bons souvenirs.

Pour les graffeurs, c’est un petit milieu également. Le bouche-à-oreille fonctionnait beaucoup. Ceux qui graffaient sur nos panneaux étaient volontaires. Il faut dire que c’était la première fois que les artistes pouvaient graffer légalement. Généralement, c’était les plus talentueux qui venaient. Comme Monk-e par exemple. L’idée était d’être ouvert à tous. Donc, si dans le public quelqu’un nous disait qu’il était graffeur, on le laissait s’installer et montrer son art. Puis à la fin du festival, toutes les toiles étaient revendues à des boutiques. Cela permettait de contribuer au financement.

Comment faisiez-vous pour vous financer ?

Les Francofolies ne nous aidaient pas. Sauf en 2002, puisque la scène leurs appartenait. Sinon, on se finançait à la débrouille. Par exemple, on n’avait pas le droit de distribuer des pamphlets, donc on les a imprimés sur nos chandails. Puis, il y avait les revenus du Café Graffiti, les ventes des toiles,…

Peux-tu résumer les Off-Francos ?

Oui. Les Francos Underground ont duré 4 ans. De 1998 à 2002. C’était environ 150 000 spectateurs par jour. L’idée était de montrer que le hip-hop est de l’art, et non du vandalisme. C’était l’apogée du hip-hop au Québec. Le festival a permis de découvrir des graffeurs comme Naes et Zek ou des rappeurs comme Cédrik et Manu Militari.

En quelques chiffres, les Francos Underground c’était 60 démos de rap par festival, entre 20 et 25 graffeurs, et plus de 150 artistes au total.

Aujourd’hui, le hip-hop est au milieu des autres spectacles des Francofolies. Et les artistes émergents n’ont plus une scène à eux. En fait, les Francos nous ont remplacés : elles produisent des artistes émergents, et recherchent de nouveaux talents. Mais le hip-hop a changé également. C’est de la dance hip-hop qu’ils font. Le hip-hop c’est toute une culture, un mode de vie. Ce n’est pas juste un style musical. Et puis, les Francos n’ont gardé que le vocal. Le graffiti a disparu du festival.

Le Queb et C-Drik (Complys)

Réorganiserais-tu un événement de culture hip-hop à l’avenir ?

Oui, pourquoi pas en refaire un à l’avenir. Mais avec le partenariat du Café Graffiti. Car c’est une bonne combinaison et ils ont le professionnalisme. Et puis, il faut une personne dans chaque élément de la culture hip-hop aussi. Ce serait à voir.

P.S. Plusieurs des artistes qui ont passé sur la scène des Off Francos se retrouvent aujourd’hui sur la scène du Ste-Cath: Le Queb, B.U…

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Une murale pour le Centre Épic

Un graffiteur qui fait des vagues!

Une piscine redessinée

Raymond Viger  Dossiers SantéCulture.

centre épic maladie cardiaque conditionnement physiqueLe Centre ÉPIC vise une clientèle de personnes en santé qui désirent le rester ainsi que des patients qui ont eu un accident cardiaque et qui veulent reprendre une santé physique et cardiaque.

Le Centre ÉPIC est un centre de médecine préventive et d’activités physiques du Centre de cardiologie de Montréal.

centre épic conditionnement accident cardiaque crise santéL’artiste urbain et graffiteur, Cyril Blanchard, a été mandaté pour réaliser une murale dans la piscine du centre d’entraînement.

Une murale des plus pertinentes pour ce centre d’entraînement et le rendre plus attrayant.

Mission du Centre ÉPIC

  • centre épic conditionnement crise cardiaque accident cardio vasculaireContribuer à la promotion de la santé et du bien-être et à la réduction des facteurs de risques associés aux maladies cardiovasculaires.
  • Habiliter l’individu à maintenir un état de santé optimal et à prévenir les facteurs de risques associés aux maladies cardiovasculaires, en l’amenant à adopter de saines habitudes de vie.
  • graffiti piscine centre épic accident cardiaque cardio-vasculaireExercer un leadership en enseignement, en formation des professionnels de la santé et en recherche associée à la promotion de la santé et à la prévention.

Félicitations Cyril pour ton magnifique travail et bon conditionnement aux 6 000 membres du Centre Épic!

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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