Intégration d’un Arménien au Québec

Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Arman Voskanian a émigré au Canada en 1997. D’origine arménienne, il terminait ses études en France lorsqu’il a fait sa demande pour vivre au Québec. Il m’a raconté ses démarches pour obtenir son visa, son bonheur de vivre ici et les pièges qui guettent les nouveaux arrivants.

Arman Voskanian   Dossier International, Immigration

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Je vis au Québec depuis novembre 1997, c’est-à-dire plus d’un an après avoir commencé mes démarches auprès de la Délégation générale du Québec à Paris. À l’époque, on m’avait demandé d’envoyer un document de deux pages dans lequel je devais relater mes expériences, mes connaissances en français et mes diplômes. Rien de bien officiel. La délégation se sert de ce document afin d’éliminer rapidement les demandeurs qui n’ont aucune chance d’être acceptés. Ceux-là ne le sauront jamais, car, si tu n’as pas de réponse dans les trois mois suivant l’envoi de ton dossier, tu n’as aucune chance.

L’attente d’un immigrant

L’attente est stressante. Je ne savais pas si j’allais avoir une réponse. J’ai attendu deux mois. Puis, j’ai dû remplir le formulaire officiel. Frais de dossier de 300 $, pièces prouvant que je n’ai pas de casier judiciaire, papiers officiels pour mes diplômes. Encore deux mois plus tard, juste avant Noël, la délégation demande à me rencontrer pour une entrevue. On veut vérifier que je parle bien le français. C’est stressant, surtout quand tu n’as pas d’autres choix. Ce n’est pas une entrevue pour un emploi ou une demande de bourse. Avoir été refusé au Québec, j’aurais eu de gros problèmes. Quand j’ai quitté l’Arménie, en 1991, l’économie se dégradait, en raison de l’éclatement de la Russie. Je devais faire la file pendant plus d’une heure juste pour obtenir du pain… Les magasins étaient vides. C’est devenu pire après mon départ.

Quitter l’Arménie

J’ai quitté l’Arménie à 20 ans pour étudier à Paris. J’y ai fait mes études universitaires en informatique, jusqu’au doctorat. Tous les ans, je devais renouveler mon visa d’étudiant. Je ne me sentais pas membre entier de leur société. Je n’appartenais pas à ce monde, malgré mes efforts. J’aurais pu tenter ma chance en Europe, mais c’est beaucoup plus difficile. La droite y est très forte. Elle n’aime pas les immigrants. Je me souviens qu’en France, à l’époque, il n’y avait pas de règles claires, de mécanisme pour accepter les immigrants. J’étais à la merci de la préfecture de police.

Finalement, j’ai reçu une réponse positive du Québec, en janvier 1997. Il me fallait maintenant attendre que le gouvernement fédéral enquête sur moi, pour déterminer si j’étais un danger pour la santé publique ou la sécurité nationale. J’ai attendu six mois. Quelle belle nouvelle! J’en ai pleuré un coup! Dans mes mains, je tenais le papier qui mettait fin à tous mes problèmes.

Arriver au Québec

 Je me souviendrai toujours de cette date: le 10 novembre 1997. Mon arrivée au Québec, ma terre d’accueil. Sitôt débarqué de l’avion, on me dirigeait vers le bureau de l’immigration. Sur place, je me suis inscrit à la demi-journée d’information qui se déroulait deux jours plus tard. Déjà, en France, j’avais reçu de la documentation. J’étais informé sur le logement, la politique québécoise, l’emploi. Lors de ma séance d’information, on m’a donné une liste d’employeurs, des conseils pour faire un curriculum vitæ. On m’a aidé à obtenir mon numéro d’assurance-sociale. J’étais bien encadré! J’étais si heureux d’arriver que ça ne m’aurait pas dérangé de tout faire par moi-même!

Mes premiers jours, j’ai fait le touriste. Quand j’entrais dans un supermarché, l’euphorie s’emparait de moi, juste à regarder toute cette diversité. Je lisais les journaux québécois, je regardais les petites annonces pour un emploi. J’ai envoyé mon curriculum vitæ à une agence de chasseurs de têtes une semaine plus tard. Après 15 jours, on m’a convoqué à une entrevue. J’ai obtenu un emploi dans une petite entreprise de Ville Saint-Laurent, dans mon domaine. Le salaire était bas, mais après environ un an, il augmentait de la moitié! J’y suis demeuré pendant deux ans. Je continue d’ailleurs à voir d’anciens collègues. Depuis six ans, je travaille pour la compagnie de logiciel SAP.

L’intégration au Québec

C’est à l’immigrant de faire les premiers pas. On en discutait, lors d’une des demi-journées d’information, au bureau de l’immigration. Il y en a un qui disait qu’il faut s’intégrer tout en gardant nos valeurs. Je n’étais pas d’accord. Mais, c’est facile à dire quand tu es jeune, que tu parles la langue et que tu as déjà un emploi.
Plusieurs de mes collègues ne parlent qu’anglais. Ils n’ont pas de motivation comme en France pour apprendre le français, car Montréal est bilingue. Ils peuvent toujours se débrouiller. Même s’ils sont de bonne foi, c’est difficile d’apprendre le français. Surtout si tu travailles à temps plein. Le temps manque. Je dirais qu’à Montréal c’est un frein à l’intégration. Il faut faire un effort supplémentaire. J’en connais qui l’ont fait.

Mon premier travail m’a aidé à m’intégrer. On était un groupe de jeunes. Ils m’ont appris les différences culturelles. Je me suis acheté un téléviseur pour regarder les émissions québécoises!

Les pièges de l’intégration

Il faut essayer de ne pas s’isoler dans sa communauté. J’ai fait venir mes parents, que j’ai parrainés. Ils sont arrivés il y a cinq ans. Ils font des efforts, mais ils sont plus vieux. C’est plus difficile pour eux d’apprendre. Encore que, ma mère, après avoir suivi des cours offerts gratuitement, se débrouille assez bien!

Chez les jeunes, ça prend des affinités pour discuter plus profondément. Passage obligé pour développer des amitiés, ce qui n’est pas évident quand tu n’es pas intégré. Alors, tu te tournes vers ta communauté d’origine. Tu vis une situation similaire, tu as les mêmes référents culturels, la même langue. C’est pourtant très humain de se tourner vers sa communauté. Elle t’aide, te réconforte. L’amitié se fait plus facilement. Les risques de ne pas s’intégrer augmentent.

Éviter de s’isoler

Pour l’immigrant, il y a un devoir moral de s’intégrer dans la société qui le reçoit. Il est facile pour un immigrant de s’isoler vers sa communauté ethnique en quête d’amis ou d’aide. Mais ça risque de ralentir l’intégration. Plus on partage les valeurs de la société d’accueil, plus il est facile de s’y intégrer.

À la différence de Paris, on peut vivre très confortablement à Montréal sans apprendre le français, juste avec l’anglais. C’est à l’immigrant de faire l’effort d’apprendre le français, même sans y être poussé par la nécessité du quotidien.

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Fraudes et abus: immigration Québec

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Murielle Chatelier       Dossier Immigration

Selon Louise Gagné, une nouvelle retraitée qui a œuvré pendant plus de 30 ans à plusieurs échelons chez Immigration-Québec, faire appel à un consultant en immigration est une démarche qui n’en vaut pas le coup: «Toute personne qui sait lire et écrire peut se débrouiller toute seule pour remplir ses formulaires. Cependant, si elle a besoin d’aide, il existe plus d’une trentaine d’organismes à but non lucratif qui peuvent lui offrir un soutien, gratuitement. Ces services sont subventionnés par le gouvernement et le personnel qui y travaille est très compétent et fiable, ce qui n’est pas le cas de la majorité des consultants privés. Plusieurs de ces derniers se font d’ailleurs arrêter assez régulièrement parce qu’ils escroquent les immigrants naïfs».

En 2002, le ministre de l’Immigration et de Citoyenneté Canada, très au fait des pratiques douteuses des consultants en immigration, a créé un comité pour se pencher sur la question. La Société canadienne des consultants en immigration (SCCI) est née de cette concertation et veille maintenant à encadrer cette profession pour laquelle plusieurs soi-disant professionnels ne détiennent aucune compétence.

Pour resserrer l’étau autour de ces consultants, le Parlement a adopté, en février 2010, une réglementation aux critères stricts qui entrera en vigueur en juin 2010: toute personne qui veut exercer ce métier doit maintenant être un membre en règle du Barreau ou de la Chambre des notaires, ou faire partie de la SCCI, sous peine d’être passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 $.

Afin de mieux outiller les immigrants, le gouvernement devrait aussi mettre en ligne un registre qui répertoriera les consultants reconnus et ceux qui n’ont plus le droit de pratiquer. Mme Gagné exhorte elle aussi les immigrants à la prudence, en rappelant qu’un consultant en immigration n’a pas le pouvoir d’accélérer le traitement d’un dossier.

«Faire une demande d’immigration est un processus très long et fastidieux et il faut collaborer le plus que possible avec les agents attitrés à notre dossier. L’une des pires choses à faire est d’essayer de leur mentir, parce qu’ils vont rapidement le sentir et devenir suspicieux. En somme, immigrer est une démarche simple, mais qui demande beaucoup de temps, d’honnêteté et de volonté», conclut madame Gagné.

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Refaire sa vie à l’étranger

À la demande de la personne concernée et de sa famille, nous avons retiré ce billet.

Des enfants manquent toutefois toujours à l’appel au Québec

Consultez leurs fiches sur le site d’ Enfant-Retour Québec et n’hésitez pas à contacter l’organisme si vous avez la moindre information!

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Immigration difficultes à retardement

Immigration: difficultés à retardement

Lisa Melia   Dossier Immigration.

Si la France est connue pour ses méandres administratifs et son parcours du combattant de l’immigration, le Canada n’est pas en reste. Plus de 68 000 français vivent au Canada, dont près de 43 000 à Montréal. S’y installer et y vivre est généralement relativement facile (relativement aux autres pays, tels que les Etats-Unis ou la France), il n’empêche que certains connaissent d’importantes difficultés, même une fois établis au Canada.

Pension

C’est le cas de Jean, 65 ans, qui a fait du Québec son nouveau pays d’adoption en 1962. «A l’époque, j’ai pu m’installer et obtenir un visa facilement», raconte-t-il. Originaire de France, il a fondé sa famille, a eu des enfants et s’est intégré sans mal dans la société québécoise. Mais en janvier 2008, les ennuis ont commencés.

Approchant les 65 ans, Jean a reçu le 25 janvier une lettre du gouvernement assortie d’un formulaire à remplir pour une demande de pension. Pour les résidents qui ne sont pas naturalisés canadiens, une procédure spécifique existe en effet pour la retraite. Il faut, pour obtenir une pension, en faire la demande auprès du gouvernement. Bien que résident sur le sol Québécois, il a reçu les documents en anglais, et a donc du solliciter des documents en français, qu’il n’a obtenu qu’après deux tentatives. C’était alors déjà le 30 avril.

Fonctionnaires récalcitrants

Début mai, le gouvernement fédéral l’a recontacté: sa demande avait été bien réceptionnée, mais le montant de sa pension était erroné. S’ensuivit ainsi coups de téléphone et échange de lettre jusqu’en septembre, date à laquelle il fut exigé de sa part des preuves de son statut de résidence légale au Canada et de la date de sa première entrée sur le territoire canadien. Le document attestant de ces informations, dénommé IMM 1000, est détenu et conservé par le gouvernement, auprès duquel il faut faire une demande de photocopie. Fin octobre, Jean poste sa demande, en précisant l’urgence de son dossier: le premier versement de sa pension approche, il a donc besoin de faire accélérer la procédure.

Un manque de communication

En avril 2009, excédé, Jean contacte sa député parlementaire, Mme Folco. Entre temps, le gouvernement lui a renvoyé des papiers, exigeants des précisions ou des informations supplémentaires, ne pouvant lui confirmer le montant exact de sa pension et recevant ses coups de téléphone avec de plus en plus de mauvaise volonté et de moins en moins de respect. Après un second appel à Mme Folco, Jean recevra finalement tous les documents à la mi-mai 2009. «Ce n’est pas normal, dit-il, qu’il faille huit mois pour envoyer une simple photocopie!» Tous les documents dont il avait besoin était déjà détenu par le gouvernement, mais il ne semblait pas y avoir de communication entre les services, d’où une importante perte de temps.

De même, il souligne que les francophones sont pénalisés, car les lignes téléphoniques gouvernementales en anglais sont bien plus rapides et efficaces. Il est surtout scandalisé du comportement des fonctionnaires qui ont reçu ses appels et ses demandes. «Ils se comportent comme s’ils n’avaient aucune responsabilité et tous les droits.»

Jean ignore pourquoi il a été traité comme ça alors qu’il vit au Canada depuis plus de quarante ans. Cette mauvaise expérience est une première pour lui, elle laisse néanmoins penser que s’établir au Canada et y vivre peut comporter des difficultés.

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Oeuvres d’art de refugiés dans une galerie de Montréal

Oeuvres d’art de réfugiés dans une galerie de Montréal

François Richard Dossiers Culture et Immigration

Afin de souligner la Journée mondiale du réfugié, soit le 20 juin, l’organisme SinglStyle (lire Single Style) organise l’exposition Voyages extraordinaires. Des artistes réfugiés présentent des oeuvres d’art sur le sujet à la galerie OFF Interarts à Montréal du 29 juin au 3 juillet. D’une grande qualité artistique, les oeuvres font découvrir au visiteur de l’exposition différentes facettes de l’expérience de l’exil et du déracinement.

Voyages extraordinaires 1 Camps de réfugiés

En grande majorité des toiles, les oeuvres présentées dans le cadre de Voyages Extraordinaires ont le mérite de briser l’image trop souvent simpliste qu’ont les Occidentaux de la réalité des réfugiés, soit celle d’immenses camps de tentes  africains ou asiatiques où des femmes et des enfants affamés se font ‘manger’ par les insectes. Bien que cette réalité doivent être soulignée, la réalité est que la majorité des réfugiés au Québec sont plutôt issus des classes moyennes de leurs pays, ne serait-ce qu’en raison des coûts de déplacement qu’ils ont dû défrayer pour se rendre ici. La solitude et l’incompréhension sont donc des réalités avec lesquelles ils doivent composer au quotidien.

Voyages extraordinaires 7 Conflits militaires

Les artistes exposés à la galerie OFF interarts dépeignent une réalité plus axée sur les conflits militaires et la séparation familiale que sur la misère à proprement parler. Des toiles évoquent entre autres le massacre et l’exil des artistes irakiens aux mains des islamistes radicaux, la violence politique en Chine, ainsi que des familles dont les membres se réconfortent les uns les autres devant des fonds flous et sinistres.

Voyages extraordinaires vitrine Soccer, ONU, Soudan, Sri Lanka

La misère des camps est quant à elle invoquée entre autres par le ballon de soccer du réfugié, une boule de bas et de sacs de plastiques tenue par une ficelle grossièrement attachée autour. La vitrine évoque aussi les grands camps de l’ONU tels que vus dans les reportages sur le Soudan ou le Sri Lanka. Le montage de sacs de riz de l’ONU et de bidons de plastiques a été réalisé dans le cadre d’un projet mis en place par l’école St-Thomas de Pointe-Claire. Les adolescents de cette école ont construit un camp de réfugié à l’intérieur de leur polyvalente et y ont vécu une journée.

Organisme SinglStyle

La sélection des artistes s’est faite par un vaste appel à tous et plusieurs candidatures ont dû être refusées en raison d’un grand nombre d’offres. Les artistes réfugiés ont exprimé un grand désir de partager leurs expériences et certains d’entre eux ont créé de nouvelles oeuvres pour l’occasion. L’organisme qui a mis sur pied l’événement, SinglStyle, vise à offrir des services de formation en communication et marketing aux groupes humanitaires afin de les aider à mieux vendre leur cause auprès des grandes organisations caritatives.

La galerie OFF Interarts est située au 5145 rue Saint-Laurent, au nord de Laurier, à Montréal.  Les photographies présentées dans ce billet sont d’Andrew Bacchus, fondateur de SinglStyle et co-organisateur de l’exposition avec Margot Legault.

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17 mai Journee internationale contre l homophobie

17 mai: Journée internationale contre l’homophobie

Lisa Melia……DOSSIERS Homosexualité ET Sexualité

Le 17 mai 1990, l’Organisation mondiale de la Santé retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. C’est devenu depuis la Journée internationale contre l’homophobie. Une seule journée pour mettre sur le devant de la scène ce qui est un combat de tous les jours pour de nombreuses personnes où beaucoup reste à faire.

homosexualité homosexuel homos lesbiennes gai gay Homosexualité sans frontière

En 2009, le thème est «l’homosexualité n’a pas de frontière.» La Fondation Émergence, qui organise la promotion de cette journée, veut en faire un «événement rassembleur et un moment de convergence des actions de lutte menées contre l’homophobie.»

L’objectif, comme les années précédentes, est de sensibiliser la population aux réalités homosexuelles et aux discriminations existantes dans un but d’information et de prévention. Cette année cependant, l’accent est également mis sur les populations ethnoculturelles et leur perception de l’homosexualité.

Homosexualité et populations immigrées

La Journée internationale contre l’homophobie a connue sa première édition en 2003 au Canada, et l’initiative a par la suite été reprise par des pays comme la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, avant de devenir un mouvement effectivement international. Les organisateurs soulignent cette année que bien que l’homosexualité reste discriminée dans les sociétés occidentales, elle est légale et protégée. Or, une partie des immigrants qui arrivent au Canada sont originaires de pays dans lesquels elle est interdite et pénalisée. L’objectif de cette édition est donc de sensibiliser ces populations qui «voient certaines de leurs valeurs propres remises en cause» à leur arrivée. L’idée principale est que l’homosexualité ne connaît pas de frontière et existe partout dans le monde.

Combattre l’homophobie dans tous les domaines

Cette thématique est par ailleurs le dernier volet d’un plan quinquennal visant les secteurs dans lesquels la lutte contre l’homophobie est à mener : la famille, le travail, l’éducation, la santé et les communautés culturelles. Ce sont dans les deux premiers que l’homophobie est la plus présente, rattrapée depuis peu par Internet. Un rapport de l’association française SOS Homophobie affirme que les propos homophobes sur la toile ont été multipliés par trois en quatre ans. En France, la loi Perben II criminalise l’homophobie, aussi bien les actes que les paroles. Encore faut-il faire appliquer la loi, estiment les associations.

La Fondation Émergence veut aussi, grâce à cette journée, montrer les effets dévastateurs de l’homophobie et de l’exclusion, en particulier sur les jeunes. C’est, selon la Fondation, «un phénomène insidieux qui a su se frayer des chemins subtils, discrets et habituellement invisibles», d’où l’importance de la journée du 17 mai pour le dénoncer.

Pour en savoir plus

Le site homophobie.org des organisateurs de la Journée internationale contre l’homophobie.

Un sondage sur l’homophobie au Québec, commandité par Gai écoute.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

show_image Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Voile islamique debat sur le port des signes religieux

Voile islamique: débat sur le port des signes religieux

Lisa Melia……DOSSIERS POLITIQUE, CULTURE ET SOCIETE, Coran, Égalité hommes-femmes, Accommodements raisonnables

C’est l’un des points de tension des débats actuels sur la religion : les signes religieux. Lorsque l’on parle de “signes religieux”, toutefois, il s’agit le plus souvent du voile islamique qui cristallise toutes les tensions autour de la religion musulmane, de la laïcité et des droits des femmes.

La FFQ s’oppose à l’interdiction

Le 9 mai dernier, lors d’une assemblée générale spéciale à Québec, la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) a pris la décision de soutenir la non-interdiction du port du voile, ou de tout autre signe religieux, au sein des administrations publiques.

«Pas d’obligation, pas d’interdiction», résume Michèle Asselin, présidente de la FFQ, qui affirme qu’il faut continuer de se battre contre les violences faites aux femmes au nom de la religion, sans pour autant entraver la liberté de celles qui portent le hijab par choix.

Djemila Benhabib accuse la FFQ

Une position qui révolte Djemila Benhabib, auteur de Ma vie à contre-Coran. «Tant que l’on asservira des femmes parce qu’elles ne portent pas le voile islamique, ce sera pour moi un symbole d’oppression», assène-t-elle. En réaction au résultat de l’assemblée, Djemila Benhabib a rédigé un texte dans lequel elle «accuse la FFQ de trahir le combat des femmes.»

Elle rappelle que de nombreuses femmes dans le monde ont été assassinées pour avoir refusé de porter ce qu’elle appelle un «linceul de la mort», citant Katia Bengama, lycéenne de 17 ans tuée en Algérie en 1994, et Aqsa Parvez, 16 ans, tuée par son père en décembre 2007 à Toronto.

Voile et discrimination

Pour la FFQ, interdire le foulard dans les institutions publiques serait une discrimination de plus envers des femmes qui en sont déjà victimes et participerait donc à un repli identitaire qui les isoleraient encore davantage et «favoriserait le maintient de traditions d’origine souvent défavorables aux femmes.» La FFQ invoque également le «modèle québécois de laïcité», qui est celui d’une laïcité «ouverte» et «construite autour du devoir de tolérance.» Dans cette optique, l’Etat doit faire preuve de neutralité dans ses actes et non pas s’attacher à «l’apparence des personnes qui le composent.»

Voile et laïcité

Djemila Benhabib s’oppose également à cette définition de la laïcité. «Donner un adjectif comme “ouverte” ou “fermée” à la laïcité consiste à la vider de son sens.» Pour elle, le cadre est primordial: tant que l’on est dans une société laïque et égalitaire, le débat peut avoir lieu. «Remettre en cause cette laïcité, c’est laisser la porte ouverte aux extrémismes.»

Le 13 mai, c’est au tour du Mouvement Laïque Québécois (MLQ) de s’exprimer et de signifier sa désapprobation à la décision de la FFQ, qu’il accuse notamment de ne pas clarifier le débat et de se satisfaire de la situation actuelle de flou législatif en la matière. Il fustige le «concept fumeux de “laïcité ouverte”» en soulignant que la laïcité n’a encore aucun statut officiel au Québec et que la référence au modèle québécois est hasardeuse.

Immigrés et religions

Le MLQ dénonce également un préjugé tenace qui consiste à lier la problématique de la laïcité à celle de l’immigration. La commission Bouchard-Taylor aurait ainsi entériné la croyance selon laquelle les immigrés, en particulier ceux en provenance des pays arabo-musulmans, seraient plus religieux que les Québécois, et donc que les accommodements raisonnables et le port de signes religieux répondent à une demande de cette partie de la population.

Une étude la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse prouve pourtant que la ferveur religieuse des musulmans immigrés est sensiblement la même que celle des Québécois. Pour le MLQ, en voulant aider les femmes immigrantes, la FFQ «ne fait qu’entretenir la confusion générale au sujet du principe de laïcité, elle conforte dans la population les préjugés les plus tenaces envers les immigrants et elle aggrave ainsi les discriminations qui en découlent dans l’ensemble de la société.»

Réponse de la FFQ à Djemila Benhabib

La Fédération des femmes du Québec a souhaité par ailleurs répondre à Djemila Benhabib, en précisant qu’elle s’oppose fermement à toute obligation de porter le voile, mais respecte le choix libre de le porter que font des femmes musulmanes. «Il est hors de question de jouer le jeu de l’intégrisme en nourrissant le rejet de l’autre», dit Michèle Asselin, qui assure ne pas renoncer au principe d’égalité des sexes par la décision du 9 mai.

Le débat sur la laïcité relancé à l’Assemblé nationale

Le 13 mai, le débat a secoué l’Assemblée nationale après que Sylvie Roy, chef par intérim de l’Action démocratique du Québec, ait interpellé la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, qui ne s’est pas publiquement opposée à la décision de la FFQ. Ainsi, bien que le débat sur le port de signes religieux dans les institutions publiques ait été relancé, le gouvernement et la ministre n’ont pas pris position, se contentant de rappeler que la Charte québécoise des droits et libertés de la personne incluait désormais l’égalité entre hommes et femmes.

Mise à jour du 14 octobre 2011: Djemila Benhabib sera à Tout le monde en parle pour présenter son nouveau livre Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident.

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Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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