Parcomètre, le 3e âge et Ville de Montréal

Lettre ouverte à Laurent Blanchard

Copie conforme Réal Ménard

Les parcomètres du centre-ville sont-ils adaptés aux personnes âgées de Hochelaga-Maisonneuve?

Raymond Viger  Dossier Ville de Montréal

parcomètres ville montréal stationnementDepuis quelques années, Ville de Montréal avait débuté le remplacement des anciens parcomètres par des nouveaux permettant de payer à distance et même par Internet son stationnement.

Pour mes déplacements dans le centre-ville, je n’y voyais que des avantages. Puisqu’il est pour ainsi dire impossible de trouver une place exactement au lieu de destination, à partir de notre stationnement, nous pouvons trouver une borne pour faire le paiement requis avant d’y arriver.

Borne de paiement des parcomètres dans Hochelaga-Maisonneuve

parcomètres stationnement montréal villeMais voilà que Ville de Montréal vient de faire les mêmes changements pour Hochelaga-Maisonneuve. Ce qui était une bonne intention au départ peut facilement devenir infernal. Et voici l’anecdote dont j’ai été témoin:

Le Café Graffiti est voisin de la clinique d’optométrie Bélanger. Il y a beaucoup de personnes du 3e âges qui font parti de leur clientèle. Un monsieur qui devait avoir plus de 80 ans se stationne devant notre local pour aller à la clinique. Période de canicule, il fait chaud. Voilà que ce bon monsieur cherche comment payer avec ces nouvelles bornes. Il se rend compte que la borne de paiement est située devant la pharmacie Corbeil et Morin. Pour aller faire son paiement ce monsieur laisse sa conjointe sur le coin de la rue le temps qu’il traverse la rue pour ensuite revenir chercher son amie de coeur pour aller  à l’optométriste.

Il y a une borne de paiement devant la pharmacie Corbeil et Morin et une autre devant l’Oiseau Bleu. Rien entre les deux. Sans se limiter aux périodes de canicules ou encore aux futures tempêtes de neige, cette distance, aller-retour pour faire le paiement peut devenir un vrai marathon pour certains.

Il était prévu d’en avoir une entre les 2. Mais, question d’économie, quelqu’un a décidé de la couper.

J’ai été témoin d’une personne âgée qui a été confronté à cette réalité. Je peux imaginer une mère de famille avec ces enfants ou encore une personne handicapée…

Les marchands de la rue Ste-Catherine sont aussi de l’avis qu’il faudrait une borne de paiement entre les deux en place actuellement. Une pétition circule demandant le rajout de la borne qui avait été prévue initialement.

Merci pour votre écoute M. Blanchard et merci de prendre en compte cette pétition qui présente les besoins des citoyens du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Autres textes sur Ville de Montréal

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

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Bénévolat au Lac-St-Jean

Bénévole de St-Félicien

50 ANS d’implication bénévole

En feuilletant le dictionnaire, la surprise est totale. Sous le définition de  »bénévole », nulle mention de Louis-Philippe Tremblay. Celui qui, depuis 50 ans, a redéfini l’art du don de soi, aurait mérité meilleur sort.

Dominic Desmarais   Dossier Bénévolat

À St-Félicien, au Lac Saint-Jean, Louis-Philippe Tremblay est de toutes le causes. Jeunes, loisirs, tourisme, aînés, sports, santé; tout l’intéresse.  »Pour ma ville de St-Félicien, sans le bénévolat, ça coûterait trop cher » avoie celui qui, avant de prendre sa retraite de Bell, travaillait jour et nuit pour concilier travail et bénévolat.

L’histoire débute dans les années 1950.

J’ai commencé comme pompier volontaire. Il n’y avait pas de brigade d’ambulanciers St-Jean…J’ai décidé d’en former une », explique-t-il avec simplicité.

Signe de sa réussite, de Dolbeau et Roberval, on vient le voir pour son savoir-faire. M. Tremblay ne s’arrête pas en si bon chemin. Co-fondateur du CLSC de sa ville, il préside l’Association québécoise de judo pendant quatre ans et ouvre trois écoles pour travailler avec les jeunes.  »Ils n’avaient pas de discipline, alors j’ai commencé ça… »

Le bénévole de St-Félicien interrompt la conversation. Il questionne son épouse sur ses implications à lui. Sa feuille de route, en 50 ans, est impressionnante. Il ne se souvient plus de tout.  »J’avais une petite roulotte. J’ai parcouru tout le Canada. Mais je trouvais qu’il manquait un club dans la région… Un regroupement de gens, de familles. » Aussitôt qu’une idée germe dans sa tête, M. Tremblay passe aux actes. Pour combler ce besoin, il fonde le Club camping-caravaning Saguenay.  »Aujourd’hui, il y a 200 à 250 membres.

De partout dans la région, on l’appelle à la rescousse. La Coop de la Solidarité, un organisme de 90 employés aidant les démunis, accumulait les déficits. De l’ordre de 50,000 à 60,000$ selon le bénévole. M. Tremblay redresse la barre. “Aujourd’hui, nous avons un surplus de 100,000$”, dit-il fièrement.

La Fondation Chanoine Lanoie, une des premières popotes roulantes de la province, avait des difficultés. Ils sont venus de voir. J’étais libre. On s’est dit qu’en donnant un bon repas par jour, on pouvait prolonger le séjour è domicile chez les personnes âgées et celles qui sortent à peine de l’hôpital. En même temps, en les visitant à tous les jours, on voyait si elles avaient des problèmes.

Les presbytères se vident?  »On m’a demandé d’aider. J’ai eu une autre idée. Je voudrais faire un musée touristique sur l’histoire de St-Félicien. » L’homme ne connaît pas de répit. Le conseil de la ville l’a nommé pour représenter St-Félicien pour les Archives de Roberval. Sa réponse?  »Je trouvais que c’était une bonne idée… »

Rapidement, M. Tremblay est victime de son succès. Reconnaissant son implication, les gens de son quartier lui demandent de les représenter. Il deviendra président de quartier pour ensuite exaucer le vœu de ses pairs: se présenter au poste de conseiller de la ville. Fonction qu’il occupera plus de 20 ans. « En 22 ans, j’ai eu deux élections seulement. » Personne n’osait se mesurer à cet homme apprécié de tous.

Père absent

M. Tremblay s’est dévoué corps et âme aux dépens de sa santé et de sa famille, reconnaît-il.  »Il y a des périodes, dans sa vie, ou j’avais de 300 à 325 réunions dans une année. Ma santé s’en ressent un peu…Une chance que j’ai une femme compréhensive, parce que partir à tous les soirs… » La phrase est dirigé vers son épouse. Un signe de reconnaissance ou une demande de pardon?

C’était pénible de toujours laisser ma femme et ma fille. Ma femme m’a aidé beaucoup C’était une épouse en or, d’avoir enduré tout ça. Mais j’ai pas vu grandir ma fille… La voix trahit sa culpabilité.

Difficile de réussir dans tout, même pour un surhomme. Pourtant, Théréza, qui habite en Outaouais, marche dans les pas du paternel.

Elle fait beaucoup de bénévolat. Avec les jeunes de la rue, elle tient quasiment une auberge de jeunesse.

En dépit de ses absences prolongées, M. Tremblay a transmis sa fibre bénévole à sa progéniture.

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Bénévolat pour personnes âgées une fontaine de jouvence

Personnes âgées et le bénévolat

LE BÉNÉVOLAT: FONTAINE DE JOUVENCE

À 76 ans, pour André Paradis de Bromptonville, le bénévolat est une fontaine de Jouvence.

Dominic Desmarais   Dossiers Bénévolat

Familles monoparentales, pertes d’emplois, population vieillisante …

Avec les besoins d’aujourd’hui, il est triste de voir des retraités qui ne s’impliquent pas, déplore André Paradis, 76 ans, bénévole de toutes les causes.

L’homme respire la bonté. À l’image de l’endroit ou il se trouve: l’église de Bromptonville. Petite boule d’énergie, André Paradis ne fait pas ses 76 ans. Entre ses activités bénévoles, il nage, court, pédale, s’occupe de ses 4 enfants, 8 petits-enfants et 3 arrières-petits-enfants…

J’ai encore le gout des défis Je suis en forme physique et mentale, raconte-t-il d’un ton qui ne laisse aucun doute sur sa sincérité.

Le don de soi, M. Paradis connaît. Depuis sa tendre enfance. L’heure de la retraite, pour cet homme engagé, n’a pas sonné.

La messe est terminée, l’église est vide. Directeur de la chorale depuis plus d’un demi-siècle, M. Paradis se laisse bercer par le murmure de l’orgue, seul bruit qui perce ce dimanche matin ensoleillé. La bonne humeur contagieuse, ce jeune de cœur puise dans ses mémoires.

Familles de bénévoles

Je suis né dans une famille ou le bénévolat était très fort. Ma grand-mère a été organiste 50 ans dans cette paroisse. Mon grand-père était directeur de la chorale. Quand j’ai commencé l’école, à 7 ans, je connaissais toutes le réponses en latin pour servir la messe. Je ne savais pas ce que je disais! lance-t-il, amusé.

À 13 ans, il chante les messes sur semaine. Ça fait 69 ans que je suis au service de l’église. Je chantais à l’année, 6 jours par semaine, 3 messes tout les matins.’ N’allez surtout pas lui dire que c’était beaucoup demander à un jeune de cet âge.  »J’aimais ça », avoue avec candeur celui qui a dirigé, l’hiver dernier sa 55e messe de minuit.

Il y a 27 ans, M. Paradis fonde les Chevaliers de Colomb à Bromptonville pour venir en aide aux plus démunis de la région.

Il n’y avait pas de mouvement pour aider les gens dans le besoin, les familles monoparentales, les gens qui ont tout perdu dans un incendie…

M. Paradis reprend à peine son souffle.

Entre Noel et le jour de l’An, on reçoit les familles avec les enfants, une centaine de personnes, au local des Chevaliers de Colomb. On invite à souper avec le Père Noel. On donne du linge d’enfants, des jouets réparés. Les familles repartent les bras pleins. Quand on est témoin des pleurs de ces gens quand il reçoivent, c’est touchant.

Sous ses lunettes, ses yeux s’illuminent.

Ça fait partie de moi, le bénévolat, C’est naturel. Je trouve bien triste de voir des gens à la retraite qui prennent un café dans un centre d’achat, qui ne s’impliquent pas…, sermonne le bénévole.

Infatigable, M. Paradis poursuit sa quête. Ses causes servent ses valeurs chrétiennes.

Beaucoup de familles ne célébraient pas Noel comme les autres, faute d’argent. Alors on a parti les paniers de Noel. Ça fonctionne tous les ans depuis 27 ans.

Église rasée par le feu

Il y a près de 25 ans, l’église est rasée par le feu. On lui demande alors de présider la campagne de souscription.

L’objectif était de 450,000 $. On a dépassé le million. Juste par de la sollicitation. J’ai rencontré les médias. J’ai eu de la publicité gratuite. L’argent venait de partout, De Thetford Mines, Sherbrooke, des gens ayant déjà habité Brompton…

Fort de son succès. et de ses 28 ans passés à la tête de la compagnie d’assurances La Métropolitaine de Sherbrooke, on lui demande de siéger au conseil de la Fondation de Monseigneur Jean-Marie Fortier.

J’ai toujours été sollicité. Je suis le dépanneur ici! Le ton est à la blague.

Cet ancien conseiller municipal repart de plus belle.

Pour moi, c’est naturel donner du temps. J’aime ça, je ne suis pas près d’arrêter. Si tu veux demander un service, demande-le à quelqu’un d’occupé. Celui qui ne l’est pas, il n’a pas le temps de te rendre service!

La mélodie de l’orgue s’interrompt. Le ton redevient sérieux.

Les besoins d’aujourd’hui sont grandissants. Avec les familles monoparentales, les pertes d’emplois, le vieillissement de la population, je souhaite qu’il y ait de plus en plus de gens prêts à faire du bénévolat à partager leur expérience, pour soulager la misère qu’il y a autour de nous. Faire du bénévolat, c’est valorisant.

À regarder M. Paradis, 75 ans passés, le bénévolat aurait-il aussi des effets rajeunissants?

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Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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Retraite, voyage et la cinquantaine

Aide humanitaire

L’aventure de la cinquantaine

Quand on a 50 ans et qu’on cherche à secouer notre routine, quelle est la meilleure option? Pour Claudette Hade, 51 ans, la réponse à cette question était évidente: partir faire de l’aide humanitaire dans un pays en développement.

Gabriel Alexandre Gosselin   Dossier Famille, Communautaire, Bénévolat

famille bénévole bénévolat communautaire«À 50 ans, je me considérais à la mi-temps de ma vie. Je voulais faire quelque chose qui allait me déstabiliser et je tenais à le faire seule», explique Claudette, mère de deux garçons en début de carrière et mariée à un homme qu’elle chérit. Éducatrice spécialisée depuis nombre d’années, elle décide de prendre quelques mois de congé. Appuyée par ses proches, elle s’inscrit dans un organisme québécois qui œuvre au Guatemala, prend des cours d’espagnol pendant 12 semaines… et s’envole.

Une aventure marquante s’amorce pour cette dame de la Montérégie. Partie avec Casira, un organisme basé à Thetford Mines et dirigé par le père Roger Fortin, elle reviendra au Québec complètement transformée 2 mois plus tard. «Même si j’ai eu 1 mois pour me remettre de mes émotions et suis de retour au travail depuis 3 semaines, je me sens encore dans le mood de mon voyage», raconte-t-elle, visiblement absorbée par ses souvenirs.

Pour qui voulait se conscientiser, rien ne manque de ce côté lors de son séjour à l’étranger. À Mixco, près de la capitale Ciudad de Guatemala, Claudette accompagne et fait de l’animation pour des enfants gravement malades ou atteints du VIH et coopère dans un orphelinat pour garçons. Éducatrice spécialisée de carrière, Claudette se plaît sans hésitation dans ce milieu. Les enfants la captivent. Ses souvenirs sont clairs à ce sujet: «Ils avaient un regard incroyable, les yeux toujours marron avec une espèce de couche d’eau dessus.»

Ensuite, en mission sur la côte est, le travail de bras se met de la partie: corvées quotidiennes, pelletage, cassage de ciment, aide aux agriculteurs locaux, construction de bâtiments, etc. «Les bénévoles du groupes étaient essentiellement des retraités d’un âge assez avancé. On était appelé à faire beaucoup de travail physique, mais on pouvait le faire à notre rythme. De toute façon, les Guatémaltèques étaient toujours contents d’obtenir nos services puisqu’on représentait une main d’œuvre gratuite», précise Claudette.

Par contre, ce n’est pas dans la pitié qu’elle vit son expérience: «Une fois, je récupérais du sable dans un dépotoir pour qu’il soit transformé en ciment. Sur le coup, tu peux trouver désolant que des gens doivent faire ça pour survivre. Moi, je riais. Je riais comme une bonne en tamisant mon sable. Je trouvais ça enrichissant, j’avais l’impression de faire quelque chose d’important!» raconte cette femme joviale de nature.

Si le travail constitue la majeure partie de son emploi du temps, les rencontres prennent plus de place dans ses souvenirs: «Les gens là-bas sont tellement chaleureux. Ils veulent t’embrasser, te prendre dans leurs bras comme s’ils te connaissaient depuis toujours, décrit-elle. Ils n’ont pas besoin de plus. Une des choses qui m’a le plus marquée, ce sont les enfants gravement malades qui souriaient et semblaient heureux comme si rien de grave ne leur arrivait.»

«La richesse de ces gens, c’est le temps. Ce qu’ils recherchent, c’est un toit où se loger et de la nourriture», poursuit-elle. Pour Claudette, ce constat en amène automatiquement un autre: ses besoins dans la vie de tous les jours sont-ils exagérés? «Notre richesse à nous nous permet de nous procurer une belle montre en or, mais on n’a même pas le temps de regarder l’heure tellement on est toujours pressés» image-t-elle habilement.

Aujourd’hui, Claudette sait que cette expérience constitue un tournant dans sa vie. Espère-t-elle répéter l’expérience? «Certainement. Ma retraite approche à petits pas. Et si j’ai un conseil à donner, c’est qu’il faut rester actif dans la retraite et ne pas se vautrer dans le monde du plaisir. Il faut continuer à trouver un sens pratique à notre vie. Sinon, on finit inévitablement par se sentir inutile.»

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lettre d’une mère à ses enfants

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Témoignage d’une mère à ses enfants que vous avons reçu.

Pourquoi m’oublier?

Dossier Famille

lettre-mere-enfant-famille Où sont ma famille, mes enfants  qui ont remplis ma vie d’amour? Pourquoi suis-je laissée dans un foyer? Est-ce qu’aujourd’hui je fais encore partie de cette belle vie?  Pour le pire ou le meilleur?

Je pleure quand je suis laissée seule à moi-même, sans vous voir.  Je vous aime tant. J’aurais souhaité vous voir de temps en temps avec un peu d’amour et un petit sourire. Pour me dire que vous m’aimez encore, pour sentir que vous ne m’avez pas oubliée.

Mon coeur est si froid et si chaud de vous voir de temps à autre à mes côtés. Je ne vous en veux pas, je vous aime tant! Je pense au bonheur du passé pour continuer, un jour à la fois, avant mon dernier voyage vers l’éternité!

Je pense à vous tous, mais qui pense à moi?

Je vous aime quand même et moi, je ne vous oublierai pas.

Maman

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quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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Quand vieillesse rime avec breakdance

Quand vieillesse rime avec breakdance

Glenn Curtis, G-man breaker

À 69 ans, Glenn Curtis est un sportif invétéré. Pour rien au monde il ne troquerait ses cours de breakdance pour disputer des parties de Scrabble dans une maison de retraite. Portrait d’un grand-père de 4 petits enfants dont la pratique du hip-hop permet de préserver la jeunesse.

Estelle Gombaud   Dossier Break-dance,   Hip Hop, Culture

glen-curtis-g-man-burlington-usa-breakdance-breaker Originaire de San Francisco en Californie, Glenn a toujours été un fervent amateur d’activités extrêmes. Après avoir été enrôlé dans la US Air Force jusqu’à l’âge de 43 ans, il décide de devenir entraîneur privé pour un centre proposant des programmes de remise en forme. Il y restera 20 ans.

Désormais à la retraite, il est installé depuis 2007 dans le Vermont aux États-Unis. Malgré la distance, Glenn n’hésite pas à parcourir plus de 180 km plusieurs fois par semaine pour venir pratiquer son sport favori au studio de danse Sweatshop au centre-ville de Montréal. La métropole est la seule à proposer des cours de danse hip-hop à moins de 3 heures de chez lui.

Entretenir une jeunesse éternelle

glenn-curtis-breakdancer-age-d-or-aine-break Après avoir testé une multitude de sports, de la danse moderne à la pratique du trapèze en passant par l’entraînement physique en salle, Glenn décide finalement de se tourner, à 51 ans, vers la danse hip-hop.

Du haut de ses 5 pieds 3, cet Américain est un homme souriant et dynamique qui considère la danse comme un antidote aux effets de l’âge. «Oui je suis vieux mais je me sens vraiment jeune», dit-il avec un large sourire. «J’ai vraiment du fun quand je pratique avec les autres élèves et j’aime le rythme des musiques hip-hop sur lesquelles on s’entraîne», ajoute-t-il.

Sa pratique sort de l’ordinaire. Habituellement déconseillée pour les personnes âgées, c’est parce que cette danse est réputée pour sa complexité qu’il en a fait son passe-temps. La difficulté des figures lui permet de se surpasser chaque jour un peu plus et d’entretenir ainsi une santé de fer.

g-man-glenn-curtis-breaker-age-aine-breakdance Le head spin (action de tourner au sol sur la tête) en est un exemple. «Quand on voit ce qu’il est capable de faire, on n’a plus aucune excuse! Il suit aussi les cours de wacking, les plus difficiles que nous proposons. C’est un style très athlétique qui utilise beaucoup de poses et de mouvements des bras», explique sa professeure, Jennifer Casimir.

Le but de Glenn est aussi de combattre les idées reçues. Les autres danseurs sont généralement très surpris de ses performances. «La première fois qu’il est venu pratiquer, je pensais qu’il allait être incapable de faire ce que le professeur demandait. J’ai été très surpris de voir qu’il était plus à l’aise que moi», se souvient un élève du studio Sweatshop, Mickael.

Rester jeune à tout prix

En 2 ans, Glenn a développé des capacités techniques et physiques solides qui lui permettent, malgré son âge avancé, d’acquérir chaque fois plus de force et de rapidité. Glenn rencontre cependant des limites. «C’est sûr que je ne peux pas tout faire mais je ne baisse pas les bras, le but étant de m’entraîner pour rester jeune et en forme», explique-t-il.

glenn-curtis-g-man-breakdance-breaker-usa-burlington Il est conscient que, dans quelques années, il n’aura peut être plus la force physique de continuer à s’entraîner mais il compte encore profiter de sa bonne santé. «C’est quand je n’y arriverai plus du tout que j’arrêterai mais pour le moment ça va très bien», confie-t-il.

«Plusieurs personnes ici me disent que j’ai progressé depuis que je suis arrivé et je le sens, je vais mieux», affirme Glenn. «Je pense que quand on veut, on peut», ajoute-t-il. Selon lui, vivre mieux et plus longtemps, rester en bonne santé et retarder l’œuvre du temps n’est pas uniquement le fruit du hasard, c’est aussi une question d’état d’esprit. Il assure qu’alimentation saine et activité physique sont de mise pour garder la forme et ralentir les effets inéluctables du vieillissement. C’est d’ailleurs le message que tente de faire passer Glenn aux personnes de son âge dont l’envie de reprendre une activité sportive s’est envolée.

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Matrice, le film, Breakdance et orchestre symphonique pop de Montréal

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Johnny Skywalker, breakdancer

Fyevel break dance et graffiti

Photos François Laplante-Delagrave.

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Centre communautaire pour aînés Chez-Nous

Des aînés plus jeunes

Au centre communautaire pour aînés « Chez-Nous » de Mercier-Est, exit les clichés des personnes âgées qui passent leurs journées au bingo ou dans les centres commerciaux. Les aînés qui le fréquentent sont en excellente forme physique, allumés et fiers; de quoi faire pâlir de jalousie bien des jeunes.

Ève Lemay Dossiers Communautaire, Personnes âgées

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Deuxième maison pour beaucoup d’aînés, le centre, qui est situé sur la rue Hochelaga, existe depuis 25 ans. Environ 600 personnes d’âge mur le fréquente, dont 180 qui donnent de leur temps bénévolement.

L’implication des personnes âgées

Des groupes de marche dynamique, des cours de taï chi, des ateliers de cuisine réservés aux hommes en passant par des cours de danse baladi et la ligue d’improvisation théâtrale, des ateliers sont offerts pour tous les centres d’intérêt et tous les âges entre 55 et 85 ans. « Ça fait quelques années que je suis des cours de danse en ligne et je suis rendue au niveau intermédiaire», s’exclame une des « p’tites jeunes » bénévoles avec ses 65 printemps, Sara Sabourin.

Réunies à chaque semaine pour partager quelques mailles mais surtout leurs histoires de la vie quotidienne, les Joyeuses tricoteuses sont affectueusement surnommées « les joyeuses placoteuses » par la directrice générale du Chez-Nous, Patricia Charland. Celle-ci souligne au passage que ce rassemblement d’aînées destiné au tricot est l’un des plus courus au centre.

Le jardinage des aînés

L’été, moins d’activités sont offertes. Mais les plates-bandes de l’édifice de deux étages occupent le comité horticole du centre, composé d’une quinzaine de bénévoles. Ceux-ci veillent non seulement à ce que l’endroit demeure fleuri tout l’été mais aussi, à ce qu’il ne soit pas envahi par les mauvaises herbes.

Les bénévoles qui n’ont pas le pouce vert peuvent choisir entre une multitude de tâches à effectuer, et ce, tout au cours de l’année : de réceptionniste à membre du conseil d’administration jusqu’à cuisinier ou organisateur du Festival âges et culture. La fierté du Chez-Nous? Sa chorale, qui, en collaboration avec la Maison de la culture de Mercier, y donne un concert.

Auto-formation

Le secret du succès du centre réside notamment dans le fait que ce sont les aînés qui choisissent les cours qui seront offerts aux différentes sessions. Et ce sont ces mêmes aînés qui enseignent la plupart des cours. Ainsi, les participants du centre se tiennent terriblement occupés. « Ils ont besoin d’avoir des agendas », rigole Patricia Charland. En voyant celui, bien rempli de réunions et de cours, de l’enseignante à la retraite et bénévole dévouée, Renée Beauchemin, 75 ans, on en comprend que la farniente n’est pas faite pour eux.

Pour les personnes en légère perte d’autonomie, le centre dispense aussi différents services. Des volontaires appellent ou se rendent chez les bénéficiaires des services afin de combattre l’isolement ou les accompagnent lors de visites chez le médecin, des bénévoles peuvent aussi se rendre chez les gens pour effectuer de menus travaux.

Au Chez-Nous il règne un véritable esprit de famille, il n’y a qu’à voir Sara et Renée discuter ensemble et rire aux éclats pour le comprendre. Une chose est certaine : malgré la moyenne d’âge, il n’y a certainement pas de vieillards au Chez-Nous de Mercier-Est.

7958 rue Hochelaga (coin Honoré-Beaugrand), Montréal, QC, H1L 2K8

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