Prostitution, Grand Prix de F1 et exploitation sexuelle

Tourisme et évènements internationaux

Exploitation sexuelle ou prostitution?

Raymond Viger Dossier Prostitution

grand prix formule 1 montréal prostitution escorteLe retour du Grand Prix de la F1 à Montréal suscite de grands débats concernant la prostitution et l’exploitation sexuelle de la femme.

Deux clans qui ne s’écoutent pas s’entredéchirent pour un peu de visibilité et de temps d’antenne pour vendre leur salade et leurs positions sur le corps de la femme.

Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-MTL)

La Clac-Mtl nous rappelle les propos de Bernie Ecclestone, le patron de la Formule 1, en 2005 qui déclarait que les femmes « devraient être vêtues de blanc, comme tous les autres appareils électroménagers »

Grand prix formule 1 F1 montréal prostitution escorteCet organisme qui dénonce le Grand Prix de la F1 souligne que les trois paliers de gouvernement (Ottawa, Québec, Montréal) vont payer 20 millions $ par année jusqu’en 2024 … Les supposées retombées économiques se sont avérées deux fois moins importantes que claironnées depuis des années par nos politiciens.

Positions sociales, deux clans, deux positions extrêmes

Chacun des clans a sa liste de besoins à régler. Deux listes très différentes et qui ne pourront possiblement jamais se respecter un l’autre.

Est-ce qu’on peut aborder des problèmes sociaux en étant des extrémistes avec des positions campées et immuables? Pas convaincu.

Parce que les deux factions ont raison et les deux ont aussi torts. L’être humain est complexe et une solution unique ne pourra jamais être satisfaisante pour l’ensemble d’une société. Le consensus social est une utopie.

Acheter-du-sexe prostitution escorte traite des femmes exploitation sexuelleD’un côté nous retrouvons les groupes de femmes avec le slogan: Acheter du sexe n’est pas du sport, au Canada c’est criminel.  Pour n’en nommer que quelques groupes membres:

stella contre exploitation sexuelle prohibition travailleuses du sexeDe l’autre côté nous retrouvons Stella avec le slogan Contre l’exploitation et contre la prohibition.

Gros débat de sourds. On se lance toutes sortes de noms: exploitation de la femme, insécurité des prostituées, traite des femmes, trafic de mineurs, gang de rue, proxénétisme, forcer une femme à se prostituer, maltraiter les femmes…

Et ce débat revient à chaque année pour le Grands Prix de la F1. Serait-ce parce que la prostitution luxueuse y est plus évidente et visible? Serait-ce parce que les différents commanditaires engagent des tonnes et des tonnes de jeunes femmes en tenu hyper-sexy pour vendre leurs produits.

Il y a plusieurs problèmes sociaux qui nécessitent des réponses et des actions différentes. Tenter de tout régler en même temps est utopique et insensé.

Quels sont les problèmes soulevés?

  • Le respect du corps de la femme
  • La prostitution forcée
  • La traite des femmes
  • Le trafic de mineures et d’enfants
  • Les gangs de rue
  • Proxénétisme

Le dialogue de sourds débute quand on met toutes ces problématiques dans la même phrase ou que l’on répond à l’une de ces problématiques par une position dans une autre catégorie.

Débutons par des actions pour régler quelque chose et nous pourrons en arriver à régler les plus gros.

Au Québec, nous avons signé la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. L’industrie de la mode était visée pour l’utilisation de mannequins anorexiques.

Pourquoi ne pas aller dans la même direction pour les évènements comme le Grand Prix de la F1, salon de l’auto, galas de boxe, de lutte et autres.

La Charte québécoise pour le respect du corps de la femme

  • Parce que le corps d’une femme ne sert pas à vendre un char, un produit ou un évènement.
  • Les emplois de mannequins sexy pour représenter ces produits sont-ils une façon respectueuse de traiter le corps de la femme?
  • Exiger que la fille soit jeune, belle, sexy et s’habille super sexy est-il une ségrégation dans les emplois offerts?
  • Ce genre d’offre devient-elle une éducation faussée concernant l’utilisation du corps de la femme?

Et si vous trouvez qu’il y a beaucoup de points de suspension suite à mes énumérations, vous avez raisons. Parce que je ne prétends pas avoir fait un tour complet de la question. J’ai juste déchiré ma chemise pendant 5 minutes en me levant un certain dimanche matin du Grand Prix de la F1.

Quelques reportages de Radio-Canada sur l’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix de F1 à Montréal:

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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L’amour au temps du numérique

Une mauvaise image de notre jeunesse

Un documentaire à boycottter

Raymond Viger Dossier CinémaSexualité

l_amour_au_temps_du_numeriqueLes 30 novembre et 1er décembre dernier, Télé-Québec présente un documentaire réalisé par Sophie Lambert : L’amour au temps du numérique.

L’auteur y présente six jeunes de 18 à 24 ans et elle y traite de l’influence des réseaux sociaux sur les rapports amoureux.

Ayant écrit un roman sur la sexualité qui sera publié en 2016, j’étais curieux de voir ce documentaire. Mon livre ne traitant pas vraiment des réseaux sociaux mais plus de la relation entre les gens.

Moi qui pensait y découvrir une belle réflexion qui aurait pu m’amener à rajouter un chapitre ou deux dans mon livre. Grande déception. Plusieurs répétitions. Au lieu de le présenter en deux épisodes, on aurait pu facilement monter le tout pour n’en faire qu’une seule émission.

Est-ce que 6 jeunes qui sont prêts à être suivi par des caméras pour parler de leur vie sexuelle représente l’ensemble de nos jeunes? Est-ce qu’on peut facilement supposer que les jeunes qui acceptent ce projet ont un côté exhibitionniste qui ne peut correspondre à l’ensemble de nos jeunes. C’est donc une vision très stéréotypées que nous y découvrons.

Télé-Québec présente le documentaire avec d’intéressantes questions existentielles :

  • C’est quoi l’amour ?
  • Comprendre de quelle manière la conception de l’amour a changé.
  • Un fossé s’est créé entre les générations dans la vision des relations amoureuses

Cependant les prétentions de Télé-Québec ne se sont pas réalisées dans le documentaire. Est-ce que les six jeunes présentés dans ce documentaire ont été sélectionnés pour représenter l’ensemble des jeunes ? Vraiment pas.

On y présente une femme qui se dit nymphomane. Elle couche avec son chum pour se retrouver ensuite aux danseurs. Elle tombe enceinte. Il y aurait quatre hommes qui pourraient être le père.

Ensuite c’est le tour d’un barman. Salon de bronzage et entraînement au gym pour plaire à la gente féminine, un homme qui ne vit que pour ramener des conquêtes à la maison. Avant de dévoiler le nombre de victoires atteint, j’aurais imaginé plusieurs centaines. Il en déclare 17 ! Ce nombre étant un maximum, cela n’était pas cohérent avec son discours de tombeurs de ces dames et l’image .

En regardant le style de vie des jeunes présentés, la très grande majorité des jeunes n’ont ni l’argent ni le temps pour suivre le train de vie proposé.

Le documentaire présente peut-être la réalité de quelques jeunes mais ne peut prétendre à une étude sociologique de la question amoureuse chez les jeunes. Et quand Télé-Québec parle d’un fossé qui se créé entre les générations, en présentant ce genre de documentaire, Télé-Québec creuse lui-même ce fossé.

Le documentaire ne présente qu’une très mauvaise image de nos jeunes.

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Des femmes pédophiles?

Pédophilie

Des femmes comme «agresseuses» sexuelles?

Travailler dans un magazine comme Reflet de Société ça change une personne. Quand j’ai commencé mes piges en 2014, un collègue m’avait dit de me fixer des limites de sujets que je ne pourrais pas traiter émotionnellement. «Pour éviter de finir en boule sous mon bureau», comme il disait si bien. Conseil que j’ai suivi.

Delphine Caubet     Dossier CriminalitéSexualité

homme victime femme pédophile

Photo: Jeanbaptisteparis

Je me suis donc mis 2 barrières (qui se rejoignent): les violeurs et les pédophiles. Deux perspectives que je refusais d’ouvrir. Maintenant que j’y repense, c’était assez stupide de ma part. Essayer de comprendre ces 2 phénomènes, c’était comme les tolérer pour moi. Pourtant, en tant qu’être humain, je condamne la violence conjugale, mais ça a toujours été un problème m’a interpellée et sur lequel je me suis intéressée aux agresseurs. En somme, j’avais établi 2 poids, 2 mesures.

Face caché de la pédophilie

Finalement, il y a quelques semaines, il s’est présenté l’opportunité de mieux comprendre la pédophilie et d’écouter ce qu’il se passait dans la tête des agresseurs. D’abord un peu craintive, je m’y suis lancée et j’ai eu 2 surprises : une première bonne, car j’ai pu écouter le récit d’un agresseur sans pour autant lui sauter à la gorge ou partir en courant.

Par contre, la 2e surprise fut différente… Après mon entrevue avec Cathia Lavallée du Centre d’entraide et de traitement des agressions sexuelles (CETAS), elle m’a révélé qu’environ 20% des agressions seraient commises par des femmes. Un chiffre largement supérieur à ce à quoi je m’attendais. Mais ces dernières ne sont pas dénoncées ou les victimes ne sont pas prises au sérieux. Après tout, de quoi se plaindrait le p’tit gars qui a eu son initiation avec une femme qui sait ce qu’elle fait. Je caricature à peine.

Après avoir pris contact avec l’institut Pinel (hôpital psychiatrique), ils n’auraient à l’interne aucune patiente pédophile, et depuis 2012, ils n’ont vu qu’une femme par année avoir un commis délit de la sorte, sans pour autant être considérée comme pédophile.

Banalisation

Un article récent montre bien la différence de traitement entre les pédophiles hommes et femmes. Sur le site du média MCE (Ma chaîne étudiante) est paru un top 10 «des profs [femmes] les plus sexy qui ont abusé de leurs élèves.»

Oui, ce site n’est pas une référence pour de l’information pointue et de l’actualité, mais il n’empêche qu’un billet résumant les hommes les plus hot ayant abusé de leurs étudiantes n’aurait jamais été publié ou aurait fait scandale. Et ce, sur n’importe quel média. Et particulièrement dans les pages d’un destiné aux étudiants.

D’après Cathia Lavallée, les choses commencent à changer dans ce domaine. Auparavant, les femmes étaient vues comme des victimes, où il fallait chercher l’homme derrière ses actes. Mais ces dernières années, nous avons vu quelques procès où l’implication des femmes se dessinait autrement.

Et détail intéressant que j’ai découvert en écrivant ce billet, d’après le dictionnaire Larousse, le nom «agresseur» n’a pas de féminin.

Autres textes sur Justice

iberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

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Biographie de l’auteur

Travail, amis, médicaments… les dessous du VIH

VIH

Vivre en étant séropositif

Benoît est un jeune homme d’une trentaine d’années très actif. Il aime rire, aller au théâtre et sortir avec ses amis. Et des amis, il en a beaucoup. Malade ou pas d’ailleurs. Ah oui, j’ai oublié de préciser: Benoit est séropositif, il a le VIH.

Delphine Caubet dossiers SantéSida VIH MTS Aids.

séropositif travail soin famille

Benoit et son amie Gabrielle, intervenante à la Maison Plein Cœur.

Pour Benoit, tout a commencé en 2002, à la fin du cégep. Le jeune homme se prépare à rentrer dans la vie active et se cherche une assurance privée. Banalement, il fait des tests de santé, mais on lui révèle que quelque chose cloche…

Le verdict

«Au début, le médecin ne savait pas ce que c’était. Il voyait juste que quelque chose n’allait pas dans les résultats. Un jour, ma mère m’a demandé si j’avais dit être gay. Je n’y avais pas pensé. C’est à ce moment-là qu’on m’a fait un test de dépistage du VIH», raconte Benoit.

C’est un choc. Benoit est positif. Pendant une semaine le jeune homme est en crise et pleure. Il est jeune. Il a 23 ans. «Mais j’ai décidé d’arrêter de pleurer et me prendre en main», explique-t-il. Le jeune homme de St-Jean-sur-Richelieu part pour Montréal, prend contact avec des organismes et décide d’en apprendre davantage sur sa maladie.

Si Benoit a été dépisté relativement rapidement, c’est souvent le contraire. D’après la COCQ-sida (coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida), près d’un quart des personnes infectées seraient dépistées au stade sida.

Gary Lacasse, directeur de la Maison Plein Cœur (organisme d’aide aux personnes séropositives), intervient auprès de nouveaux diagnostiqués: «Le diagnostic est une sentence, annonce-t-il de but en blanc. Cela peut engendrer une dépression et de la colère. La personne peut en contaminer d’autres sans le savoir si elle n’a pas un bon suivi. Nous, on travaille auprès d’eux pour que le VIH ne définisse pas qui ils sont.»

Prix pour la vie

Pour Benoit, son VIH a entrainé des problèmes de plaquettes. «Mais l’aspect médical s’est beaucoup amélioré, explique-t-il. Au début, les médicaments avaient des effets secondaires. Je faisais de l’insomnie ou au contraire j’étais tout le temps fatigué. Aujourd’hui, les effets secondaires ont beaucoup diminué. C’est peut-être pour ça que la maladie est perçue comme banale, comme si c’était du passé. Parce que nos conditions de vie se sont améliorées.»

Effectivement, en 2015, les patients séropositifs vivent en moyenne jusqu’à plus de 70 ans et grâce à la trithérapie, le risque de contamination est réduit de 96%.

Mais ces améliorations ne doivent pas faire passer sous silence les autres aspects de la vie des personnes séropositives. Comme le prix des médicaments notamment.

Pour les personnes qui travaillent, la Régie d’assurance maladie du Québec rembourse une partie des frais. Pour l’autre partie, impossible de compter sur une assurance privée. Extrêmement rares (pour ne pas dire aucune) sont celles qui accepteront des séropositifs. Alors, le montant annuel à la charge du patient peut s’élever jusque 900$. Un montant important pour les travailleurs à faible revenu.

«Certaines personnes arrêtent de prendre leur médicament à cause de cela, explique Gary Lacasse. Et durant cette période leur charge virale augmente.» Et certains cas peuvent être dramatiques. Il y a quelques années, la Maison Plein Cœur a suivi une jeune fille séropositive. Alors qu’elle travaillait, elle ne pouvait pas toujours se payer ses médicaments. Mais à force de les arrêter et de les recommencer, elle a développé une immunité au traitement. Elle est décédée à 21 ans.

Un scénario qui n’est pas courant, mais qui reflète la pression que peuvent ressentir les séropositifs avec un emploi. «Et ce sont eux les plus faibles, explique Gary Lacasse. Car leur équilibre est fragile et ils peuvent vite s’effondrer. On doit tout faire pour les maintenir en emploi.»

Chasse aux sorcièresséropositif travail amitié vin sida mts

Pour Benoit, le sida a signifié l’arrêt de sa vie professionnelle. Les va-et-vient à l’hôpital et les effets secondaires du traitement l’ont poussé à stopper son emploi dans une école.

Mais pour d’autres patients, la vie au travail peut devenir compliquée. La seule façon pour eux de souscrire à une assurance privée et de faire partie d’une assurance colletive. Comme en entreprise par exemple. Mais le prix des cotisations augmentera «et particulièrement s’il y a peu d’employés, explique René Légaré. Une chasse aux sorcières peut s’installer pour connaître le responsable. Certains ont déjà été dénoncés publiquement pendant des réunions en demandant leur renvoi.»

D’après un sondage de la COCQ-sida, 51,5% des personnes vivant avant le VIH seraient rejetées par leurs collègues de travail. Pourtant, avec un bon suivi médical, ces personnes peuvent passer inaperçues et être totalement autonomes, explique Gary Lacasse.

À quoi, il est bon de briser une légende: Benoit et toute autre personne ayant le VIH peut pratiquer n’importe quel emploi. «Même cuisinier», précise-t-on à la COCQ-sida.

Briser l’isolement

En théorie, une personne vivant avec le VIH n’a pas de restriction dans la vie quotidienne. Mais pour certains, le diagnostic signifie l’isolement total. Benoit s’investit auprès d’eux depuis 2004. Il fait du bénévolat à la Maison Plein Cœur et participe au programme Théâtre à 2 pour briser l’isolement des séropositifs.

Mais pour que la population comprenne mieux les personnes malades, Benoit est surtout devenu une figure publique. Il s’affiche ouvertement en tant que séropositif et répond aux questions. Que cela soit en entrevue avec des journalistes ou au quotidien. Comme lorsque sa belle-mère, inquiète, se demandait si elle devait jeter un t-shirt où il avait saigné. Pas de panique. Le t-shirt peut être lavé normalement, il n’y a aucun risque.

Si Benoit ne s’est pas isolé, c’est aussi grâce à ses parents. Les deux le soutiennent depuis son diagnostic et il s’est particulièrement rapproché de sa mère. Depuis 2002, Benoit a vécu, eu des relations amoureuses et s’est investi dans sa communauté. Sa prochaine étape il l’espère: le retour à l’emploi.

VIH et sida

VIH: nom du virus. À savoir: Virus de l’Immunodéficience Humaine. Les personnes infectées voient se détruire progressivement les cellules qui coordonnent les défenses immunitaires.

Avec le temps, les personnes atteintes développent des co-infections qui profitent de cette baisse immunitaire.

 

Sida: Syndrome d’Immuno Déficience Acquise. Stade du VIH où le patient a développé des co-infections (autres maladies contractées par la baisse immunitaire). Une personne avec le VIH peut passer plusieurs années sans atteindre le stade du sida.

 

Contamination

Pour contracter le VIH, il faut que du sang (ou autres fluides) rentre dans l’organisme. Donc par le biais de relations sexuelles non protégées ou d’échanges de seringues par exemple. Si le sexe oral est moins à risque, il reste néanmoins  un facteur de transmission.

Le VIH est un virus qui meurt à l’air libre. Donc il n’y a pas de risque de transmission par un vêtement souillé de sang ou autre.

Le VIH ne se transmet pas par la salive ou les urines.

 

Autres textes sur Santé

Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

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Être séropositif au Québec

VIH

Portrait de la maladie en 2015

Le VIH est-il toujours d’actualité? Est-ce une maladie comme les autres? La question divise, mais pour Gary Lacasse, directeur de la Maison Plein Cœur (organisme d’aide aux personnes séropositives), la réponse est nette et franche: «Il y a une banalisation du VIH. On a l’impression que ce n’est pas grave, que c’est une maladie comme les autres.»

Delphine Caubet dossiers Sida VIH MTS Aids .

sida-tue-encore-vih-mtsIl est vrai que les conditions de vie des personnes séropositives se sont nettement améliorées depuis les années 1980. Il n’empêche, depuis 2011 c’est plus de 3 000 nouveaux cas de VIH par an au Canada. Le Québec se situant dans le trio de tête avec un taux supérieur à la moyenne nationale.

Les cibles

Si vous êtes une femme ou une personne considérée comme non à risque (qui n’est pas gay, n’utilise pas de drogues injectables ou ne se prostitue pas), peu de chance d’avoir entendu parler du VIH au cours des dernières années.

«Il n’y a plus de grandes campagnes de prévention», comme le disent Gary Lacasse et le Dr Réjean Thomas (Président de la clinique L’Actuel, spécialisée auprès des patients séropositifs).

«Car une campagne ne fonctionne que si le public est bien ciblé. Les campagnes nationales n’ont que peu d’effets» explique René Légaré, porte-parole à la COCQ sida.

Le Ministère de la Santé et des Services sociaux fait régulièrement une campagne de prévention des ITS auprès des jeunes dans un contexte où les cours d’éducation sexuelle ont été supprimés…

L’autre grande population touchée par les campagnes non gouvernementales est les HARSAH: hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Gay 911

«Il y a une urgence auprès de la communauté homosexuelle», s’exclame le Dr Thomas. Ces derniers sont la cible de bien des campagnes et à raison. D’après CATIE (organisme d’informations canadien sur le VIH et l’hépatite C), 58,5% des nouveaux cas de VIH dans la province sont des HARSAH.

Autre constatation: 25% d’entre eux ignorent être séropositif. Des hommes qui peuvent avoir des rapports sexuels avec d’autres personnes dites non à risques… et qui ne seront peu ou pas sensibilisées par des campagnes.

Pour rejoindre au maximum les hommes homosexuels, la COCQ-sida s’adapte à la drague 2.0. «Car 50% à 60% des nouveaux cas que nous voyons ont été contracté lors de rencontres via les réseaux sociaux», explique le Dr Thomas.

Rencontre Gay Québec, Gay 411… Autant de sites internet où la COCQ-sida fait de la prévention. «Et je suis toujours surpris de la popularité que peuvent avoir des sujets qu’on pense acquis, tels que la fellation par exemple», explique René Légaré. Si les sites de rencontres homosexuels laissent la COCQ-sida donner de l’information, d’autres sites hétérosexuels s’y sont opposés.

Santé sexuelleséropositif prévention vih québec

Ces démystifications sur la maladie, qu’on pense acquise, ne sont pas juste le fait de la communauté homosexuelle. «On a un besoin en santé sexuelle dans notre société», explique Geneviève Némouthé coordinatrice à la COCQ-sida.

Si le taux de VIH est stable depuis plusieurs années, il y a en revanche une recrudescence de la chlamydia et de la syphilis.

Si la COCQ-sida travaille un projet de prévention en santé sexuelle pour les femmes, il faut surtout apprendre à discuter avec ses partenaires. Homme, femme, homosexuel, hétérosexuel… peu importe. Il faut apprendre à connaître son partenaire et ses expériences passées. «La sexualité est le moteur de nos sociétés. C’est probablement le sport national de l’humanité. Sans sexe, il n’y a pas d’avenir», conclut Geneviève.

L’autre réalité

Des conversations sans tabous. Un idéal à atteindre. Mais une autre réalité dans la prévention d’ITS est le barebacking: des personnes qui contracteraient volontairement le VIH.

«Ils pensent que les personnes séropositives sont mieux traitées que les autres. Qu’ils ont plus de services. Alors ils vont dans des soirées et cherchent à avoir des rapports à risque», s’insurge Benoit, séropositif lui-même.

Cette pratique est une réalité avec certains lieux et sites internet qui se spécialisent dans ces rencontres, mais il ne faut pas généraliser. Les statistiques sur le VIH le prouvent, à quoi la COCQ-sida conclu qu’il n’y a pas de «crise du VIH au Québec.»

Dépistage

L’un des enjeux en 2015 est le dépistage. «Car si toute la population se fait dépister et suit le traitement adéquat, le virus disparaitrait d’ici quelques années», explique le Dr Thomas. L’un des moyens serait le dépistage automatiquement lors d’hospitalisation. «Avec toujours l’option de refuser, nuance le président de la clinique L’Actuel. Mais pour ça, il faut une vraie volonté politique.»

Cette idée suscite des remous et la COCQ-sida est plus mitigée sur le dépistage massif. «Car il faut de l’accompagnement. On ne peut pas juste dire à une personne qu’elle est séropositive. Il faut que ce soit une démarche personnelle, sans panique», précise René Légaré.

Depuis 2014, la Colombie-Britannique offre tous les 5 ans un dépistage de routine à sa population. Mais certaines initiatives ont choqué l’opinion publique, comme lorsqu’ont été offerts des repas gratuits aux itinérants de Vancouver contre un dépistage.

Système à 2 vitesse

Au Québec, il est possible de se faire dépister gratuitement dans les services de santé, mais il faut plusieurs semaines avant de recevoir les résultats. La COCQ-sida vérifie régulièrement l’offre de service et il leur arrive d’avoir des surprises comme lors du non-remplacement d’une infirmière ITSS pendant un congé de maternité.

Pour une réponse rapide, il faut passer par des cliniques privées, dont les résultats varient entre 30 minutes à 3 jours. Un service payant pour les populations dites non à risque.

Dans la lutte contre le VIH, il faut aussi démystifier la maladie et vaincre la peur du dépistage. Comme le souligne le Dr Thomas: «Il faut lutter contre les préjugés. Il y a encore une peur des clichés des années 1980.» La COCQ-sida et la Maison ¸Plein Cœur acquiescent, l’autre enjeu de 2015 est les conditions de vie des personnes séropositives.

Ailleurs au pays

Au Canada, le profil du VIH est très diversifié. Si au Québec, la maladie touche essentiellement les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH), au Manitoba elle concerne à plus de 60% les hétérosexuels. Quant au Saskatchewan, plus de 76% des personnes séropositives l’auraient contractée via des drogues injectables.

 

Au Canada, les trois provinces dépassant la moyenne nationale sont: la Colombie-Britannique, le Québec et l’Ontario.

 

Avancées médicales

Depuis plusieurs années, les rapports de force entre les équipes médicales et le virus tendent à s’inverser. Plusieurs avancées significatives ont été faites en la matière. En février 2015, une équipe de chercheurs a annoncé avoir testé un vaccin sur des singes. Ces animaux n’ont présenté aucune infection pendant les 8 mois suivant et tout laisse à penser que cela pourrait se poursuivre sur plusieurs années.

Régulièrement, des informations encourageantes paressent dans les médias. Un bébé a notamment était guéri du virus. Les avancées sont majeures et certains parlent de quelques années avant la réalisation d’un vaccin pour les humains.  Dans un même temps, de nouvelles souches immunisées aux médicaments apparaissent.

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Imprimer un magazine au sang infecté

Reflet de Société juin 2015

Démystifier le VIH et les séropositifs

Dans les semaines à venir paraîtra Reflet de Société de juin 2015. Le sujet à l’honneur est le VIH et les conditions de vie des personnes séropositives. De l’autre côté de l’Atlantique, en Autriche, un magazine sort un numéro traitant du même sujet. La différence? Il est imprimé avec du sang contaminé.

Delphine Caubet dossiers SantéSida VIH MTS Aids

sida-tue-encore-vih-mtsNous ne sommes pas allés aussi loin. Avec Reflet de Société, vous découvrirez des témoignages de personnes vivant avec le VIH, de leur quotidien et des changements dans leur vie.

Notre objectif est de lutter conter les préjugés à l’encontre de ces personnes, alors que COCQ-sida (coalition des organismes communautaires du Québec de lutte contre le sida) entend bien souvent des hérésies. Comme ne pas vouloir partager des ustensiles de cuisine. Et ce type de réflexions peut venir de toutes les populations, dont celles dites «plus éduquées».

Mesure extrême

Pour atteindre le même objectif que nous, le magazine australien pour homme Vangardist a imprimé 3 000 exemplaires de leur édition spéciale avec du sang contaminé. Ce dernier venait de 3 donneurs: un homme homosexuel, un autre hétérosexuel et une femme contaminée par son mari.

Des choix de donneurs qui n’ont rien d’anodin, qui viennent briser la légende que le VIH ne concerne que les gays.

Si la mesure parait extrême, je l’apprécie car elle vient détruire un autre mythe: on ne contracte par le virus en touchant une personne ou son sang. Il faut que ce sang rentre dans l’organisme alors que le virus est toujours en vie.

Virus qui meurt à l’air libre ou au contact d’un pH acide (comme l’encre avec laquelle était mélangé le sang). Pour preuve, Vangardist a fait tester ses exemplaires et effectivement le virus est mort. Le magazine est sécuritaire.

Informé et préservé

Conclusion: on contracte le virus par des relations sexuelles non protégées et autres échanges de fluides. Comme une seringue qui passerait d’un bras à l’autre.

Le VIH est une maladie mortelle et incurable qu’il ne faut pas prendre à la légère. Pour autant, les personnes séropositives ne sont pas des bombes en puissance. Particulièrement avec les nouveaux traitements réduisant de 96% la charge virale des patients.

Rendez-vous en juin pour d’autres informations!

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Diversité identitaire et sexuelle Être Arabe et LGBT Delphine Caubet

Diversité identitaire et sexuelle

Être Arabe et LGBT

Accepter sa différence de genre ou d’orientation sexuelle n’est jamais facile. Et dans certains pays arabes, protéger son identité et sa vie privée devient vital. Rendez-vous avec la communauté arabe LGBT de Montréal pour comprendre leur quotidien.

Delphine Caubet.      Dossiers HomosexualitéSexualité

sexualité diversité sexuelle sexe lgbt lesbienne gay bisexuel transgenresDepuis quelques années, Helem reçoit de plus en plus de demandes d’aide venant d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, etc.) Les membres de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) y sont malmenés et ces exilés doivent fuir leur pays par contrainte de représailles de la part de leur entourage et des autorités.

Helem, qui signifie «rêve» en arabe, est aussi l’acronyme de «Protection libanaise pour les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et les queers.» Depuis 10 ans, ce chapitre montréalais du bureau de Beyrouth milite pour la diversité sexuelle et identitaire dans les communautés arabes.

Cette organisation n’est pas que musulmane. Comme au Liban où différentes religions se côtoient, le conseil d’administration de Helem est composé majoritairement de chrétiens, mais aussi de musulmans.

Homosexualité, prison et peine de mort

bisexualité homosexualité arabe helem lgbt homosexuel sexe sexualitéDans les pays arabes, il existe une grande différence dans la condamnation (ou acceptation) de l’homosexualité. Cela peut aller de 1 an d’emprisonnement jusqu’à la peine de mort en Arabie Saoudite, par exemple.

Pour Rémy Nassar, président de Helem, cette difficulté avec l’homosexualité trouve son origine dans le caractère souvent machiste de ces cultures et dans le tabou du sexe. Les stéréotypes de genres y sont bien définis et chaque sexe doit correspondre à l’image qui lui est attribué. Tout individu non conforme se retrouve au mieux marginalisé, sinon maltraité. Et en cas de difficultés, il ne peut pas se tourner vers les forces de l’ordre, puisqu’en tant qu’homosexuel, il deviendrait un criminel aux yeux de la loi.

Paradoxalement, «la transsexualité est presque mieux vue que l’homosexualité» dans certains pays arabes, précise Rémy Nassar. Comme en Iran par exemple. Dans le pays, l’homosexualité est condamnée à la peine capitale. En revanche, pour un changement de sexe, c’est l’état qui paie l’opération. «Beaucoup de gens changent de sexe pour vivre leur homosexualité, alors qu’ils ne se sentent pas vraiment trans.» S’ajoute à cela, tous les risques encourus par les lourdes opérations.

De même, au Liban, les opérations de chirurgies esthétiques sont monnaie courante. Dans la rue, un transsexuel peut aisément passer pour une femme ayant fait de la chirurgie esthétique. Helem a aidé une transsexuelle libanaise lors de son arrivée au Québec. Et ironiquement, ici, les autres transsexuelles la regardaient «de travers et étaient jalouses d’elle.» Car au Liban, elle a eu recours à tout le processus de chirurgie esthétique. Chose qui ici est extrêmement onéreuse (entre 20 000$ et 80 000$) et donc peu accessible.

Acceptation de l’homosexualité

sexualité arabe homosexualité lgbt homos sexe diversité sexuelleDepuis ses 10 années d’existence, Helem a recencé une nette évolution dans l’acceptation de l’homosexualité par la communauté arabe au Québec.

À leurs débuts en 2004, ils se faisaient insulter en arabe lors de défilés de la Fierté gaie. «Vous êtes la honte», «vous n’êtes pas de vrais Arabes», telles étaient les insultes auxquelles devaient faire face les courageux qui osaient se montrer publiquement.

Les membres de l’organisation avaient de la difficulté à s’afficher complètement sur leur site Internet. Certains ne mettaient pas leur photo et d’autres allaient jusqu’à utiliser de faux noms. Mais pour aider leurs membres, les dirigeants de Helem ont dû faire un effort et se montrer au grand jour. «Les gens venus d’Égypte avaient peur qu’on ne soit pas un vrai organisme. Là-bas, la police traque les gays. Ils leur donnent rendez-vous sur Internet et quand la personne se présente, c’est la police. Ils l’emmènent au poste, l’arrêtent et la torturent.» Face à cette crainte d’une partie de la population, Helem a travaillé pour davantage s’afficher. Aujourd’hui, la quasi-intégralité du conseil d’administration est visible.

Mais cette période de tensions avec le reste de la communauté arabe n’a duré que les 2 ou 3 premières années, précise le président de Helem. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué et ils reçoivent même des messages d’encouragement en arabe. L’organisation a également développé de forts liens avec les associations québécoises d’aide aux LGBT. Ils travaillent notamment avec GRIS-Montréal (Groupe de recherche et d’intervention sociale) pour discuter et échanger dans le but d’apporter de la diversité.

Spiritualité et homosexualité

Les membres chrétiens de la communauté arabe peuvent trouver des conseils spirituels auprès d’autres Églises à Montréal (telle que l’Église Unie du Canada). Mais pour les membres musulmans, la question est plus délicate. D’après Rémy Nassar, à sa connaissance, il n’existerait aucun organisme au Québec qui viendrait en aide aux membres LGBT de la communauté musulmane. La relation Islam – homosexualité est toujours difficile. Si aucune mosquée à Montréal n’est clairement ouverte aux LGBT, certains croyants peuvent trouver conseils et aide auprès d’un chef spirituel.

Un ancien membre de Helem a bien connu ce cas de figure. Ce dernier était un fervent musulman, qui commençait à accepter son homosexualité. Mais cette dualité entre sa religion et son orientation sexuelle le troublait, et il se posait de nombreuses questions. L’homme s’est alors tourné vers son imam pour l’aider à résoudre ce conflit. Les conseils du chef spirituel ont visiblement aidé et depuis, il s’est investi dans Helem et a milité pour les droits des LGBT dans les communautés arabes.

Comme beaucoup de LGBT pratiquants, ces personnes finissent par adopter leur propre compréhension de la religion, délaissant ainsi les aspects qui entreraient en conflit avec leur identité ou leur orientation sexuelle. Enfin, d’autres personnes peuvent aussi accepter leur homosexualité, tout en choisissant de ne pas la vivre et de faire abstinence.

Religion et spiritualité

«On a un peu de mal avec la religion. Mais cette année, on commence à y penser, car plusieurs personnes très croyantes nous ont rejoints.» Helem est catégorique: ils ne traitent pas de religions pour éviter de recréer ici les conflits du Moyen-Orient. «Parfois, on discute de choses qui n’ont pas rapport, et des commentaires ressortent comme « ah oui, c’est parce que tu es un sunnite ou un chiite. » Donc, la religion est quelque chose avec laquelle nous avons toujours eu du mal.»

Depuis peu, une moitié des membres sont très croyants, et l’autre moitié ne veut rien savoir de la religion. Mais l’organisation a déjà fait des tentatives en invitant un prêtre et un imam à parler d’homosexualité. Cette année, à leur propre étonnement, ils vont même débattre de la charte de la laïcité.

Si les musulmans sont sous-représentés dans Helem, cela peut-être dû à une crainte de s’afficher publiquement. Au grand étonnement des membres, lors de l’organisation de soirées dansantes «beaucoup de musulmans viennent sortis de nulle part» s’amuse Rémy Nassar. «Et on se demande toujours pourquoi ils ne sont pas membres !?» En attendant de se montrer totalement, le bouche-à-oreille fonctionne et beaucoup ont entendu parler de Helem comme un organisme de référence.

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