Milieu carcéral, des prisons ouvertes à la réhabilitation

Prisons sans barreaux, détenus sans menottes, gardes souriants se liant d’amitié. Les prisons ouvertes et «humanisées» pourraient quasiment passer pour des lieux de villégiature.

Un texte de Justine Aubry publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Justice

Mais pourquoi avoir adopté ce modèle? Favorise-t-il la réhabilitation et un risque moindre de récidive chez les criminels? Plusieurs exemples semblent le prouver.

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Autres textes sur Justice

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Justice réparatrice, briser le cercle de la violence

Terry a 53 ans. Il y a une dizaine d’années, ses nuits ont commencé à être perturbées par d’affreux cauchemars. Ses cauchemars avaient des odeurs du passé. Ces images et ces odeurs se sont avérées être des souvenirs. Terry s’est souvenue qu’elle a été victime d’inceste entre l’âge de 4 et 12 ans.

Un texte de Mélina Soucy publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Justice

La justice réparatrice est une alternative à la justice traditionnelle qui est axée sur la réparation des torts causés par des activités criminelles. Des victimes de crimes violents et des détenus ayant commis des crimes de la même nature se rencontreront sous la supervision d’un animateur pour discuter.

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Autres textes sur Justice

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Arrêt des procédures contre Nathalie Normandeau; délais judiciaires déraisonnables

Nathalie Normandeau libérée des accusations de l’UPAC

Après 52 mois, le plafond de 30 mois étant largement dépassé, le juge André Perreault ordonne l’arrêt des procédures contre Nathalie Normandeau et ses cinq coaccusés.

Raymond Viger, dossier Justice

Sous le nom de l’arrêt Jordan, le 8 juillet 2016, la Cour suprême du Canada fixe un délai maximal entre le dépôt d’une accusation et la tenue d’un procès.

Les avocats de Nathalie Normandeau ont utilisé cette jurisprudence pour gagner un arrêt des procédures pour sa cliente.

Est-ce que Nathalie Normandeau va revenir contre le gouvernement pour toutes les années de stress qu’auront occasionnés ces procédures légales?

Si la personne accusée est jugée et officiellement blanchi, qu’il y ait recours pour compenser les pertes de jouissance, ça me va.

Si les accusations sont abandonnées pour vice de procédure, pour délai démesuré ou autre raisons légales, me questionne énormément.

Prenons l’exemple d’un criminel notoire qui est évidemment coupable. Avec l’accès à d’excellents avocats que sa fortune criminelle lui permet, il réussit à faire arrêter les procédures. Serait-il acceptable qu’il puisse revenir contre le gouvernement? Si on ne peut pas le juger, nous ne pouvons pas lui accorder un montant pour jugement erroné. Si la personne veut être dédommagée, il faudrait alors que nous puissions réouvrir le dossier et nous assurer si elle est coupable ou non. Si la personne ne veut pas que nous allions au bout de la vérité, difficile d’accepter de payer un dédommagement.

Autres textes sur Justice

La pandémie en mode 80 – 15 – 5

Le Québec mis sur pause par négligence

De grands discours sans les actions appropriées

Des rassemblements festifs illégaux ont été tolérés. Nous avons laissé aller une minorité de délinquants faire leurs lois. Tout le Québec est maintenant pénalisé par ce laxisme.

Effroyable injustice d’un système qui n’a pas mis ses culottes quand c’était le temps.

Raymond Viger, dossiers Coronavirus, Justice

Le gouvernement émet des consignes concernant les rassemblements festifs tels que les soirées Karaoké, la danse, les heures de consommation d’alcool…

Une douzaine de policiers se retrouvent dans le bar le Lordia à Laval et constatent une série d’effractions. Pourquoi le bar n’est-il pas fermé illico?

Impacts d’un tel laxisme

La majorité des citoyens et des commerces sont respectueux des consignes. Disons 80%. Un certain nombre sont des délinquants notoires qui ne pensent qu’au profit court terme. Disons 5% dont le bar le Lordia fait parti. Il reste un certain nombre de gens sur qui nous pouvons intervenir et avoir une influence.

Fermer pour un soir un bar délinquant qui fait parti du 5% d’irréductible ne l’empêchera pas de recommencer encore et encore. Pour ceux-là, amendes et descentes régulières ne sont possiblement que les seuls moyens de les faire obtempérer.

Il y a une importante conséquence à laisser impunément opérer de tels commerces. Le 15% de commerce d’indécis. Ceux qui voudraient bien se conformer aux règles imposées. Ceux qui trouvent cependant injustes que les délinquants fassent de l’argent pendant qu’eux doivent respecter des contraintes financièrement pénibles. Si on n’agit pas fermement sur le 5% de rebelles, ce 15% risque de les rejoindre dans l’illégalité. Pourquoi être vertueux s’il n’y a pas de conséquences à ne pas l’être?

Une minorité de commerces délinquants peuvent créer une majorité de contamination.

Une minorité de commerces délinquants entraînent avec eux d’autres délinquants.

Autres textes sur le Coronavirus

Une justice trop molle en période de pandémie?

Le gouvernement et ses institutions ne cessent de nous parler de la deuxième vague de coronavirus qui nous guette. Mais le bras de la justice est-il aussi puissant qu’il aurait dû l’être?

Raymond Viger | Dossiers Coronavirus, Justice

Mise en garde très fréquente des instances gouvernementales envers cette deuxième vague de coronavirus qui pourrait s’abattre sous peu sur nous. Des inspecteurs se préparent à distribuer de fortes amendes aux contrevenants.

Pourquoi ne pas avoir émis dès le départ des avis pour montrer la présence de la justice dans nos milieux de vie? Pourquoi ne pas avoir débuté rapidement à distribuer des amendes en début de pandémie pour montrer le sérieux des intentions judiciaires.

J’ai l’impression que l’on parle depuis plus de six mois qu’il pourrait y avoir des amendes mais que pas grand-chose n’est fait en ce sens. À force de crier au loup et de ne rien faire, on ne fait qu’encourager un laxisme généralisé.

Pourtant nous enseignons aux parents de ne jamais faire de menace qu’on ne peut pas tenir. Un jour nous aurons peut-être un gouvernement qui agira en bon père de famille!

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Prévention de la violence conjugale

Le respect

Un bémol de société

Vendredi. Le soleil plombe sur Montréal. Dans ma voiture, je file vers l’ouest où m’attendent une centaine de personnes.

Ingrid Falaise   Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

Ingrid-Falaise-couvertureCe soir, je donne mon énième conférence devant public, mais cette fois-ci ce sont des jeunes qui forment l’audience. La nervosité prend d’assaut mes pensées. La comédienne en moi ne joue aucun rôle lors de ces rencontres. Je n’ai ni masque ni parure. Je suis vulnérable, le cœur ouvert et l’authenticité au bout des lèvres.

Mon courage sur la main, j’ouvrirai, encore une fois, une parcelle de mon intimité afin de sensibiliser, dénoncer et mettre en lumière le fléau qu’est la violence amoureuse. Des yeux seront braqués sur moi. Des gens se seront déplacés pour venir écouter mes paroles. En toute humilité, j’aiderai peut-être une petite Ingrid ce soir à se sortir de son calvaire.

Merci, gratitude, résilience sont mes mots d’ordre répétés comme un mantra.

Mais cette soirée est différente. La violence amoureuse de nos jours débute à quatorze ans malheureusement. Vraiment? Oui, vraiment. Et le cycle est exactement le même. Séduction, manipulation, isolement. Crise et… lune de miel.

En coulisse, j’entends l’animatrice évoquer mon pedigree et hop elle m’introduit. Je m’avance sur scène, un micro à la main et une salle comble de testostérone et d’adolescentes criant mon nom un peu trop fort. Non, l’énergie n’est pas la même que lors de mes conférences devant un public majeur et vacciné, mais le sujet demeure et ma mission aussi. Les minutes passent et je parle, les mots défilant les uns après les autres.

Les jeunes me sidèrent par leur écoute et leur concentration. Une larme coule le long de la joue d’une belle brunette assise à la troisième rangée lorsque j’évoque un évènement qui lui remémore probablement son vécu. Mes paroles sont universelles et intemporelles malheureusement.

Bémol. Il y a tout de même un bémol qui me fait sourciller. Sur le chemin du retour, seule avec moi-même, j’analyse la soirée. Tout était parfait. L’audience, les projections, l’accueil et la rencontre avec les étudiants. Les confidences, les questions, les larmes et les applaudissements. Quel est ce bémol qui me titille?

Le respect.

Certains mots n’ont pas eu le même impact que sur un public plus âgé. Aucune réaction, aucun sourcillement ni indignation. Lorsque j’évoque des passages d’un vécu déjà lointain, je ne me censure guère. Me restreindre atténuerait mes propos et ils ne frapperaient plus aussi fort. Je me dois de rester solidaire avec jadis et avec cette violence verbale qui m’a détruite autant que les coups. Mais ce soir, l’impact de certains mots ingrats, crus et destructeurs n’est pas le même. Pute, salope, chienne, boulet… n’ont pas résonné de la même façon dans le creux de l’oreille de ces jeunes du secondaire et… ça me dérange. Ça me dérange et ça me perturbe.

Ils n’ont presque pas bronché alors que je réitérais les mots de mon lointain agresseur à mon égard.

Je file vers l’est à bord de mon humble bolide et je suis toujours sidérée. Oui, le message est passé, la conférence fut reçue avec amour et compassion. Je crois bien avoir accompli ma mission de sensibilisation et d’éducation auprès des jeunes en ce qui concerne la violence amoureuse. Mais… la violence verbale est déjà commune dans leur si jeune vie.

Alors, je mettrai l’emphase sur un mot lors de mes conférences. Le respect. Qu’en est-il du respect? Le respect de soi et d’autrui. Les mots violents égratignent l’amour propre et résonnent durement dans les pores de notre peau. À nos jeunes, nous devons tout d’abord enseigner le respect. Car l’amour sans respect n’a pas la même couleur.

Autre texte d’Ingrid Falaise :

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Ingrid Falaise lutte contre la violence conjugale

Violence conjugale ; vivre après les coups

Hier encore c’était silencieux dans mon salon. Mis à part les exclamations d’enfants, la marmaille qui s’active au retour de l’école, le plus jeune qui chante à tue tête et le brouhaha du souper qui met trop de temps à cuire. 

Ingrid Falaise | Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

Ingrid Falaise violence conjugaleHier avant ma sortie publique, le silence était lourd à porter dans mon salon… J’étais si seule avec moi-même, avec ce secret qui me grugeait l’intérieur.

En fracassant ce silence au travers de vos radios, de vos télés, de vos journaux, de vos magazines préférés j’ai guéri… mieux. En écrivant mon livre Le Monstre, je me suis délaissée de ce fardeau et j’ai levé mon visage vers la lumière en devenant moi-même un phare pour celles qui ne se souvenaient pas que le soleil existe. Je ne le répèterai jamais assez. L’étape première de la guérison est de percer le silence et de raconter son histoire. À une amie, un amoureux, un parent, un collègue.

La mienne… mon histoire. Celle de la violence amoureuse. Pourquoi se taire? Pourquoi suis-je si longtemps restée muette dans mon calvaire? Parce qu’entre autre il y a le déni, la peur, la honte, le blâme.

Le déni: celui qui fait taire sa petite voix intérieure qui te dit que c’est assez, qui te demande de te choisir. L’écouter est périlleux. L’entendre c’est faire face à une réalité qui fait si mal, une vérité si souffrante que le choix d’enfouir et de nier l’existence de la voix gèle les émotions et devient plus confortable. Faire fi de cette voix permet de continuer à… survivre.

La peur: Celle de ne pas être crue, celle de passer pour l’idiote du village, celle de se faire cogner la tête contre la commode si l’agresseur est mis au courant ou si on a esquissé un sourire de trop lors d’un souper entre amis. La peur de ne plus jamais revoir ses enfants. La peur qu’il tue un membre de notre famille. C’est ce qu’il dit. Il jappe fort l’agresseur… La peur est l’arme magique de ce dernier. En entretenant cette frousse il nous scie les jambes et nous garde sous son emprise, sous son joug.

La honte: La honte d’être frappée à coups de mots, à coups de poings. La honte d’avoir des bleus plein les bras et les empreintes de verbes agressifs qui font plier l’estime de nous. Une estime quasi inexistante désormais. La honte de ne pas avoir fuit une énième fois. La honte qui nous fait baisser la tête, les yeux rasants le bitume.

Le blâme: C’est de notre faute. Jour après jours, semaines après semaines nous sommes fragilisés et blâmés d’avoir fait trop ou pas assez. Petit à petit nous finissons par croire que nous méritons les mots, les gestes violents car… nous l’avons cherché, nous a t’il inculqué.

Pourtant… c’est lui qui devrait se cacher dans une grotte et avoir honte, avoir peur des représailles et s’en vouloir de blesser autant.

Parler c’est franchir la première marche vers un monde sans violence. Des organismes d’aide il y en a plusieurs. Les centres d’hébergements pour femmes violentées sont accueillants et ne collent pas aux stéréotypes que nous nous sommes créés. Pour en avoir visité, je peux en témoigner.

Sécuritairement, confidentiellement nous pouvons prendre le téléphone et composer le numéro de SOS Violence Conjugale. Même si le mot fait peur. Même si aucune ecchymose ne tatoue notre corps… Au moindre doute, au moindre questionnement les lignes sont ouvertes 24/24, 7 jours sur 7.

Le déni, la peur, la honte le blâme ne méritent pas que nous gardions le silence… En le brisant, nous mettons fin à la violence.

Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 31 ans. En octobre 2015, elle a publié son 1er livre Le Monstre. Un récit autobiographique sur les années où elle vécu de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre raconte les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique. Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de l’organisme SOS Violence conjugale.

Ressources

SOS Violence conjugale
http://www.sosviolenceconjugale.ca

Pour obtenir de l’aide
– Par téléphone :
1-800-363-9010
(24 heures sur 24, 7 jours sur 7)

– Par courriel :
sos@sosviolenceconjugale.ca
(délai de réponse possible de 2 jours)

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Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

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