Quand la réalité virtuelle devient un antidouleur

Et s’il était possible de contrer la douleur sans avoir recours aux analgésiques ? Les dé-luxations d’épaule, ponctions lombaires ou sutures sont autant d’interventions douloureuses qui ne nécessiteront bientôt plus de médicaments antidouleur. La solution : utiliser la réalité virtuelle pour immerger le patient dans un autre univers.

Un texte de Alexandra Bachot – Dossier Santé

Jardin japonais, forêt peuplée d’animaux ou montagne enneigée sont au rendez-vous des mondes immersifs que l’on découvre en 3D et à 360°. Le patient est ainsi plongé dans le confort et l’apaisement des lieux, à travers des perspectives, textures, couleurs et ambiances sonores. « Nous proposons un mode contemplatif, dans lequel le patient effectue un voyage guidé, et un mode interactif, dans lequel il peut jouer de la musique, faire de la peinture, résoudre une énigme », explique Reda Khouadra, directeur général et concepteur des univers graphiques de la start-up Healthy Mind.

L’idée qui a germé dans la tête de trois jeunes ingénieurs français a rapidement séduit les établissements de santé. Preuve de l’avant-garde de la proposition, le programme leur a valu d’être primés par l’université d’Adélaïde en Australie et de figurer parmi les quinze lauréats, sur 388 candidats, d’un appel à manifestation d’intérêt “Hôpital du futur” lancé par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

L’intérêt pour les technologies dans le milieu de la santé résulte de deux causes principales : l’amélioration et la baisse de prix des casques de réalité virtuelle et l’attention portée à la lutte contre la douleur. « C’est un support qui apporte du confort au patient en permettant une diminution de l’anxiété et des doses d’antalgique », affirme le docteur Olivier Ganansia, chef des urgences de l’hôpital Saint-Joseph, à Paris.

Catherine Bernard, médecin anesthésiste-réanimateur qui pratique l’hypnose depuis sept ans corrobore ce constat : « La diminution des besoins en morphiniques et en narcotiques, qui ont beaucoup d’effets nuisibles, sera la préoccupation majeure en anesthésie dans les années qui viennent. De manière complémentaire à l’hypnose, la réalité virtuelle peut proposer une ‘échappée belle’ passant par une immersion sensorielle ».

Avec la création de nouveaux univers, la prise en compte en temps réel, par le monde virtuel, des paramètres physiologiques du patient fait partie des évolutions sur lesquelles travaille Healthy Mind. « Les possibilités d’améliorations sont sans limites », estime Timothée Cabanne, président de la société en évoquant les perspectives offertes par l’intelligence artificielle.

En complément à Reflet de Société +

Le réalité virtuelle est bien connue dans le milieu du divertissement et des jeux vidéo. Le milieu médical s’y intéresse de plus, notamment en matière de santé mentale. Un reportage d’Arte.

Autres textes sur Santé

Suggestion de lecture

Autres livres pouvant vous intéresser

Le sentiment de cohérence en temps de pandémie

Dossier Santé mentale

Souhaitant outiller les Québécois en vue de maintenir et d’améliorer leur santé mentale durant cette pandémie, le Mouvement Santé mentale Québec a dévoilé la Trousse COVID pour votre milieu de travail. 

Cette trousse, élaborée à partir des 7 astuces vers l’équilibre, est déployée pour muscler la santé mentale des équipes de travail, des employés et des gestionnaires. Elles s’appliquent tant à un niveau organisationnel qu’individuel.

C’est ainsi que l’organisme fondé en 1955 a publié 8 capsules « punchés » sur leur chaîne YouTube. Leur porte-parole, le slameur auteur-travailleur social David Goudreault, vous propose des outils afin de renforcer la santé mentale dans votre milieu de travail en cette période de pandémie.

« Le saviez-vous ? On constate 24 % moins de détresse psychologique dans les milieux de travail bienveillants. »

Mouvement Santé mentale Québec

Découvrez la capsule Le sentiment de cohérence en temps de pandémie

Le sentiment de cohérence, la capacité de comprendre et de trouver des solutions, ce qu’on appelle le pouvoir d’agir et de donner du sens aux événements. Ce premier facteur est de loin le plus fortement lié à la santé psychologique en temps de pandémie. C’est ce qu’il nous faut, c’est le premier facteur de protection. Les personnes qui disposent d’un sentiment de cohérence élevé sont quatre fois moins à risque de souffrir d’une dépression majeure.

As-tu l’impression que ça du sens que ça va avoir du sens que tu as du pouvoir sur ta vie que tu peux t’en sortir ça ne se pile pas dans l’armoire, ça se développe. En mobilisant ton réseau social ou en allant chercher l’information de qualité, c’est documenté, sur des sites, dans des livres, en discutant des professionnels de la santé, des services sociaux, du communautaire. Il y a plein de façons d’aller se chercher un sentiment de cohérence et de réussir à donner du sens à cette époque historique exceptionnelle et exceptionnellement pénible.

On est tous éprouvé par cette pandémie qui ne finit plus de ne pas finir, mais si au contraire de ce sentiment de cohérence, tu te sens de plus en plus perdu en détresse, en ta…, en souffrance psychologique. Parles-en à tes proches, va chercher une aide professionnelle, appelle le 811 Info-Social. Ta santé, c’est primordial et ça passe aussi par ta santé mentale. Tu peux faire plus que réagir pour toi et tes proches. Tu peux agir et tout ce que tu fais pour agir sur ton sentiment de cohérence pour te donner du pouvoir sur ta vie en temps de crise.

Ben, c’est des gros facteurs de protection et ça va peut-être t’empêcher de tomber en dépression majeure ; ce qui est quand même un gros avantage.

Des outils, des fiches d’animations, des webinaires, des dépliants et des informations pertinentes sont disponibles sur le site internet du Mouvement Santé mentale Québec.

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la santé mentale

Autres articles publiés dans ce magazine

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est images_publicit-suicide2-150x300.jpg.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Autres livres pouvant vous intéresser

Se ressourcer en temps de pandémie

Dossier Santé mentale

Souhaitant outiller les Québécois en vue de maintenir et d’améliorer leur santé mentale durant cette pandémie, le Mouvement Santé mentale Québec a dévoilé la Trousse COVID pour votre milieu de travail. 

Cette trousse, élaborée à partir des 7 astuces vers l’équilibre, est déployée pour muscler la santé mentale des équipes de travail, des employés et des gestionnaires. Elles s’appliquent tant à un niveau organisationnel qu’individuel.

C’est ainsi que l’organisme fondé en 1955 a publié 8 capsules « punchés » sur leur chaîne YouTube. Leur porte-parole, le slameur auteur-travailleur social David Goudreault, vous propose des outils afin de renforcer la santé mentale dans votre milieu de travail en cette période de pandémie.

« Le saviez-vous ? On constate 24 % moins de détresse psychologique dans les milieux de travail bienveillants. »

Mouvement Santé mentale Québec

Découvrez la capsule Se ressourcer en temps de pandémie

On le sait fumer, c’est mauvais pour la santé physique. Mais paradoxalement, c’était plutôt bon pour la santé mentale. Pas parce que la dizaine de produits chimiques et addictifs nous apaise vraiment. Non, mais tout simplement parce que ça nous fait prendre des pauses et la santé de nos cerveaux repose en partie sur ces alternances de travail et de repos.

Quand on passe nos journées en mode pandémie devant des écrans, dans l’urgence ou à distance, malgré une certaine présence physique dans la boîte des internet dans le manque de contact humain, il faut se réinventer là aussi, trouver des moyens de décrocher, de se ressourcer.

Réseaux sociaux et réseau social ne font pas toujours bon ménage, mais c’est un bon moyen de prendre soin de ses méninges que vous le fassiez par les plateformes numériques que vous le fassiez au téléphone que vous envoyez des cartes par la poste. On sous-estime l’importance des échanges épistolaires.

Prenez soin de vous en prenant des pauses, en prenant des nouvelles de vos proches aussi. Prendre du temps pour se rencontrer au-delà des tâches n’est pas du temps perdu, c’est du temps pour protéger une richesse collective et sociale qui est la santé mentale, c’est un investissement.

Il y a les pauses au travail et les pauses du travail. Et puis en dehors du travail, garder du temps pour faire des choses qui nous font du bien, pour ne rien faire.

Des outils, des fiches d’animations, des webinaires, des dépliants et des informations pertinentes sont disponibles sur le site internet du Mouvement Santé mentale Québec.

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la santé mentale

Autres articles publiés dans ce magazine

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est images_publicit-suicide2-150x300.jpg.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Autres livres pouvant vous intéresser

Outremangeurs Anonymes : une fraternité des troubles alimentaires

Avez-vous déjà englouti un pot de crème glacée, un sac de biscuits, des croustilles et du chocolat en une seule soirée parce que vous vous sentiez angoissé? L’hyperphagie, ça vous dit quelque chose? C’est un trouble alimentaire qui se caractérise par la surconsommation compulsive d’aliments. Il existe un groupe de soutien pour apprendre à mieux vivre avec son besoin irrésistible de manger de façon déraisonnable : les Outremangeurs Anonymes.

Un texte de Mélodie Descoubes publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé

« Nous avons admis que nous étions impuissants devant la nourriture – que nous avions perdu la maîtrise de notre vie ».  C’est ainsi que s’énonce le premier article du programme des Douze Étapes proposé par les Outremangeurs Anonymes (OA). Ceux-ci considèrent la nourriture et le poids comme des symptômes du problème : « nous avons recours à la nourriture de la même façon que les alcooliques ont recours à l’alcool et les toxicomanes à la drogue ».

La suite disponible aux abonnés de Reflet de Société Plus. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la santé mentale

Autres articles publiés dans ce magazine

Autres articles publiés dans ce magazine

* Publication à venir

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est images_publicit-suicide2-150x300.jpg.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Autres textes sur Santé mentale

Autres textes sur Santé

Autres livres pouvant vous intéresser

Échapper à la réalité

Un témoignage de Cassandre Clermont-Moquin | Dossier Santé mentale

À trois ans, je vivais déjà des crises d’angoisse… J’en ai vécu tout au long de mon enfance. J’étais vraiment dans les émotions fortes, hautes et basses, mais je n’arrivais pas à les canaliser. Ma psychose est survenue en juin dernier. C’est possible qu’un état de très haute manie (hypomanie) m’ait mené à la psychose, mais les psychiatres n’étaient pas certains.

Durant la période avant ma psychose, j’étais vraiment très active; je surfais et faisais du skate tous les jours. Je ressentais tellement d’énergie, mais mon corps se fatiguait… Je ne dormais que trois-quatre heures par nuit et je ne mangeais presque plus. J’ai commencé à me faire un scénario de vie qui était complètement déconnecté de la réalité, qui se passait dans un autre niveau de conscience. Ç’a vraiment monté haut du côté de la spiritualité.

À un certain moment, mes proches ont commencé à s’inquiéter et ils m’ont amenée à l’hôpital parce que je n’étais plus fonctionnelle. Durant ma psychose, je percevais les gens comme si j’avais accès à leur inconscient, et mes rêves me parlaient. Les gens ne pouvaient plus me rejoindre là où j’étais. Quand je suis sortie de l’hôpital, je n’avais pas la bonne médication, donc j’étais encore en perte de contact avec la réalité. Ça a duré deux mois comme ça. Tout ce que je faisais, c’était du skate, du surf et marcher autour du lac, nu-pieds…je me suis beaucoup guérie avec la nature.

Ce qui m’a aidée dans ma guérison a été de prendre soin de mon corps en me reconnectant à mes cinq sens. Au début, je n’étais pas capable d’écrire un courriel…J’étais comme une enfant. J’avais de la difficulté à penser et je faisais énormément de cauchemars. J’avais peur de m’éteindre…Je sentais que je perdais mon identité, que je n’étais plus la Cassandre d’avant. Je continuais à être prisonnière de cet état-là qui était devenu tellement souffrant… tellement que j’en suis venue à vouloir me suicider. Puis, l’espoir est revenu et j’ai trouvé un médicament qui m’a aidé à être fonctionnelle.

Au début, c’était difficile pour moi d’accepter la médication, mais ça me permet d’être bien. Malgré toute la souffrance que ma psychose m’a amenée, je sens que je vis une renaissance… Ça m’a permis de réorganiser ma vie pour en faire moins, mais que ça ait plus de sens. Ça m’a permis d’apprendre à recevoir, aussi. Mes parents et ma sœur ont été de bons guides. Je vais leur être éternellement reconnaissante pour leur support. 

Témoignage recueilli par Humain Avant Tout

Abonnez-vous au format numérique afin de découvrir les articles du magazine portant sur la santé mentale

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est decouvrez-notre-magazine.png.

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est images_publicit-suicide2-150x300.jpg.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Autres textes sur Santé mentale

Autres livres pouvant vous intéresser

Découvrir en temps de pandémie

Dossier Santé mentale

Souhaitant outiller les Québécois en vue de maintenir et d’améliorer leur santé mentale durant cette pandémie, le Mouvement Santé mentale Québec a dévoilé la Trousse COVID pour votre milieu de travail. 

Cette trousse, élaborée à partir des 7 astuces vers l’équilibre, est déployée pour muscler la santé mentale des équipes de travail, des employés et des gestionnaires. Elles s’appliquent tant à un niveau organisationnel qu’individuel.

C’est ainsi que l’organisme fondé en 1955 a publié 8 capsules « punchés » sur leur chaîne YouTube. Leur porte-parole, le slameur auteur-travailleur social David Goudreault, vous propose des outils afin de renforcer la santé mentale dans votre milieu de travail en cette période de pandémie.

« Le saviez-vous ? On constate 24 % moins de détresse psychologique dans les milieux de travail bienveillants. »

Mouvement Santé mentale Québec

Découvrez la capsule Découvrir en temps de pandémie

Il y a des couples qui se sont découverts, qui se sont aimés ou qu’ils ont pétés tous les couverts de la maison. Il y a des solitaires qui ont découvert qu’ils s’ennuyaient de leurs collègues et de leurs patrons. Il y a des manuels qui se sont découvert des talents en informatique et d’autres qui ont eu besoin d’un manuel pour assister aux réunions sur Zoom, Teams ou Google Meets sans virer psychotique.

Dans tous les cas, il faut garder l’esprit ouvert. Découvrir, c’est voir autrement. Pour découvrir des stratégies pour faire face aux changements, il faut se permettre d’être curieux, de s’amuser à regarder de multiples solutions possibles même les plus farfelus.

Au travail, il est beaucoup plus difficile de s’adapter aux changements lorsque nous n’avons pas été consultés et informés au préalable. La communication est l’une des clés pour amorcer et gérer des changements, elle doit s’établir dans les deux sens vers les employés et vers la direction. Il faut trouver une stabilité commune pour s’appuyer dans les processus de changement.

D’autres outils sont disponibles sur le site internet du Mouvement Santé mentale Québec,

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Mouvement-sante-mentale-1024x389.jpg.

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la santé mentale

Autres articles publiés dans ce magazine

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est images_publicit-suicide2-150x300.jpg.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Autres livres pouvant vous intéresser

Ma plus grande angoisse était que mon père meurt

Dossier Santé mentale 

L’objectif d’Humain Avant Tout est de réduire les tabous entourant la santé mentale, briser l’isolement, redonner espoir et inciter les gens à demander de l’aide. L’organisme diffuse des témoignages de personnes qui vivent ou qui ont déjà vécu des troubles psychologiques diagnostiqués ou non. Voici celui de l’humoriste Matthieu Pepper.

Mon père est décédé il y a un an*… Ça a toujours été ma plus grande angoisse, la mort, mais particulièrement la sienne. Dès l’âge de huit ans, je me levais souvent en panique parce que je rêvais que mon père mourait. J’anticipais vraiment beaucoup ce moment-là. J’étais très proche de mon père et, dans notre relation, l’humour a toujours été quelque chose d’important qu’on avait en commun et qu’on aimait partager. Déjà, petit, mon meilleur public, c’était lui. Quand j’ai commencé l’humour, il m’a soutenu, parce qu’il comprenait que c’était ce que je voulais le plus. Ce courage de faire ce qu’on aime, c’est lui qui me l’a transmis, parce qu’il a lui-même laissé une grosse job pour devenir accompagnateur spirituel en soins palliatifs.

Quand il était en fin de vie, il ne voulait pas que je manque des shows pour lui. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai continué à travailler 60-70 heures par semaine durant cette période-là. C’était une manière de ne pas trop penser et de me geler la tête, comme une drogue, parce que sinon je vivais trop d’anxiété. Honnêtement, si je n’avais pas continué, je ne pense pas que je serais vivant aujourd’hui. Par moment, j’ai des gros regrets qui montent parce que je me dis que j’aurais pu faire plus. En même temps, je n’ai jamais senti que je négligeais mon père ou ma famille. Par contre, je me dis que j’aurais pu être plus présent mentalement. Mon père est décédé en juillet, la journée de mon premier gala. Il est parti pendant mon break, quelques heures avant que je monte sur scène. C’était peut-être sa seule façon de  »venir » voir le gala. Depuis qu’il est mort, je sens que ma tête est déconnectée de mon ressenti, je n’ai pas été au bout de ma peine et je ne pense pas finir par me rendre au bout. C’est comme si j’avais débranché un fil USB.

Je continue à vivre de l’anxiété au quotidien, mais je vis ça depuis que je suis tout jeune. Et autant j’ai scrappé plein de beaux moments dans ma vie à cause de mon anxiété, autant mon anxiété fait de moi qui je suis. Ça me donne ma couleur et c’est un moteur qui m’aide à créer : mon humour part principalement de là. Et y’a quelque chose de beau dans le fait de pouvoir parler d’anxiété sur scène et d’en rire… Y’a rien que je trouve plus beau que des humains qui rient pour faire passer la douleur ou la peine.

* Le témoignage a été publié sur le site internet de Humain avant tout en août 2019. Photo prise sur le site internet Humain Avant Tout

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la santé mentale

Autres articles publiés dans ce magazine

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Autres textes sur Santé mentale

Autres textes sur le Suicide

Abonnez-vous afin de consulter nos articles portant sur la santé mentale

Autres articles publiés dans ce magazine

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est images_publicit-suicide2-150x300.jpg.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser

%d blogueurs aiment cette page :