Les fonds de pension des employés

Les syndicats manquent de moyens

Le gouvernement manque de couilles

Raymond Viger  Dossiers ÉconomiePolitique

fonds de retraite pension money argent faillite volQue ce soit des entreprises comme Camco qui se permettent de faire faillite sans honorer leurs obligations envers le fonds de pension de ses employés ou un Vincent Lacroix qui pige frauduleusement dans les épargnes retraites, je ne vois aucune différence.

Ce qui me désole le plus dans ces histoires c’est de voir que nos gouvernements, qui sont censés nous protéger, qui ne font rien pour défendre nos intérêts.

Les fonds de pension

Un fond de pension d’un employé est la somme des cotisations de l’employeur et de l’employé. Le fond de pension va croître sous le principe de laisser l’argent faire de l’intérêt. En bout de ligne, les intérêts en arrive rapidement à être plus imposants que les cotisations versées par les deux partis. Dans la mesure où les argents s’y retrouvent.

Si une des partis ne versent pas sa part ou, pire, vide le petit cochon, les intérêts n’auront pas la chance de servir de levier pour assurer la retraite des employés.

Voler le fond de pension

usa-dollar-bills-fonds-retraite-pensionComment se fait-il que des municipalités et des entreprises aient pu piger dans ses cotisations et même ne jamais les verser, au détriment des employés?

Pourquoi ces argents ne se sont pas retrouvés dans des fiducies pour les protéger et assurer un rendement?

Un fond de pension n’est pas un compte de banque pour financer une municipalité ou une entreprise.

Des ventes à l’abri du syndic

Quand j’entends parler d’une entreprise comme Camco qui fait faillite, après avoir vendu son usine au Mexique à deux anciens administrateurs et ne pas être en mesure de verser 100% du fonds de pension et de fournir les assurances prévues, je me demande comment se fait-il que le gouvernement ne fait rien pour protéger les employés?

Comment se fait-il que les syndicats n’aient pas exigés que les argents du fonds de pension soient versés en fiducie, loin des grandes mains des entreprises?

Doublement lésé

Non seulement les gouvernements n’ont pas pris les moyens pour éviter de telles fraudes, mais la faillite a aussi lésé tous les citoyens avec des impôts qui n’ont pas été payés.

Je trouve ces manques inacceptables et ne m’aide en rien à avoir confiance en nos gouvernements pour bien protéger nos intérêts collectifs.

Autres textes sur Économie

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet:http://www.refletdesociete.com/abonnement.html. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Premières nations en prison

Autochtones en milieu carcéral

Sanctions substitutives

Les chiffres sont effarants. Au Canada, les autochtones représentent 4% de la population. Une minorité que l’on ne remarque pas au quotidien. Mais en prison, la tendance est tout autre: les Amérindiens représentent 23% des hommes et un tiers des femmes. Une surreprésentation qui ne cesse d’inquiéter et d’augmenter. Preuve étant, en 10 ans, la présence de femmes autochtones en prison à augmenter de 90%.

Delphine Caubet dossiers AutochtoneCriminalité.

sanction substitutives prisonPour lutter contre ce phénomène, le Canada et plus lentement le Québec se dotent d’une politique de discrimination positive envers les peuples autochtones. Cette discrimination est le principe Gladue: elle demande aux juges de modifier leurs sentences et de trouver des sanctions substitutives pour lutter contre cette surreprésentation carcérale.

Explication

Lyne St-Louis est consultante auprès des Premières nations, et des autochtones ayant des démêlés avec la justice, elle en a vu. Son travail est d’accompagner le contrevenant et le système judiciaire pour comprendre le comportement de la personne. Et si possible, de trouver des sentences substitutives pour éviter la prison au contrevenant.

Dans ce plan de réhabilitation, le contrevenant y prend part intégrante en proposant des alternatives. Il y a peu, Lyne suivait une personne ayant des problèmes de drogue: elle avait des démêlés avec la justice et elle risquait la prison. Pendant ses visites, Lyne discute avec elle, et d’elle-même, la contrevenante proposa un plan pour faire des ateliers de sensibilisation dans les écoles. L’objectif était d’éveiller les jeunes à l’impact de la drogue sur l’individu et leur culture. Lyne prend les choses en main, s’adresse à l’école de la communauté, et le directeur est enchanté.

Dans ce type de réhabilitation, le contrevenant n’est pas laissé à l’abandon, il est suivi et aidé. Dans le cas présent, la personne a fait des ateliers en partenariat avec la police et les aînés.

Succès

Lyne St-Louis a constaté que ces sanctions sont plus efficaces que les travaux communautaires. Ces derniers, souvent non effectués, ne prennent pas en considération le contrevenant, ses intérêts et son passé. Les sanctions substitutives sont plus efficaces, car elles prennent en compte le contrevenant en tant que personne. Il est consulté et il propose une sanction adaptée pour lui permettre d’évoluer. Lyne donne l’exemple d’un bon chasseur autochtone condamné à être guide en forêt. L’homme, enjoué par la sentence, va jusqu’à proposer son véhicule personnel et son carburant pour effectuer sa sanction.

D’après l’expérience de la consultante, dans de nombreux cas de sanctions substitutives, il n’y a pas de récidive. La sanction n’est pas le principal moteur de cette réussite, c’est essentiellement l’aide qui se trouve autour. Car certains ne connaissent pas la cause de leur mal-être, et la famille n’est pas toujours présente pour expliquer la situation.

Mylène Jaccoud, professeure au département de criminologie de l’Université de Montréal, explique que bien souvent derrière chaque contrevenant, il y a une victime. Il est donc important de regarder le passé, et de comprendre comment la personne en est arrivée là. Les rapports Gladue, que peuvent demander les juges, contiennent ces informations sur le passé de la personne, ainsi que l’impact qu’ont eu sur elle les pensionnats, les politiques d’assimilation… Les jeunes générations n’ont pas vécu ces traumatismes, en revanche, elles peuvent avoir été élevées par des victimes de ce passé toujours présent.

Juges

Selon le lieu où se trouve l’autochtone, les juges n’ont pas toujours la même réceptivité envers le principe Gladue et les traumatismes du passé.

Maurice Bowen, animateur au Centre d’amitié autochtone de Montréal, constate que non seulement les contrevenants ne connaissent pas les services à leur disposition, mais surtout, si le contrevenant est jeune, les juges ne tiennent pas vraiment compte des traumatismes du passé.

«Le Québec est à la traîne, explique-t-il, on ne parle que de défense, mais il faut regarder le crime, pourquoi et faire de la médiation.» Alors, lorsqu’il accompagne un autochtone devant la justice, il travaille pour que la cour tienne compte de sa spécificité.

Quant à Lyne St-Louis, elle sillonne la province au gré des besoins des communautés. Et elle constate que les juges immergés dans les communautés sont plus réceptifs à ces sanctions substitutives. En Abitibi, elle a constaté une certaine réticence au commencement, mais face à l’inefficacité de la détention, les hommes de loi se sont ouverts à ces possibilités. Mais comme elle dit, «le Québec est grand», et ce n’est pas vrai que le traitement est le même pour tous. Preuve étant, avec le ressenti de Maurice Bowen en milieu urbain.

Prison

Dans son rapport destiné à Sécurité publique Canada, Mandy Wesley est pessimiste quant à l’avenir des autochtones en milieu carcéral, et plus particulièrement celui des femmes. Elle dit: «Le plan actuel du gouvernement fédéral ne fera qu’augmenter le nombre de détenus et aggraver les injustices criantes que subissent déjà les peuples autochtones en général.»

Si les sanctions substitutives sont un bon départ pour sortir les autochtones de prison, les femmes autochtones se trouvent dans une situation inquiétante. En 10 ans, leur présence en prison a augmenté de 90%!

Dans son article, la professeure Jaccoud explique que les femmes autochtones représentent 45% des femmes purgeant une sentence à sécurité maximale. Ce qui d’emblée les écarte des sanctions substitutives pour éviter l’incarcération.

En théorie, le principe Gladue demande au système carcéral de tenir compte de la spécificité des autochtones. Des programmes tels que le Sentier de la guérison ont été mis en place pour aider les détenus autochtones grâce à des thérapies spirituelles et leur culture. Quelques programmes ont été trouvés au Québec pour les hommes, en revanche, on constate un manque flagrant d’aide pour les femmes détenues.

Les statistiques montrent que 75% des détenus autochtones restent incarcérés jusqu’à la fin de leur sentence, soit 10% de plus que le reste de la population.

Autres textes sur Autochtone

Autres sur Criminalité

L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3D (anglais).

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet en anglais ou par Internet en français.
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Origines de la Bourse et son histoire

Économie

La Bourse ou la vie?

Pendant que des milliers et des milliers de citoyens font du seat-in devant les différentes instances économiques à travers le monde, retour sur les origines de la Bourse.

Raymond Viger  Dossier Économie, Justice

bourse économie finance histoire bourse économique

La Bourse trouve ses origines au 12e siècle. Elle permettait de réguler et contrôler les dettes des communautés agricoles envers les banques.

En 1602, la Bourse s’officialise avec une première entreprise qui émet des actions et des obligations. L’objectif de la Bourse est de permettre le financement des entreprises avec l’émission de ces actions et obligations. La Bourse permet ainsi le développement de projets qui n’auraient pu se financer seuls.

Pour pallier les risques du marché, les produits dérivés ont été créés. Ceux-ci permettaient à un manufacturier de sécuriser les prix des matières premières essentielles à sa production. Pour un manufacturier ayant des clients ou des fournisseurs internationaux, les produits dérivés lui permettaient de se prémunir contre les variations des devises étrangères.

Les taux d’intérêts font aussi partie des risques que les manufacturiers devaient sécuriser. Les produits dérivés peuvent se résumer comme étant des ententes d’achat et de vente à des prix fixés à l’avance pour protéger les manufacturiers des variations de leurs coûts.

La bourse: outil de développement

Jusque-là, la Bourse est un outil économique permettant de conserver un équilibre et une meilleure continuité des affaires. La Bourse est un lieu d’échange entre un épargnant qui prend le risque d’investir ses économies pour faire un profit honnête et une entreprise qui veut évoluer et prendre de l’expansion.

Au 18e siècle, les marchés boursiers se multiplient avec la révolution industrielle, une période d’intense développement manufacturier et financier.

En 1970, en France, apparaissent les actions sur titres ou stock-options. Une rémunération pour les dirigeants d’entreprise payée en options d’achat. Le dirigeant peut, à une date ultérieure, acheter des actions de l’entreprise qui l’emploie au prix d’aujourd’hui.

Deux objectifs motivent l’apparition des stock-options. D’une part, permettre aux entreprises qui démarrent d’engager de bons prospects et de les payer avec la plus-value qu’ils vont générer. D’autre part, permettre que la rémunération des hauts dirigeants soit proportionnelle aux résultats financiers qu’ils atteindront. Plus le dirigeant sera performant, plus ses actions prendront de la valeur.

La bourse: outil de perversion

Les abus sont ici tentants. Les gains en capital de vos actions sont moins imposés qu’un revenu d’emploi. Cela devient rapidement une évasion fiscale. De plus, quand le dirigeant qui exerce son option achète une action, son employeur collecte de l’argent de cette vente. Le dirigeant revend ensuite ses actions au simple citoyen.

Les salaires exorbitants des dirigeants ne sont pas payés par l’entreprise mais par le simple épargnant qui essaie de planifier une éventuelle retraite. J’ai beaucoup de difficultés à accepter et comprendre pourquoi un salaire n’est pas payé par l’entreprise mais par l’émission d’actions. J’ai encore plus de difficultés à accepter que l’entreprise collecte de l’argent avec la vente de ses actions. Avoir un employé est censé être un poste de dépense… pas de revenus!

Le dirigeant qui connaît bien son entreprise et qui sait qu’il va vendre ses actions va tout faire pour que la valeur de ses actions soit au maximum. Il n’a plus comme objectif la santé à long terme de l’entreprise, mais une plus-value à court terme, même si cela hypothèque son développement futur. Le citoyen qui achète cette action pour une plus-value à long terme se fait-il léser par une telle opération ?

Même si les stock-options répondaient à un besoin honnête de pouvoir engager un dirigeant performant et de l’évaluer en fonction des résultats, nous sommes rapidement passés à une génération de dirigeants qui ne pensent qu’au rendement à court terme de l’entreprise, prête à sacrifier le long terme pour avoir un rendement rapide.

Scandales en prime

Dans les années 1990, c’est l’euphorie totale. La bulle financière s’intensifie jusqu’en 2001 avec les scandales financiers d’Enron et de Worldcom. Suite aux abus que les stock-options ont provoqués, de nouveaux règlements sont votés en 2002 par le Congrès américain sous Georges W. Bush. Par la suite, les administrateurs sont de moins en moins enclins à accepter des pratiques contestables dans l’utilisation des stock-options.

Malgré tout, en 2006, un autre scandale financier éclate. Des entreprises antidataient, sans en avertir les actionnaires, la date de distribution des stock-options pour les faire coïncider avec le cours le plus bas de l’action.

Erik Lie de l’Université de l’Iowa a étudié les attributions d’actions à des dirigeants de 7 774 entreprises entre 1996 et 2005. Sa recherche estime que 29,2 % des sociétés étudiées, soit 2 200 d’entre elles, ont antidaté leurs remises. De plus, Erik Lie souligne n’avoir découvert qu’une minorité des firmes coupables.

Toujours selon le chercheur Lie, un autre stratagème utilisé serait de faire coïncider la vente des stock-options juste après l’annonce de bonnes nouvelles concernant l’entreprise. Et qui décide de publier les bonnes nouvelles? Le dirigeant qui va vendre ses actions!

D’autres manipulations boursières font mal aux petits épargnants. Les courtiers, ces intermédiaires entre l’épargnant et les actionnaires, sont payés à la commission sur les achats et les ventes. Leurs priorités ont été trop souvent non pas le bien-être financier de leurs clients, mais l’achat et la vente pour faire plus de commission.

Les spéculateurs se retrouvent partout. Même du côté des banques. Attirés par le gain rapide et facile nous nous retrouvons avec des scandales tels que le papier commercial et autres illusions spéculatives.

Occupy… la Bourse

En 2011, des citoyens se rallient et occupent des espaces devant Wall Street et d’autres institutions financières à travers le monde. Bien que la Bourse ait été créée pour soutenir les emplois et le développement économique de notre société, ses vrais objectifs sont détournés aux mains de spéculateurs et de profiteurs. Parce que malgré les lois qui tentent de régir et d’encadrer cette Bourse, des spéculateurs, tels des serpents, continuent de s’y faufiler.

Le nombre de victimes de ces spéculateurs est encore plus grand que ce que nous pouvons voir en face de Wall Street et des instances financières mondiales. Avez-vous réservé votre siège pour le seat-in?

Illustrations Mabi

Autres textes sur Justice, Économie

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Throll qui commente votre blog ?

guide-referencer-blog-referencement-naturel-livre Maintenant disponible, le livre Référencer son blogue, un mot à la fois. Un livre sur l’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé.

Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

Le guide est accessible à tous et facile d’utilisation. Il est une bonne référence autant pour la personne qui veut débuter un blogue que celle qui travaille pour un média et qui veut augmenter son trafic et son rendement.

Pour commander le livre, par Internet aux Éditions TNT, par téléphone au (514) 256-9000 au coût de 9,95$ ou encore pour les dates des prochaines formations.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Pour sauver l’économie: appauvrir les pauvres et enrichir les riches!

Économie

Justice sociale, occupons les espaces publics

Pour sauver l’économie, il n’y a pas d’autres solutions, selon la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international, que d’appauvrir les pauvres et d’enrichir les riches. D’où l’indignation populaire, le mouvement des Indignés et l’occupation de lieux publics dans les villes pour manifester son opposition à une telle conception de la vie en société.

Normand Charest    Dossiers Économie, Communautaire

utopistes économie finance révolte bourse seat-in

Bien sûr, les dirigeants de ces institutions n’expriment pas leur opinion de manière aussi directe, car elle se révèlerait contraire à l’argument de «justice sociale» dont ils se réclament, eux qui se présentent simplement comme les serviteurs des États démocratiques.

Or, si le terme «démocratique» signifie un gouvernement du peuple, il ne convient plus à la réalité actuelle où tout le pouvoir est aux mains de la finance. Et il serait bien difficile de soutenir que celle-ci œuvre au service du plus grand nombre.

Comment appauvrir le peuple?

C’est ainsi que pour sauver l’euro il faudrait, selon la Banque centrale européenne (BCE), appauvrir le peuple. Comment? En augmentant les taxes, en réduisant les retraites pour tous, en reportant l’âge de la retraite (les ouvriers fatigués pourraient ainsi aider l’économie en mourant avant de toucher leurs rentes), en réduisant les salaires (mais pourra-t-on faire «rouler l’économie» si on ne peut plus consommer?), en augmentant le chômage par les licenciements, en réduisant les aides médicales et sociales (dont n’ont pas besoin les riches)…

Pendant ce temps, les impôts sur les sociétés qui étaient de 50% dans les années 1980 sont maintenant de 33,3%, selon les taux affichés, mais en réalité ils ne sont souvent que de 7%. La hausse des dividendes est de 13%. Et les dirigeants bénéficient de généreux bonus, alors qu’ils licencient ou appauvrissent les employés et qu’ils augmentent sans cesse leur charge de travail. On justifie cela par la nécessité d’offrir une taxation aussi faible dans les pays développés qu’elle l’est dans les pays émergents, afin d’attirer les investissements.

Enrichir les riches

En rendant tout cela abstrait, mathématique, on s’enlève toute responsabilité personnelle, politique ou sociale. On parle même d’«intérêt supérieur» auquel il faudrait se sacrifier et tant pis si cela coïncide, par hasard, avec celui des classes supérieures, ironise le Monde diplomatique (11/2011, p. 10).

Pour que l’on accepte plus facilement de se sacrifier à «l’intérêt supérieur», il faudrait au moins que toutes les classes sociales participent à l’effort de sobriété, y compris celles qui bénéficient des plus grands surplus.

Les réformes économiques

Mais les réformes qui nous sont présentées en ce moment constituent une injustice sociale que l’on cache sous un langage abstrait et inaccessible. On veut cacher la réalité sous un mirage de mots. Sinon, il serait bien difficile de l’assumer dans toute sa nudité.

Plus que jamais «l’argent mène le monde» et contrôle les gouvernements des États qui en dépendent. Une vraie démocratie n’est donc plus possible dans de telles conditions, puisqu’il n’est plus question de défendre les intérêts des populations, mais bien ceux de la finance.

Les manifestations

En réaction à cette perte de pouvoir sur leur destinée, les populations manifestent, en Grèce, en Espagne et ailleurs. On voit des «Indignés» occuper les lieux publics à Francfort (siège de l’économie européenne), à New York, Londres, Paris, Toronto, Montréal…

Il est clair que toute l’économie et le système monétaire actuel reposent sur de fausses bases qui accordent plus d’importance à la spéculation qu’au travail lui-même, qu’à une compensation équitable entre les individus.

Comment pouvons-nous changer ce système, qui résiste à tous les changements puisqu’il détient tous les pouvoirs matériels ? Nous ne le savons pas encore. Mais ce système monétaire risque de se détruire par lui-même, s’il nous demande de consommer davantage tout en gagnant moins par exemple, une aberration que l’on a soutenue temporairement par un crédit qui a lui aussi atteint ses limites…

Illustrations Mabi

Autres textes sur Justice, Économie

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Journaliste blogueur canadien face à la peine de mort en Iran

Hossein Derakhshan, prison d’Evin en Iran

Un journaliste blogueur canadien face à la peine de mort

Hossein Derakhshan, surnommé le père du blog iranien détenu à la prison d’Evin en Iran depuis 2008, vient d’apprendre que le procureur de Téhéran réclame la peine de mort. Des pétitions sont en cours pour le soutenir.

Raymond Viger Dossier Médias, Internet, International

hossein-derakhashan-blogfather-journaliste-blogueur-prison-iran Sandrine Murcia lance un appel pour la libération immédiate de son compagnon Hossein Derakhshan, blogueur et journaliste irano-canadien, détenu à la prison d’Evin en Iran. Le procureur de Téhéran a requis la peine de mort à son encontre. Voici le message de Sandrine Murcia:

Je lance un appel à la communauté internationale pour la libération de mon compagnon, Hossein Derakhshan, blogueur et journaliste irano-canadien, surnommé Blogfather, arrêté en novembre 2008 et détenu à la prison de Evin, Téhéran, Iran depuis lors. Nous venons d’apprendre hier (le 19 septembre 2010) que le procureur de Téhéran a requis la peine de mort. Les jours qui viennent pourraient voir cette sentence confirmée par les autorités iraniennes, alors même qu’il n’a fait qu’exercer son métier de journaliste. L’urgence est donc totale.

A l’heure où toutes les grandes nations se réunissent à New York, dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, c’est au Président Ahmadinejad et à toute la communauté internationale, que je souhaite m’adresser pour qu’Hossein retrouve très vite la liberté, au nom des droits de l’homme et de la liberté d’expression des journalistes.

Un site français, les Voix du Panda ainsi que plusieurs autres blogueurs ont lancé des pétitions pour soutenir Hossein Derakhashan. Prenez quelques instants pour signer une des pétitions en cours. Invitation du Panda à signer la pétition.

Autres textes sur Internet

La survie du communautaire passe par l’Internet

Fraternité d’entraide et l’Internet

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

La justice réparatrice

La justice réparatrice

Lisa Melia         DOSSIER Bénévolat

L’association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) organise le 30 mars un forum sur la justice sociale, qui se tiendra au Centre Saint-Pierre à 9h. Brian McDonough, directeur de l’Office des œuvres et de la pastorale sociale du diocèse de Montréal, prononcera une conférence dans la matinée. Par la suite, Jean-Jacques Goulet, Jo-Anne Wemmers et Sylvain Pitre, tous trois impliqués professionnellement ou personnellement dans le processus de justice sociale, s’exprimeront à leur tour. Un dîner-conférence en compagnie de Monique Lépine, dont le fils a abattu 14 étudiantes avant de retourner l’arme contre lui, précèdera plusieurs ateliers touchant à la justice sociale qui seront offert aux participants. Le thème de l’art-thérapie sera abordé par une victime d’acte criminel, un film sur les rencontres entre les détenus et les victimes sera projeté et deux ateliers pratiques permettront aux participants de s’exprimer.

La justice réparatrice: qu’est-ce que c’est ?

La justice réparatrice est axée vers les victimes d’actes criminels dont le but est d’aider à dédommager et réparer les souffrances causées par le délit. Elle s’articule autour de trois axes : rétablir les liens, réparer les dommages et empêcher la personne de récidiver. Aujourd’hui, ce sont déjà 4 millions de Canadiens qui possèdent un casier judiciaire. Pour l’ASRSQ, « il devient nécessaire de considérer la problématique de la judiciarisation comme un enjeu qui engage l’ensemble du Canada ». Et la justice réparatrice entre dans le processus de guérison.

L’ASRSQ

L’association des services de réhabilitation sociale du Québec est un organisme communautaire qui travaille pour prévenir le crime et aider les personnes ayant des démêlés avec la justice. Elle regroupe 56 organismes qui travaillent à la réinsertion sociale, mais aussi à l’information, dans un rôle de liaison avec les organismes gouvernementaux.

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Jennifer Catwright : 514 521.3733 ou jcatwright@asrsq.ca

Autres textes sur le Bénévolat.

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

PUBLICITÉ

show_image

Poésie urbaine

Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Bénévolat

ASRSQ: La grande virée

ASRSQ: La grande virée

Lisa Melia                 Dossier Ville de Montréal

L’association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) met en place la deuxième édition du forum La grande virée, afin de promouvoir et de mieux faire connaître son action.

ASRSQ L’ASRSQ est un organisme d’action communautaire qui travaille pour aider les personnes ayant des démêlés avec la justice, et dans un but de prévention du crime par le développement social. Le forum permettra d’une part aux participants de visiter des sites carcéraux, et d’autre part aux professionnels de se rencontrer, communiquer, développer des partenariats, et mieux comprendre la réalité du terrain. C’est également un moyen pour les membres de la communauté de transmettre au Service Correctionnel du Canada (SCC) leurs opinions et points de vues sur les politiques et les programmes correctionnels.

Programme de la grande virée

Trois dates sont prévues: le 25 mars, à Montréal, la question sera celle de l’employabilité des jeunes judiciarisés, avec la visite de plusieurs organismes, un diner dans l’entreprise d’insertion sociale PART et une intervention de représentants du SCC et de CORCAN, un programme d’aide à la réinsertion des délinquants du SCC. Le 30 mars, toujours à Montréal, une conférence sera prononcée par Brian McDonough, directeur de l’Office des œuvres et de la pastorale sociale du
diocèse de Montréal, puis quatre experts. Dans l’après-midi, des ateliers seront mis en place autour du thème de la journée: la justice réparatrice. Le 31 mars, enfin, l’évènement se tiendra à Québec sur la question de la santé mentale, et comprendra la visite de divers organismes: PECH, Point de repères, Projet intervention prostitution Québec (PIPQ), Rendez-vous Centre-ville et le CCC Marcel-Caron. Chaque forum se conclura sur un cocktail et une consultation.

ASRSQ: c’est quoi?

L’ASRSQ a été fondée en 1962 en vue de “grouper dans la province Québec les services sociaux génériques et/ou spécialisés intéressés à la réadaptation sociale du prisonnier et du délinquant des deux sexes”. Elle regroupe 56 organismes à but non lucratif qui travaillent à la réinsertion sociale aussi bien qu’à la prévention des délits et crimes, et ce en collaboration avec les services publics et privés des secteurs correctionnels. L’ASRSQ se donne ainsi pour mission d’informer, dans un rôle de liaisons avec les organismes gouvernementaux, de négocier avec eux et de représenter, et de développer des programmes répondants aux besoins de la communauté.

Les 25, 30 et 31 mars prochains vous permettront donc de découvrir l’action de l’ASRSQ. Pour cela, les inscriptions se font uniquement par courriel, auprès de Francine Piette: info@asrsq.ca.

Pour plus d’information, visitez le site de l’ASRSQ. Concernant l’évènement, vous pouvez également joindre Jennifer Cartwright au 514.521.3733 ou à l’adresse courriel communication@asrsq.ca.

 

PUBLICITÉ

Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

show_image Extreme Supreme Science
Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :