Emblème national, connait-on le drapeau québécois?

Un texte de Anne Reitzer et Delphine Caubet – Dossier Politique

«Pour la majorité des Québécois, c’est un lys, alors que, botaniquement parlant, c’est un iris versicolore», explique Louise Gratton, consultante en écologie. Cet imbroglio historique et culturel autour de la fleur de lys dure depuis des siècles et Jacques Cartier n’a pas manqué de l’importer au Québec.

L’origine de cette erreur est incertaine. Le chroniqueur du Soleil, Larry Hodgson, remonte aux premiers Francs et à l’avènement de Clovis (en 482) qui l’adopta comme symbole au cours de conquêtes en Flandre. Poussant sur le bord de la rivière Lys, l’iris appelé la fleur de la Lys serait devenu fleur de lys. Louis VII, autre roi des Francs en 1137, est également suspecté. Le roi, arborant un iris sur son blason, passa de « Flor de Loys » à fleur de Lys. Enfin, Louise Gratton nous rapporte une dernière explication. Cette fleur poussant dans un milieu humide était appelée fleur de lisier, contracté avec le temps à fleur de lis. Les deux orthographes (lys et lis) étant acceptées.

Une chose est certaine: botaniquement, la fleur de lys (sur le drapeau québécois entre autres) est un iris. Louise Gratton explique que l’on voit la différence au nombre de pétales. Un iris en possède 3 contre 5 pour le lys.

Changement d’emblème

En 1948, lorsque sous Maurice Duplessis il est décidé que le drapeau sera cantonné de quatre fleurs de lys, les botanistes se sont manifestés pour dire que c’était une erreur; d’autant que la fleur n’est pas indigène. Et elle n’a jamais poussé au Québec, alors que l’iris versicolore est partout dans la province et s’éclot aux alentours de la Saint-Jean.

Il aura fallu attendre plus de 50 ans avant que le gouvernement du Québec décide de changer enfin l’emblème de notre province pour adopter l’iris versicolore. Si différentes actions ont été menées durant plusieurs années, toutes se sont soldées par un échec.

En 1999, Louise Gratton se trouve dans un petit restaurant montréalais lorsque lui vient une idée: «C’est bizarre de dire ça, mais j’ai eu comme un éclair de génie. J’ai repensé à la société de publicité PopMedia qui faisait des cartes postales, et je me suis dit qu’en fait jamais une campagne publique n’avait été menée et c’était peut-être pour ça que le gouvernement ne nous entendait pas.»

C’est pourquoi Louise décidera de se lancer dans cette grande aventure en faisant appel à la célèbre photographe et botaniste Gisèle Lamoureux, qui se chargera de prendre en photo l’iris versicolore et d’écrire un manifeste sur l’histoire de la fleur.

Louise Gratton demandera à PopMedia d’imprimer 60 000 cartes postales qui seront distribuées à la population, qui se chargera de les envoyer au ministère de l’Environnement.

Le ministère, recevant des cartes en grand nombre, a alors adopté la résolution de changer l’emblème floral initial en iris versicolore. Si le chemin a été long, Louise a bien compris que pour avancer vite il fallait mobiliser le plus de monde possible: «Tu vois, ce n’était pas en restant entre scientifiques qu’on aurait pu changer le nom de la fleur, mais bien en s’ouvrant au peuple, car après tout, c’est leur drapeau à eux aussi».

Instances officielles

Pour en apprendre davantage sur le quiproquo iris/fleur de lys, Reflet de Société a contacté le ministère de la Justice, responsable du drapeau et des symboles nationaux. Une conversation sans queue ni tête s’en est suivi où l’agent ne comprenait pas que nous parlions d’iris sur le drapeau québécois tandis que nous tombions des nues que la personne responsable des symboles ne connaisse pas l’histoire autour de la fleur de lys. Quant à Louise Gratton, elle s’est esclaffée en précisant que cette ignorance ne l’étonnait aucunement.

En complément à Reflet de Société +

Comment enseigner l’histoire du Québec ? Découvrez ce débat entre Éric Bédard, professeur à la TÉLUQ, et Marc-André Éthier, professeur en didactique de l’histoire à l’Université de Montréal. Une entrevue organisée par Les publications universitaires.

Autres textes sur Politique

Politique municipale, le combat du congé de maternité

Un texte de Alexandra Duchaine – Dossier Politique

Les femmes aux ambitions politiques doivent-elles taire leur désir d’avoir des enfants pour être élues?

La conseillère municipale de l’arrondissement montréalais Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier, le croit et s’en désole. «Dans mon quartier, par exemple, plus on avance dans les échelons, dans les paliers de gouvernement, moins les élues ont d’enfants, moins elles sont mères», évoque la trentenaire.

Émilie Thuillier a 2 enfants. Elle côtoie la députée provinciale d’Ahuntsic-Cartierville Marie Montpetit qui en a un seul, puis la députée fédérale, Mélanie Joly, qui n’en a pas. «Aucune femme ne dira qu’elle a mis de côté sa vie familiale pour sa carrière politique, c’est beaucoup trop tabou, affirme Émilie Thuillier. Sauf qu’on le voit, on ne peut le nier, les élues ont rarement des familles nombreuses», souligne la conseillère en riant.

Aucun soutien

Pour la députée péquiste de Marie-Victorin Catherine Fournier, les femmes ne devraient jamais avoir à choisir entre vie politique et familiale. «Des mesures doivent être mises en place pour qu’être à la fois mère et législateur soit possible», croit l’élue de 25 ans qui désire donner naissance. «Pour l’instant, je ne comprends pas comment je ferais pour avoir des enfants, puisque mes fonctions politiques sont très prenantes», partage la plus jeune députée de l’histoire du Québec.

À l’Assemblée nationale du Québec, les familles ne profitent d’aucun soutien. «Il n’y a pas de salle d’allaitement, pas de garderie et, pire encore, les élus n’ont pas un seul jour de congé parental», souligne Catherine Fournier. Les mères députées doivent se remettre au travail tout de suite après l’accouchement, sinon elles encourent des pénalités financières, voire leur destitution.

Aux dires de la conseillère municipale de l’arrondissement montréalais Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension et ex-députée de Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre, les législateurs sont les grands oubliés de la politique familiale. «En termes de conciliation travail-famille, le Québec est un modèle, conçoit-elle. Par contre, pour les élus, c’est la préhistoire», dénonce la mère. À ses yeux, si les institutions politiques sont en retard, c’est parce qu’elles ont été trop longtemps entre les mains d’un «boys club» que les femmes commencent à peine à s’approprier.

Ce qu’il reste à faire

Élue enceinte en 2009, Elsie Lefebvre s’est battue pour qu’à l’Hôtel de Ville de Montréal la situation des parents, mais surtout des mères, s’améliore. La mairie qui n’était même pas dotée d’une table à langer est aujourd’hui pourvue d’un salon d’allaitement et d’une halte-garderie. Depuis juin 2016, tous les élus municipaux du Québec profitent même de 18 semaines de congé parental.

Sauf que ce congé reste plus symbolique que pratique. «La plupart des élus n’ont pas le budget pour disposer d’un secrétaire ou d’un remplaçant, explique la conseillère de Ville de Champlain-L’Île-des-Soeurs Marie-Eve Brunet. Si personne ne prend notre relève, à l’accouchement, on n’a pas le choix de continuer à travailler, parce que le citoyen doit toujours être représenté», défend la mère de 2 enfants. Il faut donc qu’un remplaçant soit désigné pour chaque conseiller.

Pour Elsie Lefebvre, tout reste encore à faire pour que la conciliation politique-famille soit possible. «Il faut changer les horaires des consultations publiques, qui se font surtout le soir, commence-t-elle. Il faut rendre possible le vote à distance ou l’enregistrement des assemblées et, plus important encore, il est nécessaire d’offrir des congés parentaux au fédéral et au provincial», énumère-t-elle.

Ailleurs en politique

Au sein de tous les paliers gouvernementaux, les femmes sont minoritaires. Elles occupent 32% des sièges au municipal, contre 27% au provincial et 26% au fédéral. «Si les femmes n’avaient pas à décider entre vie familiale et vie politique, si la conciliation allait de soi, il est certain qu’elles seraient plus présentes dans les espaces décisionnels», plaide Elsie Lefebvre, loin de négliger l’existence d’autres facteurs.

Fait fort révélateur, l’ex-députée de Laurier-Dorion a décidé de quitter le Parti québécois pour tenter sa chance au municipal en 2009 parce qu’elle était enceinte. Impossible pour elle de parcourir le Québec à la rencontre des citoyens ou de multiplier les allers-retours Québec-Montréal un bébé dans les bras. Représenter les habitants de son quartier semblait plus réaliste pour la jeune mère.

Émilie Thuillier, Marie-Ève Brunet, Catherine Fournier et Elsie Lefebvre mènent un combat pour que la politique soit à l’image de la société. «Les élus doivent vivre ce que les citoyens vivent, sinon ça fait des politiques publiques vides et décalées, qui n’ont aucun sens», résume Marie-Ève Brunet. À Ottawa, à Québec et au sein des mairies, certifient les 4 femmes de tête, il faut des mères qui comprennent le casse-tête quotidien des familles et qui légifèrent en conséquence.

Et il faut aussi des pères. Marie-Ève Brunet a dû retourner au travail 5 jours après son accouchement, car à l’époque le congé parental de 18 semaines n’était pas encore mis en place. Elle a pu le faire grâce à son mari, qui a pris plusieurs mois de congé pour la suivre partout où son statut d’élue la menait.

Marie-Ève Brunet le dit haut et fort, si les femmes sont minoritaires à l’Assemblée nationale, c’est en partie parce qu’elles sont encore perçues comme les responsables des petits. «Il faut réfléchir à notre vision collective de la mère, à notre vision du couple et de la répartition des tâches», conclut-elle. Parce qu’avant de moderniser les institutions politiques, il faut d’abord moderniser la famille, rappelle-t-elle.

Autres textes sur Politique

Peut-on avoir un gouvernement responsable, capable de mettre ses culottes?

Raymond Viger | Dossiers Économie et Protection du consommateur

Journal de Montréal, 20 octobre, Michel Girard:

Les automobilistes québécois se font carrément exploiter par les pétrolières.

Photo Martin Chevalier, Journal de Montréal

On le savait. On s’en doutait. Il y a plusieurs décennies ont nous disait que les USA avaient 6 mois de réserve de pétrole et que l’offre et la demande fixait les différents prix de l’essence.

Puis un jour des intempéries font leurs ravages. Le prix de l’essence augmente.

Quelques années plus tard le prix du pétrole augmente. Non pas qu’il y ait eu un cataclysme rendant plus rare cet or noir. On pense qu’il va y avoir une catastrophes environnementales touchant le pétrole. La spéculation des pétrolières nous était confirmée.

Et que dire de la fixation des prix. Si nous étions dans un vrai marché d’offre et de demande, les prix ne serait pas à monter et descendre tous en même temps et de la même ampleur.

Aujourd’hui, le Journal de Montréal, sous la plume de son journaliste Michel Girard, nous confirme, chiffre à l’appui, que les pétrolières nous baisent officiellement, grandement, sérieusement…

Tout bon gouvernement avec ses armées de fonctionnaires pour faire sortir les chiffres devaient le savoir depuis des lustres.

Mais qu’est-ce que notre gouvernement attend pour protéger les droits et le respect de ses citoyens. Et je ne me limite pas à l’actuel gouvernement Caquiste ou les précédents Libéraux ou encore Péquistes. Tout le monde le sait que les pétrolières, les pharmaceutiques et autres grandes corporations viennent nous siphonner et profiter de nos bonnes grâces.

Peut-on avoir un gouvernement capable de mettre ses culottes et d’agir pour le bien-être du peuple?

Un gouvernement qui joue à l’autruche devant de telles extravagances financières est soit:

  • Myope et ne devrait pas être au pouvoir
  • Il fait parti de la fraude et reçoit des pots de vin
  • Complètement impuissant devant les grands profiteurs du système et incapable d’agir adéquatement.

Si vous voyez d’autres possibilités, merci de m’en faire part. Parce que dans ces hypothèses, je ne vois rien qui me donnent confiance envers nos gouvernements, peu importe la couleur de leur chemise.

Autres textes sur Protection du consommateur

Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
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Le temps d’une rencontre avec l’autre

Quand l’art passe à l’action

Mélina Soucy | Dossier Communautaire

Assises sur une terrasse éphémère, une vingtaine de personnes discutent en mangeant une soupe. Certaines rient, d’autres se choquent. Duos de personnes âgées, d’enfants, d’hommes, de femmes, tous d’origines différentes, échangent. Ils sont tous différents, mais une chose les réunit. Ils ne se connaissaient tous pas avant de partager cette soupe.

«On a créé l’événement Le temps d’une soupe, car on voulait inciter les gens à contrer la peur de l’autre, de l’étranger, de l’inconnu,» explique Annie Roy, cofondatrice de l’ATSA (Quand l’art passe à l’action), un organisme à but non lucratif (OBNL) qui dénonce les maux de la société par l’art depuis 1998.

Cet événement a pris naissance en 2015, année de l’attentat de Charlie Hebdo, de la création du groupe de pression politique la Meute et de la crise des réfugiés syriens, entre autres. «Avec les attentats, la crise des réfugiés, la suprématie blanche américaine, la montée du populisme, c’est nécessaire d’apprendre à se parler et d’apprendre à faire face à l’autre, croit l’artiste. Il faut contrer la peur de l’autre, c’est elle qui nous divise.»

L’expérience

Par une belle journée au parc Kent dans Côte-des-neiges, les piétons se font aborder par des serveurs de la terrasse créée par l’ATSA. «Ça vous dit une conversation avec un inconnu autour d’une bonne soupe?», proposent les serveurs aux curieux.

Une fois convaincus, les gens peuvent déguster leur entrée : un premier contact avec un étranger, contact où ils se présentent et choisissent la paire de chaise sur la terrasse sur laquelle ils échangeront pour les prochaines minutes. «Chaque paire de chaise est identique mais chaque paire est différente, fait remarquer Annie Roy. Comme les humains. On est tous des humains mais on est tous uniques.»

Le premier contact établi, soupe en mains et sourire nerveux aux lèvres, les nouveaux duos se font attribuer un sujet de conversation du menu créé par l’ATSA. «Que pensez-vous du 375ème de Montréal?, demande la serveuse. Est-ce un sujet qui vous convient?». Le sujet choisi, les duos d’inconnus peuvent déguster leur plat principal : la conversation accompagnée d’une soupe.

«On a travaillé l’expérience pour qu’elle soit ludique, explique Annie. C’est sous forme de restaurant, il y a des menus de conversations et la rencontre de l’autre est structurée comme un repas».

Tout bon repas se termine par un dessert. «On demande aux duos de créer une courte phrases qui représente leur rencontre, dépeint l’artiste.» Cette phrase sera ensuite immortalisée par une photo des duos. Les portraits de ces rencontres hasardeuses sont ensuite mis en ligne sur le site de l’ATSA.

Origines et avenir du projet

En 2013, Annie Roy et son partenaire de création Pierre Allard avait tenté l’expérience à Québec. «On avait seulement installé les chaises en deux longues rangées face à face, se rappelle Annie. Les gens déplaçaient les chaise pour se retrouver en groupes de connaissances et l’idée de parler avec un inconnu ne se concrétisait pas. Ça faisait en sorte que certains finissaient par s’isoler seuls ou en groupes de deux pour manger leur soupe. Ça tuait le dialogue.»

Pour remédier à ce problème, les artistes ont décidé d’imposer les groupes de deux, car cela oblige les gens à s’impliquer dans la conversation. «C’est dur de convaincre les gens de s’arrêter pour donner du temps à un parfait inconnu, démystifie l’artiste. C’est contre la logique du système, du capitalisme, de l’individualisme».

Les discussions sont souvent convenues avec les étrangers. « Ici on peut dire ce qu’on veut, il y a des idées qui s’entrechoquent, des rencontres qui se passent merveilleusement bien et d’autres moins bien, note Annie. Aller à la rencontre de l’autre c’est apprendre à faire la paix.»

Le temps d’une soupe partira en tournée mondiale dans la francophonie prochainement. L’OBNL annonce également le retour de L’État d’urgence. Créé pour la première fois en 1998 pour le cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’événement prend la forme d’un camp de réfugiés en plein centre-ville, où les artistes dénoncent une problématique sociale par année.

« Le thème de cette année, c’est les paradis fiscaux», annonce Annie. Le camp de réfugiés, où nourriture et dortoirs pour dormir accueillaient les sans-abris dans cet événement, existera toujours, pendant les 4 à 10 jours que durera l’événement.

La tournée montréalaise prend fin le 18 octobre, ne manquez pas votre chance d’aller à la rencontre de l’inconnu!

ATSA: court historique

L’ATSA forgent les esprits par leurs réalisations artistiques depuis la construction de leur Banque à Bas, une œuvre qui donnait accès à des vêtements chauds aux sans-abris en 1997. À l’origine, l’OBNL s’appelait l’Action terroriste socialement acceptable. À la suite du 11 septembre 2001, le couple de créateurs demande au Conseil des Arts s’ils devraient changer de nom. Ces derniers le leurs déconseillent, mais les artistes décident quand même de retirer le mot de leur site web.  Ils décident après quelques temps de mettre leur slogan de l’avant pour renforcer leur message pacifiste. Depuis sa fondation, l’ATSA a réalisé plus de 40 projets interpellant la population à réfléchir et à agir sur des problématiques sociales, patrimoniales et environnementales. Leurs créations servent d’outils d’éducation populaire.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Justin Trudeau est-il intègre dans ses actions

Un encouragement pour le racisme, le sexisme et la violence?

Donald Trump félicité par Trudeau et Obama

Raymond Viger | Dossiers RacismeInternational

unknown-2Si j’avais été Hillary Clinton… au nom de la démocratie je n’aurais pas concédé la victoire.

Avec 95 000 votes d’avance, j’aurais demandé des recomptages.

Cela aurait-il permis de trouver des anomalies dans le système? Possiblement que non. Mais j’aurais montrer ainsi que je ne peux pas endosser une telle aberration.

photo-jpgSi j’avais été Barack Obama… au nom de la sécurité de mon pays, je refuserais de remettre les clés de la Maison Blanche à Donald Trump, un homme sexiste, raciste et violent.

C’est illégal me dit-on! Il a été élu démocratiquement me clame-t-on? Et bien soit. Tout comme Nelson Mandela ou Gandhi et bien d’autres, pour le respect de la démocratie, il faut parfois être prêt à faire de la prison et des illégalités pour soutenir nos principes et nos valeurs.

pm_trudeau_230x306_v3Si j’avais été Justin Trudeau… au nom de la liberté et de la paix sociale, j’aurais refusé de féliciter Donald Trump pour sa victoire pour la présidence des États-Unis.

Féliciter un homme raciste, sexiste et violent, est-ce un endossement de ce qu’il a fait et de ce qu’il est?

Je crois me souvenir que plusieurs dignitaires à travers le monde avaient félicité Adolph Hitler dans les années précédant la 2e guerre mondiale.

Sommes-nous à refaire les mêmes éternelles erreurs?


Autres textes sur Politique

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche.

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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La séparation du Canada

Bloc Québécois VS Bloc Canadien

Imploser ou exploser le Canada?

Raymond Viger | Dossier Politique

Simon Marchand bloc québécois séparatiste ouest canada québec référendumMa conjointe Danielle et moi avons pris régulièrement position sur le Bloc Québécois et la séparation du Québec.

Nous avons présenté cette position à plusieurs reprises à des politiciens. Mis à part l’an dernier avec Simon Marchand du Bloc Québécois, aucun politicien n’a vraiment pris au sérieux notre proposition.

Et pourtant elle semble faire du millage depuis que nous en parlons. Avant les élections fédérales de 2015, le professeur François Charbonneau Directeur de la revue Argument et professeur agrégé à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa écrivait un texte sur le divorce à l’amiable du Canada avec un parti pancanadien qui remplacerait le Bloc Québécois.

Drapeau-Canada-Quebec bloc québécois pancanadien confédérationAprès les élections de Justin Trudeau en octobre dernier, Radio-Canada nous parlait d’un regroupement de séparatistes dans l’Ouest du Canada qui commençait à se regrouper, n’ayant pas apprécié la venue au pouvoir des Libéraux.

L’incohérence du Bloc Québécois

Comment peut-on convaincre les gens de voter pour le Bloc Québécois?

  • Le parti Québécois ne peut pas prendre le pouvoir parce qu’il n’est pas représenté dans l’ensemble du Canada.
  • Il ne représente que les intérêts des Québécois et non pas de tous les Canadiens.
  • Il a un objectif d’arracher le Québec de la Confédération.

Comme plusieurs médias l’ont soulevé depuis octobre dernier, il y a pourtant des séparatistes dans l’ensemble du Canada. Pourquoi ne pas leur offrir de prendre parole et de voter pour un parti séparatiste.

Le Bloc Canadien

Ce parti politique serait composé de divers groupes canadiens. Le Bloc Québécois, le Bloc de l’Ouest, le Bloc de l’Ontario, le Bloc des Maritimes…

N’oubliez pas que chaque vote permet au parti de recevoir 1,75$ pour son financement. Même s’ils ne réussissent pas à faire élire un candidat séparatiste, il y a là une possibilité de financement pour le Bloc Canadien.

Quand l’argent du pétrole coulait à flot dans l’ouest du pays, beaucoup de gens de l’ouest espérait rejeter le Québec du Canada pour éviter la péréquation et envoyer un chèque au Québec. Il y avait beaucoup de séparatistes dans ce secteur du pays.

Pourquoi se casser la tête à passer par un référendum qui n’implique que le Québec?

Pourquoi se chicaner sur la légitimité d’un référendum fait que par le Québec?

Imaginer que le pays fasse élire le Bloc canadien avec le mandat de séparer le pays. Fini les référendums. Fini les chicanes. Personne pour nous dire qu’on ne peut pas. Que c’est illégal. Et bla… bla… bla…

La volonté d’un pays… de ne plus avoir un pays comme le Canada.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Pensionnats autochtones

Commission de vérité et de réconciliation du Canada

L’impact du rapport

Reflet de Société s’était rendu en 2013 à la Commission de vérité et de réconciliation du Canada (CVRC) lors d’une audience à Montréal.

Flora Lasalle | Dossiers  AutochtonePolitique

Cet événement avait regroupé des Autochtones venus de tout le Québec, bouleversés par le fait de se replonger dans leur histoire vécue au pensionnat. À quoi ont servi tant d’efforts? Suite à la sortie du rapport de la CVRC en juin, des changements se préparent.

Retour sur les traitements

cvrc rapportDepuis 2009, la CVRC s’est déplacé à travers le Canada pour récolter des témoignages concernant les pensionnats indiens. Elle fut mandatée par le gouvernement canadien afin de relater la réalité des pensionnats entre 1874 et 1996. Le 3 juin 2015, la CVRC a diffusé son rapport, mettant en lumière cette époque de l’histoire du Canada.

Comme il lui a été demandé, la CVRC ne fait aucune interprétation des paroles des survivants. Elle expose des faits le plus objectivement possible, en offrant l’anonymat aux victimes qui le désirent, ainsi qu’aux prêtres, enseignants et religieuses n’ayant pas avoué leurs méfaits ou ayant été condamnés pour ces derniers. Les auteurs décrivent les kidnappings d’enfants dans les familles, les traitements violents au sein des pensionnats, en utilisant telles quelles les paroles des survivants.

Le rapport de 274 pages est capital pour l’histoire du Canada. Pour la première fois, un organisme mandaté par l’État affirme sa volonté d’anéantir la culture des Autochtones. On parle enfin de «génocide culturel», un terme faisant débat et que certains politiciens et médias rechignent encore à employer. Ils préfèrent parler d’assimilation forcée ou d’ethnocide. Pourtant, il s’agissait bien d’extermination volontaire et planifiée d’une culture.

Selon la définition du génocide de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de l’ONU, il y a bien eu atteinte à l’intégrité physique et psychique des personnes (violences, abus sexuels, sous-alimentation, enfants numérotés, cheveux coupés courts, habits traditionnels jetés…), soumission à des conditions d’existence mettant en péril la vie du groupe (séparation des membres d’une même famille, interdiction de parler la langue maternelle) et des transferts forcés d’enfants du groupe visé vers un autre (150 000 enfants envoyés de force dans des pensionnats religieux entre 1872 et 1996, menaces aux parents qui s’opposent au départ de leurs enfants vers les pensionnats).

La CVRC souligne aussi qu’au moins 1 enfant sur 25 mourrait dans ces pensionnats, ce chiffre ne faisant pas état de ceux morts après leur expérience traumatisante.

Incidences politiques

pensionnats autochtonesL’Assemblée nationale du Québec a voté à l’unanimité la motion affirmant le fait que «les pensionnats autochtones étaient un outil de génocide culturel à l’égard des nations autochtones du Québec».

Philippe Couillard en a lui aussi employé l’expression: «On parle d’une tentative délibérée d’effacer l’identité, la langue et la culture d’un peuple, on peut appeler ça un génocide culturel».  Mais au fédéral, Stephen Harper et Bernard Valcourt (ministre des Affaires autochtones) évitent d’utiliser cette expression dans leur discours. Serait-ce le fait que la reconnaissance d’un génocide implique juridiquement un devoir d’intervention?

En effet, sur les 94 recommandations de la CVRC pour l’insertion sociale des Autochtones, le gouvernement fédéral s’est pour l’instant engagé à en appliquer deux. Il a déjà versé des compensations financières aux anciens élèves entre 2007 et 2011. Il s’engage à ouvrir un Centre national de vérité et de réconciliation dans l’Université de Manitoba (Winnipeg) et d’offrir un apport financier pour faire connaître l’histoire des pensionnats au Canada, en particulier dans les écoles.

Même si ces deux mesures sont primordiales pour ouvrir le chemin vers une réconciliation, le gouvernement fédéral est resté silencieux face aux autres recommandations.

Parmi elles: la préservation des langues autochtones, la transparence sur les difficultés sociales auxquelles font face des Autochtones, la protection de l’enfance, le respect des traités avec les Autochtones, l’ajustement du droit des Autochtones d’ici au droit international, la diminution des écarts en matière de santé, de justice, d’éducation et d’égalité des chances entre les Autochtones et le reste de la population canadienne.

Tant que le gouvernement sera réticent à entreprendre ce grand chantier, la réconciliation s’avèrera difficile. Un premier pas a été entrepris, mais il demeurera insuffisant tant qu’il ne sera pas accompagné d’autres mesures. Une affaire à suivre…

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