Briser les tabous

Dossier Santé mentale

Humain Avant Tout a été fondé durant l’été 2018 par Lysa-Marie Hontoy, doctorante en psychologie à l’Université de Montréal. C’est à travers cet organisme que la jeune femme comble son besoin de faire avancer la cause de la santé mentale au Québec.

Les difficultés psychologiques touchent un grand nombre de personnes qui souffrent en silence par crainte d’être jugées ou rejetées. L’objectif d’Humain Avant Tout est de réduire les tabous entourant la santé mentale, et inciter les gens à demander de l’aide.

Chaque semaine, l’équipe diffuse sur sa page Facebook des témoignages de personnes qui vivent ou qui ont déjà vécu des troubles psychologiques (diagnostiqués ou pas) ou des épreuves de vie difficiles (accident, maladie, peine d’amour, deuil).  L’intention derrière ces publications est de briser l’isolement et redonner espoir.

Des hallucinations troublantes

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Auteur : Sonia

J’ai reçu un diagnostic de schizophrénie à 18 ans. Dès l’âge de cinq ans, j’avais des phobies très intenses. J’avais peur que les objets bougent ou qu’ils m’attaquent. C’est aussi à cet âge-là que j’ai eu mes premières pensées suicidaires. Au secondaire, j’avais des hallucinations visuelles et auditives, comme voir des gens mourir ou se faire frapper par une voiture. J’essayais de le cacher parce que j’avais peur de me faire enfermer, c’est ce qu’on voyait dans les films. La solitude face à ce que je vivais, c’était vraiment ça, le plus difficile.

Ma médecin de famille m’a fait commencer à prendre des antidépresseurs. Ça ne fonctionnait pas bien pour moi et elle ne faisait qu’augmenter ma dose. Je ne me sentais pas écoutée. J’ai fait une tentative de suicide pendant cette période-là. À 18 ans, j’ai décidé d’arrêter la médication. J’ai vécu toutes sortes de nouveaux stress et j’ai recommencé à faire plus de crises. Je faisais des psychoses paranoïaques, où je m’imaginais que tout le monde était contre moi, puis des psychoses catatoniques, c’est-à-dire que je perdais le contrôle de mon corps.

Je me suis un jour retrouvée à l’hôpital, en crise. On m’a renvoyée chez moi en me disant que j’étais sur une liste d’attente. Ça a pris des mois avant qu’on ne me rappelle. Puis, j’ai finalement trouvé un nouveau médecin de famille, un miracle qui s’est présenté sur ma route. C’est la personne qui m’écoute et avec qui ça marche. On y est allé graduellement avec la médication et j’ai éliminé des choses qui me stressaient dans ma vie.

Quand ç’a commencé à mieux aller, je me suis mise à avoir plus de projets. J’ai pu entrer à l’université en philosophie. J’ai écrit une dissertation sur cette façon de voir les personnes psychiatrisées comme étant des personnes irrationnelles. Aujourd’hui, je suis en train de rédiger un mémoire de maîtrise sur les injustices en psychiatrie. J’aimerais en faire une conférence accessible au grand public et aux professionnels de la santé. Ça fait 10 ans que ma vie est plus stable. Le jour de mes 30 ans, je me suis regardée dans le miroir en me disant que je n’aurais jamais pensé me rendre là…

Ma bipolarité, une job à temps plein!

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Auteur : Frédéric

Il y a cinq ans, j’ai reçu un diagnostic de bipolarité. Les affaires roulaient bien au travail…J’étais conseiller pédagogique, formateur, conférencier et j’avais une charge de cours à l’université. Mais du jour au lendemain, ça a complètement dérapé. J’ai été hospitalisé pour la première fois à ce moment-là.

Pendant la première année suivant l’hospitalisation, j’ai été en arrêt de travail parce que je vivais une dépression majeure. Je ne voyais pas le bout…je pensais vraiment que c’était fini pour moi. J’ai fait une tentative de retour au travail après deux ans d’arrêt, mais j’ai rapidement dû m’absenter à nouveau. Récemment, j’ai été invalidé par les assurances parce que mes fluctuations d’humeur sont trop rapides et trop violentes. Ça a été un deuil difficile à vivre parce que je m’identifiais beaucoup à mon travail.

À la suite de mon diagnostic, j’ai aussi vécu beaucoup d’anxiété sociale. Pendant plusieurs années, je me suis isolé parce que je ne savais pas comment expliquer mon état aux autres… j’avais honte. J’ai toujours projeté une certaine image de force et de confiance, mais, me sentir à ce point vulnérable, c’était difficile à porter.

Depuis quelque temps, je me permets de parler plus ouvertement de ma maladie et je réalise que ça fait du bien, de passer par-dessus ce tabou qui est tellement pesant. Malgré tout ce que je fais pour garder mon humeur stable – et c’est une job à temps plein –, les idées suicidaires reviennent fréquemment; mais maintenant, je suis capable de me répéter que ça va passer.

J’ai la chance d’être suivi toutes les deux semaines par un psychiatre extraordinaire qui fait preuve de compassion. Ma blonde assiste à toutes les rencontres, elle est là pour moi depuis le début. Mes trois enfants ont aussi été d’une patience et d’une maturité inouïes à travers les années. C’est vraiment ça qui m’a sauvé… ma blonde, mes enfants et mon réseau social.

L’année prochaine, je commence un doctorat en éducation, dans l’espoir de me reconstruire. Selon mon psychiatre, ça fait partie de mon plan de traitement. J’ai aussi envie de contribuer positivement à la société en donnant des conférences sur la santé mentale. Je ne veux plus rester isolé et je n’ai plus envie de me cacher…j’ai le désir d’aider les autres en leur partageant avec eux mon histoire.

Survivre à un viol

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Auteur : Corinne

Quand j’avais 25 ans, pendant que je dormais, quelqu’un est entré chez moi par effraction et m’a agressée sexuellement… Quand ça m’est arrivé, je me suis dit qu’à part la mort, y’avait pas grand-chose de pire. Après l’agression, ça a été une pente descendante. J’ai perdu du poids, j’ai arrêté de manger, de dormir et de travailler … J’étais mal tout le temps. J’ai consommé excessivement parce que je croyais que ça allait m’aider à arrêter d’avoir peur. Toute ma vie était basée autour de ça : la peur d’avoir peur. Ça a déconstruit ma vie et je suis devenue complètement dépendante des autres. Mais, petit à petit, j’ai commencé à remonter la pente et à me faire confiance à nouveau.

Ça fait 15 ans que je suis en thérapie, et j’ai arrêté de consommer il y a bien longtemps. La maternité m’a permis de m’accrocher à la vie et de retrouver une certaine paix intérieure. Mon fils a 6 ans, c’est mon soleil. Il me comble de joie et me ramène à l’essentiel, malgré la solitude d’être une mère monoparentale. La course m’a aussi vraiment aidée et m’aide encore aujourd’hui. Ça me permet de libérer toutes les émotions qui sont bloquées en moi.

Mais, j’ai réalisé cette année que j’avais beau courir trois fois par semaine et faire toutes les thérapies du monde…je ne serai pas capable de tout guérir. Il y a des choses qui restent quand tu subis un choc post-traumatique. Je me sens toujours en état d’hypervigilance et je fais aussi beaucoup d’insomnie. Ça a été vraiment difficile parce que l’agresseur est encore en liberté… ils ne l’ont jamais retrouvé.

Mais, à un moment donné, j’ai arrêté de résister et de vouloir tout régler. J’ai accepté que j’allais être une personne anxieuse toute ma vie. Ça ne m’empêche pas de dire que je me sens heureuse aujourd’hui et que j’ai le sentiment de m’en être sortie. Je suis rendue à un point où je ne suis plus du tout dans la honte, mais plutôt dans l’acceptation et le pardon. Je ne me sens plus comme une victime et je suis fière de la femme que je suis devenue. À mes yeux, c’est mon plus bel accomplissement. Je souhaite que mon témoignage aide d’autres femmes à se libérer de la honte qu’elles peuvent ressentir et à parler de ce qu’elles ont vécu…

Rire de ses crises d’anxiété

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Auteur : Phil

Je suis conscient que je suis quelqu’un d’anxieux et je me rends compte aujourd’hui que j’ai fait des crises de panique pas mal toute ma vie. Quand j’étais petit, je pouvais passer une nuit au complet à rouler dans mon lit parce que j’étais stressé d’aller à l’école le lendemain. Ça a toujours été relié à la performance… j’ai toujours vu les gens qui performaient être incroyablement acceptés… ç’a fait que je voulais performer moi aussi.

Je vois un psy toutes les semaines depuis des années et ça m’aide vraiment à extérioriser ce que je vis. Je me souviens, au début, quand j’en parlais à des amis, je me sentais comme si j’étais weird. Weird d’aller voir un psy et d’en parler. Peu de temps après, je pouvais répondre: « So what? Es-tu gêné d’aller voir un garagiste quand ton char ne va pas ben? Moi, je vais voir un psy pour ma tête. That’s it. »

Aller voir un psy, c’est encore trop associé à quelque chose de très grave. Tu sais, il y a des gens très musclés et en santé qui vont voir des nutritionnistes… Les nutritionnistes ne sont pas réservés aux gros! C’est pour tout le monde, et les psychologues aussi. Il y a quand même du travail à faire dans la société pour changer les mentalités. J’ai l’impression que dans ben des foyers québécois, on dit encore aux p’tits gars d’arrêter de pleurer. Moi, je pleure souvent… je peux pleurer sur District 31 n’importe quand (rires), je ne suis pas gêné de ça.

Encore aujourd’hui, je vis souvent malgré moi des crises d’anxiété. Je me suis demandé comment je pouvais faire pour en tirer avantage en partant de l’idée qu’il y a toujours un soleil derrière les nuages. C’est pourquoi j’ai décidé de faire un numéro d’humour là-dessus. L’humour, c’est mon moteur de communication et en ce moment, j’ai le goût de dire aux gens qu’ils ne sont pas tout seuls dans ce qu’ils vivent. Et moi non plus.

Des compulsions pour exorciser l’anxiété

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Auteur : Myriam

J’ai toujours été une personne anxieuse…j’ai vu beaucoup de psychologues et de travailleurs sociaux dès le primaire. Mon anxiété était très reliée à la performance et, au secondaire, j’ai juste explosé. Je faisais du cirque, du violon, du bénévolat, j’allais à l’école…c’était trop intense. J’avais aussi beaucoup de compulsions…ça pouvait me prendre une heure avant d’aller me coucher parce qu’il fallait que je touche à plusieurs objets dans la maison. Je faisais ça parce que ça me donnait l’impression d’être protégée contre quelque chose de grave qui aurait pu m’arriver.

J’ai commencé à me mutiler vers 15 ans et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à prendre des antidépresseurs et à aller un peu mieux. Mais quand je suis arrivée à l’université, j’ai réalisé que j’avais juste mis un band-aid sur le bobo et que je ne l’avais pas guéri. À travers les années, j’ai développé des troubles alimentaires…c’était et c’est encore aujourd’hui un symptôme de mon anxiété. Être grosse et avoir un trouble alimentaire, c’est comme impossible dans la tête des gens…c’est souvent très associé à la minceur, qu’on valorise d’ailleurs beaucoup dans la société.

Moi je fais des crises d’hyperphagie quand je sens des bouffés intenses d’anxiété. Je peux manger n’importe quoi en grandes quantités et ça m’apaise, sur le coup. Ça peut être dur à comprendre, mais c’est comme un vide que j’essaie de remplir. Quand ça m’arrive, je me sens super coupable et vraiment honteuse. Avant, je me faisais beaucoup vomir après les épisodes d’hyperphagie, mais maintenant c’est plus rare. Je trouve que l’hyperphagie c’est encore vraiment tabou… les gens peuvent percevoir ça comme de la gourmandise ou quelque chose de stupide à faire, mais c’est plus fort que moi. Des fois, mon corps me dit « go, mange tout ce que tu trouves » et je le fais.

Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de ressources pour m’aider… J’ai quand même été échaudée par le système de santé…même si j’avais des idées suicidaires, on m’a dit qu’il y avait huit mois d’attente. J’ai eu la chance d’avoir un bon médecin de famille qui m’a bien accompagnée pendant cette période-là. Et j’ai finalement vu une psychologue au privé qui a changé ma vie. Elle m’a aidée à comprendre ce que je vivais et tranquillement, je me suis reconstruite.

Des highs et des downs trop intenses

Auteur : Mikaël

Autour de l’âge de 16 ans, j’ai commencé à avoir des moments plus sombres qui alternaient avec des moments où je me sentais pas mal plus enjoué. Je ne me posais pas de questions, j’y allais avec le flow. Mais plus ça allait, plus les highs et les down devenaient intenses. Après 12 ans à rouler comme ça, je me suis ramassé en crise à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas et c’est là que j’ai eu un diagnostic de trouble bipolaire de type 1.

Pendant mes highs, j’étais « surconfiant » … j’étais le King. Je me souviens, des fois je me regardais dans le miroir en me disant à quel point j’étais hot…avec le recul, je trouve ça ben drôle (rires). Je parlais avec tout le monde, j’avais 56 000 projets, rien ne m’arrêtait. Quand j’étais vraiment dans mon peak, je perdais la voix parce que je parlais trop vite et trop fort. Mais quand je redescendais, je redescendais en tabarnane. Pendant mes phases dépressives, je me retirais complètement de la map. Je remettais tout en question parce que je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. J’avais pu le goût d’interagir avec le monde parce que j’en avais peur. J’étais vraiment confus, mes idées n’étaient pas claires et je n’avais plus de repères…j’ai déjà pensé au suicide.

Une chance que mes parents et ma sœur ont été présents et ont cru en moi. L’entourage est tellement important. Si j’avais été dans un autre milieu, je serais peut-être itinérant, aujourd’hui.  Depuis que j’ai été diagnostiqué et que je prends du lithium, j’ai l’impression de vivre ma vie pleinement. Les médicaments m’aident à réguler mon humeur et ça me permet aussi de prendre soin de mes relations…pis ça, c’est vraiment important pour moi. Depuis maintenant un an, je partage ma vie avec ma copine Catherine. Sans cette stabilité, je n’aurais pas pu envisager une relation saine et remplie d’amour. J’aurais envie de dire aux autres de pas avoir peur de demander de l’aide. On est tous humains, on peut tous s’entraider.

Photos prises sur le site internet Humain Avant Tout

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Suicide en période de pandémie

Le processus suicidaire est la somme de plusieurs facteurs qui augmentent le stress et le désespoir. Depuis les années 1990, le taux de suicide diminue d’année en année au Québec, étant passé de 22 décès pour 100 000 habitants, à 12.4 en 2017, soit près de deux fois moins de suicides par année.

Un éditorial de Raymond Viger publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Suicide

« À quoi peut-on s’attendre pour 2020, avec la pandémie que nous traversons? En réalité, malgré tous les modèles que les chercheurs peuvent échafauder, personne ne peut le savoir. Parce qu’il y a des facteurs aggravants et d’autres qui diminuent le risque », se questionne le directeur du magazine dans son éditorial.

La suite est disponible aux abonnés de Reflet de Société Plus. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Ressources sur le suicide

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  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Covid : des vagues désastreuses pour la santé mentale

Les témoignages personnels et les reportages en parlaient depuis des mois, mais des chercheurs viennent de mettre des chiffres sur l’ampleur du problème en mai et juin, à travers huit pays, dont le Canada.

Un texte de Isabelle Burgun, Agence Science-Presse, publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

Le taux de dépression majeure aurait avoisiné les 25 %, une hausse de près de 7 %. « C’est énorme et il faudrait pouvoir dépister largement les adultes car nous constatons que les idées suicidaires ont également bondi avec près de 17 % qui affirment qu’ils se verraient mieux morts », s’alarme la médecin-conseil Mélissa Généreux, de la Direction de santé publique de l’Estrie / INSPQ.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Ressources sur le suicide

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  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
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Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Quebec Suicide Prevention Handbook

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Prévention et intervention du suicide

Après le guide en français, l’adaptation anglophone par Colin McGregor.

Raymond Viger | Dossier Suicide

Quebec Suicide Prevention HandbookLes succès du guide de prévention du suicide en français nous ouvrait la porte pour que notre ami Colin McGregor en fasse une adaptation en anglais et nous présente The Quebec Suicide Prevention Handbook.

Initialement, le livre portait comme titre The Suicide Prevention Handbook. Mais Colin a insisté pour que nous rajoutions que le guide a été écrit au Québec. Au Québec, nous avons développé une intervention exemplaire et reconnu à travers le monde.

De plus, Colin a aussi insisté pour que nous développions la plateforme pour offrir les livres en version électronique. Le tout est maintenant disponible sur notre site Internet. Le fait d’avoir développé la version électronique pour The Quebec Suicide Prevention Handbook, cela nous a permis de l’offrir pour d’autres livres tel que le premier livre adapté par Colin, LOVE in 3D ainsi que le guide Référencer son blogue… un mot à la fois.

Éventuellement d’autres livres des Éditions TNT trouveront une place en version électronique. Nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure de leur disponibilité.

En Anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook

En Français: L’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

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Quebec Suicide Prevention Handbook

Nouvelle publication anglophone de Colin McGregor et Raymond Viger, Quebec Suicide Prevention Handbook.

Raymond Viger | Dossier Suicide

quebec-suicide-prevention-handbookDeux auteurs; Colin McGregor et Raymond Viger. Deux tentatives de suicide chacun. Aujourd’hui, ils font de la prévention dans leur milieu respectif: Colin McGregor à la prison de Cowansville. Raymond Viger pour le Journal de la Rue et au Café Graffiti.

Depuis 1996, il existe une version francophone: L’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire. Après 6 éditions francophones, au printemps 2014, la version anglophone, Quebec Suicide Prevention Handbook, voit enfin le jour.

À l’automne dernier, Colin McGregor nous présentait le roman de cheminement LOVE in 3D, l’adaptation anglophone de L’Amour en 3 Dimensions. Pour l’automne prochain, nous travaillons pour publier le premier numéro du magazine The Social Eyes, le pendant anglophone du magazine Reflet de Société.

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens

suicide crise suicidaire livre guide référenceComment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Autant de questions que nous avons tenté de répondre dans ce guide. À partir de nos années de travail sur le terrain en intervention et en prévention du suicide, à partir de notre vécu personnel, ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Guide sur la prévention du suicide

Le suicide démystifié

Que vous soyez un intervenant professionnel, une personne qui croise des gens qui pourraient être vulnérables, un aidant naturel ou tout simplement parce que le suicide est une réalité de votre milieu familial ou professionnel, un guide permet de rendre accessible les premiers pas d’une intervention auprès d’une personne suicidaire.

Raymond Viger | Dossier Suicide

intervention suicide personne suicidaire vouloir se suicider pourquoi vouloir mourirLe suicide dérange. Le suicide touche trop de gens.

Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Autant de questions que j’ai tenté de répondre dans ce guide. À partir de mes années de travail sur le terrain en intervention et en prévention du suicide, à partir de mon vécu personnel, ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social.

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Nombre et taux de mortalité par suicide au Québec, de 1981 à 2010

Année, Nombre, Taux

1981      1047          17,0

1982      1146          18,2

1983      1182          18,4

1984      1081          16,9

1985       1112           17,2

1986      1147           17,4

1987      1165            17,5

1988      1093          16,1

1989      1038          15,2

1990      1104          15,8

1991       1105           15,7

1992      1256           17,9

1993      1313           18,6

1994      1291           18,1

1995      1442           20,2

1996      1463          20,4

1997       1382          19,2

1998       1387          19,1

1999       1620         22,2

2000     1325          18,0

2001      1334          18,0

2002     1342          18,0

2003     1259           16,8

2004     1177            15,5

2005     1268           16,6

2006     1191            15,4

2007     1111             14,3

2008     1154            14,7

2009     1146            14,6

2010      1089           13,7

Sources : MSSS, Fichier des décès de 1981 à 2009. Banque de données informatisée du Bureau du coroner du Québec de 2010. Tableau présenté par l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS).

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts. Merci de votre soutien.

Autres livres pouvant vous intéresser

Journée mondiale de la prévention du suicide

Pour la Journée mondiale de la prévention du suicide, le directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), Bruno Marchand nous livre son message.

Raymond Viger | Dossier Suicide 

journee-mondiale-prevention-suicideDes milliers de gestes pour sauver un millier de vies

Le 10 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, partout dans le monde, des individus et des organisations se mettent en action pour que le suicide ne soit plus une option.

L’Association québécoise de prévention du suicide constate avec enthousiasme que les communautés s’activent, que la mobilisation s’organise, que des gestes se posent. Depuis 10 mois, nous avons convié tous les Québécois à un grand défi : se réunir afin de partager le même espoir de ne plus perdre les gens que nous aimons par suicide. Le 6 septembre, la Déclaration pour la prévention du suicide comptait 10 000 signataires. Nous sommes 10 000 à porter ce rêve, 10 000 à poser des gestes de prévention, 10 000 à dire que le suicide n’est pas une option.

Quoi faire pour prévenir le suicide?

Vendredi prochain, le 10 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, nous vous proposons de faire deux actions et d’inviter tous les gens de votre réseau à faire de même:

1- Composez le 1 866 APPELLE (277-3553) pour aider un proche ou pour vous-même. Vous pourrez ainsi obtenir le soutien dont vous avez besoin.

2- Prenez des nouvelles d’un proche. C’est une façon de dire « Merci d’être là… pour la vie » à ceux qui font une différence dans la vôtre: parents, amis, collègues, entraîneurs, professeurs, etc.

3- Allumez une chandelle près d’une fenêtre à 20h, le 10 septembre. Cette invitation est lancée partout dans le monde par l’Association internationale de prévention du suicide.

4- Contribuez à diffuser le message de sensibilisation et de mobilisation. Commandez des affiches de prévention pour votre lieu de travail, votre association de bénévoles ou votre centre communautaire. Commandez votre matériel en ligne.

Deuxièmement, marquez votre geste en signant la déclaration d’Ajouter ma voix sur www.ajoutermavoix.com. Ainsi nous serons plus nombreux à nous rassembler.

Le cinéaste américain Peter Weir a dit dans La Société des poètes disparus «Peu importe ce qu’on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde.»

Pour changer le monde n’est-il toutefois pas nécessaire que ces mots et ces idées soient portés par des milliers et des milliers de personnes ? Nous sommes maintenant 10 000. À nous d’en convaincre 10 000 autres. À nous de changer le monde.

Merci d’être là pour la vie !  Ensemble, nous prévenons le suicide.

Bruno Marchand

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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