Place aux jeunes!

Place aux jeunes!

Raymond VigerPhotoRaymond_editorial copie

L’industrie de la presse écrite subit une transformation extrême. Les annonces classées sont concurrencées par la gratuité de l’Internet. Les ventes de publicité   sont en baisse depuis 3 ans. Le prix du papier ne cesse d’augmenter…

Les conséquences sont dramatiques pour le journalisme écrit. Les entreprises médiatiques diminuent radicalement le nombre de leurs journalistes. Certains médias coupent dans le nombre de parutions. D’autres diminuent le nombre de pages publiées pendant que certains arrêtent carrément de paraître sur papier pour se limiter à des éditions en ligne.

Dans un contexte où plusieurs entreprises de presse ont aboli leurs stages et où les 300 finissants en journalisme de cette année et des années à venir risquent de ne jamais travailler dans leur domaine d’étude, Reflet de Société réitère son implication pour soutenir les jeunes journalistes à acquérir de l’expérience et à faire leur place.

Depuis maintenant 3 ans, Reflet de Société s’implique auprès des étudiants en journalisme du Cégep de Jonquière. Nous leur offrons un stage dans notre magazine et une expérience inédite sur l’écriture Web.

En plus, Reflet de Société a mis sur pied un stage en journalisme international d’un mois. Afin de développer l’autonomie des apprentis journalistes, ce stage n’est pas subventionné. Le groupe apprend à préparer un projet en se débrouillant seul pour en trouver le financement.

À la fin de ce stage, les participants ont l’occasion d’écrire leurs textes et de les voir publiés dans un numéro spécial hors-série de Reflet de Société. Ils doivent réaliser toutes les étapes de la production d’un magazine par eux-mêmes: rédaction, correction, infographie, illustration, photo, mise en page… Ils en sont les rédacteurs en chef et les artisans.

En 2008, le groupe avait choisi le Costa Rica. En plus de produire le magazine EN DIRECTion du Costa Rica, plusieurs journalistes ont eu l’occasion de publier leurs textes dans des éditions régulières de Reflet de Société.

Cette année, les jeunes journalistes ont opté pour le Vietnam. Un numéro spécial EN DIRECTion du Vietnam va être publié.

Ce stage a permis à Valérie Carrier de publier des textes sur le site Cyberpresse sous la bannière du journal Le Quotidien. Mélanie Bergeron a eu l’occasion de passer une entrevue pour Le Trente, le magazine de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. S’ajoutent à ces réussites plusieurs conférences de presse et d’autres publications à venir.

Reflet de société au cégep

L’industrie médiatique est en pleine transformation. On ne peut plus faire abstraction de l’Internet comme véhicule pour offrir au public une information actualisée, constante et rapide. L’expertise développée sur le Web par Reflet de société nous amène maintenant à donner un cours au Cégep de Jonquière sur l’écriture Web, un outil dorénavant essentiel pour tout journaliste. Pour ne pas se limiter à un cours théorique, Reflet de Société va créer et soutenir un blogue spécifique aux étudiants en journalisme, leur permettant de développer une expérience qui saura intéresser leurs futurs employeurs.

Dans une période de morosité médiatique, Reflet de Société est fier de pouvoir soutenir les étudiants en journalisme du Cegep de Jonquière et de leur offrir des outils de travail pour expérimenter leur métier. Même si les médias coupent partout, nous sommes convaincus que l’originalité de l’expérience vécue par les journalistes du Cégep de Jonquière leur permettra de se tailler une place dans un monde en mutation.

Vous pouvez encourager ces journalistes que vous saurez reconnaître dans les années à venir. Vous pouvez lire leurs textes et les commenter dans la section Viêtnam du site http://www.refletdesociete.com. En commentant leurs textes et en leur offrant vos positions et réflexions, vous aurez la chance d’influencer le devenir de la prochaine vague de journalistes. En tant que lecteur, vous avez l’occasion de prendre contact avec les journalistes pendant leur formation et de les influencer sur ce qui vous touche et vous concerne.

Jamais le journalisme n’aura été aussi près de son lectorat. Nous ne sommes pas dans une période de marasme financier. Nous sommes dans une période de mutation.

Reflet de Société, Vol 18, No. 1, Septembre/Octobre 2009, p. 4

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La quête du journalisme citoyen

La quête du journalisme citoyen

Raymond Viger                     Dossier Journalisme et média

Quand les relationnistes ont décidé de se lancer sur Internet et les médias sociaux, les journalistes ont sursauté. Philippe Schnobb de Radio-Canada a déjà déchiré sa chemise sur le dos du journalisme-citoyen. L’éthique du journalisme-citoyen a régulièrement été questionné. Surtout après que Morrow Communication ait créé un faux blogue de citoyens pour mousser l’idée des vélos Bixi de la Ville de Montréal.

Récemment, j’ai réagi à un commentaire de la chercheure Samia Mihoub chercheuse à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke. Mme Samia Mihoub laissait sous-entendre, lors du congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) à Ottawa, que des sites tels qu’Agoravox en France, grâce à une politique éditoriale et une charte de rédaction permettait d’obtenir un cadre éthique au journalisme citoyen. Étant moi-même rédacteur et modérateur sur le site d’Agoravox, je ne suis vraiment pas d’accord avec les affirmations de Samia Mihoub.

Il est vrai qu’Agoravox a un comité de modération pour éviter que n’importe qui publie n’importe quelle connerie. Mais est-ce du journalisme citoyen pour autant? Pas en ce qui me concerne. Parce que si un citoyen amène un bon sujet, un bon angle mais qu’il faut le développer plus, faire plus de recherche, vérifier des faits, aucun journaliste n’est affecté pour pouvoir compléter le travail amorcé. Entre le texte brute d’un citoyen et le produit final et publiable, il y a une équipe journalistique, ou du moins, une éthique journalistique qui est employé.

Rien de tel n’existe dans les blogues ou dans les sites tels qu’Agoravox, Cent Papier ou autres. Au Québec, tout citoyen peut faire du journalisme. Il n’existe pas d’association professionnelle et légale pour encadrer la profession. Comment fait-on alors pour séparer le journaliste du journaliste-citoyen? Par son professionnalisme! Même parmi les médias conventionnels il existe parfois des gens qui font du journalisme et qui ne devrait pas en faire. Et certains citoyens, qui ne sont pas officiellement reconnus comme journaliste, ont pourtant une éthique et une rigueur importante et professionnelle.

Un débat qui dure depuis des années et qui n’est pas encore terminé.

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Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

logo aherosol basse resolution 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenterons un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Les danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.

Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission. Pour plus d’informations sur le concerto aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Édition de livres et éditer à compte d’auteur

Édition de livres et éditer à compte d’auteur

Raymond Viger                     Dossier Art et Culture, Fraude internet.

Suite à un article de François Richard sur une fraude qu’un auteur Québécois, Léandre Bergeron, a subi en se faisant copier son livre par un Tunisien nommé Mohamed Anouar Brahim, un débat a lieu sur la pertinence d’éditer à compte d’auteur ses livres.

Le débat débute avec une affirmation de M. François Richard qui en a fait sauter plus d’un:

Les éditeurs existent pour séparer  les bons manuscrits des mauvais et proposer aux acheteurs de leurs livres des produits de qualité. Il existe une multitude d’éditeurs qui assurent une diffusion aux ouvrages les plus divers… Si un auteur n’a réussi à se faire publier par aucun éditeur professionnel, c’est peut-être parce que ce qu’il écrit est inintéressant, voire déplacé et haineux comme dans le cas des écrits de M.Brahim, ou simplement mal rédigé. Peut-être l’auto-édition n’est-elle qu’une façon d’offrir une tribune à des gens qui n’en méritent pas.

Des auteurs réagissent

Même si M. Richard a reçu plusieurs commentaires d’auteurs qui passent par l’auto-édition, je me devais de prendre position dans ce débat. N’oublions pas que les Éditions TNT ont commencé par être une auto-édition de mes livres avant d’offrir aux jeunes que notre organisme accompagne de pouvoir publier leurs livres par l’intermédiaire des Éditions TNT.

Comment fonctionne une maison d’édition

Les maisons d’édition fonctionnent par budget. J’en connais une qui édite 2 à 3 livres par année. Ils ont décidé d’aller chercher des auteurs étrangers qui ont déjà publié et que leur livre a déjà connu un certain succès.

Un autre éditeur se spécialise dans les livres dont le sujet a été très médiatisé, voire un scandale. Ils espèrent ainsi que le battage publicitaire permette d’assurer la rentabilité du livre. Les personnes ayant vécu ces événements étant rarement de bons auteurs, le livre est écrit par un ghost-writer, c’est-à-dire un rédacteur qui fait tout le travail de l’auteur. Personnellement, quand ce n’est pas clairement identifié, j’appelle cela de la fausse représentation. On leurre le public en leur faisant penser que telle personne a écrit le livre.

Il y a aussi les éditeurs qui lancent un livre. Après 6 à 12 mois, si les ventes n’obtiennent pas le volume espéré, le livre est alors envoyé au pilon, c’est-à-dire détruit et retiré des librairies. Cela ne veut pourtant pas dire que le livre n’est pas bon ou mal écrit. Cela veut dire qu’il ne vend pas assez.

Plusieurs éditeurs québécois sont en fait des maisons d’auto-édition. Après avoir mis en place leur propre maison d’édition, ils offrent leur service à d’autres auteurs. Question de rentabiliser les services mis en place pour l’édition de leur livre personnel.

Il y a ensuite les éditeurs spécialisés qui font en réalité de l’auto-édition. Les Éditions Protégez-vous en est un bel exemple. Un organisme communautaire qui a une mission de protection du consommateur. Il publie des livres qui traite des sujets reliés à leur mission. Certains organismes et entreprises qui font de l’auto-édition comme Protégez-vous assurent une qualité dans les livres publiés. Mais en est-il de même pour tous les autres? Le spectre de qualité est très large passant des Éditions Protégez-vous jusqu’à l’Église de Scientologie et Rael!

Les Éditions TNT

Début des années 1990, j’avais écrit plusieurs textes. Des gens que je croisais dans des différents lieux ne cessaient de me demander de faire des photocopies. Tanés de faire ces photocopies et trouvant que ça commençait à coûter cher, j’ai décidé que mes livres seraient édités.

après la pluie... le beau temps Le premier livre que je voulais éditer, Après la pluie… Le beau temps, est un livre de recueil de textes à méditer. Un livre spirituel de croissance personnelle. J’ai rencontré quelques connaissances dans le milieu. Premier commentaire: « Si tu en vends 75, c’est beau. » Ensuite, si je voulais le faire éditer, il fallait que j’accepte certaines contraintes: conférence de presse, tapage publicitaire, mettre ma photo derrière le livre, mettre de l’emphase sur mon vécu pour que ça soit « plus » vendeur…

Pas intéressé à ce genre de présentation, j’ai décidé de l’auto-éditer. Par choix et pour respecter le cheminement que je voulais vivre avec mes livres. Je ne voulais pas que l’on pousse trop vite sur le livre. Je voulais qu’il prenne tranquillement sa place. Le mot « tranquillement » ne fait pas parti du vocabulaire des éditeurs commerciaux.

C’est ainsi qu’en 1992, Après la pluie… Le beau temps a été publié. J’en suis rendu à près de 4 000 exemplaires vendus. J’ai reçu beaucoup de lettres et de commentaires de gens qui l’ont utilisé et qui ont été aidé par ce livre. Et je continue encore d’en vendre.

Un éditeur communautaire

Suite à la publication de mes livres, j’ai décidé de donner les Éditions TNT à l’organisme communautaire dans lequel je m’implique. Cela permet à Reflet de Société de publier des livres, des CD de musique, des documentaires de jeunes que nous accompagnons.

Les auteurs des Éditions TNT sont majoritairement des auteurs qui n’auraient jamais été publiés par un éditeur conventionnel. Des auteurs qui ne cherchent pas nécessairement une rentabilité financière dans la première année. Mais ce sont des auteurs qui ont le droit de s’exprimer et de prendre leur place. Les Éditions TNT leur permettent de faire une auto-édition et d’avoir un encadrement pour avoir une présentation le plus professionnelle possible avec les moyens dont nous disposons.4

Cela a aussi permis au Café-Graffiti d’avoir un livre, Opération Graffiti, qui présente sa  méthode d’intervention, la relation créé avec les jeunes… Un livre qui n’aurait jamais vu le jour si nous avions attendu après un éditeur conventionnel.

Les éditeurs conventionnels ne peuvent pas garantir une variété complète. Ils font ce qu’ils peuvent avec les budgets qu’ils ont et la mission commerciale qu’ils doivent soutenir.

L’auto-édition fait parti de la liberté d’expression et de presse qui est essentielle pour toute société. Cette liberté d’expression m’est très précieuse. Elle fait partie intégrante de la mission de l’organisme. C’est ce qui permet à des auteurs comme François Richard de s’exprimer et de dire le contraire de ce que je pense, tout en travaillant en équipe avec lui.

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show_image L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible.

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Projet Salome: héroinomanes, site d’injections supervisées et morphine

Projet Salome: héroinomanes, site d’injections supervisées et morphine

Raymond Viger  Dossiers Alcool et drogue, Sites d’injections superviséesJournal de Montréal, Philippe Couillard

sites injections supervisés drogue site injection légale Pas de site d’injections supervisées pour les toxicomanes de Montréal. Le ministère de la Santé refuse de financer un traitement à la morphine pour les toxicomanes de Montréal. Il n’y a qu’un seul site d’injections supervisées au Canada et il se trouve à Vancouver. Éric Fabrès, coordonnateur au Cran et qui avait supervisé le projet Naomi, est déçu que le projet Salome n’obtienne pas son financement.

Confusion du Journal de Montréal

C’est ce que nous apprends le Journal de Montréal de ce matin sous la plume d’Éric Yvan Lemay. Il y a cependant une confusion importante que je me dois de corriger ici et qui fausse le débat sur l’ouverture d’un site d’injections supervisées à Montréal.

Un site d’injections supervisées est un lieu pour permettre aux personnes toxicomanes de faire leurs injections dans un lieu sécurisé. Une assistance médicale et psychologique est sur place pour intervenir en cas de besoin. Un site d’injections supervisées NE FOURNIT PAS LA DROGUE AUX TOXICOMANES.

Site d’injections supervisées l’Insite de Vancouver

Le site d’injections supervisées l’Insite de Vancouver n’en fournit pas aux usagers qui utilisent leurs services. J’ai visité le site d’injections supervisées l’an dernier et je vous avais fait un reportage sur cette méthode d’intervention.

Un site d’injections supervisées est une chose, un programme pour fournir de la morphine aux héroinomanes en est une autre.

Au Québec, nous avons eu les deux débats et il ne faudrait pas mélanger le sens du débat. Plusieurs citoyens sont contre le fait de payer la drogue aux « junkies ».

Ministre de la Santé Yves Bolduc et Philippe Couillard

L’an dernier, le nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc avait reculé dans un dossier que Philippe Couillard voulait faire avancer pour l’ouverture d’un site d’injections supervisées. Ici Yves Bolduc recule dans un programme qui aurait pu aider les héroinomanes. Souvenons-nous que Yves Bolduc est le ministre de la Santé qui aime voir ses citoyens malades. Est-ce que le ministre de la Santé Yves Bolduc est influencé par Stephen Harper qui tente, malgré un ordre de cour, de faire fermer le site d’injections supervisées de Vancouver.

On peut être contre un programme qui fourni la drogue aux héroinomanes tout en étant pour un site d’injections supervisées pour offrir un lieu sécurisé aux toxicomanes. Il ne faut pas créer la confusion entre ces deux débats.

La Santé publique de la Colombie-Britannique

Tel que décrit par la Santé publique de la Colombie-Britannique un site d’injections supervisées n’est pas une dépense, mais une source d’économie importante dans les soins de santé à offrir aux personnes toxicomanes tout en améliorant leurs conditions de vie et la sécurité publique.

NB. Je ne lis plus le Journal de Montréal, mais des gens me font parvenir les découpures des articles dont ils aimeraient que j’intervienne. Je ne le fait pas systématiquement dans tous les cas, mais quand cela cause préjudice aux débats sociaux qui nous concernent, il me fait plaisir de prendre la plume pour mettre mon grain de sel et alimenter la réflexion.

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LETTRE D’UNE MÈRE À UN JEUNE TOXICOMANE

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
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Montréal-Nord et Fredy Villanueva, 1 an après…

Montréal-Nord et Fredy Villanueva, 1 an après…

Raymond Viger Dossier Montréal-Nord

Au lendemain du 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva, je me suis fait questionner par plusieurs jeunes. Pourquoi Reflet de Société n’était pas présent à cette journée? Plus spécifiquement, pourquoi, moi je n’y étais pas.

Le jeune qui m’a posé la question était devant un ordinateur. Il regardait nos textes sur les gangs de rue.

J’ai été ébranlé par la question. Je ne pensais que notre absence serait remarqué. La réponse est longue et risque de provoquer quelques remous. J’ai été aussi ébranlé de voir ce jeune consulter nos pages sur les gangs de rue. Pour eux, notre présence Internet est peut-être plus significative que je ne le pensais.

Montréal-Nord et Fredy Villanueva, il y a un an…

L’an dernier, dès les premiers jours suivant la mort de Fredy Villanueva, des jeunes de Montréal-Nord et d’autres, en lien avec ceux de Montréal-Nord, me demandaient de m’impliquer.

Les événements étaient trop significatifs pour les occulter. Les jeunes avaient besoin que l’on en parle, que quelque chose soit fait. Depuis l’an dernier, je ne cesse de parler de ces événements avec plusieurs jeunes. Ils ont besoin d’en parler, une forme de thérapie pour extérioriser la violence qu’ils ont subie ou qu’ils ont été témoins.

J’ai écrit 8 billets sur un « dossier Montréal-Nord« . Les billets ont été lu à 9188 reprises, générant 203 commentaires. Je reçois encore 372 visites mensuelles pour ces billets. Sans compter les dossiers plus généraux tels que Gang de rue. Pourtant, avant de regarder les statistiques, j’avais l’impression que mon implication se limitait plus à des rencontres individuelles avec les jeunes. Mes attentes sur cet espace Internet pour amorcer une réflexion étaient peut-être trop élevé.

Une murale pour Montréal-Nord

Pour aller plus loin dans mon intervention dans Montréal-Nord, nous avions mis sur pied un projet: réaliser une murale pour Fredy Villanueva. L’idée partait d’un graffiteur, Hérésy, lui-même un immigrant Chilien, qui avait besoin de faire quelque chose en lien avec Fredy Villanueva. La réalisation de cette murale l’aurait été avec la communauté de Montréal-Nord. Une forme de thérapie collective pour ventiler un peu, donner un prétexte pour en parler…

Je ne voulais pas faire une action visible dans Montréal-Nord sans le faire en concertation avec les organismes déjà impliqué. J ‘ai fait des téléphones aux administrations municipales dans l’arrondissement, au central ainsi qu’avec plusieurs organismes communautaires de Montréal-Nord.

Au début, tout ce monde semblait en faveur d’une telle concertation où l’on pouvait rassembler nos différentes expertises. Puis, les problèmes de communication ont débuté. Mes appels n’étaient plus retournés. Ce genre d’expérience est malheureusement trop fréquent dans le communautaire. Tout le monde parle de concertation, il existe des tonnes et des tonnes de table de concertation, mais en bout de ligne que reste-t-il de concret sur le terrain?

Du rap pour Fredy Villanueva

Arrive le mois de juin. Un rappeur de Montréal-Nord m’approche et me demande mon aide pour organiser un spectacle pour le 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva. Il me dit que la tension est grande dans Montréal-Nord. Il est en lien avec les jeunes ainsi que les principaux artistes de Montréal-Nord. Ils veulent s’impliquer pour baisser la tension et que les jeunes puissent prendre le micro sur scène avec des artistes hiphop.

Je ne peux rester indifférent à ce projet. Un projet qui part du besoin des jeunes. Un projet positif et qui peut être rassembleur. Un spectacle dans un parc, cela veut dire une demande de permis. J’appelle à l’arrondissement de Montréal-Nord. Et voilà que la lourdeur administrative débute.

Pour faire une demande de permis, il faut que ça passe par le conseil d’arrondissement. Celui-ci vient de faire sa dernière rencontre en juin. Il aurait fallu faire une demande 5 mois avant l’événement. Vive la flexibilité! Me semble qu’on est dans Montréal-Nord. Me semble qu’il y a un peu de tension dans l’air. Me semble qu’on pourrait être plus à l’écoute des jeunes…

Autre problématique. Pour une collaboration de l’arrondissement de Montréal-Nord, il faut être un organisme de Montréal-Nord et être accrédité! Même si le Café-Graffiti est en lien avec des jeunes de Montréal-Nord, même si le Hiphop est le gaz avec lequel les jeunes de Montréal-Nord carbure, parce qu’on n’a pas pignon sur rue dans Montréal-Nord, on ne serait pas significatif et « acceptable » pour l’arrondissement de Montréal-Nord.

Je demande à l’arrondissement de Montréal-Nord la liste des organismes accrédités qui pourraient être significatifs pour ce genre d’événement. Je les appelle et la dame de l’arrondissement fait ses appels. Personne du communautaire, P-E-R-S-O-N-N-E, n’a retourné mes appels. Vive la concertation!

Je veux tout de même souligner que les fonctionnaires de l’arrondissement, les êtres humains avec qui j’ai parlé, ont tenté de faire ce qu’ils ont pu pour faciliter la réalisation du projet. Malgré leur bonne volonté et leur écoute, ceux-ci sont « pognés » dans un dédale et une lourdeur administratif déconcertant.

1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva

Et voilà que je voyais venir le week-end du 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva. Mes journalistes n’étaient pas disponibles pour ce week-end. De toute façon, c’est moi qui aurait dû y être. Parce que je connais trop de jeunes dans Montréal-Nord. Pour certains, depuis plus de 10 ans.

Ce week-end arrive en même temps qu’une importante convention graffiti dans laquelle nous sommes impliqués: Underpressure. Je ne peux pas me diviser en deux. Je suis obligé de faire un choix. J’ai supposé que mon absence de Montréal-Nord pour l’anniversaire de la mort de Fredy Villanueva passerait inaperçu, que je pourrais après coup en parler avec les jeunes qui y avaient été, que tout se passerait bien dans le meilleur des mondes…

J’aurais pu tenter de faire les 2 événements en même temps. J’ai considéré qu’il valait mieux être complètement à un seul endroit que de me diviser et d’être moins pertinent.

À ma grande surprise, mon absence de Montréal-Nord a été remarqué. Je remets en question le choix que j’ai fait. Je profite de cette occasion pour m’excuser auprès des jeunes qui auraient voulu que j’y sois. Notre relation est importante et j’aimerais bien pouvoir en faire plus. Mais je n’ai pas encore trouvé cette 8e journée de travail dans ma semaine.

PS 22 août 2009, 11:30 Après avoir discuté avec Dominic qui m’a ramené à ma philosophie de vie, ce ne sont pas des excuses que je me dois d’adresser aux jeunes. Mais plutôt des remerciements. Merci pour la confiance que vous me témoignez et pour cette relation significative que nous avons bâti avec les années.

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Restaurant le Nouveau Paradis, Buffet Délice oriental et Topmenu: fausses représentations?

Restaurant le Nouveau Paradis, Buffet Délice oriental et Topmenu: fausses représentations?

Raymond Viger     Dossier Protection du consommateurRestaurant

Topmenu vends des publicités à des restaurants pour un menu qu’il distribue dans différents quartiers. À la fin de ce « catalogue » de menus pour restaurants, se trouve des coupons rabais variant de 1$ à 5$ selon la commande que vous placez.

Je place ma commande au restaurant Nouveau Paradis et je mentionne que j’ai le droit à une escompte de 1$. La serveuse me dit que je n’y ai pas droit parce que le Restaurant Nouveau Paradis ne participe pas à ces coupons. Je leur dit que c’est de la fausse représentation de se retrouver dans le guide Topmenu et de ne pas honorer les coupons qui y sont présents. Réponse rapide, comme si j’étais le millième client à demander cette escompte, la serveuse me dit que dans le bas de leur publicité, en bas à droite il y est inscrit que le Restaurant Nouveau Paradis n’accepte pas les coupons de Topmenu.

Le Nouveau Paradis ou Topmenu qui est responsable?

En essayant d’expliquer mon incompréhension de voir le Nouveau Paradis dans le guide Topmenu et d’afficher en petits caractères qu’ils n’acceptent pas de donner le gros rabais de 1$, la serveuse se défend en disant que ce n’était pas le Nouveau Paradis qui est fautif, mais Topmenu qui fait mal sa promotion et sa publicité. En ce qui me concerne, si le propriétaire du Nouveau Paradis accepte et paye une publicité dans Topmenu, c’est donc dire qu’il en accepte les termes et l’environnement.

Topmenu et Le Nouveau Paradis dans le bac à recyclage

J’ai jeté le catalogue « Topmenu » dans le bac de recyclage. Je boycotte maintenant ce ramassis de menus de restaurant. Les restaurants dont je n’ai pas le menu personnalisé, désolé, vous êtes dans la récupération.

Le Buffet délice oriental et Topmenu

Un deuxième restaurant fait cas d’exception dans le catalogue Topmenu et n’accepte pas les coupons rabais: le buffet délice oriental, lui aussi situé dans Pointe-Aux-Trembles.

Est-ce que ça valait la peine de faire un billet sur ce que j’appelle une fausse représentations pour une escompte de 1$?

Question de principe, oui. Si tous les citoyens prenaient le temps de partager les petits détails de mauvaises représentations des commerçants, ceux-ci n’auraient pas le choix que d’améliorer leurs communications et leur service après-vente.

De plus, cela m’a permis de baisser la pression que me crée ce genre d’évènement. Maintenant que cette mauvaise expérience est immortalisée à vie dans la blogosphère, je peux me permettre de passer à autre chose.

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Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

Bistro In Vivo est maintenant fermé et fait place au Bistro le Ste-Cath.

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L’armée, nouveaux rêves pour les jeunes

L’armée, nouveaux rêves pour les jeunes

Raymond Viger             Dossier Société

Sur de mes billets traitant de la mort de Michael Jackson, j’ai reçu près de 200 commentaires. Ce débat s’est divisé sous plusieurs angles. J’ai demandé aux internautes de rester dans le sujet. Pour respecter la consigne de la pertinence des commentaires en lien avec le billet, je me suis engagé à écrire des billets sur les sujets que j’ai demandé de garder au frais.

C’est ainsi que j’ai publié un billet écrit pour Reflet de Société sur le tatouage et le body piercing. J’ai aussi écrit un billet sur les comparaisons de popularité entre Elvis Presley, Michael Jackson et 2Pac.

Malgré tout, il y avait un dernier sujet que j’avais demandé que l’on écarte. Un débat sur l’armée et la vie dans les Forces armées. Je reprends ici quelques commentaires que nous avions eus et vous laissant le soin de reprendre le débat.

Ruiz: Aucun diplôme, aucun rêve, mauvaises notes. Mais ça n’empéche pas que je peux m’exprimer mieux que n’importe qui.

Claude: Les diplômes et les bonnes notes ne sont pas garants d’une philosophie de vie et d’une capacité de s’exprimer. Tu possèdes Ruiz de grandes qualités. Continue de les cultiver et gardes contact avec celles-ci.

Je suis surpris que tu dises que tu n’as pas de rêves. Avec la philosophie et la sagesse que tu as je m’attendais à ce que tu aies des rêves et des objectifs. Es-tu sûr que tu n’as aucun rêve qui ne t’habite?

Ruiz: Tireur d’élite dans l’armée de terre, c’est tout nouveau donc c’est pas un réve de gamin. Pour l’instant je vais faire des stages pour l’armée de terre et si je m’engage j’entrerais dans l’infanterie c’est à dire les soldats de premiere ligne, sur le terrain et arme à la main. C’est pas impossible, suffit que je sois bon à l’entrainement de tir, ce n’est pas vraiment un rêve mais c’est ma première ambition.

BAxT: Concernant ton entrée dans l’armée, ayant moi-même fait cette expérience, je tiens seulement à te préciser que le travail avec ton arme ne représente qu’un faible pourcentage de ton temps de soldat. Surtout au début (note que c’est différent si tu vas en combat à l’étranger dans ta 2e année).

De plus, depuis 1990, l’entrainement de l’armée est beaucoup plus orienté vers le côté psychologique, que le côté guerre.

Lors de ta première année d’entrainement, tu n’auras à peu près jamais ton arme à la main. Car tu ne sera qu’un zombie manipulé psychologiquement. C’est pourquoi les instructeurs se protège. Car y’en a qui pêtent leur coche.

De plus, certaines personnes avec un certain passé aggravent certaines maladies à cause de cela. Beaucoup d’instructeurs militaires n’ont pas vraiment de formation psychologique pour les comprendre. Et certains d’entres eux ne reconnaissent même pas l’existence de certaines maladies comme la dépression (pour eux, ce n’est que pour les faibles).

Trop d’instructeurs manquent littéralement de scolarisation, alors ils pataugent dans leur croyance, plutôt que la connaissance et la compréhension.

Et si dans le future tu tombes malade à cause de tes formations militaires, la procédure actuelle de cette armée est de simplement te laisser tomber, te pousser au suicide, se débarrasser de toi au plus vite… pour pas te payer de soins.

Alors si tu y vas, je te souhaite bonne chance. Car j’en connais beaucoup à l’époque de la Yougoslavie, qui se sont suicidés depuis.

Quand tu prends une personne avec un secondaire 4 seulement, et que tu lui donnes le grade de sergent instructeur de recrue (parce qu’il a fait de la bonne job sur le terrain), que tu lui donnes le droit d’utiliser des techniques de manipulation psychologique coercitive extrêmement complexe (et dangereuse pour un être humain), que même des docteurs en psychologie n’utiliseraient que sous d’intenses supervisions médicales, le risque pour notre société est GRAND. Les risques pour un citoyen l’est encore plus.

Monsieur Viger comprendra surement ce que je veux dire ici. C’est comme donner la charge de décider de la médication et du traitement d’un patient à une préposée aux bénéficiaires… alors que c’est la job d’un médecin pour plusieurs raisons…

Ruiz: Merci BAxT pour tes informations. Évidement je ne m’attends pas toujours à être sur le terrain et je me doute que les instructeurs ne seront pas tendres, pour eux la dépression comme tu le dis peut être vu comme de la faiblesse. Merci pour tes explications.

 

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