Comment ça va? Mensonge!

Une formalité qui nous fait mentir!

Comment ça va Brian Myles?

Raymond Viger dossier conflit d’intérêt

Je me retrouve dans le métro avec ma conjointe Danielle. On revient du CSUM pour une rencontre avec mon chirurgien cardiaque. Dans les semaines à venir, je me prépare à subir une double chirurgie cardiaque.

Danielle et moi profitons de cette rencontre pour tester le voyagement en métro à l’hôpital. Désolé, mais ce n’est pas pour moi. Suite à cette expérience, je serais hospitalisé d’urgence pendant une semaine à Santa Cabrini. Trop de poussières, trop de marche à faire de la sortir du métro jusqu’à l’hôpital, trop loin dans le stationnement incitatif à devoir marcher au froid et finalement un escalier mobile en panne. Pour quelqu’un en attente d’une double chirurgie cardiaque avec des poumons hypothéqués par une maladie chronique… on oublie ça.

Je ne me sens pas au meilleur de ma forme. L’idée de me faire ouvrir la cage thoracique pour une double chirurgie cardiaque me donne quelques cauchemars.

Brian-Myles-350x233

Crédit photo | Michaël Monnier Photo publié sur le site de la FPJQ

Et voilà qu’un homme se lève et se dirige vers la porte pour sortir à la prochaine station. C’est le journaliste Brian Myles. Il me salut et me lance: Comment ça va? La porte va bientôt s’ouvrir. Je n’ai pas le temps de conter ma vie à Brian. Inconsciemment, sans trop réfléchir, je réponds. Ça va et toi? Il a possiblement fait un signe de la tête avant de disparaître dans les corridors qui le mènent vers la sortie.

Cela doit faire trois semaines de cette rencontre avec Brian Myles. Et je pense encore à ce mensonge que je lui ai conté par manque de temps. Pour ceux qui me connaissent, c’est tellement pas dans mes habitudes. Je ne réponds jamais à cette question. Parce que répondre la vérité à cette question nécessite du temps, mais en plus il faut vouloir conter sa vie à tout le monde, sans oublier que notre entourage ne veut peut-être pas savoir tout ce qui se passe dans ma vie.

Désolé Brian pour ce mensonge. J’ai voulu resté poli et répondre quelque chose en deux secondes. La vérité… non ça va pas. Quatre hospitalisation d’urgence sur quelques mois. En convalescence depuis plusieurs mois, je suis en attente pour une double chirurgie cardiaque et j’aurais trois autres mois de convalescence après l’opération.

Autres textes sur Santé

Publicité: Un quart de siècle d’intervention

D'un couvert à l'autre. 25 ans d'intervention auprès des jeunes.D’un couvert à l’autre

L’histoire complète du Journal de la Rue et de ses projets:

La dernière section du livre présente les artistes réguliers du Ste-Cath:

Pour commander ce livre en édition de luxe, 30 pages couleur pour 23,81$ ou en édition régulière en noir et blanc 19,05$ par Internet, par téléphone (514) 256-9000. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Bistro le Ste-Cath

souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Manipulation d’ADN sur des embryons

Modification de l’ADN

Le Royaume-Uni manipulera les embryons

La nouvelle est tombée comme un coup de couteau le 1er février: le Royaume-Uni autorise certains de ses chercheurs à modifier l’ADN d’embryons. Une 1re en Europe.

Delphine Caubet dossiers Santé, Science.

modification adn embryonsEn avril 2015, une partie de la communauté internationale scientifique s’était indignée contre des chercheurs chinois qui avaient modifié les gènes d’embryons. La « bible » de la science, le magazine Nature, avait d’ailleurs refusé de publier le résultat de ces recherches pour des raisons éthiques.

Fausses couches

Les recherches de Kathy Niakan de l’Institut Francis Crick au Royaume-Uni devraient théoriquement débuter en mars prochain.

La scientifique et ses collègues travailleront uniquement sur des embryons étant à leur 1re semaine de développement après fertilisation et doivent être détruits au bout de 2 semaines. Ils espèrent ainsi comprendre l’origine des fausses couches non accidentelles chez certaines femmes. Ce projet pilote porterait sur une trentaine d’embryons.

Urgence éthique

Pour travailler sur l’ADN des embryons, autant les chercheurs chinois qu’anglais utilisent une méthode développée en 2012 appelée Crispr-Cas9. Développée par une Française et une Américaine, cette technique permet de « découper » le gène défectueux directement sur l’ADN et de le remplacer.

Les chercheurs chinois ont utilisé le Crispr-Cas9 sur les embryons atteints d’une rare maladie du sang dont ils ont modifié l’ADN. Ils avaient indiqué avoir eu « de grandes difficultés » durant l’expérience et elle n’avait été concluante que pour une fraction des embryons manipulés.

Depuis le développement leur technique, l’Américaine Jennifer Doudna et la Française Emmanuelle Charpentier ont tiré la sonnette d’alarme en décembre 2015 sur l’utilisation du Crisp-cas9. Elles soulignent « l’urgence de discussions éthiques » et « l’instauration d’une série de garde-fous », comme l’explique Courrier international.

Autres textes sur Science

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

La santé mentale sous un nouveau jour

Souper de financement pour la santé mentale

Rassemblement Jack.org

Raymond Viger  Dossier Santé mentale

santé mentale prévention intervention financement jack.orgMon nom est Kharoll-Ann Souffrant. J’ai été sélectionnée parmi plus de 820 candidatures pour aller rejoindre 199 autres jeunes de partout au Canada au sommet de l’organisme Jack.org qui aura lieu à Toronto du 4 au 6 mars 2016.

Jack.org est un organisme qui vise à enrayer le tabou et la stigmatisation entourant la maladie et la santé mentales. Son approche est unique, car elle utilise la voix des jeunes pour le faire considérant que la grande majorité des troubles mentaux se déclarent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

L’organisme défraye les couts pour le séjour à Toronto. Ils demandaient cependant à chaque jeune de collecter des fonds pour l’hébergement et le déplacement ainsi que l’organisation de l’événement. Ceux-ci seront réinvestis dans l’organisme afin qu’il puisse poursuivre sa mission.

Je vous invite donc à un souper-bénéfice le 1er mars 2016 au Bistro Ste-Cath à 20h. Les billets sont en vente à 23$, 34,50$ et 46$ (taxes et service inclus).

Réservations (514) 223-8116.

Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Le personnel soignant, impact des coupures en Santé

Comment survivre dans le système de Santé?

Le système de Santé en chute libre

À deux reprises sur deux années, j’ai été hospitalisé en urgence pour une semaine pour des difficultés pulmonaires. Troubles identiques, même traitement, même hôpital.

J’ai décidé d’en faire un portrait comparatif de ce qui se passe dans nos urgences avec deux années de décalage.

Raymond Viger Dossier Santé

Réactions du personnel

Travailler dans un tel bordel ne peut faire autrement qu’irriter le personnel. Quand tu choisis de t’investir pour améliorer les soins donnés aux patients, tu ne peux pas rester indifférent aux manques d’outils et à la dégradation des services. Tu voudrais pouvoir en donner plus mais c’est l’impasse totale.

Dépassé par la situation, plusieurs ont déjà commencé à décrocher. Quelques exemples de ce que cela donne comme ambiance de travail :

Une préposé demande à un collègue : J’ai besoin d’aide pour une température rectale que je dois prendre. Réponses reçu par les quatre premiers préposés :

  • J’ai pas le temps.
  • Ça ne me tente pas.
  • Moi je ne coure plus, ça donne pu rien.
  • Un à la fois. J’ai déjà essayé de tout faire mais y a rien qui change

Finalement, c’est un agent de sécurité a dû prêter mains propres.

Et ce découragement peut se changer dans un sarcasme de plus en plus direct, sans aucune gêne devant les patients. Quelques exemples :

  • La cliente à l’autre bout a pu le parfum. Moi je ne retourne plus là.
  • Peux-tu aller laver le client du … Y pu le crisse pis j’y ne retournerais plus tant que tu l’auras pas faite.
  • Toujours pareil. Y a aucun équipement qui marche comme du monde.

Pour le test de radiologie à l’iode je suis couché sur une civière dans le corridor en attendant mon tour. Mon champ de vision se limite pour l’instant à une grille de ventilation que je considère horriblement sale. J’en fait part à la technicien pour qu’elle puisse le noter à qui de droit. La réponse a été décevante : C’est tellement compliqué de faire nettoyer quelque chose icit. On oublie ça.

En guise de conclusion

Je suis convaincu que je n’ai vu que la pointe de l’iceberg. Dépassé par ce que j’ai vu et entendu, je ne pose que quelques questions pour définir les impacts d’une telle situation :

  • Ce niveau de violence dans le langage qui a déjà été une cause d’expulsion serait-il maintenant devenu la norme devant l’impuissance de ne pas pouvoir répondre adéquatement aux besoins de la population ?
  • L’état de crise dans lequel le dortoir de l’urgence est devenu favorise-t-il la guérison et la communication ?
  • Les gouvernements qui se sont succédés amènent-ils cette situation pour mieux vendre des services privés de santé ?
  • Ces gouvernements sont-ils conscients du bourbier dans lequel ils mettent le système ?
  • Ces gouvernements sont-ils conscients que nous n’encourageons pas notre personnel à faire mieux avec moins mais qu’on les écoeurent à faire un travail dans lequel la fierté du travail bien fait est atteinte.
  • J’ai fait beaucoup de bénévolat dans les prisons fédérales et je communique régulièrement avec des prisonniers. La situation qui est vécu dans ce dortoir me fait grandement pensé à ce que peuvent vivre des prisonniers devant le manque de services. J’ai même l’impression que certains services sont plus disponibles et mieux adapté en prison que dans les urgences d’un hôpital.
  • Ces états de faits démontrent-ils qu’il vaut mieux prévenir que guérir et qu’un bon système de santé va éviter l’augmentation des demandes dans d’autres départements. Exemples :
  • Augmentation de la maladie pour les patients qui n’oseront plus passer du temps dans ce genre de situation ;
  • Difficultés plus grandes à guérir avec l’augmentation de l’insécurité, du stress et de l’incapacité de dormir adéquatement dans le dortoir ;
  • Augmentation de causes devant la justice pour faire face à l’augmentation de la violence dans les hôpitaux. Autant un psychiatrique ou un junkie qui saute sur tout le monde qu’un simple citoyen souffrant exaspéré qui tente de régler les problèmes par lui-même.

Une histoire à suivre!

 

Autres textes sur Santé

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com ou encore programmation 2015

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Les urgences… un bordel de plus en plus bordélique!

Impacts sur le système de Santé

Le système de Santé en chute libre

Je profite d’un nouveau séjour à la même hôpital en deux ans pour comparer la dégradation du système de Santé. De 2013 à 2015, les hôpitaux ont bien changés.

Raymond Viger Dossier Santé

Après avoir vu les différentes problématiques des urgences dans les hôpitaux, nous pouvons maintenant tenter d’en comprendre les impacts sur les patients et sur le personnel.

Conséquences

On comprend facilement et sans faire de grands calculs que les conséquence de ces premiers constats augmentent drastiquement le temps de réaction pour répondre aux patients. Je n’ai même plus de sonnettes pour aviser un préposé que j’ai besoin d’aide. Lève la main, crie plus fort que le voisin… Fais ce que tu peux pour être vu. Et ça ne veut pas dire qu’ils auront le temps de régler ton problème. Il y en possiblement d’autres qui ont fait des demandes avant toi ou qu’ils en ont faites des plus pressantes que la tienne.

Risques d’erreur et problèmes de communication

Lors de ma radiographie avec injection d’iode, le technicien me fait retirer pour 48 heures la pilule pour mon traitement du diabète. Il mentionne : ce médicament avec la présence d’iode pourrait endommager gravement mes reins.

La préposé qui m’amène mes pilules inclus malgré tout cette pilule. . Je la refuse en mentionnant que c’est la pilule qui pourrait endommager mes reins à cause d’un test à l’iode radio-actif. Le lendemain matin, après que le médecin alu les consignes de ses collègues, je reçois encore la pilule de la préposé. Elle me répond : Le médecin a dû considérer qu’il n’y avait pas de risques puisqu’il ne l’a pas enlevé du cocktail de pilules à prendre. J’ai refusé la pilule malgré tout. Elle a demandé une confirmation du médecin. Il appele le radiologiste et il a finalement retiré la pilule de ma prescription pour 48 heures tel que demandé.

Je ne pourrais pas vous dire avec précision ce qu’il aurait pu se produire si je n’étais pas demeuré maître de mon traitement.

Augmentation de la souffrance. Les patients, laissés dans une souffrance qui augmente et le manque de communication pour être entendu ne rassurent personne. La situation devient intenable. La violence verbale augmente le stress et la pression. Sans être médecin, je peux supposer que ce climat de guerre qui règne dans le dortoir n’aide pas le calme requis pour commencer une guérison. Et cette violence est palpable et vivante autant de jour que de nuit. Même la nuit, dormir est devenu un luxe.

Quand la morphine diminue à faire effet, certains patients regardent l’infirmière en criant Donnez-moi de la morphine… ça presse. Attendre que le médecin en prescrive d’autres ou encore attendre que le temps demandé entre deux injections soient écoulé ne semble pas être des arguments convaincants devant la peur du retour de la souffrance.

Augmentation de la violence. Les patients perdent leur titre de noblesse et deviennent des impatients. La violence verbale augmente. Certaines demandes deviennent irrespectueuses envers le personnel.

Quand une femme confuse tourne en rond dans le dortoir à la recherche de son lit même s’il faut répéter à plusieurs occasions, cela demeure une situation comique qui ne dérange personne. Elle s’arrête devant votre lit en affirmant que vous utilisez le sien. À chaque fois qu’on lui montrait où elle demeure, elle ne réussissait pas à s’y rendre sans se perdre à nouveau.

Quelques exemples

Le téléphone sonne. 20 à 30 coups. Pas de boîtes vocales qu’on auraient pas le temps de toute façon de vider. Pléonasme, dans le personnel, personne n’a le temps de répondre. Des patients, devenus impatients et essayant de dormir pour oublier leur souffrance se mettent à crier :

Y a-t’il quelqu’un qui va finir par répondre. J’ai censuré ici quelques sacres faisant comprendre le niveau d’intolérance des patients.

Personne n’a le temps d’aller voir et rassurer une italienne qui crie sa souffrance à tue-tête ou encore une personne psychiatrique qui crie après tout le monde pour avoir accès à un des rares téléphones mobiles pour la vingtaine de lits de l’urgence. Le personnel reçoit de violents commentaires.

  • Y a personne qui va la voir ?
  • Y a personne pour faire sa job icit ?
  • Arrêter donc de parler et de vous pogner le cul.
  • Faites donc votre job…

Plusieurs patients en sont même venus à se crier des bêtises directement de l’un à l’autre dans un total manque de respect.

Le ton a monté jusqu’à devenir des menaces aucunement voilé.

  • Si t’arrêtes pas j’vas aller t’en crisser une.
  • M’a la tuer la tabarnac…
  • J’su pas capable.

Devant le manque de service, les patients deviennent inquisiteurs. Quand j’ai demandé un téléphone quelques minutes pour aviser le bureau de mon absence prolongée, le préposé part à la quête du téléphone. Le temps perdu à ce genre d’opération empêche les préposés de faire leur vrai job en matière de santé. J’ai pu assister à une crise d’hystérie de la patiente « propriétaire » du téléphone qui ne voulait pas accepter que son tour était terminé. Deux préposés ont dû intervenir.

L’intraveineuse d’une femme âgée se défait. Son sang pisse à terre. Trois ou quatre voisins cri l’urgence la situation au préposé. Pour le personnel soignant comment comprendre que ces cris sont plus importants que les autres cris entendus aux quatre coins du dortoir. Il ne reste plus de places pour augmenter l’intensité quand une urgence supérieure arrive.

Une histoire à suivre…

 

Autres textes sur Santé

Les mardis littérature du Ste-Cath

Soirée de poésie et d’art oratoire animé par Raymond Viger en alternance avec les rencontres littéraires de la journaliste Amélie Boivin Handfield. 4264 Ste-Catherine est Montréal. (514) 223-8116.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

L’urgence d’un hôpital un vrai zoo?

L’urgence sous observation

Le système de Santé en chute libre

Je profite d’un nouveau séjour à la même hôpital en deux ans pour comparer la dégradation du système de Santé. De 2013 à 2015, les hôpitaux ont bien changés.

Raymond Viger Dossier Santé

Les premiers résultats

On détecte un début de pneumonie. Après le traitement, en faisant les radios pour vérifier la pneumonie est du passé, on remarque une embolie pulmonaire (caillot de sang dans le poumon). Plusieurs traitements sont maintenant requis simultanément, ce qui affecte évidemment mon taux de glycémie. Je dois recevoir plusieurs injections d’insuline 4 fois par jour pour rester dans des normes acceptables dans les circonstances.

À certains moments, je me retrouve avec trois perfusions en même temps. Certains traitements se rajoutent en les injectant dans le soluté. Pour une des deux radiographies nucléaires, le technicien cherche une veine plus grosse qui peut résister à la pression. En faisant des tests pour vérifier leur capacité il en fait sauter quelques-unes. Finalement, il doit demander de l’aide à d’autres infirmiers.

Ce test a mis tellement de temps à être fait, que j’ai raté la tournée du médecin généraliste qui décide de mon avenir. Je dois attendre à la fin d’une 2e journée dans le dortoir pour me dire qu’ils vont m’hospitaliser. Les traitements ne sont pas encore terminés et je dois passer d’autres tests pour s’assurer que l’embolie pulmonaire s’est bien résorbée sous le traitement.

Légalement, ils disent ne pas laisser un patient dans le dortoir de l’urgence plus d’une nuit avant de l’hospitaliser. Le temps de faire les transferts, il n’y a plus de place. Même si physiquement mon lit n’a pas bougé d’un pouce, je ne suis plus dans le dortoir de l’urgence mais en lice pour une hospitalisation prolongée.

C’est ma 2e hospitalisation dans le même hôpital, pour une pneumonie en 2 ans. J’avais écrit un billet sur la qualité des bons soins reçus. Je suis déjà obligé de dire que ces bons traitements sont devenus de l’histoire ancienne. Je dois maintenant m’assumer comme mon grand-père et commencer à radoter :

Dans mon temps, il y a deux ans, on avait de bons services dans les hôpitaux.

Aujourd’hui c’est devenu un vrai zoo. Je vous explique en vous présentant cette expérience qui demeure traumatisante et qui me fait réfléchir sur les choix de société que nous subissons et leurs conséquences sur nos choix personnels qui en découleront.

Une histoire à suivre!

 

Autres textes sur Santé

Les mardis littérature du Ste-Cath.

Soirée de poésie et d’art oratoire animé par Raymond Viger en alternance avec les rencontres littéraires de la journaliste Amélie Boivin Handfield. 4264 Ste-Catherine est Montréal. (514) 223-8116.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

 

Le système de Santé sous observation

Le système de Santé en chute libre

Une semaine d’observation à l’urgence

Raymond Viger Dossier Santé

À deux reprises sur deux années, j’ai été hospitalisé en urgence pour une semaine pour des difficultés pulmonaires. Troubles identiques, même traitement, même hôpital.

J’ai décidé d’en faire un portrait comparatif de ce qui se passe dans nos urgences avec deux années de décalage.

Mon hospitalisation de 2013 aura été un charme me laissant de bons souvenirs d’un hôpital qui a su donner une ambiance de travail

L’histoire débute à l’aube du 9 novembre 2015 vers les 5h00.

Je ne peux plus tenir.
Incapable d’obtenir une respiration complète.
À bout de souffle à ne faire que deux pas.
Je dois m’avouer vaincu.
Incapable d’affronter une journée de travail.
Je me résigne à appeler un taxi pour entrer d’urgence à l’hôpital.

Dès que j’avise le conducteur de m’amener à l’hôpital Santa Cabrini, il me dit sans hésiter : à l’urgence ? Je lui fais signe positivement de la tête. Je suis presque couché sur la banquette arrière. Assieds, l’air ne rentre plus dans mes poumons. Complètement à l’horizontale c’est tout aussi pire. Envahit par des sécrétions, je m’étouffe. Avec le peu de capacité pulmonaire qu’il ne me reste, incapable de faire un passage pour l’air vers les poumons.

Ma respiration rapide et essoufflée démontre clairement que respirer n’est plus un droit acquis mais un privilège que je peux perdre à tout moment. Sans tarder, le chauffeur de taxi fonce rapidement sur l’objectif. Je pense qu’il a peur que je finisse mes jours dans son véhicule.

Arrivé sur les lieux, les quelques pas me séparant de la voiture au poste de triage de l’hôpital me paraissent un vrai marathon. À chaque trois ou quatre pas je dois faire une pause.

À l’hôpital, incapable de m’asseoir sur une chaise droite qui me coupe le peu de souffle qu’il ne me reste. Rester debout devient rapidement une posture difficile à tenir, me demandant une quantité impressionnante d’énergie.

Au poste de triage, pas nécessaire de m’enregistrer et de perdre mon temps dans la salle d’attente. On m’amène directement à l’urgence et je passe devant tout le monde pour obtenir immédiatement un lit.

Premier constat, mon taux d’oxygénisation dans le sang est trop faible, on me branche immédiatement sur l’oxygène.

Le test de capacité pulmonaire me donne un résultat de 48% de la moyenne des hommes de mon âge. Pas 48% d’un jeune sportif. Mais 48% de la normalité pour mon âge. C’est dire que j’ai l’équivalent de moins d’un poumon d’un homme de 57 ans !

Je n’aurais pas eu besoin de me déguiser en faux patient pour cette semaine d’observation de l’urgence.

Histoire à suivre:

 

Autres textes sur Santé

Un quart de siècle d’intervention

D'un couvert à l'autre. 25 ans d'intervention auprès des jeunes.D’un couvert à l’autre

L’histoire complète du Journal de la Rue et de ses projets:

La dernière section du livre présente les artistes réguliers du Ste-Cath:

Pour commander ce livre en édition de luxe, 30 pages couleur pour 23,81$ ou en édition régulière en noir et blanc 19,05$ par Internet, par téléphone (514) 256-9000. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

 

%d blogueurs aiment cette page :