Réseaux sociaux : un outil en santé mentale ?

Au Canada, les réseaux sociaux ont pris une ampleur considérable. Au point où nous sommes le pays le plus connecté à Facebook. En parallèle se sont développés les groupes de soutien en ligne pour toutes sortes de causes. Dont la santé mentale. Pour les personnes atteintes de troubles bipolaires, il existe plusieurs plateformes dans la francophonie, que ce soit sur Facebook ou des forums. N’importe qui peut s’y inscrire, qu’il soit un proche, un patient ou juste un curieux.

Un texte de Delphine Caubet – Dossier Internet


Pour suivre les informations qui s’y échangent et surtout offrir un lieu sécuritaire aux membres, de nombreux organismes et hôpitaux tentent d’attirer leurs patients sur leur propre plateforme. Des administrateurs y sont présents pour pallier les éventuels dérapages.

Entraide en continue

Revivre (organisme d’aide pour les personnes ayant des troubles de l’humeur) a pris le virage des réseaux sociaux, très tôt, en 2000. D’après son directeur général, Jean-Rémy Provost, c’est à la demande des membres que fut créée cette plateforme pour les personnes avec trouble bipolaire, anxiété et dépression. «Ces personnes sont en recherche, explique le directeur. C’est une bouteille à la mer. Ils peuvent rester longtemps sur le forum sans écrire, puis un jour ils vont raconter leur histoire. C’est un exutoire pour eux.»

Que ce soit des groupes Facebook ou d’autres forums, ces plateformes sont un espace pour échanger avec des pairs. Suis-je normal? Avez-vous ces symptômes? Vos médicaments vous stabilisent-ils? Poser ces questions derrière son ordinateur à des personnes vivant la même réalité, sans le regard de l’autre, aide à s’exprimer. Et pour ceux qui ne sont pas encore suivis par un médecin, c’est l’occasion de mieux appréhender la maladie et d’avoir du soutien pour pousser la porte d’un professionnel de la santé.

Pair aidant

Nathalie a aujourd’hui 45 ans et elle fréquente 2 forums destinés aux personnes bipolaires. Elle y fait son bénévolat, comme elle le dit. Alors qu’elle approchait de ses 40 ans, Nathalie fait une dépression majeure, où le diagnostic de sa bipolarité tombe, quelques mois plus tard.

Revivre a des modérateurs pour éviter des dérapages tels que des conseils sur le suicide ou l’organisation groupée du passage à l’acte.

Contrairement à la majorité des personnes qui écrivent sur ces forums, Nathalie n’y va pas s’exprimer lors de ses phases dépressives.  Elle veut trouver une utilité à sa dépression, alors elle écrit ce qu’elle vit et donne des conseils en fonction de son expérience. «Mais jamais sur les médicaments», précise-t-elle. Elle est infirmière et grâce à sa profession, elle a une bonne connaissance de sa maladie. Mais, une autre réalité, ces lieux d’échanges peuvent être propices aux dérapages.

Double tranchant

Un forum comme Revivre a des modérateurs pour éviter des dérapages tels que des conseils sur le suicide ou l’organisation groupée du passage à l’acte. Sur Facebook en revanche, de tels vigiles n’existent pas. Les groupes ont des administrateurs (personnes qui gèrent la page et peuvent supprimer des publications et bannir des membres) qui servent de garde-fous. Mais cette supervision reste entre pairs et non aux mains de professionnels. Et les informations qui y sont être échangées peuvent être plus ou moins fiables.

L’autre problématique de Facebook est que des usagers déversent leurs sentiments en période de dépression. Mais contrairement à Nathalie, peu d’entre eux sont présents lorsqu’ils ont repris le dessus. L’entraide se fait donc entre pairs en situation de crise, et lorsque celle-ci devient majeure, il est très difficile d’intervenir… l’autre pouvant être n’importe où à travers le monde. Des forums comme Revivre ont des vigiles qui supervisent les discussions… chose absente du grand rassembleur Facebook.

Jean-Rémy Provost insiste sur l’entraide que peuvent apporter ces groupes de discussions. Nathalie en voit des effets bénéfiques, mais précise: «Si mon mari n’avait pas été là, je ne serais plus là non plus. Le soutien de proches est différent, ils ne sont pas de la même équipe.» Mais ils apportent une présence physique, une empathie que n’ont pas les réseaux sociaux. «Les mots sur les forums sont froids et ça reste dans le rationnel, ajoute Nathalie. Pendant une dépression, le cerveau ne fonctionne pas très bien. Moi, j’étais au-delà du rationnel, je ne parlais plus, je ne voyais plus de couleurs… les mots sont inutiles dans ces périodes.»

En 2013, les groupes Facebook francophones consacrés aux bipolaires regroupaient pas moins de 42 000 personnes. Ces plateformes permettent de vulgariser les informations médicales parfois très scientifiques en discutant du quotidien entre personnes vivant la même réalité.

En complément à Reflet de Société +

Découvrez ce résumé de Sud-Ouest sur une étude menée par la Royal Society for Public Health. Les médias sociaux sont-ils vraiment néfastes ? Rien n’est blanc ou noir, la preuve avec ces quelques chiffres.

Autres textes sur Internet

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Narcissisme collectif : le terrain fertile des réseaux sociaux

Utilisés quotidiennement par des millions d’utilisateurs, les médias sociaux ne semblent pas sur le point de perdre en popularité. Passant d’un égoportrait à une simple réflexion du jour, on termine par la mise en ligne d’une banale activité du dimanche.

Un texte de Justine Aubry | Dossier Internet

Cette soif d’exposition de soi, de reconnaissance toujours plus forte, s’inscrit dans un mouvement sociétal généralisé et devient dorénavant un objet d’étude des plus actuels. Les médias sociaux, telles les plateformes Facebook ou Instagram, peuvent-ils être les moteurs de la promotion du narcissisme dans notre société?

Fondement essentiel de la confiance en soi et des relations interpersonnelles, le narcissisme biologique dit «sain» est à la base de toute psychologie humaine. Pourtant, lorsque ce narcissisme se mute en trouble de la personnalité, il révèle une estime de soi fragile ou défaillante. Selon une définition médicale du narcissisme, seulement 1% de la population générale souffrirait de cette maladie. Alors, peut-on dire que notre société serait atteinte de degrés plus nuancés du narcissisme?

Pour le sociologue Michel Maffesoli, il est ici question d’un «narcissisme collectif». «C’est-à-dire, ne pas se regarder simplement le nombril, mais se regarder le nombril les uns les autres». En faisant le tour d’horizon d’un vaste échantillonnage d’utilisateurs de plateformes en ligne, une tendance se dégage: la valorisation de l’autopromotion. S’en suit alors une comparaison entre individus qui est pratiquement inévitable. Dans son récent essai sur le narcissisme, le docteur en psychopathologie Rémy Potier évoquait «le réseau d’amis» et ses approbations comme «un indicateur de narcissisme».

Pour plusieurs de ses patients aux prises avec des troubles identitaires liés à l’utilisation des réseaux sociaux, les problématiques suivantes sont présentes : attitudes narcissiques, stéréotypes identitaires, nombre d’amis comme souci constant ou bien importance accordée au regard de l’autre dans la représentation de soi.

S’aimer via les autres

Besoin d’être vu et admiré, mise en avant de soi, surestimation de ses propres réalisations… Ces traits associés au narcissisme sont souvent faciles à associer aux fervents utilisateurs de médias sociaux.

Patrice (nom fictif), 43 ans, est un habitué de la plateforme Facebook. Il met en ligne en moyenne 10 publications par semaine: photos d’une recette de son cru qu’il qualifie de «gastronomique», réflexions de vie ou critiques acerbes et image de profil de type égoportrait sans cesse mise à jour. Avant de se coucher, il souhaite parfois bonne nuit à «ses facebookiens», presque comme s’il était leur chef…

Une étude de l’Université du Michigan parue en 2011 pourrait expliquer le comportement de Patrice. Selon les chercheurs, «les adultes d’âge moyen ont habituellement déjà formé leur identité sociale, mais ils utilisent les médias sociaux pour obtenir l’approbation de leur cercle d’amis». Pour se conforter dans ses réalisations, Patrice aurait donc besoin de partager ses actions et états d’âme afin d’obtenir l’approbation et l’attention de sa liste d’amis virtuels.

Pour d’autres spécialistes, faire le rapprochement entre une montée du narcissisme et l’utilisation des réseaux sociaux n’est pas si simple. Ils expliquent qu’une disposition manque: un désintérêt généralisé à s’intéresser à la vie des autres. Au contraire, les utilisateurs semblent, à première vue, intéressés à en savoir plus sur la vie de leurs camarades virtuels: la preuve, ils alimentent constamment leur banque «d’amis». «Aimer» ou «adorer» les publications des autres est également une pratique récurrente.

Pourtant, une question se pose toujours: ces utilisateurs sont-ils réellement intéressés par la vie de ces personnes ou flirtent-ils plutôt avec l’envie de comparer leur vie?

Comparaison malsaine

En 2016, un sondage réalisé par Léger pour le Journal de Montréal révélait qu’un adulte sur quatre considèrerait que le fait de se comparer aux autres sur les réseaux sociaux engendrait du stress. Pourquoi? Parce que depuis notre naissance, nous souhaitons être à la hauteur de nos propres attentes et de celles fixées par notre environnement. Plus tard, et avec l’aide des médias sociaux, certains voudront montrer à leur cercle social cette singularité qu’ils croient devoir acquérir. Ils souhaiteront alors exposer cette non-conformité en valorisant leurs réussites, en révélant une vie montrée comme exaltante.

Apparait malheureusement chez bon nombre d’utilisateurs l’instinct de compétition. Et si l’estime de soi est déjà fragile, la propension à se dénigrer face aux réalisations des autres peut être implacable.

Présentée sous son meilleur jour, la vie d’autrui peut sembler mieux que la nôtre. Pour certains, une blessure apparait suite à ces remises en question due au sentiment d’inadéquation et de stress. Pour d’autres, l’instinct de compétition amplifie un état narcissique de dépassement et de supériorité. Si notre liste d’amis est plus fournie que celle des autres, on se met alors à croire qu’on est plus populaire. La popularité nourrit le narcissisme et ainsi de suite.

Habitude plus saine

Pour Sylvianne Barthe-Liberge, psychologue clinicienne: «Les réseaux sociaux ne sont pas une mauvaise chose en soi. Tout dépend de l’utilisation qui en est faite. Il est fort probable que ce soit le narcissisme sociétal élevé qui pousse les gens à utiliser ces réseaux de manière narcissique et égocentrique». Alors, comment les individus peuvent-ils utiliser les réseaux sociaux sans participer à cette épidémie de narcissisme?

Les études sur la question sont aussi complexes qu’évolutives. Il n’y a donc pas de formule magique. Chaque personne est différente. Pour plusieurs, plus l’exposition sur ces plateformes est grande, plus il devient difficile de se contenir. Il s’agit alors de définir quelques règles de base devant nous assurer une utilisation plus saine des réseaux sociaux.

À l’unanimité, les recherches recommanderaient d’essayer de percevoir ces réseaux davantage comme des lieux de partage d’informations et d’échange social.  Et non comme des endroits exclusivement réservés à l’autopromotion.

Éviter le découragement et la déprime en cessant de comparer les réalisations que les uns et les autres ont mises en ligne est également une bonne piste de solution!

En complément à Reflet de Société +

Écoutez le cri d’alerte du docteur Ducanda sur le danger des écrans auprès des enfants de moins de 4 ans.

Crédit vidéo : Dr Ducanda et Dr Terrasse PMI.

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Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Comment financer un projet de coopération internationale?

Plateforme de financement

Réseaux sociaux et diffusion virale

Il existe plusieurs plateformes de financement pour un projet. Elles ne sont pas toutes disponibles et les frais sont très variables.

Raymond Viger | Dossiers Le Ste-CathCommerce équitable, Communautaire

ghana-afrique-cooperation-internationale-aide-humanitaireJ’avais remarqué le site Kickstarter. Une plate-forme permettant de présenter des projets à être financés. Seul hic, la personne qui dépose le projet doit être américain. Dommage, nous n’avons pas d’Américains dans nos bénévoles ou nos proches qui sont prêts à être notre répondant.

J’en ai trouvé une, Go Fund Me, qui accepte les projets, peu importe le pays d’appartenance. Cette plate-forme est moins dispendieuse qu’une plate-forme comme Indiegogo. En plus de présenter le projet, la plate-forme permet de structurer la collecte de dons autant pour les cartes de crédit que pour un paiement avec PayPal.

Il n’y a cependant pas de solutions miracles. Dans tous les cas, les mécènes ne tombent pas du ciel. Il faut que chaque projet soit capable de mobiliser leurs proches pour participer au financement du projet, mais aussi à en faire la promotion et à le diffuser  dans son réseau.

aide humanitaire ghana afrique coopération internationale bénévolatPour le projet de Patrick de coopération internationale au Ghana en Afrique, j’ai créé une page sur Go Fund me.

Merci à tous ceux qui ont soutenu Patrick dans son bénévolat au Ghana en Afrique!

Venez visitez notre boutique virtuelle pour voir tous nos produits: Éditions TNT

P.S. Ce billet a été écrit en 2012. Aujourd’hui, nous avons développé de nouveaux outils de financement qui ont passé par l’acquisition du Bistro le Ste-Cath, une salle de spectacle, une restauration accommodante et une galerie d’art dont 100% des profits sont reversés à la communauté.

Informations et réservations: (514) 223-8116

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre infolettre sur le site http://www.le-ste-cath.com

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Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

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Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Politique et réseaux sociaux: un monde hermétique

Des politiciens me signalent comme indésirable sur Facebook

L’actualité me censure sur ses blogues

Suite à ma petite étude de la semaine dernière, des politiciens se choquent et veulent me clouer le bec jusqu’après les élections.

Raymond Viger | Dossiers Politique, Internet

facebook censure compte bloque reseaux sociaux internetLes politiciens qui se préparent pour les élections provinciales 2012 se sont lancés corps et âmes dans les réseaux sociaux. On les voit émettre leurs messages.

Je me questionnais sur la qualité de l’écoute de nos politiciens dans les réseaux sociaux et les blogues. Les résultats sont disponibles: Les partis politiques et les réseaux sociaux.

Mario Asselin avait été le seul politicien à commenter une de mes interventions. Il me confirmait que la modération des 4 blogues des politiciens sur le site de L’actualité avait été faite par le personnel de L’actualité et qu’il n’avait jamais pris la décision de ne pas publier mon commentaire. Décision éditoriale des gens de L’actualité.

Je respecte la décision de L’actualité, mais je trouve dommage qu’ils présentent des acteurs comme étant des blogueurs mais que finalement, ces politiciens ne jouent pas le jeu et ne viennent pas commenter leur propre blogue. Il faudra trouver un autre nom pour ce genre d’espace Internet qui n’entre pas dans la définition d’un blogue.

Nouveau revirement intéressant dans mon étude des politiciens dans les réseaux sociaux. Suite à mes questions dans Facebook à 5 politiciens, je reçois ce message de Facebook:

Certains de vos messages ont été signalés comme étant du contenu indésirable. Afin d’éviter le blocage de votre compte, veuillez vérifier que vos messages respectent les standards de la communauté Facebook. Le blocage restera actif pendant encore 20 jours et 19 heures.

Dans les 6 derniers mois, je n’ai envoyé que 5 messages sur Facebook à 5 politiciens, soit: Léo Bureau Blouin, Pauline Marois, Françoise David, Amir Khadir ainsi que Jean Charest. Parmi ces 5 politiciens qui se sont lancés dans les réseaux sociaux, il y en a au moins un qui a signalé ma question comme étant du contenu indésirable.

Vraiment intéressant cette ouverture politique, en période politique, de discuter d’une réforme politique.

Voici les Standards Facebook selon lesquels j’ai été bâillonnés:

  • Violence et menaces
  • Suicide ou blessures à son propre encontre
  • Intimidation et harcèlement
  • Discours incitant à la haine
  • Nudité et pornographie
  • Hameçonnage et courrier indésirable

La définition du courrier indésirable: s’abstenir de contacter les utilisateurs à des fins commerciales sans leur consentement.

J’aimerais bien que le ou les politiciens qui ont bloqués mon compte Facebook commencent par s’identifier et m’expliquent en quoi, un question sur la réforme politique est un usage commercial de Facebook.

Étant maintenant muselé pendant 20 jours sur Facebook, cela veut donc dire que je vais retrouver mon droit d’envoyer des messages sur Facebook le 4 septembre prochain en soirée, soit après que les citoyens auront exercés leur droit de vote pour les prochaines élections provinciales. J’espère d’ici là pouvoir connaître l’identité du politicien qui me considère comme indésirable.

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    L’amour en 3 dimensions

    l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement Roman de cheminement humoristique.

    Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

    L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

    Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3DPar téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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    Les partis politiques et les réseaux sociaux

    Quand les politiciens font semblant d’écouter

    La semaine dernière j’ai fait un test sur les réseaux sociaux avec nos politiciens. Les politiciens ont coulé le test des réseaux sociaux!

    Raymond Viger | Dossiers Politique, Internet

    C’est la mode des réseaux sociaux. Tout le monde s’y retrouve. Ça fait cool. On tente d’aller chercher un nouveau public. D’être plus proche du peuple…

    Les politiciens ont-ils réussi leurs entrées dans le monde des réseaux sociaux?

    Pour en avoir le cœur net, j’ai fait un petit test. Lundi le 6 août à 19:00 heures, je publie une question à débattre sur les plusieurs comptes Facebook et Twitter de nos politiciens. Je fais un lien sur un billet où je débat cette question et où je propose l’abolition des partis politiques.

    Est-ce que les partis politiques sont antidémocratiques?

    Facebook

    Pour Facebook, j’ai publié la question sur les comptes de Léo Bureau Blouin, Pauline Marois, Françoise David et Amir Kadir. Contrairement aux autres politiciens, Jean Charest a une page Facebook mais il est impossible d’y publier un commentaire. J’ai donc été obligé de mettre un commentaire à la suite d’une de ces publications.

    Twitter

    Pour Twitter j’ai lancé un message direct à François Legault, Christine St-Pierre et Denis Coderre.

    Aucune réponse de ces politiciens. Sur Twitter, un de mes amis m’a répondu à partir du message laissé à Denis Coderre. À partir de la page Facebook de Léo Bureau-Blouin, 2 internautes ont fait quelques échanges avec moi.

    L’actualité et les blogues de politiciens

    Vivant l’indifférence totale des politiciens sur Facebook et Twitter, L’actualité offre 4 blogues de politiciens. Un blogueur par parti politique. Le 9 août à 6:00 heures du matin, je tente ma chance de ce côté. Je laisse mon commentaire aux 4 politiciens: Alain Paquet pour le parti Libéral, Jean-François Lisée pour le Parti Québécois, Mario Asselin pour la CAQ et Andrés Fontecilla pour Québec Solidaire.

    L’actualité, jouant de prudence, mes 4 commentaires à ces politiciens se retrouvent en attente dans le système de modération. Le lendemain, mes commentaires se retrouvent à la poubelle des politiciens sauf celle d’Alain Paquet.

    Si on fait une synthèse du début de la carrière de blogueurs-politiciens, avec son seul texte de présentation, Andrés Fontecilla de Québec Solidaire n’avaient reçu aucun commentaire en 4 jours.

    Alain Paquet du Parti Libéral avec 2 billets n’avaient aucun commentaire, sauf le mien qui est demeuré en modération plus longtemps que pour les autres blogueurs. Malgré tout, comme pour les autres blogueurs, au lieu d’engager le débat, j’ai été mis à la poubelle.

    Mario Asselin a mis en ligne 3 billets. Il a reçu 8 commentaires mais il n’est intervenu qu’une seule fois.

    Dans le cas de Jean-François Lisée, il a publié 9 billets sur son blogue qui ont générés 131 commentaires. Mais Jean-François Lisée n’est jamais intervenu. Il émet, mais écoute-il? Veut-il vraiment débattre?

    Ces 4 politiciens sont-ils de vrais blogueurs?

    Ici, pour éviter le conflit d’intérêt, je n’utiliserais pas ma définition d’un blogueur que j’ai publiée dans mon livre, mais plutôt celle que Mario Asselin (le même qui vient de faire le saut en politique) nous a livrée en 2007 en répondant à un mandat de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ):

    Le blogue est un outil de conversation, pas seulement une présence Internet. C’est une communauté que l’on tisse, un réseau avec lequel on accepte d’interagir. C’est l’échange avec les lecteurs, le référencement à ce qui se dit ou se fait ailleurs sur le web, et la participation à d’autres blogues qui distingue le blogueur et sa blogosphère des simples pages personnelles. Le carnetier offre un point de départ pour la réflexion à ses lecteurs et un réseau qui leur permettra d’enrichir cette réflexion, à laquelle il participe dans les commentaires. Toujours, on a conscience de la présence des autres, que l’on guidera vers d’autres choses tout en les invitant à enrichir notre propre expérience virtuelle.

    Je n’émettrais pas de commentaires sur cette question. Je vous laisse tirer vos propres conclusions.

    Est-ce que j’ai aimé cette expérience?

    Même si les politiciens sont demeurés muets pendant toute cette expérience, j’ai eu l’occasion d’avoir 46 commentaires avec 11 internautes différents.

    Des internautes qui, au lieu d’échanger avec les propriétaires des pages Facebook ou Twitter ont commencé à échanger avec moi. Une moyenne d’un peu plus de 4 commentaires par internautes.

    Pour la majorité, de nouveaux internautes qui ne me connaissaient pas. Nous avons eu un débat sur les positions que j’ai présentées. Nous avons tous enrichis notre réflexion. Qui sait, peut-être que certains m’adopteront et resteront fidèles à mon blogue.

    Cette expérience aura généré un trafic supplémentaire sur mon blogue.

    En commentant ainsi avec des internautes sur des pages Facebook et Twitter des autres, j’ai l’impression de leur voler du trafic, de faire leur travail de blogueur et d’établir une relation avec leurs internautes. Mais puisque les politiciens n’ont pas encore compris comment se vivent les relations dans les réseaux sociaux, il faut bien que quelqu’un habite le cyberespace qu’ils n’ont pas encore occupé.

    Contrairement à notre société, la blogosphère est démocratique. Tout le monde peut y prendre sa place et s’exprimer. Mais ici on parle de démocratie. Un mot que certains politiciens n’ont peut-être pas encore bien développé.

    Lien vers la définition d’un vrai blogueur de Mario Asselin.

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