GRAFFITI SECOURS À 12 ANS

GRAFFITI SECOURS À 12 ANS

Texte de Patricia Turcotte, St-Georges de Beauce.

C’était au cours d’art plastique du secondaire 1, appelé à l’époque 1968-1969, la 7ième année du primaire, à l’École Sainte Jeanne-D’Arc de ma ville natale, à Saint Georges QUÉBEC. J’avais 12 ans et je m’ennuyais à mourir durant ce cours, même si notre professeur était vraiment sympatique et compréhensif; heureusement pour moi. Parce que j’ai commit mon premier et dernier acte d’élève rebelle, à travers mon premier Graffiti. Ce n’était pas le côté artistique de ce cours d’art plastique qui me révoltait, à ce moment-là. À vrai dire, on traversait dans ma famille, une bien grande épreuve. Chacun la vivait à sa façon personnelle, mais vu que j’étais la plus jeune à la maison, j’entendais, je voyais et je savais bien des choses pour une petite fille de mon âge. Sous mes airs d’adolescente paisible, joyeuse et heureuse, j’ai vécu dès l’âge de 8 ans jusqu’à 15 ans, soit jusqu’à la mort tragique de mon frère Serge, qui s’est enlevé la vie à l’âge de 22 ans. Mon grand frère Serge, qui était pourtant un jeune adulte doux et généreux avec tout le monde, me faisait très peur après être devenu malade psychologiquement. Parfois, il voulait sûrement m’emmener avec lui dans la mort, parce qu’il me serrait très fort le cou, jusqu’à en perdre le souffle. Soudainement, il s’arrêtait et en me regardant droit dans les yeux, il me chuchotait à l’oreille: « Je reviendrais terminer cela cette nuit ». Le suicide, tout comme les problèmes de santé mentale étaient des sujets tabous. Je ne confiais jamais à qui que ce soit, le drame que je vivais à la maison; ni même à mes camarades de classes, et encore moins à ma grande amie d’enfance.

Un talent caché pour les Graffitis

  Je me souviens comme si c’était hier, qu’en plein milieu du cours d’art plastique, je me suis faufilée dans la salle de bain, avec les couleurs et les pinceaux, en prenant soin de demander à mes amies, de ne pas me stooler. Alors sans réfléchir plus longtemps, me voilà en train de peinturer en couleurs psychadéliques, mon premier Graffiti. Sauf que dans la salle de cours, il n’y avait qu’une seule fenêtre, malheureusement située dans la salle de bain. Je crois avoir dessinée toute la colère, la peine et l’impuissance que je ressentais dans mon for intérieur. Même le professeur me laissait voir que ma peinture Graffiti était peu banale et représentative de profonds chagrins. Heureusement qu’à travers mon malheur d’avoir été dénoncée par mes soi-disant amies, je suis parvenue à négocier avec mon professeur, pour payer la somme de $1. en dédommagements causés par mon beau Graffiti. J’ai réussi à me transformer en avocat du diable, en la convaincant de m’éviter une importante punition, qui ne ferait qu’ajouter de la détresse à mes parents. Elle a consentie à garder le silence sur ce geste plutôt révolutionnaire, pour une étudiante habituellement, calme et studieuse comme moi. Personne de ma famille, ni les amies de mon entourage familial, ne soupçonnaient mon petit côté révolutionnaire pacifique artistique qui sommeillait en moi, à l’étât latent. En réalité, je dois avouer le grand bien-être intérieur que m’avait procuré l’effet de dessiner mes émotions négatives, trop longtemps refoulées au creux de mon être.

Prisonnière du fantôme de mon grand frère

  Et, la mort de mon grand frère Serge n’était la fin de mes misères. Deux ans plus tard, mon père Vic est décédé d’un infarctus du myocarde, sous mes yeux. Trois jours plus tard, à travers un songe du petit matin, celui-ci est venu me visiter en me disant à deux reprises: « Patricia, demande de l’aide ». Mais à qui voulait-il que je m’adresse ? Je n’avais pas appris à demander de l’aide. Pourtant, j’ai bien reconnu des années plus tard, que j’étais prisonnière du souvenir de mon grand frère, qui me suivait et me harcelait. Comment se fait-il que personne n’aborde ou n’explique aux jeunes, ces phénomènes-là ? L’aide passe par le cœur, les yeux, les mains et les talents des autres personnes autour de nous.

L’importance des organismes communautaires pour les jeunes.

Les jeunes qui traversent ce genre de situations ont grand besoin de ressentir un sentiment d’appartenance, comme par exemple, en se rendant auprès d’un organisme communautaire, tel le Café-Graffiti. Tout comme ils ont sûrement besoin de recevoir l’accompagnement d’amis et de professionnels pour des problèmes tels que le suicide, l’alcool, la drogue, la prostitution, le crime, etc.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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QUAND PLEURENT NOS JEUNES D AUJOURD’HUI

QUAND PLEURENT NOS JEUNES D’AUJOURD’HUI

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Voici un titre plutôt triste je l’avoue, mais aussi réaliste et d’actualité. Rares sont les familles où on ne compte même plus sur les doigts d’une seule main les enfants qui versent des larmes de sang, suite au divorce de leurs parents. Parce que l’amour entre un homme et une femme peut aussi durer le temps d’une période indéterminée.

Certains de ces jeunes enfants du divorce ont versé en cachette de tous trop de larmes de sang sur l’oreiller, mais quelquefois, fort heureusement, sur l’épaule d’un véritable ami de route. Plusieurs d’entre eux auront tout de même eu cette formidable chance à travers leurs malheurs d’avoir des parents assez humains et détachés de leurs propres blessures pour ne pas se servir de leurs enfants comme des otages ou des boucliers humains. Leurs exemples peuvent aussi servir à apprendre subtilement à leurs enfants que le véritable amour entre deux personnes qui s’aiment vraiment peut aussi prendre fin légalement, civilement et religieusement sans toujours mettre fin au véritable amour fraternel. Ainsi, les blessures de tous seraient beaucoup moins profondes et bien moins longues à cicatriser; quand ce beau rêve est humainement possible, évidemment.

Jeunes et familles d’accueils

De plus en plus, il y aura pour les jeunes autant de familles encore unies que de parents divorcés, des familles d’accueils qui se multiplieront à travers les communautés ou des personnes extrêmement charitables, humaines, professionnelles et ouvertes sur les dures réalités que vivent nos jeunes enfants du divorce. À tous les niveaux, ceux-ci auront besoin des meilleurs soutiens possibles: affectif, émotif, psychologique, social et spirituel. Le ministère de la famille verra, j’en suis certaine, à apporter un soutien entier et une approche globale en mettant sur pied des équipes multidisciplinaires pour soutenir nos jeunes qui, après tout, sont nos travailleurs et nos députés de l’avenir.

Le réseau de la santé mentale

Bientôt viendra le temps d’agrandir et de moderniser nos réseaux de la santé mentale, et ce, autant à travers le Québec et le Canada qu’à travers les pays du monde entier. Parce que les centres de crises des maladies mentales, les maisons de réhabilitations et de thérapies intensives, les départements de la santé mentale dans les hôpitaux, les institutions psychiatriques à courts et moyens termes, ainsi que les prisons de chaque pays verront s’alourdir, hélas, l’entrée de nouveaux arrivants ayant à peine atteints l’âge de la majorité. Ces lieux devront être de plus en plus accueillants et chaleureux, afin d’apporter un baume temporaire à nos jeunes, tout en leur donnant le sentiment véritable d’avoir enfin trouvé une véritable place d’accueil et d’hébergement dans la communauté et dans la société.

Jeunes et paradis artificiels

Plusieurs de nos propres enfants et petits-enfants, du divorce ou non, s’en sortiront très bien dans la vie, peu importe quelles difficultés ils auront à traverser. D’autres jeunes n’auront pas d’autres choix que d’engourdir leurs souffrances morales inconsolables à travers les illusions et les mirages que procurent parfois les paradis artificiels tels, la boisson à outrance, la dépendance affective, la sexualité débridée, les jeux de hasard, les sciences occultes outre mesures, quand ce ne sera pas le découragement et les tentatives de suicides. Certains des jeunes, venant de toutes catégories aussi, mais moins chanceux, pataugeront à travers les tas de paradis artificiels causés par les multiples drogues sur le marché, sans compter qu’ils chercheront peut-être à expérimenter et abuser des multiples drogues illégales, sans compter que par la suite, ils risquent de côtoyer des gangs de rues et des milieux criminalisés, etc, etc.

Quand ils auront atteint le fond du baril de la souffrance humaine, les plus éveillés, débrouillards et généreux de nos jeunes de familles divorcées ou non, et cela est important à préciser, auront tout de même atteint à travers ces grands brouillards une sagesse nouvelle qui servira sûrement de tremplin pour venir au secours des jeunes plus miséreux qu’eux-mêmes. Avec une note humoristique, j’ose écrire que plus d’un de ces jeunes devenus adultes, n’auront même plus le goût de visiter au quotidien l’enfer sur terre.

Quand le jeune devient parent

Sortiront alors de ces mille douceurs ou misères, des intervenants sociaux, des journalistes, des écrivains, des policiers, des professionnels de la santé, des gardiens de prison, de casinos ou de résidences d’accueil, des spécialistes en aménagement du territoire dans les MRC et les villes, des diacres pour les paroisses, des coiffeuses, des menuisiers, des artistes, etc. Et oui, il y aura des papas et des mamans qui répéteront possiblement les mêmes scénarios, tant et aussi longtemps qu’ils ne comprendront pas leurs propres parents qui ont simplement donnés le meilleur d’eux-mêmes, y compris avec le contenu de leurs bagages de vie personnels.

Soyons compatissants, humains et accueillants avec tous nos jeunes, peu importe les multiples chemins qu’ils choisiront. Ayons confiance en eux le plus possible, en ayant surtout confiance que la vie les guidera mieux que n’importe qui d’entre nous; en s’assurant quand même de leur fournir tous les outils dont ils auront besoin dans leurs familles, dans la communauté et dans la société. Peut-être aussi verra-ton le ministère de la famille inclure une section spécialisée qui viendrait en aide directement à ces jeunes adolescents (es) et jeunes adultes en devenir? Il est nécessaire de leur apporter des équipes multidisciplinaires pour mieux les soutenir. Après tout, ce sont nos futurs travailleurs et travailleuses. Vaut mieux rêver en couleurs que de ne plus rêver du tout!

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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La science medicale et psychiatrique

La science médicale et psychiatrique

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Il y a deux semaines, c’était la semaine de la sensibilisation aux dons d’organes dans le monde médical, c’est-à-dire, de la santé physique. Se pourrait-il qu’il y ait aussi les dons d’organes dans la santé mentale ? Comme citoyenne, je soulève le courage hors du commun de toutes les personnes touchées par les maladies mentales et ce, bien sûr, au-delà de toutes étiquettes. Perdre du jour au lendemain, ou encore très lentement, une partie de son cerveau, de son génie ou de son esprit, ce n’est pas drôle du tout, croyez-moi. Cela signifie que l’on perd quelquefois sans possibilité de retour, des morceaux de sa vie émotive, affective, sentimentale, cérébrale, intellectuelle et spirituelle; quand ce n’est pas la perte temporaire ou permanente de son libre arbitre. C’est vraiment sérieux ces histoires-là. Puisque la semaine de la santé mentale vient aussi de se terminer, je partage quelques-unes de mes nouvelles réflexions sur le sujet.

Je considère que les gens touchés par les maladies mentales, et qui collaborent volontairement ou involontairement aux soins médicaux psychologiques et psychiatriques, apportent une réelle contribution aux dons d’organes invisibles de l’être humain. En plus de la population qui voit s’améliorer graduellement la qualité des soins psychiatriques, à qui profite tous ces dons invisibles faits gratuitement par ces personnes, souvent les plus défavorisés de la société? Personnellement, je n’ai pas encore été en mesure de me pencher sur ces réponses. Et vous ?

Maladies mentales et lobotomies

Je pense aussi à tous les êtres humains qui on eu à prendre piteusement les froids sentiers de la maladie mentale dans les années plus anciennes ? Trop de nos êtres chers, parents, amis et grand-parents n’ont plus de voix pour raconter leurs touchants vécus en ce domaine. Bien souvent, ils subissaient des lobotomies à froid, sans même y consentir personnellement, comme s’ils étaient des bêtes sans cœur, sans esprit et sans âme. Seuls leurs corps semblaient exister dans les temps plus anciens.

Des personnes racontent parfois à voix basse et presque honteusement leurs malheureuses histoires d’horreurs, à faire dresser les cheveux sur la tête. Ce qui ne peut faire autrement que de sensibiliser les gens à cette cause qui a tout de même évoluée, fort heureusement; quoique les contentions chimiques ont des effets sur l’être humain à ne pas négliger.

Plusieurs femmes ont passé leur vie entière dans des asiles de fous, souvent suite à une dépression survenue après un accouchement. On signait leurs sorties acceptées par les professionnels de la santé seulement si les conjoints consentaient à leurs départs. Quelles graves injustices sociales et humanitaires ! Je soulève aussi les désolantes situations de trop de femmes, d’hommes, d’adolescents (es) et d’enfants qui sont encore aujourd’hui traités comme des malades mentaux, alors que ces gens souffrent de maladies physiques véritables.

Fibromyalgie, douleurs chroniques, Alice Roby et Émile Nelligan

On a qu’à se référer aux personnes qui souffrent de la fibromyalgie, de la douleur chronique, la fatigue chronique, etc. Bien sûr, on a parfois la chance d’entendre ou de lire d’excellents témoignages des rares survivants de ces abominables crimes humanitaires. Je cite madame Alice Roby, qui a eu le courage de nous partager ses années d’enfer à travers ses livres, ses chansons et ses témoignages, ainsi que le film sur sa vie. Cela a contribué à aider énormément la cause des personnes touchées par les maladies mentales. On se souvient tous du célèbre poète Émile Nelligan, qui après avoir demandé l’hospitalisation psychiatrique pour quelques semaines, fut enfermé injustement à l’asile pour le reste de ses jours. Il y a eu aussi la grande cause des enfants de Duplessis. Combien d’autres personnes, peu à peu, sortent heureusement des sentiers de l’ombre.

Reste à souhaiter qu’il existera toujours dans la société des médias professionnels, des groupes sociaux, médicaux, gouvernementaux et religieux, pour les encourager à continuer leurs œuvres, ou assurer leur défense et leurs droits humains. Parce que ces personnes ont tout de même participé à l’avancement de la science médicale psychiatrique, en donnant des organes à la science médicale, tels leur cerveau, leur génie, leur cœur invisible et leur esprit, tout en végétant avec un corps physique souvent en très mauvaise condition. Ce sont nos martyrs vivants ou décédés de l’an 2000.

Ne cessons jamais de se lever debout lorsque vient le temps de les accompagner, de les défendrent ou de se souvenir de leur humble passage silencieu sur terre, ne serait-ce dans mon pays que le jour de la Toussaint, le jour du souvenir, ou à la messe du dimanche, et lors de tant d’autres célébrations commémoratives.

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show_image L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible.

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RÉFLEXIONS PERSONNELLES SUR L’AVORTEMENT

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

RÉFLEXIONS PERSONNELLES SUR L’AVORTEMENT

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Dossiers Avortement, Sexualité.

Dans ma jeunesse, je rêvais d’un monde idéalisé, où il n’y aurait jamais de chicanes, d’indifférences, de vols, de meurtres, d’agressions sexuelles sur des enfants et des femmes, ni de gestes de cruauté envers les animaux domestiques, ainsi que pour les bêtes de toutes sortes. Par la suite, j’ai aussi espérée une terre des hommes, où il n’y aurait plus ni corruption, ni injustices sociales, racismes, et encore moins de guerres ou d’avortements. Après tout, on avait bien enseigné aux enfants que la planète Terre était autrefois le paradis terrestre. Mensonge, utopie ou vérité ?

Heureusement que les êtres humains vivent, occasionnellement seulement et pas très longtemps, des petits coins de paradis. Car plus de deux minutes dans un état aussi angélique, et notre cerveau humain décrocherait de la réalité pour de bon, sans possibilité de revenir à la normale. Alors, ce serait un état de béatitude à longueur de journée, comme, par exemple, chez les personnes trisomiques; elles sont presque toujours souriantes, avec un bel humeur et une candeur admirable, si agréables à côtoyer. Une chatte ou une chienne, par exemple, qui attendent des petits, ne se demandent pas s’ils doivent venir au monde, puisque ceux-ci ne possèdent pas la faculté de choisir librement. La réalité des êtres humains est tout autrement, car rien n’est vraiment facile ni tout prêt à l’avance; surtout lorsque survient un drame dans la vie des adolescentes et des femmes.

Un brin d’humour avec André Sauvé

Pour emprunter l’expression de l’humoriste André Sauvé: je ne suis génétiquement pas construite pour aborder le délicat sujet de l’avortement, mais surtout pour me prononcer. POUR ou CONTRE ? L’ayant promis à Isabelle Bérubé de Rimouski qui a déjà témoignée sur l’avortement, je m’exécute.

Rares sont les occasions de lever mon chapeau aux députés, aux ministres et aux premiers ministres du Québec, du Canada et de tous les pays parce qu’ils ont à méditer souvent sur des sujets délicats comme l’avortement, qui exigenon seulement du cran et de l’humilité, mais aussi d’importantes responsabilités et examens de consciences. Tout comme ils se prononcent souvent sur des sujets peu banals tels, mourir dignement, l’euthanasie pour les personnes agonisantes, l’assistance au suicide aux grands malades chroniques, la sexualité des personnes âgées et handicapées, décriminaliser et légaliser la prostitution, la marijuana, etc.

Docteur Henry Morgentaler

Jusqu’à ce que je traverse ma crise du milieu de la vie, ou crise de la quarantaine, j’entrais dans la catégorie des personnes conservatrices; quoique je possédais des idées libérales sur des tas de sujets sociaux et humanitaires. Sans même réfléchir bien longtemps sur l’avortement, ma réponse était sans hésiter, et ce, jusqu’à l’âge de 40 ans: CONTRE, sans aucune possibilité de changement. Ainsi, ne connaissant que le célèbre Dr Henry Morgentaler, comme professionnel de la santé spécialisé dans les avortements médicaux, je considérais sincèrement que celui-ci et ses aidants médicaux pratiquaient des actes de cruauté physique et mentale sur les femmes, ainsi que des gestes criminels sur les enfants assassinés; rien de plus, rien de moins. Parce qu’une crevette ou une sardine sont bien de la famille des poissons, tout comme les embryons et fœtus sont bien des personnes humaines à part entière.

Tout serait si simple, si toutes mes croyances et valeurs de bases n’avaient pas été entièrement pulvérisées par un spectaculaire volcan. Pire encore, d’importants tremblements de terre évalués souvent à une force de 8.5 à l’échelle Ritcher ont complété les dégâts déjà désastreux. Vu sous ce nouvel angle bousculant, j’ai dû redonné au Dr Morgentaler un titre de très grand médecin humain et professionnel, faisant preuve de vraie humilité, d’une audace hors du commun et courageux dans ses convictions. Pourquoi ?

L’avortement et le milieu médical

Dans le cas d’un avortement, je considère chaque cas comme une situation unique. Si on consent à donner à une femme l’accès à un avortement pratiqué dans un milieu médical sécuritaire, humanitaire et professionnel, on épargne alors la santé et la vie de cette femme qui subit l’avortement. Bien sûr, on vient d’enlever la vie à un enfant. Par contre, si on refuse à cette même femme l’accès à l’avortement, il y a un grand risque de placer en réel danger, non seulement la santé et la vie de cette personne, mais aussi celle de l’enfant. Dans les pires situations, j’opte toujours pour la décision la moins lourde de conséquences. Il est évident que de jouer à l’autruche en continuant d’opter contre l’avortement serait une solution plus facile, du moins au regard des autres. Parce qu’une femme qui désire interrompre sa grossesse se tournera vers les actes chirurgicaux clandestins à des prix faramineux et à hauts risques de dangers pour deux êtres humains plutôt qu’un seul.

L’avortement et les moyens de contraception

Selon ma perception personnelle, le corps d’une femme lui appartient totalement, tout comme un homme est aussi propriétaire de son corps physique. Je ne prône quand même pas l’avortement comme moyen de contraception. Quoique je n’en démords pas, chaque femme a droit à son choix libre, comme elle devrait aussi avoir accès à de l’accompagnement médical et humanitaire avant de faire un choix final éclairé, mature et libre. En cas d’abus à ce sujet, il pourrait y avoir une équipe multidisciplinaire dans les CLSC et les établissements de santé pour venir en aide aux femmes. Il devrait y avoir davantage d’information, de prévention et d’éducation populaire auprès des jeunes étudiants, dès la puberté. Voilà la plupart de mes réflexions sur ce grand débat de société, qui nous concernent tous quelque part.

autres textes sur l’avortement:

Ressources sur Internet:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

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quand un homme accouche roman humoristique croissance personnelle guideQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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DÉMYSTIFIER LES MALADIES MENTALES ET LA DÉPRESSION

DÉMYSTIFIER LES MALADIES MENTALES ET LA DÉPRESSION

Patricia Turcotte, Internaute de St-Georges de Beauce.

Dossier Santé mentale

Aller faire soigner notre esprit égaré ou malade ne devrait pas nous intimider plus, que de se rendre à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux pour nos reins, nos hanches, nos poumons, ou tout autre problème physique.

Quant une personne traverse un choc émotif, une séparation difficile avec l’être aimé, un divorce déchirant, le décès inattendu d’un être cher, la perte soudaine de son travail ou un épuisement moral, pour ne nommer que ceux-là, il est très possible qu’une dépression légère ou sévère se pointe, sans aucun avertissement. Parfois, c’est le système nerveux qui lâche sans crier gare. De temps en temps, un épuisement physique et moral qui traînait depuis de longs mois, s’aggrave en une seule journée. Voilà que tout bascule si vite. Si on ne reçoit pas les soins médicaux d’urgences, c’est le drame qui risque d’éclater.

Santé mentale et bouleversement intérieur

Pourquoi se moquer, pourquoi juger ou ridiculiser les personnes touchées par les maladies mentales? C’est pourtant un signe que ces gens sont simplement des êtres humains qui ressentent un malaise ou un bouleversement intérieur. Le pire scénario n’est-il pas de ne pas se faire soigner et vivre son drame dans le silence et la solitude complète? Il y en a dans notre entourage, de ces personnes mal en point depuis bien longtemps, qui risquent de se retrouver comme tant d’autres, touchées par la maladie mentale. Personne n’est à l’abri de se retrouver un bon matin, avec un tel fardeau.

Consultation, dépression et santé mentale

L’important est d’aller consulter et ne pas attendre qu’il soit trop tard. Je connais des gens qui n’ont jamais été soignés suite à une dépression sévère. C’est tellement désolant de les voir végéter du matin au soir. Tout devient tellement difficile à supporter, pour leur entourage immédiat. Toutes les personnes impliquées dans une telle situation, risquent de craquer un bon matin.

Est-ce qu’une personne qui se fait soigner pour une crise de foi ou une crise de cœur, a honte de raconter son histoire médicale ? Bien sûr que non ! Alors, pourquoi ressent-on de la gêne et de la honte, de partager son vécu lors d’une hospitalisation, au département de la santé mentale ? C’est parce que dans la société, il y a trop de préjugés nourris et non dénoncés.

Démystifier la maladie mentale auprès des proches

Dans nos vies personnelles, commençons à démystifier la maladie mentale auprès de nos proches, de nos voisins plus familiers, de nos amis, de nos collègues de travail, et même sous formes de témoignages à l’occasion, auprès des médias. Ainsi, nous contribuerons à diminuer les misères de tant de personnes qui se débattent souvent pour faire reconnaître leurs droits, leurs valeurs et leurs dignités humaines.

Autres textes sur Santé mentale

Etienne Gervais au dela de la folie.

 

Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

 

Ma schizophrénie

Les réalités de l’autisme.

 

Des artistes atteints de déficiences intellectuelles

École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

La rage du trop gentil

La dépression des jeunes. 

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Commentaires sur le suicide et ses conséquences

Commentaires sur le suicide et ses conséquences

Patricia Turcotte, Internaute de St-Georges de Beauce.

Dossier Suicide

Suite à la publication du texte sur le suicide de Sunny Boy, Patricia Turcotte nous a fait parvenir ce billet.

Est-ce que cela vous arrive de temps en temps, de ressentir une honte de faire partie de la race humaine ? Quant à moi, cela m’arrive en certaines occasions, par exemple, après avoir lu le récit émouvant de Sunny Boy.

Un jeune adulte qui songe au suicide, depuis si longtemps….depuis trop longtemps. Voici un bref résumé synthétisé de son touchant récit, publié au complet dans le site de Raymond Viger, sur Reflet de Société: www.refletdesociete.com. Voici quelques extraits, d’ici à ce que vous alliez lire la suite.

PASSAGES NUAGEUX, SUR CIEL ENSOLEILLÉ« En 2006, j’ai essayé de me pendre. Les gens qui songent au suicide ne le font pas toujours sur un coup de tête, mais y pensent, y travaillent, l’envisagent pendant de longs mois ou des années, consciemment, patiemment, méticuleusement. Désirer se tuer sincèrement est une chose, et passer à l’acte est une autre chose. Mais la seconde ne vient pas, si on ne passe pas à la première. Quiconque n’a jamais pensé au suicide, ne devrait pas être autorisé à faire des reproches et des accusations, à ceux qui vivent avec cette idée depuis des années, ou encore, prétendent que la vie est super belle. C’est son avis, sa vision de la vie. C’est peut-être sa vie, mais ça n’a rien à voir avec la souffrance de l’autre. Les mauvais conseillers n’écoutent qu’eux-mêmes, et n’essaient pas de se mettre dans la peau de l’autre, de celui qui souffre. L’empathie ne s’apprend pas à l’école. Depuis l’adolescence, je pensais à mettre fin à mes jours. Je ne me sentais pas à ma place. C’est souvent le cas : viols répétés…! À 24 ans, j’ai cherché les meilleures méthodes pour me pendre….. »

Mon commentaire suite à la lecture du témoignage de Sunny Boy: Je me sens si pauvre et démunie pour venir en aide à Sunny Boy, même si je suis moi aussi passée par ces chemins de souffrances indescriptibles. Je suis convaincue que ce jeune homme reçoit sûrement un excellent soutien de l’équipe de Monsieur Raymond Viger, à Reflet de Société. Sunny Boy m’a ouvert les yeux, car je crois que ne serai plus capable d’écrire que la vie est tellement cool, si belle. Parce que la vie est belle parfois, mais bien plate à d’autres occasions. Là est la réalité, la mienne pour aujourd’hui.

Ministre de l’Éducation François Legault

Je me rappelle il y a environ 7 ans, une jeune fille que je vais surnomme ici Sylvie, afin de respecter son identité. Étudiante au Cégep, elle s’était confiée à moi après avoir entendu mon partage, lors d’une réunion du mode de vie des 12 étapes.

Sylvie était complètement démolie, épuisée et découragée. Quelle détresse ! Elle se battait sans relâche, avec les procédures administratives et bureaucratiques de l’école, des « ci et des ça », pour obtenir sa bourse; jusqu’à ce qu’elle baisse les bras, en se laissant abattre par la fatigue insurmontable et les idées suicidaires.

Bien sûr, d’autres raisons étaient aussi présentes dans sa vie: le divorce de ses parents, le suicide de sa meilleure amie, notamment. Finalement, je lui ai conseillé d’écrire au ministre de l’éducation à cette période: François Legault. Celui-ci me semblait apprécié et à l’écoute des jeunes.

Quelle heureuse surprise d’apprendre que cette fille avait finalement obtenu sa bourse d’étudiante; tout s’était réglé facilement. Depuis, Sylvie a poursuivi ses études à l’Université, pour devenir pédiatre. Et tant d’autres histoires semblables à celles de Sunny Boy et de mon amie Sylvie, mais toutes des histoires réalités, tellement différentes et uniques!

se suicider vouloir mourir rapidement suicide intervention prevention crise suicidaire quoi faire comment faire Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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