Justice réparatrice, briser le cercle de la violence

Terry a 53 ans. Il y a une dizaine d’années, ses nuits ont commencé à être perturbées par d’affreux cauchemars. Ses cauchemars avaient des odeurs du passé. Ces images et ces odeurs se sont avérées être des souvenirs. Terry s’est souvenue qu’elle a été victime d’inceste entre l’âge de 4 et 12 ans.

Un texte de Mélina Soucy – Dossier Justice


«Je suis tombée en dépression sévère en 2013, confie Terry. J’ai essayé toutes sortes de thérapies. Au fil du temps, j’ai trouvé une thérapie de groupe où un ex-détenu a livré un témoignage. Il parlait de prison intérieure et ça m’a interpellée. “La prison intérieure n’est pas différente de celle du pénitencier, la seule différence ce sont les barreaux”, a-t-il dit. Il a ensuite parlé de justice réparatrice et ça m’a interpellée.»

Justice réparatrice

Des victimes de pédophiles et des agresseurs sexuels conversent face à face dans une pièce. Un détenu sanglote, une victime crie. Une victime pleure, un détenu garde le silence. Tous échangent, dans le respect, sous les yeux avisés d’un animateur.

«Les rencontres détenus-victimes sont au centre de nos activités, explique Estelle Drouvin, coordonnatrice du Centre de services de justice réparatrice (CSJR). On reçoit des groupes composés de 4 détenus, 4 victimes et 2 membres de la communauté. Ils se verront une fois par semaine pendant 7 semaines.»

La justice réparatrice aide les personnes touchées par des actes de violence à se rétablir par un processus basé sur le dialogue. Elle s’adresse autant aux victimes de crimes qu’aux agresseurs qui les ont commis. C’est une alternative à la justice traditionnelle et elle peut choquer certaines personnes.

J’ai eu mon premier face à face avec un détenu au Centre fédéral de formation, confie Terry. Il avait la même carrure, les mêmes yeux, la même physionomie que mon agresseur.

«Les gens qui ne comprennent pas ce qu’est la justice réparatrice sont souvent mal informés, pense Estelle. Ils croient que les victimes sont obligées de pardonner et que les détenus peuvent sortir plus rapidement.»

En réalité, les détenus ne retirent de ces rencontres que la possibilité de prendre conscience de la portée de leur crime.

Du côté de la victime

«La justice réparatrice convient à un public qui a déjà eu un suivi thérapeutique auparavant, comme c’est le cas dans la situation de Terry», croit Katia Lavallée, psychologue et directrice du Centre d’aide et de traitement des agressions sexuelles (CETAS). Elle précise également que le témoignage extrêmement positif de Terry est peu commun.

«J’ai eu mon premier face à face avec un détenu au Centre fédéral de formation, confie Terry. Il avait la même carrure, les mêmes yeux, la même physionomie que mon agresseur. Sauf son sourire. Son sourire irradiait l’amour. C’est la première fois que quelqu’un qui ressemblait à mon agresseur et qui avait commis le même crime que lui me disait que je n’avais pas à me sentir coupable. La honte, la culpabilité ne me concernaient plus. La rencontre s’est déroulée dans la compréhension et le respect.»

Au départ, Terry ne croyait pas qu’une rencontre avec un criminel lui serait bénéfique. Elle ne pensait pas que le criminel pourrait ressentir de la culpabilité.

«J’avais des ailes en sortant du pénitencier, livre Terry. Quand on va à une rencontre de ce genre, le CSJR nous conseille de venir accompagné. Mon amie m’attendait dans sa voiture. Elle s’est mise à pleurer, en disant que je rayonnais et qu’elle ne m’avait jamais vue comme ça.»

La réaction positive de Terry à une rencontre détenu-victime n’est pas rare. Toutefois, certaines victimes ont de la colère à extérioriser.

«On encourage les victimes à extérioriser leurs émotions, peu importe s’il s’agit de tristesse ou de colère, tant que c’est fait dans la non-violence, précise Estelle Drouvin. La colère est perçue comme une libération de la personne ici.»

Du côté du détenu

Stéphane et Terry se taquinent. Ils rient, ils sont amis. Stéphane et Terry se sont connus au CSJR. Terry en tant que victime, Stéphane en tant que détenu.

«Je ne peux pas expliquer qu’une victime et un ex-détenu soient amis, révèle Mme Lavallée. Toutefois, ici au CETAS, il est commun de voir des victimes être en couple avec des délinquants sexuels. Il ne s’agit pas de leurs agresseurs personnels, mais d’hommes qui ont réussi à se réhabiliter et qui leur démontrent qu’ils ont changé.»

Pendant que j’étais à Port-Cartier, le 10 février 1991, mon meilleur ami, également incarcéré, s’est fait tuer violemment. Ils l’ont torturé.

Elle précise toutefois que cette situation n’est pas non plus toujours fonctionnelle, mais qu’elle ne demeure pas rare.

Stéphane est entré en prison en 1986 pour un homicide d’enfant, ainsi que plusieurs charges d’agressions sexuelles sur mineurs et une charge d’enlèvement. «J’ai passé 24 ans en prison, dévoile le septuagénaire. Au début de mon incarcération, j’étais profondément égoïste. Je n’avais pas de remords. C’était moi la victime qui avait perdu son emploi, sa maison, son bateau et sa famille».

C’est un événement au pénitencier qui a ouvert les yeux de Stéphane sur l’horreur de ses crimes.

«Pendant que j’étais à Port-Cartier, le 10 février 1991, mon meilleur ami, également incarcéré, s’est fait tuer violemment. Ils l’ont torturé. C’était une mort horrible. C’est là que j’ai pris conscience que les gestes que j’avais posés n’étaient pas mieux. J’ai finalement compris que j’avais fait des victimes.»

À la suite du décès de son ami, Stéphane a cessé de consommer de l’alcool et de la drogue. Puis, il a suivi deux programmes de sensibilisation pour délinquants sexuels.

«Dans ma première thérapie, ils me sacraient dehors quand je commençais à parler de moi, se rappelle-t-il. Je racontais toujours mes propres traumatismes. Je mettais tout sur le dos du fait qu’enfant j’ai été abusé par mon père, qu’il m’a mis dehors et que j’ai été prostitué pendant 2 ans après.»

Au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, Stéphane a véritablement commencé à améliorer son ouverture d’esprit.

«La psychologue là-bas a parlé avec moi des abus physiques de mon père, ajoute-t-il. Elle et les gens du CSJR sont des anges de compassion qui m’ont permis de m’ouvrir aux autres. Dans les premières rencontres avec les victimes, je voulais quand même me cacher en dessous de la table.»

Chaque année, le CSJR et l’Institut de guérison des mémoires de Cape Town organisent Guérison des mémoires, un événement où 24 personnes ayant subi ou été témoins de violences se rencontrent le temps d’une fin de semaine. Là-bas, une victime d’inceste a réussi à détruire les dernières réticences de Stéphane à s’ouvrir.

«Il avait beaucoup de peine et d’agressivité, se souvient l’ex-détenu. Il faisait son témoignage et je sentais qu’il savait que c’était moi le gars dans le groupe qui avait commis le même crime dont il a été victime. J’ai pu lui parler en compagnie d’Estelle, une semaine après notre rencontre détenus-victimes. Il a demandé à Estelle de faire un face à face avec moi. J’ai accepté. Avec cette rencontre-là, j’ai débloqué. Je ne vivais plus les rencontres comme des accusations. Le gars s’est confié à moi. Il ne me jugeait pas.»

Stéphane s’est fait une promesse depuis la mort de son ami et ses multiples thérapies : plus aucune victime. Promesse qu’il a réussi à tenir à ce jour.

Pour rejoindre le Centre de services de justice réparatrice: 514-933-3737

Justice réparatrice en bref

Il s’agit d’une alternative à la justice traditionnelle qui est axée sur la réparation des torts causés par des activités criminelles. Ainsi, des victimes de crimes violents et des détenus ayant commis des crimes de la même nature se rencontreront une fois par semaine dans un local sous la supervision d’un animateur pour discuter.

L’animateur peut être un travailleur social, une victime ou un ex-détenu qui a fait ses preuves dans l’organisme qui gère les rencontres. Des membres de la communauté et un membre de l’organisme sont toujours présents pendant ces rencontres pour en assurer le bon déroulement.

Les participants à ces rencontres sont tous volontaires et les victimes viennent accompagnées pour assurer un bon retour à la maison par la suite. Les victimes se libèrent ainsi de charges émotives lourdes pendant que les criminels cheminent vers une prise de conscience.

En complément à Reflet de Société +

La résilience est souvent mentionnée après un drame comme un passage obligé. Si le mot est souvent nommé, son concept reste parfois difficile à appréhender. Écoutez ce témoignage de la psychologue, Brigitte Lavoie.

Crédit vidéo : TEDx Talks

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Pédophilie, quel humain derrière l’agresseur?

AVERTISSEMENT: Reflet de Société émet une mise en garde pour les lecteurs sensibles à la problématique de la pédophilie. Cet article est destiné à comprendre l’autre versant de cet enjeu, celui des agresseurs. Nous pensons que pour lutter contre la pédophilie, il faut comprendre le comportement de ces hommes et femmes. Toutefois, certaines personnes pourraient être heurtées par sa lecture.

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Thomas (prénom fictif) est attiré par les enfants, par les garçons prépubères précisément. Thomas est pédophile. Au Canada, la pédophilie est considérée comme une déviance sexuelle. Les chercheurs estiment que ces hommes et femmes développent leur intérêt pour les enfants à l’adolescence, au même titre que l’hétérosexualité ou l’homosexualité. En revanche, les pédophiles primaires (qui n’auraient d’intérêt que pour les enfants) sont rares.

Un texte de Delphine Caubet – Dossier Sexualité

Relation avec les adultes

Thomas a une relation complexe avec les femmes, dont il dit avoir toujours eu des images négatives. Dans sa tête, les choses sont claires: «Je ne pas veux pas quitter le monde des enfants», dit-il. Que ce soit avec sa mère, son ancienne conjointe ou d’autres adultes, Thomas explique ne pas recevoir l’amour dont il a besoin.

Durant toute sa vingtaine, Thomas fera une dizaine de victimes, dans sa famille et chez les scouts. Par deux fois il tentera des thérapies «pour ne pas devenir un monstre.» À 29 ans, Thomas entame la deuxième, qui dure un an et se solde par un échec. «J’y suis rentré de mon plein gré, mais c’était une thérapie policière qui marchait à la menace. Ça a d’ailleurs conduit au suicide d’un de mes amis.» Il entre alors dans une phase de révolte contre le système.

Parallèlement, Thomas voit sa vie d’adulte évoluer et il tombe amoureux d’une collègue de travail. Malgré l’amour qu’il dit ressentir pour cette femme, sexuellement, il est incapable d’interagir avec elle. Ils auront deux enfants, aucun conçu naturellement.

Empathie pour les victimes?

Alors qu’il a conscience de faire du mal aux enfants, Thomas essaie d’expliquer ses actes: «Avant de poser les gestes, c’est comme regarder le monde à travers une meurtrière, on n’a pas conscience de tout. Mais après, tu vois le monde dans son intégralité et tu comprends ce que tu as fait… C’est très souffrant.»

Autant les intervenants que les personnes ayant ces déviances témoignent de la souffrance que vivent également les agresseurs. Katia Lavallée, directrice du Centre d’aide et de traitement des agressions sexuelles (CETAS), explique: «Pendant le passage à l’acte, le point de vue de la victime est balayé ou déformé. Il se dit que si la victime revient, c’est qu’il ne lui fait pas si peur, qu’elle peut être capable de vivre avec. Pendant l’acte, ils ne peuvent pas se mettre à la place de la victime. C’est après que la honte, le regret et la souffrance arrivent.» Description du phénomène appuyée par Thomas.

À quoi la directrice ajoute: «Les pédophiles ne posant qu’une seule fois des gestes sont fréquents. Ce sont les prédateurs, comme dans les films, qui sont rares.» D’après Katia Lavallée, 20% des pédophiles seraient des femmes, mais le sujet serait encore tabou et peu traité. «Les choses commencent à changer, mais les femmes sont encore souvent vues comme des victimes et l’on cherche l’homme derrière. Il y a un double standard envers les hommes et les femmes. La pédophilie féminine est banalisée.»

Souffrance de l’agresseur

Depuis 17 ans, Thomas dit ne pas avoir touché d’enfants. En 1988, il a été condamné à 4 mois de prison pour des attouchements envers ses enfants et celui d’un ami. Depuis, Thomas suit une thérapie et est médicamenté (des antidépresseurs et d’autres molécules pour diminuer ses fantasmes.)

Il n’arrive pas encore à réconcilier les deux parties de lui: celle qui est attirée par les jeunes garçons, et celle qui ne veut pas leur faire de mal. Sa nouvelle piste de solution est de faire du bénévolat et de se faire de nouveaux amis qui connaissent son passé. Il parle notamment de sa nouvelle voisine «qui déteste les gens comme lui», mais qui l’aide. «Elle contribue à ma réconciliation avec le monde des adultes et des femmes.»

L’isolement est une menace supplémentaire pour les victimes et agresseurs. Claire Deschambault, directrice du groupe Amorce, explique: «L’isolement augmente les fantasmes. Ça n’aide pas de ne pas parler. Mais il faut que l’interlocuteur ne cautionne pas les gestes, sinon au contraire, cela pousse à l’acte.»

Pour Thomas, les «crétins» qui écrivent sur internet que les pédophiles doivent mourir ne font que les renvoyer dans l’anonymat et ils deviennent plus dangereux.

Thérapie

D’après Katia Lavallée, l’intérêt sexuel pour les enfants ne disparaîtra pas, mais des thérapies existent pour prévenir les passages à l’acte et contrôler les fantasmes. Pour cela, des intervenants travaillent avec ces personnes pour comprendre pourquoi elles ont commis ces actes.

Ces thérapies misent sur l’identification des situations à risque, pour que la personne garde le contrôle. Dans son centre, Katia Lavallée voit essentiellement des personnes référées par le système judiciaire. Selon elle, les autres n’oseraient pas se présenter par honte et par peur d’être dénoncées à la police.

Enfin, contrairement aux idées véhiculées, les délinquants sexuels font partie des criminels dont le taux de récidive est le plus bas: 17% pour non les traités (à 10% pour les traités), contre 51% pour les autres délinquants. À noter, toutefois, que ces statistiques ne prennent en compte que la minorité de crimes connus par la justice.

Cyberpédophilie

D’après l’Institut national de la santé publique du Québec, il serait difficile de conclure catégoriquement que la consommation de matériel pédopornographique engendrerait des agressions sexuelles. Les experts sur le sujet sont divisés.

Mais la directrice du groupe Amorce, Claire Deschambault, précise: «La consommation de ces images amène une progression: l’âge des enfants diminue, tandis que la quantité de matériel augmente. Et progressivement, ils vont se mettre à regarder les enfants dans la rue et à fantasmer sur eux. La cyberpédophilie banalise les actes.»

D’après le Code criminel canadien, leurrer un enfant par des moyens de télécommunication ou la cyberprédation est punissable criminellement. «Car c’est un crime sexuel comme un autre, c’est une agression sexuelle sans contact», explique Claire Deschambault. Prendre ou diffuser des images pédopornographiques est un crime, mais la possession des clichés (sans en être l’auteur) est tout aussi punissable par la loi.

Le nombre de personnes consultant ces images est extrêmement difficile à évaluer. Notamment dû à l’absence de frontière géographique du web. Plusieurs organismes se sont spécialisés dans la cyberprotection des enfants et reçoivent des signalements de la part des internautes. L’un d’eux, Cyberaide, a annoncé que le nombre de signalements continue d’augmenter avec les années, oscillant à environ 700 par mois.

En complément à Reflet de Société +

Le Centre canadien de la protection de l’enfance a mis en place un site internet dédié à la sensibilisation des parents à la cyberpédophilie. Retrouvez tous leurs conseils sur : ParentsCyberAvertis.ca

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        Biais9

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

La sexologue Marie-Paul Ross, les curés pédophiles et Denis Lévesque

Pédophilie chez les prêtres

Sœur Marie-Paul Ross accuse

À la veille du Conclave 2013 pour élire un nouveau Pape, Sœur Marie-Paul Ross lance un gros caillou dans une marre déjà trouble.

Raymond Viger | Dossier Religion et spiritualité

Marie-Paul Ross soeur religieuse sexologueMarie-Paule Ross est sexologue et religieuse. Comment ne pas considérer comme étant pertinent le commentaire qu’elle a lancé à l’émission de Denis Lévesque lundi le 11 mars dernier:

Jamais je ne laisserais un jeune seul avec un prêtre ou un curé.

À la veille du Conclave pour élire un nouveau Pape, la confiance règne dans la confrérie! Le commentaire est tout de même surprenant et peut porter à confusion. Je pourrais interpréter le commentaire de Sœur Marie-Paule Ross comme quoi elle nous suggère de ne jamais laisser un enfant seul avec un religieux. Pour moi, cela inclus aussi les religieuses. Donc, Sœur Marie-Paule Ross nous dit de ne pas laisser sous sa responsabilité un de nos jeunes!

L’armée VS l’Église!

Soeur Marie-Paul Ross compare ensuite les curés aux soldats. Ouf! J’ai beaucoup de difficultés avec cette comparaison. Un soldat qui va au front pour quelques mois et un curé qui fait vœux de chasteté pour toute sa vie… Pas pareil pantoute pour moi là! La généralisation semble faire parti de l’univers de Soeur Marie-Paul Ross.

Après avoir lu les commentaires de Soeur Mariette Milot avant hier sur le sexisme de l’Église Catholique, maintenant le vote de non-confiance de Soeur Marie-Paul Ross vient en rajouter sur la gestion et l’administration de cette Église.

Photo Marie-Paul Ross de sa page Facebook

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme. Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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Traitement des pédophiles en prison

Un prisonnier à la radio

Les pédophiles en prison

Raymond Viger | Dossiers Prison, Criminalité

prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-pen-tole Jean-Pierre Bellemare, chroniqueur pour le magazine Reflet de Société et détenu à la prison de Cowansville vient de passer 30 minutes à la radio sur le FM 93 à l’émission Bouchard en parle. Et ce n’est pas Sylvain Bouchard qui a voulu terminer l’entrevue. C’est le système carcéral qui a décidé que 30 minutes d’entrevue était suffisant et qui a mis fin à l’entrevue.

Entrevue très intéressante qui présentait la vie carcérale, la réalité des gangs de rue et des groupes criminalisés dans les prisons et surtout le traitement des pédophiles en prison.

Je ne peux vous donner le lien direct de l’émission sur le site du FM93. Il faut chercher l’entrevue de Jean-Pierre Bellemare le 30 août pour pouvoir l’écouter.

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    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D

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    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

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    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

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    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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    Richard Martineau la pédophilie et le sexisme

    Raymond Viger | Dossiers Richard MartineauJournal de Montréal

    Dans sa chronique du 18 septembre, Richard Martineau du Journal de Montréal dénonce avec sarcasme les pédophiles qui veulent faire légaliser les relations sexuelles entre mineurs et adultes. Richard Martineau  pointe du doigt le North American Man/Boy Love Association (NAMBLA) qui fait la promotion de la pédophilie.

    Pourtant, ce même Richard Martineau le 3 avril dernier avait un discours tout à fait différent lorsqu’il parlait du cas de Julie Dorval, une enseignante qui avait eu des relations sexuelles avec un garçon. Pour Richard Martineau, la pédophilie, c’est correct si c’est une femme qui a des relations avec un jeune garçon, parce que ça serait le fantasme de tout garçon de faire l’amour à son professeur. Mais quand c’est une jeune fille qui est impliquée, c’est de la pédophilie!

    Cette même association, si au lieu de Man/Boy se nommait Woman/Girl serait donc encensée et appuyée par Richard Martineau! J’ai beaucoup de difficultés à suivre Richard Martineau qui a deux discours face à la pédophilie selon le sexe du jeune.

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    Roman humoristique et éducatif sur la sexualité

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    Richard Martineau et le sexe des pédophiles

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    Richard Martineau, le 3 avril dernier dans sa chronique « Franc-parler », nous donne sa version des faits dans l’histoire de Julie Dorval, cette femme de 31 ans qui a eu des relations sexuelles avec un garçon de 12 ans. Même si Richard Martineau fait attention pour mentionner qu’il ne veut pas encourager la pédophilie et que cela demeure un crime punissable, il nous parle de ses fantasmes d’adolescent d’avoir des relations sexuelles avec des femmes de 20 ou 30 ans.

    Richard Martineau a tout de même réussi à me choquer dans son questionnement et ses affirmations. « Une femme de 30 ans qui fait l’amour à un adolescent, est-ce aussi grave qu’un homme de 30 ans qui fait l’amour avec une adolescente? Cela a-t-il les mêmes conséquences? Après tout, pour qu’il y ait relation, il faut qu’il y ait érection, donc plaisir, donc consentement… »

    Pour soutenir de telles affirmations, Richard Martineau fait référence à ses montées de testostérone de son adolescence et sur son tripe de baiser Deborah Harry. Tentons d’être plus objectif. D’un côté, quand une femme se fait abuser et violer, il peut y avoir plaisir sans avoir de consentement. Cela fait parti de la problématique des femmes abusées. Certaines prennent conscience qu’elles ont été abusé que des années après les événements. Même chose pour un homme. Ce n’est pas parce qu’il y a érection qu’il y a consentement, ce n’est pas parce qu’il y a plaisir qu’il y a consentement.

    L’agresseur peut prendre un certain temps pour séduire sa victime. C’est rarement une agression physique et déplaisante. L’agresseur « courtise » sa victime et peut en prendre le contrôle de différentes façons. Dans certains cas, l’agresseur utilise alcool ou drogue pour faciliter le « contrôle » de la victime. Il ne faut pas banaliser le traumatisme d’une agression lorsque la victime ne sait plus si elle avait été consentante ou non.

    Dans le cas de Julie Dorval, le jeune est un ami de sa fille. Il y a ici un rapport d’autorité. C’est la mère d’une amie, elle représente l’autorité quand il est chez elle. C’est Julie Dorval qui doit dire ce qui est correct et ce qui ne l’est pas. Est-ce que Julie Dorval aurait accepté des soirées avec de l’alcool, pas dans le but d’encadrer des jeunes dans leur comportement vis-à-vis l’alcool, mais dans un objectif d’être cool avec le jeune et tranquillement de se rapprocher de lui? Son autorité vis-à-vis ce jeune pouvait-il être aveuglé par ses besoins sexuels? Qu’enseigne-t-on à ce jeune? Quand tu veux avoir des permissions de l’autorité ou des adultes, tu couches avec et tu peux avoir tout ce que tu veux!

    De plus, que savons-nous de la fille de Julie Dorval? Imaginons qu’elle aurait eu le goût de sortir avec ce jeune. La mère devient-elle sexuellement en compétition avec sa fille? Et que dire si le jeune est homosexuel?

    Sachez M. Martineau que la majorité des agressions sont non violentes et ont été faites par des personnes connues de la victime. On ne peut généraliser en disant que toutes les femmes sont des victimes, pas plus qu’on peut dire que tous les hommes qui ont une relation sexuelle sont consentant et heureux de ce qu’il leur arrive.

    Finalement M. Martineau, je vais prendre une image tout aussi choquante que celle que vous nous offrez. Fermez les yeux quelques instants. Imaginez-vous à l’âge de 12 ans. Imaginez une femme avec qui vous ne voudriez, malgré votre testostérone d’adolescent, sous aucun prétexte avoir une relation sexuelle. Le parfait contraire de Deborah Harry. Cette femme prend un fusil et le met sur votre tempe. Elle vous déshabille et commence à vous caresser. Seriez-vous capable de ne pas avoir d’érection? Toujours avec le fusil sur la tempe, bandez comme un cheval, elle vous demande de lui faire l’amour. Au moment de l’éjaculation peut-on dire que vous avez eu du plaisir? Peut-on dire que vous avez été consentant parce que vous avez bandé et eu du plaisir?

    Est-ce que tout cela explique la difficulté qu’un homme pourrait avoir d’aller au poste de police pour faire un rapport contre une femme qui l’aurait violé. En considérant que les hommes doivent être plus fort, que ça doit lui faire moins mal qu’à une femme… avec ce genre de préjugés, nous avons une réalité: les hommes consultent moins que les femmes et se suicident plus qu’elles.

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    couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

    Un roman humoristique sur la sexualité

    Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

    Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

    Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

    Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

    L’amour en 3 dimensions 

    Roman sur la relation aux autres

    l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement
    Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

    L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

    Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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