Rejoindre une secte

La secte comme famille

Recrudescence des sectes

La vie peut être difficile, et il est naturel de chercher une explication aux évènements qui nous touchent. Pourquoi suis-je malade? Si les médecins ne peuvent pas me soigner, peut-être qu’une autre personne le pourrait. Car, les médecins le reconnaissent, ils ne savent pas tout. Une pente anodine lorsqu’elle est empruntée avec vigilance, mais glissante lorsque l’on cherche à tout prix des réponses. Certains leaders, ou gourous, peuvent profiter de cet état d’esprit pour entraîner dans leur cercle de nouveaux adeptes.

Delphine Caubet | Dossiers Culture, Religion

L’expérience peut être dramatique

religion spiritualité église croyances sectesDonner une définition exacte au terme «secte» est difficile. Selon Mike Kropveld, directeur général d’Info Secte, il en existe plusieurs. Les experts eux-mêmes n’utilisent pas les mêmes critères. Dans l’usage populaire, le terme secte a une connotation négative. La religion, bien que souvent impliquée, n’est pas nécessairement l’idéologie dominante. Notamment avec le groupe Biologie Totale, basé sur le principe que toute maladie est psychologique.

Groupes

Les sectes ne sont pas toutes de grands mouvements religieux qui ont des centaines d’adeptes. C’est une question de synchronisation. Dans les années 80 et 90, les grands mouvements internationaux avaient le vent en poupe et le monde roulait à l’heure de la nouvelle mondialisation. Des groupes tels que le mouvement d’Hare Krishna étaient à leur apogée. Mais leurs adeptes vieillissent et ces mouvements perdent leur seconde génération.

Aujourd’hui, il y a une recrudescence des petits mouvements. Ils sont difficiles à quantifier, et le directeur général d’Info Secte ne fait pas confiance aux statistiques. Ces petits mouvements populaires sont axés autour d’un guérisseur, d’un voyant ou de tout autre leader. À l’heure d’Internet, les nouveaux groupes peuvent donner des cours en ligne. Mike Kropveld explique: «Tu n’as même plus besoin de t’habiller. Depuis ta chambre, tu peux écouter le sermon. Les médias sociaux peuvent également être utilisés.»

Certains groupes sont plus difficiles à classifier. Comme le précise Mike Kropveld: «On peut vivre de bonnes et mauvaises expériences dans tous les groupes.» L’important est de regarder l’idéologie du groupe, son ouverture aux autres et surtout le contrôle du leader. Autant de critères qui aident à comprendre la dynamique de groupe.

Adeptes

spirituel religieux église secte croyancePourquoi rejoindre un groupe qui impose un régime de vie drastique ou qui a des pratiques sexuelles que jamais vous n’auriez acceptées auparavant?

Cette question est omniprésente lors de faits divers. Réduire les victimes à des «faibles d’esprit» est erroné et simpliste. Une grande partie des adeptes sont des personnes en recherche.

Après une enfance difficile ou une épreuve, il est courant de chercher une explication. Qu’ai-je fait pour mériter cela? Quel est le sens de ces évènements? Le groupe, et son leader en particulier, seront là pour diminuer le stress. Consciemment ou non, l’adepte cherche une réponse simple à des évènements qui peuvent le dépasser.

Leader

Charismatique et éloquent. Ces deux points sont ce qui attire chez le gourou. Contrairement aux idées reçues, la majorité des leaders croient réellement en ce qu’ils prêchent et en leurs pouvoirs. C’est une personne qui a vécu -ou croit avoir vécu- une expérience. Qu’il soit voyant, guérisseur ou autre, les adeptes le renforcent dans ses idées.

Mais, «le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument», rappelle Mike Kropveld. «Souvent à la base, il y a de bonnes intentions. Comme vouloir aider les autres.» Mais le chef leur inculque l’idée qu’ils sont des élus, et que lui seul détient la connaissance. Le reste du monde devient alors des impurs qu’il faut aider ou exclure.

Ce stade est une pente glissante. Le leader pour unifier et garder ses adeptes peut choisir de s’exclure du monde et de refermer le groupe sur lui-même.

Aider

religion spiritualité croyance église philosophie«Il faut voir la relation avec le groupe, comme une relation amoureuse. Si on te dit: « mais qu’est ce que tu fais avec ce garçon!? », la personne ne sera pas réceptive. Il faut l’approcher par les émotions. Pas la raison.» Tel est le premier conseil du directeur général pour aider un proche. En utilisant la rationalité et les préjugés, un proche voulant aider risque de renforcer l’adepte dans son idée et de couper la communication.

«Discuter avec la personne est le meilleur moyen d’avoir davantage d’informations sur le groupe», précise Mike Kropveld. Car sur Internet, c’est essentiellement les informations les plus extrêmes qui circulent. Alors, il ne faut pas négliger l’adepte comme source d’informations.

Québec

«Le Québec est un terrain fertile pour les groupes religieux et autres», affirme le directeur général. Les Québécois ne sont pas pathologiquement différents des autres. Mais par le passé, le catholicisme s’occupait de tout dans la province. Mike Kropveld explique: «Ce qui était bon, pas bon,… et ce besoin est toujours là.» Et les Québécois ont une ouverture d’esprit utilisée au quotidien avec l’immigration et le multiculturalisme, entre autres. Se superpose donc un besoin de croyance (et certaines valeurs catholiques, comme l’altruisme et le partage) avec une ouverte aux nouveaux phénomènes.

Législation

Les sectes sont essentiellement présentes dans les démocraties. Car, «ailleurs tout est contrôlé», ajoute Mike Kropveld. Et la législation peut varier selon les pays. «Mais quand il y a plainte ou crime, la justice est là.» Pour le directeur général d’Info Secte, il ne faut pas nécessairement plus de législation. Car, lors de cas extrêmes, comme avec la secte juive Lev Tahor, l’État est prêt à enquêter.

«Mais pour les victimes de manipulations, c’est différent. Car c’est possible que la personne qui rentre dans un groupe soit au courant de tout. Le bon comme le mauvais. Mais c’est une personne qui veut être prise en charge.» Pour le directeur général, il faut miser davantage sur les ressources. «Là, il y a besoin de financement. Mais pas de nouvelles lois.»

S’il n’y a pas de solution simple, il faudrait valoriser l’aide aux victimes, notamment avec un accès gratuit aux services, qui permettrait également d’aider les 2ème générations. Pour l’instant, Info Secte est la seule association au Québec qui travaille et informe sur les sectes.

Il n’existe pas de schéma classique quant à la sortie d’un groupe. Bien que pas automatique, certaines personnes peuvent avoir des difficultés à retourner dans la société.

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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L’Église Unie accueille la communauté LGBT

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L’Église Unie du Canada, est l’une des plus importantes Églises protestantes du pays. Gary Paterson, le Modérateur (équivalent au Pape), ouvertement homosexuel appuie notamment l’égalité des sexes et prend en compte les droits sociopolitiques de la communauté LGBT. L’Église Unie célèbre des mariages entre conjoints de même sexe et elle ouvre ses portes à tout le monde, peu importe l’orientation sexuelle. Les pasteurs peuvent être des hommes ou des femmes et être en couple hétérosexuel ou homosexuel.

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Le Pasteur Marco, qui représente l’Église Unie à Montréal, dans l’arrondissement de Verdun, nous en dit plus sur son Église et sa relation avec la communauté lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT). 

Sophie Laisney: Sur quel principe se fonde l’Église Unie?

szombathely-church-eglise-religion-spiritualitéPasteur Marco: L’Église Unie a toujours été très orientée vers la justice sociale. Par exemple, les femmes ont été ordonnées dans cette Église en 1936, avant même qu’elles aient le droit de vote au Canada. Nous sommes une église chrétienne et nous accueillons les personnes qui sont en cheminement de foi. Nous n’avons aucun problème avec l’accueil de personnes de tous horizons confondus. En 1988, l’Église Unie a fait une déclaration, accueillant les gens de toutes les diversités et identités sexuelles. Cela nous a posé quelques problèmes avec d’autres dénominations (sous-groupe d’une religion), il y a eu des réticences et certaines tensions.

S.L: Êtes-vous critiqués par d’autres Églises?

P.M: En tant qu’Église «à contre-courant», on s’est fait harceler par beaucoup d’autres Églises. On s’est fait envoyer en enfer! Ce qui est assez particulier, car Jésus se serait certainement associé à la cause LGBT, car il a toujours approché dans son ministère les marginalisés de son époque pour enlever le stigmatisme social qui entoure ces exclus (les lépreux, les malades, les femmes ou les samaritains -les musulmans de nos jours-). Donc, il aurait selon moi, sans doute voulu démystifier les exclus de la communauté LGBT. Concernant cette communauté, il y a en effet des dénominations plus conservatrices dans les Églises baptistes ou les Églises évangélistes. Nous n’avons aucun contact avec eux et je pense que nous n’en aurons jamais. Et ils n’auront probablement pas d’ouverture à la communauté LGBT, en tout cas pas dans les prochaines décennies. Par contre, nous avons de bien meilleures relations avec l’Église anglicane qui est aussi très ouverte sur la justice sociale. Nos Églises sont en communion.

S.L: Globalement, est-ce que vous constatez une ouverture des religions face aux diversités sexuelles?

église et homosexualité  religion homosexuel lesbienneP.M: Oui, absolument. L’Église anglicane, par exemple, est ouverte au mariage de conjoints de même sexe, c’est une chose que l’on n’aurait pas vue il y a une dizaine d’années. D’autres religions sont en train de s’ouvrir sur cette question. Il y a un an, pratiquement jour pour jour, j’ai marié deux hommes: un musulman et un chrétien. C’était un mariage inter-foi et c’était important pour moi d’unir ces deux traditions au sein de mon église. Nous avons lu le Coran et la Bible durant le mariage. Nous avons aussi des contacts très étroits avec la synagogue Emanu-El-Beth Sholom, qui est ouverte à la communauté LGBT.

S.L: Le public a très peu d’échos des ouvertures religieuses. Pourquoi?

P.M: On ne veut pas entendre parler de religions libérales. On veut entendre parler des sectes, de la femme qui est emprisonnée chez elle par son mari. On ne veut pas entendre ce que l’Église Unie fait, mais de ce que l’Église catholique ne fait pas. Les prêtres ne peuvent pas se marier, les femmes ne peuvent pas être ordonnées dans l’Église catholique, mais cela, l’Église Unie le fait, et on n’en entend pas parler. Ça ne fait pas vendre les journaux.

S.L: Vous utilisez beaucoup les nouveaux médias (Youtube, Facebook) pour faire passer le message de l’Église. Pour quelles raisons?

P.M: Il faut utiliser les médias de notre temps pour être capable de rejoindre les gens. Les réseaux sociaux apportent l’opportunité de rejoindre le plus grand nombre. Cela apporte une vision plus saine et plus libre de vivre sa foi.

Mais on gère ces réseaux sociaux de très près, car il peut y avoir facilement des débordements. Nous avons dû «supprimer» beaucoup de personnes de nos pages, car elles revenaient continuellement sur Facebook et sur Youtube pour nous démolir complètement avec des propos ancrés dans l’ignorance. Sur la plupart de nos vidéos Youtube, l’option des commentaires est désactivée parce qu’on a eu notre lot de commentaires négatifs.

Au Québec et de façon plus générale, actuellement, il y a une forte ignorance religieuse. On ne connait pas l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Tout est mis dans le même panier, et une sorte de propagande «pleut» sur les réseaux sociaux. Par exemple, il y en a beaucoup qui croient que la foi, c’est juste des rituels à faire. Mais la foi, c’est bien plus profond que ça. Mes vidéos sont des entrevues qui veulent montrer différentes facettes d’un aspect méconnu de la religion pour diminuer les préjugés. Le plus gros de mon travail c’est la démystification. Il faut informer les gens qui sont «désinformés».

S.L: Est-ce que l’Église Unie a créé des partenariats avec les organismes LGBT?

P.M: Il y a une dynamique de méfiance des gens à l’encontre de l’Église, y compris des organismes LGBT. L’Église Unie a tenté de s’unir avec des associations, mais il n’y avait jamais de suite. Les partenariats n’ont pas abouti. Il ne faut pas oublier que l’Église a été très «instrumentale» dans l’homophobie.

Dans mon Église (l’Église Unie la Passerelle) et de façon plus générale, on essaie de créer une démystification de l’homosexualité. Pour l’instant, il n y a pas de partenariat et ça me surprendrait que ça arrive. Sur la page de l’Église La Passerelle, on fait malgré tout la promotion de l’association GRIS-Montréal (Ndlr:Groupe de recherche et d’intervention sociale), par exemple. On essaie d’être un soutien dans les actions ou les levées de fonds, autant qu’on peut le faire et avec les moyens qu’on a. Mais ce n’est pas parce qu’on ne crée pas de partenariat que nous ne sommes pas unis par le même but : la diminution des discriminations.

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Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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Delphine Caubet | Dossiers Religion et spiritualitéCroissance personnelle

religion spiritualité secte église croyancesÀ 39 ans, Jonathan Lavoie consacre une partie de sa vie à aider les anciens Témoins de Jéhovah. L’homme est bien placé pour en parler, il a vécu une grande partie de sa jeunesse dans la secte religieuse. Aujourd’hui, il partage son expérience hors du groupe pour nous montrer comment se reconstruire.

Delphine Caubet: Pourquoi les Témoins de Jéhovah séduisent-ils tant?

Jonathan Lavoie: Les Témoins de Jéhovah sont de très bons manipulateurs, ils sont formés à ça. Avec le porte-à-porte, tu rentres chez les gens et tu peux trouver des sujets qui les touchent. Par exemple, pour une personne âgée, tu peux lui parler de la maladie ou de la mort. Si une femme te fait entrer et tu vois des jouets partout avec le repas qui doit être préparé, tu ne restes pas. Tu lui laisses de la documentation qui va parler de la criminalité. Dans la revue Réveillez-vous, il y a des textes pour tout le monde.

Leur mode de recrutement, c’est des solutions à un problème. Mes parents pensaient divorcer au moment où des Témoins de Jéhovah se sont installés en bas de chez nous. Ils avaient une solution. Avec eux c’est simple, tu n’as pas à divorcer, ce n’est pas autorisé. Mes parents avaient trouvé la solution. J’avais 8 ans au moment où ils sont rentrés dans la secte.

D.C: Quand en es-tu sorti? Pourquoi?

église vitrail spiritualité religion secte guide réflexions pensées quotidiennesJ.L: J’en suis sorti à 17 ans. J’étais plus capable. Dès 12 ans, je me suis aperçu que leurs enseignements ne fonctionnaient pas, que ça n’avait aucun sens. Ce n’est pas que je ne croyais plus, mais le paradis ne m’intéressait plus. Trop de choses ne fonctionnaient pas. Par exemple, ils disent toujours que leur Dieu est miséricordieux et que celui des catholiques est vengeur. Mais quand je posais des questions sur l’apocalypse et les enfants, on me répondait que cela dépendrait des parents, et qu’ils seraient détruits. Et c’est ça un Dieu miséricordieux?!

Donc j’en pouvais plus. C’était partir ou me suicider. Je vivais dans un environnement où il y avait beaucoup de violence. Mon beau-père nous battait et tout le monde le savait. Ils disent qu’on est tous frères et sœurs, mais si c’était le cas, ils nous auraient protégés.

D.C: Les personnes qui ont grandi dans une secte ont souvent des difficultés à socialiser à leur sortie. Comment cela s’est passé pour toi?

J.L: Même dans la secte, j’allais à l’école régulière. J’étudiais à l’école Arc-en-ciel. C’était très hippie. Tous les enfants de sectes allaient là, car il n’y avait pas de cours de morale ou de religion. À la place, ils nous donnaient un cours d’informatique. Dans cette école, il y avait énormément d’enfants de Témoins de Jéhovah, de mormons ou juste des hippies. Même si j’ai été à l’école régulière, ils détruisent tout le savoir qui a été appris. Comme la théorie de l’évolution, par exemple. Eux, ils nous enseignent la création.

Mais c’est sûr que les relations sociales ont été très difficiles. Quand j’étais au centre d’accueil et qu’ils ont appris que je venais des Témoins de Jéhovah, les travailleurs m’ont obligé à aller à la messe tous les dimanches, ou sinon je restais enfermé dans ma cellule pour la semaine.

Déjà qu’avant j’avais été battu, c’est sûr qu’après ça j’ai eu des difficultés dans mes relations avec les adultes. J’ai eu une grosse période de rébellion. Plus tard, j’ai consommé de la drogue, et c’est là où j’ai commencé à socialiser. Je sais plus où j’ai lu ça, mais un article disait que 90% des secondes générations d’une secte partent, et dans ceux-là, un autre 90% avait des problèmes d’addictions. De ce que j’ai vu c’est tout à fait ça.

D.C: Comment as-tu fait pour te reconstruire?

J.L: J’ai été en thérapie. Il fallait que j’apprenne à me connaître, je ne savais pas qui j’étais, j’avais tout à apprendre. C’est tout un travail de reconstruction de soi. Il faut réapprendre les valeurs. Comme par exemple l’homophobie. Les Témoins de Jéhovah sont contre l’homosexualité, puis là il fallait que je sache si j’étais vraiment contre ça, ou si c’était du lavage de cerveau.

Pour me défaire de ce lavage de cerveau, j’ai beaucoup lu sur les sectes, la politique, la société,… Sur tout ce que les Témoins de Jéhovah refusaient. J’ai appris à regarder le bon côté des choses, comme avec le gouvernement. Ils chialent tout le temps après, mais j’ai appris qu’il pouvait y avoir des bonnes choses. Donc, doucement, à travers la lecture, cela m’a beaucoup aidé.

D.C: Est-ce qu’être entré à 8 ans t’a permis d’avoir un certain recul sur le groupe?

J.L: J’ai toujours eu un côté scientifique, ça m’a permis de voir les choses qui ne fonctionnaient pas. Comme sur l’éternité, je posais des questions sur ce qu’on peut faire. Quand on a tout essayé qu’est ce qu’il se passe. On me répondait que je serai à côté de Dieu pour l’éternité. C’est tout. Je dis toujours que les Témoins de Jéhovah ne comprennent pas ce qu’est l’éternité. Je n’ai jamais adhéré à la théorie de la création, il y a des preuves que ça ne fonctionne pas.

D.C: Quels sont tes contacts avec ta famille?

J.L: Il y a 22 ans que je suis sorti. Ma sœur est plus jeune, mais elle est sortie plus tard, au même âge que moi environ. Elle va très bien aujourd’hui. Mon frère [Ndlr: décédé en 2006 suite au refus d’une transfusion sanguine] est sorti également. Mais il y a eu le 11 septembre 2001. Il y a vu un signe de la fin du monde et il est retourné dans la secte.

Je n’ai aucun contact avec mes parents et je ne cherche même pas. Lorsque je suis parti ça a fait un gros «bang», j’ai été excommunié et mes parents n’ont plus le droit de prendre contact avec moi. C’est par ma sœur que j’ai appris que mon frère était à l’hôpital, et il était dans le coma depuis 5 semaines. Pour ma sœur, ça s’est fait plus doucement. Mes parents m’ont contacté une fois en 22 ans, c’était pour le décès de mon grand-père qui était hors du groupe.wq

D.C: Tu as mentionné que 90% des 2ème générations quittent les groupes. As-tu constaté cette dynamique auprès des Témoins de Jéhovah?

J.L: Oui, les 2ème générations partent massivement, et le mouvement des Témoins de Jéhovah est en chute libre au Québec. Avant, ils étaient 25 000, maintenant ils sont 15 000. C’est généralisé à tout l’hémisphère nord, mais ils gagnent du terrain dans le sud. Leurs méthodes de recrutement changent, ils font moins de porte-à-porte et ils ouvrent des kiosques. Dans certains pays, ils ouvrent des magasins comme l’ont fait les scientologues. Le porte-à-porte c’est dur, tu te fais insulter… les Témoins de Jéhovah n’aiment pas non plus le faire, mais tout est tourné sur le recrutement.

D.C: Tu avais un site Internet avant où tu aidais les anciens membres du groupe. Qu’est-il devenu?

J.L: On en a un nouveau (www.watchtowerlies.com). On est 2 à s’en occuper. Jean-Philippe Cossette est le webmaster, et moi je suis la figure publique. On aide les gens en les écoutant et on peut leur référer une personne proche de chez eux s’ils le souhaitent.

Avec ce site, on veut partager notre expérience, car c’est difficile de sortir. Il y a des personnes encore à l’intérieur du groupe qui nous approchent pour savoir comment sortir. On a des contacts dedans, et les familles nous font confiance. Certains peuvent juste déposer un témoignage. Quand on fait des manifestations, les gens nous voient, et ça aide à dire que l’on n’est pas satanique. On a guidé des familles pour sortir. Comme par exemple, lorsqu’un mari voulait débarquer du groupe et qu’il cherchait des conseils pour convaincre sa femme.

Sur le site, on parle de plusieurs choses, de leurs mensonges… Pour moi ça a été un choc de découvrir que les Témoins de Jéhovah avaient annoncé plusieurs dates de fin de monde. Ils disent toujours qu’il ne faut pas le faire pourtant! Ça a réellement était un choc…

D.C: Quels conseils donnes-tu à ceux qui veulent quitter une secte?

J.L: Le conseil est d’aller chercher de l’aide. De ne pas rester seul, même si lorsqu’on sort on se sent extrêmement seul, des milliers d’autres personnes sont sorties avant nous. On peut avoir de l’aide.

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Liberté, un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

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Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

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Les croyants vivraient plus longtemps

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Spiritualité: l’effet positif inattendu

En me questionnant sur les groupes abusifs (ou sectes), j’ai cherché à en savoir plus sur la spiritualité. Et une réponse inattendue m’a été donnée: elle rallonge la vie!

Delphine Caubet | Dossiers Religion et spiritualitéCroissance personnelleSantéSanté mentale

religion spiritualité croyance église spirituelIl y a quelques semaines, je vous parlais de mes recherches sur les sectes et le peu d’aide et d’informations qui sont offertes.

Ces recherches m’ont mené à une question parallèle, mais non moins intéressante: à quoi sert la spiritualité chez l’humain?

Réponses

Parmi les réponses obtenues, un effet collatéral m’a particulièrement surprise. Les personnes pratiquants une religion ont une plus longue durée de vie. Et cela de façon significative: d’environ 10 ans!

Bien sûr, cette information est à relativiser, et je doute que cela s’applique à certains fondamentalistes, comme les témoins de Jéhovah qui refusent les transfusions sanguines.

Raisons

religion spiritualité religieux église spirituelLa raison de cette observation n’a absolument rien de mystique et est toute simple.

Les croyants ont moins de stress car ils ont trouvé une réponse à certaines questions existentielles. En même temps, ceux appartenant à une religion sont plus entourés, et mènent normalement un régime de vie plus sain.

Toute chose étant bonne dans la mesure, la religion et la spiritualité doivent elles aussi être pratiquées avec intelligence et diligence.

Et vous, êtes-vous surpris de ces résultats? Les avez-vous constaté?

J’attends de vos commentaires.

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Quoi faire pour aider les victimes de sectes?

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Avec la campagne électorale actuelle, et tout ce remue-ménage autour de la religion (et de la laïcité) m’a amené à un autre sujet que je trouve tout aussi important: les groupes sectaires.

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Pour mes recherches, j’ai voulu contacter différents groupes d’aides aux victimes pour comprendre le cheminement de ces personnes.

Le seul organisme

À cette heure, je n’en suis qu’aux prémices de mon sujet, mais un aspect m’a sauté aux yeux: le manque d’information et de soutien pour les victimes et leur entourage au Québec.

Malheureusement, j’en suis arrivée à une tout autre conclusion que ce que laissaient présager mes questions. À date, je n’ai recensé qu’un seul organisme qui aide et informe les citoyens sur les sectes.

Que fait le Québec?

Il y a environ un an, la député caquiste, Sylvie Roy, voulait déposer un projet de loi avant Pâques 2013 pour mieux protéger les victimes de groupes sectaires.

L’idée est intéressante, mais ne semble pas avoir été menée à terme.

Au Québec, le manque d’information et de soutien pour les victimes de groupes sectaires et leur entourage est flagrant.

Une simple recherche Google renvoi les internautes francophones en France ou en Belgique. Inimaginable!

Sujet à suivre

Dorénavant, mon sujet bifurque vers une tout autre direction que ce qui était prévue. Ce sont les aléas, mais aussi la beauté du journalisme.

Dans les semaines à venir, chers lecteurs, je continuerai à vous tenir au courant des réflexions et des interrogations que me pose cet incroyable sujet. Entre-temps, si vous avez des commentaires, des idées ou des contacts sur le sujet, n’hésitez pas à m’en faire part.

Si vous avez besoin de conseils concernant les groupes sectaires, consultez le seul organisme de la province Info-Secte.

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Intervenant en soin spirituel: l’autre acteur médical

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Delphine Caubet | Dossiers Religion et spiritualité, Croissance personnelle

Intervenant-en-soin-spirituel hôpital hôpitaux spiritualitéCharbel Ibrahim travaille au CHU Sainte-Justine. Dans son bureau, attenant au lieu de recueillement, il reçoit un appel. Un enfant autochtone est gravement malade. S’il ne reçoit pas une greffe, il risque de décéder. Charbel s’apprête alors à rejoindre la famille. Pourtant, il n’est pas médecin et son domaine n’est pas médical. Alors que fait-il dans un hôpital? Il est «intervenant en soin spirituel». Un nom étrange pour une profession souvent incomprise.

Les intervenants en soin spirituel sont des membres à part entière des travailleurs de la santé. Leur mission: soutenir patients et familles par le spirituel, le moral ou le psychologique.

Leur travail n’est pas de prêcher. Bien au contraire. Les hôpitaux sont laïques, et la profession est déconfessionnalisée. Donc, les chapelles se transforment en lieux de recueillement, et les pasteurs sont remplacés par des intervenants: des diplômés, des universitaires.

Charbel assiste les patients dans leur quête de sens. «Pourquoi moi, disent-ils. J’ai un cancer alors que je fais du sport, je mange bio… Pourquoi?» Des questions que beaucoup se posent.

Des travailleurs de la santé comme les autres

De plus en plus d’hôpitaux ont une approche globale des patients. Ils prennent en compte le physique et l’affectif. «C’est un grand processus d’humanisation», précise Charbel. Et contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas que les croyants qui viennent le consulter. «Car le spirituel est partout. Un non-croyant peut avoir une vie spirituelle.» «Mais les gens ne veulent plus être enfermés dans des catégories.»

À Sainte-Justine, Charbel est présent dans les unités de soins prioritaires. En soins intensifs, mais également en hémato-oncologie et au service mère-enfant. Lors des réunions interdisciplinaires, les membres du personnel soulignent des cas qui auraient besoin de son assistance. Il va alors proposer son soutien à la famille.

Pour intervenir, Charbel écoute les besoins des patients. Il les assiste pour qu’ils trouvent un sens aux événements. Ce travail, loin d’être superficiel, apporte un soulagement aux malades et à leur entourage. «Lorsqu’un individu est malade, son identité et son intégrité sont touchées, car le corps et ses capacités changent. C’est toute son identité qui est affectée.» Le travail consiste alors à écouter le patient pour lui faire accepter la situation.

Rituel et prière

Il y a peu de temps, Charbel a aidé des parents à faire le deuil de leur enfant mort-né. Comme il le dit: «On ne peut pas nier le passage de cet être sur terre.» Pour cela, il a effectué une «célébration de l’amour». Une façon pour les parents d’extérioriser leurs émotions. Dans ce rituel, ils ont partagé le vécu de la grossesse, et ont exprimé leurs attentes. Ils les ont matérialisés par des objets destinés à l’enfant, et retracé l’histoire qu’ils en avaient vécue et auraient pu vivre.

Durant cette expérience, le couple a donné un nom à l’enfant. Charbel a laissé les parents appréhender leur nouvelle réalité. Le silence a eu son importance, mais également le toucher. Par les objets, et parfois par l’enfant lui-même. Pour appréhender cet être qui est venu et qui est parti.

Si les familles le souhaitent, Charbel prononce des paroles, athées ou religieuses, pour s’adresser au transcendant.

Une profession incomprise

C’est par le biais de ces outils que les intervenants soutiennent les patients. Mais attention: ils ne sont pas «des distributeurs de rituels!» dit Charbel. Leur profession, parfois ignorée de leurs collègues, est perçue comme limitée. Et si le personnel ignore les services qu’offrent les intervenants, ils ne peuvent pas agir adéquatement. Encore aujourd’hui, dans l’imaginaire collectif, ils sont associés aux agents de pastorale et aux prédicateurs.

Pour démystifier cette profession, Charbel fait des formations, entre autres, auprès des infirmières et des médecins. Pour que chacun comprenne son rôle et puisse y référer adéquatement.

Mais la quête de sens n’est pas uniquement auprès des patients. Il peut arriver que les intervenants agissent auprès des membres du personnel hospitalier (toujours à leur demande). Ces derniers, en contact quotidien avec des situations difficiles, peuvent ressentir le besoin de trouver un sens aux événements.

Une fenêtre sur les religions

D’après Mélany Bisson, chargée des communications à l’Association des intervenantes et des intervenants en soins spirituels du Québec (AIISSQ), la plupart d’entre eux ont un DESS en santé, spiritualité et bioéthique. Bien qu’avec des connaissances religieuses variées, ils sont formés pour intervenir sur le spirituel dans un sens large. À la suite de quoi, ils effectuent au minimum un stage clinique.

Des patients qui refusent des soins par convictions religieuses ont fait les manchettes. Dans ce type de circonstance, c’est l’intervenant en soin spirituel qui agit. Mélany Bisson raconte sa propre expérience. Alors qu’elle intervenait au CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal), un témoin de Jéhovah a refusé une transfusion. Bien qu’elle ne le fît pas changer d’avis, l’hôpital respecta sa décision, car elle était en harmonie avec les valeurs du patient. Son travail ne consistait pas à le convaincre de bafouer ses croyances. Mais plutôt de vérifier si cette personne était consciente de l’impact de sa décision et si cela correspondait à ses valeurs.

Si ce travail est difficile (Sainte-Justine étant un hôpital pour enfant), Charbel ajoute que sa profession est avant tout un beau défi. Elle fait grandir. Quant aux patients, certains d’entre eux témoignent de l’empathie et de l’ouverture de l’intervenant; celui-ci ne cherchant pas à les enfermer dans un dogme.

Refus de traitement pour motif religieux

La Charte canadienne des droits et libertés reconnaît la liberté religieuse de chaque individu. En conséquence, une personne en état de prendre ses propres décisions peut refuser un traitement médical.

Dans le cas d’enfant de moins de 14 ans, c’est aux parents de prendre la décision. Selon leurs convictions religieuses, ils décideront si leur enfant peut recevoir le traitement. Pour des mineurs de plus de 14 ans, l’accord est validé automatiquement. En revanche, s’il refuse un soin, les parents possèdent un véto pour l’obliger à accepter. Toutefois, la loi n’a pas prévu le cas où les parents refuseraient également le traitement pour leur enfant de plus de 14 ans.

Si le médecin considère comme injustifiés les refus de traitements, il peut passer outre en contactant un tribunal. En cas de doute raisonnable, le médecin doit choisir la meilleure solution pour le patient. Mais il devra prouver qu’il existe des doutes quant à la conviction religieuse du patient.

Dans ce type de circonstance, le droit canadien se trouve dans une ambiguïté. En effet, dans le cas de secte, des coreligionnaires peuvent exercer une emprise sur le patient et l’empêcher de prendre une décision librement. Mais dans tous les cas, le droit canadien doit respecter la décision du patient.

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