Travail, amis, médicaments… les dessous du VIH

VIH

Vivre en étant séropositif

Benoît est un jeune homme d’une trentaine d’années très actif. Il aime rire, aller au théâtre et sortir avec ses amis. Et des amis, il en a beaucoup. Malade ou pas d’ailleurs. Ah oui, j’ai oublié de préciser: Benoit est séropositif, il a le VIH.

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Benoit et son amie Gabrielle, intervenante à la Maison Plein Cœur.

Pour Benoit, tout a commencé en 2002, à la fin du cégep. Le jeune homme se prépare à rentrer dans la vie active et se cherche une assurance privée. Banalement, il fait des tests de santé, mais on lui révèle que quelque chose cloche…

Le verdict

«Au début, le médecin ne savait pas ce que c’était. Il voyait juste que quelque chose n’allait pas dans les résultats. Un jour, ma mère m’a demandé si j’avais dit être gay. Je n’y avais pas pensé. C’est à ce moment-là qu’on m’a fait un test de dépistage du VIH», raconte Benoit.

C’est un choc. Benoit est positif. Pendant une semaine le jeune homme est en crise et pleure. Il est jeune. Il a 23 ans. «Mais j’ai décidé d’arrêter de pleurer et me prendre en main», explique-t-il. Le jeune homme de St-Jean-sur-Richelieu part pour Montréal, prend contact avec des organismes et décide d’en apprendre davantage sur sa maladie.

Si Benoit a été dépisté relativement rapidement, c’est souvent le contraire. D’après la COCQ-sida (coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida), près d’un quart des personnes infectées seraient dépistées au stade sida.

Gary Lacasse, directeur de la Maison Plein Cœur (organisme d’aide aux personnes séropositives), intervient auprès de nouveaux diagnostiqués: «Le diagnostic est une sentence, annonce-t-il de but en blanc. Cela peut engendrer une dépression et de la colère. La personne peut en contaminer d’autres sans le savoir si elle n’a pas un bon suivi. Nous, on travaille auprès d’eux pour que le VIH ne définisse pas qui ils sont.»

Prix pour la vie

Pour Benoit, son VIH a entrainé des problèmes de plaquettes. «Mais l’aspect médical s’est beaucoup amélioré, explique-t-il. Au début, les médicaments avaient des effets secondaires. Je faisais de l’insomnie ou au contraire j’étais tout le temps fatigué. Aujourd’hui, les effets secondaires ont beaucoup diminué. C’est peut-être pour ça que la maladie est perçue comme banale, comme si c’était du passé. Parce que nos conditions de vie se sont améliorées.»

Effectivement, en 2015, les patients séropositifs vivent en moyenne jusqu’à plus de 70 ans et grâce à la trithérapie, le risque de contamination est réduit de 96%.

Mais ces améliorations ne doivent pas faire passer sous silence les autres aspects de la vie des personnes séropositives. Comme le prix des médicaments notamment.

Pour les personnes qui travaillent, la Régie d’assurance maladie du Québec rembourse une partie des frais. Pour l’autre partie, impossible de compter sur une assurance privée. Extrêmement rares (pour ne pas dire aucune) sont celles qui accepteront des séropositifs. Alors, le montant annuel à la charge du patient peut s’élever jusque 900$. Un montant important pour les travailleurs à faible revenu.

«Certaines personnes arrêtent de prendre leur médicament à cause de cela, explique Gary Lacasse. Et durant cette période leur charge virale augmente.» Et certains cas peuvent être dramatiques. Il y a quelques années, la Maison Plein Cœur a suivi une jeune fille séropositive. Alors qu’elle travaillait, elle ne pouvait pas toujours se payer ses médicaments. Mais à force de les arrêter et de les recommencer, elle a développé une immunité au traitement. Elle est décédée à 21 ans.

Un scénario qui n’est pas courant, mais qui reflète la pression que peuvent ressentir les séropositifs avec un emploi. «Et ce sont eux les plus faibles, explique Gary Lacasse. Car leur équilibre est fragile et ils peuvent vite s’effondrer. On doit tout faire pour les maintenir en emploi.»

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Pour Benoit, le sida a signifié l’arrêt de sa vie professionnelle. Les va-et-vient à l’hôpital et les effets secondaires du traitement l’ont poussé à stopper son emploi dans une école.

Mais pour d’autres patients, la vie au travail peut devenir compliquée. La seule façon pour eux de souscrire à une assurance privée et de faire partie d’une assurance colletive. Comme en entreprise par exemple. Mais le prix des cotisations augmentera «et particulièrement s’il y a peu d’employés, explique René Légaré. Une chasse aux sorcières peut s’installer pour connaître le responsable. Certains ont déjà été dénoncés publiquement pendant des réunions en demandant leur renvoi.»

D’après un sondage de la COCQ-sida, 51,5% des personnes vivant avant le VIH seraient rejetées par leurs collègues de travail. Pourtant, avec un bon suivi médical, ces personnes peuvent passer inaperçues et être totalement autonomes, explique Gary Lacasse.

À quoi, il est bon de briser une légende: Benoit et toute autre personne ayant le VIH peut pratiquer n’importe quel emploi. «Même cuisinier», précise-t-on à la COCQ-sida.

Briser l’isolement

En théorie, une personne vivant avec le VIH n’a pas de restriction dans la vie quotidienne. Mais pour certains, le diagnostic signifie l’isolement total. Benoit s’investit auprès d’eux depuis 2004. Il fait du bénévolat à la Maison Plein Cœur et participe au programme Théâtre à 2 pour briser l’isolement des séropositifs.

Mais pour que la population comprenne mieux les personnes malades, Benoit est surtout devenu une figure publique. Il s’affiche ouvertement en tant que séropositif et répond aux questions. Que cela soit en entrevue avec des journalistes ou au quotidien. Comme lorsque sa belle-mère, inquiète, se demandait si elle devait jeter un t-shirt où il avait saigné. Pas de panique. Le t-shirt peut être lavé normalement, il n’y a aucun risque.

Si Benoit ne s’est pas isolé, c’est aussi grâce à ses parents. Les deux le soutiennent depuis son diagnostic et il s’est particulièrement rapproché de sa mère. Depuis 2002, Benoit a vécu, eu des relations amoureuses et s’est investi dans sa communauté. Sa prochaine étape il l’espère: le retour à l’emploi.

VIH et sida

VIH: nom du virus. À savoir: Virus de l’Immunodéficience Humaine. Les personnes infectées voient se détruire progressivement les cellules qui coordonnent les défenses immunitaires.

Avec le temps, les personnes atteintes développent des co-infections qui profitent de cette baisse immunitaire.

 

Sida: Syndrome d’Immuno Déficience Acquise. Stade du VIH où le patient a développé des co-infections (autres maladies contractées par la baisse immunitaire). Une personne avec le VIH peut passer plusieurs années sans atteindre le stade du sida.

 

Contamination

Pour contracter le VIH, il faut que du sang (ou autres fluides) rentre dans l’organisme. Donc par le biais de relations sexuelles non protégées ou d’échanges de seringues par exemple. Si le sexe oral est moins à risque, il reste néanmoins  un facteur de transmission.

Le VIH est un virus qui meurt à l’air libre. Donc il n’y a pas de risque de transmission par un vêtement souillé de sang ou autre.

Le VIH ne se transmet pas par la salive ou les urines.

 

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Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Être séropositif au Québec

VIH

Portrait de la maladie en 2015

Le VIH est-il toujours d’actualité? Est-ce une maladie comme les autres? La question divise, mais pour Gary Lacasse, directeur de la Maison Plein Cœur (organisme d’aide aux personnes séropositives), la réponse est nette et franche: «Il y a une banalisation du VIH. On a l’impression que ce n’est pas grave, que c’est une maladie comme les autres.»

Delphine Caubet dossiers Sida VIH MTS Aids .

sida-tue-encore-vih-mtsIl est vrai que les conditions de vie des personnes séropositives se sont nettement améliorées depuis les années 1980. Il n’empêche, depuis 2011 c’est plus de 3 000 nouveaux cas de VIH par an au Canada. Le Québec se situant dans le trio de tête avec un taux supérieur à la moyenne nationale.

Les cibles

Si vous êtes une femme ou une personne considérée comme non à risque (qui n’est pas gay, n’utilise pas de drogues injectables ou ne se prostitue pas), peu de chance d’avoir entendu parler du VIH au cours des dernières années.

«Il n’y a plus de grandes campagnes de prévention», comme le disent Gary Lacasse et le Dr Réjean Thomas (Président de la clinique L’Actuel, spécialisée auprès des patients séropositifs).

«Car une campagne ne fonctionne que si le public est bien ciblé. Les campagnes nationales n’ont que peu d’effets» explique René Légaré, porte-parole à la COCQ sida.

Le Ministère de la Santé et des Services sociaux fait régulièrement une campagne de prévention des ITS auprès des jeunes dans un contexte où les cours d’éducation sexuelle ont été supprimés…

L’autre grande population touchée par les campagnes non gouvernementales est les HARSAH: hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Gay 911

«Il y a une urgence auprès de la communauté homosexuelle», s’exclame le Dr Thomas. Ces derniers sont la cible de bien des campagnes et à raison. D’après CATIE (organisme d’informations canadien sur le VIH et l’hépatite C), 58,5% des nouveaux cas de VIH dans la province sont des HARSAH.

Autre constatation: 25% d’entre eux ignorent être séropositif. Des hommes qui peuvent avoir des rapports sexuels avec d’autres personnes dites non à risques… et qui ne seront peu ou pas sensibilisées par des campagnes.

Pour rejoindre au maximum les hommes homosexuels, la COCQ-sida s’adapte à la drague 2.0. «Car 50% à 60% des nouveaux cas que nous voyons ont été contracté lors de rencontres via les réseaux sociaux», explique le Dr Thomas.

Rencontre Gay Québec, Gay 411… Autant de sites internet où la COCQ-sida fait de la prévention. «Et je suis toujours surpris de la popularité que peuvent avoir des sujets qu’on pense acquis, tels que la fellation par exemple», explique René Légaré. Si les sites de rencontres homosexuels laissent la COCQ-sida donner de l’information, d’autres sites hétérosexuels s’y sont opposés.

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Ces démystifications sur la maladie, qu’on pense acquise, ne sont pas juste le fait de la communauté homosexuelle. «On a un besoin en santé sexuelle dans notre société», explique Geneviève Némouthé coordinatrice à la COCQ-sida.

Si le taux de VIH est stable depuis plusieurs années, il y a en revanche une recrudescence de la chlamydia et de la syphilis.

Si la COCQ-sida travaille un projet de prévention en santé sexuelle pour les femmes, il faut surtout apprendre à discuter avec ses partenaires. Homme, femme, homosexuel, hétérosexuel… peu importe. Il faut apprendre à connaître son partenaire et ses expériences passées. «La sexualité est le moteur de nos sociétés. C’est probablement le sport national de l’humanité. Sans sexe, il n’y a pas d’avenir», conclut Geneviève.

L’autre réalité

Des conversations sans tabous. Un idéal à atteindre. Mais une autre réalité dans la prévention d’ITS est le barebacking: des personnes qui contracteraient volontairement le VIH.

«Ils pensent que les personnes séropositives sont mieux traitées que les autres. Qu’ils ont plus de services. Alors ils vont dans des soirées et cherchent à avoir des rapports à risque», s’insurge Benoit, séropositif lui-même.

Cette pratique est une réalité avec certains lieux et sites internet qui se spécialisent dans ces rencontres, mais il ne faut pas généraliser. Les statistiques sur le VIH le prouvent, à quoi la COCQ-sida conclu qu’il n’y a pas de «crise du VIH au Québec.»

Dépistage

L’un des enjeux en 2015 est le dépistage. «Car si toute la population se fait dépister et suit le traitement adéquat, le virus disparaitrait d’ici quelques années», explique le Dr Thomas. L’un des moyens serait le dépistage automatiquement lors d’hospitalisation. «Avec toujours l’option de refuser, nuance le président de la clinique L’Actuel. Mais pour ça, il faut une vraie volonté politique.»

Cette idée suscite des remous et la COCQ-sida est plus mitigée sur le dépistage massif. «Car il faut de l’accompagnement. On ne peut pas juste dire à une personne qu’elle est séropositive. Il faut que ce soit une démarche personnelle, sans panique», précise René Légaré.

Depuis 2014, la Colombie-Britannique offre tous les 5 ans un dépistage de routine à sa population. Mais certaines initiatives ont choqué l’opinion publique, comme lorsqu’ont été offerts des repas gratuits aux itinérants de Vancouver contre un dépistage.

Système à 2 vitesse

Au Québec, il est possible de se faire dépister gratuitement dans les services de santé, mais il faut plusieurs semaines avant de recevoir les résultats. La COCQ-sida vérifie régulièrement l’offre de service et il leur arrive d’avoir des surprises comme lors du non-remplacement d’une infirmière ITSS pendant un congé de maternité.

Pour une réponse rapide, il faut passer par des cliniques privées, dont les résultats varient entre 30 minutes à 3 jours. Un service payant pour les populations dites non à risque.

Dans la lutte contre le VIH, il faut aussi démystifier la maladie et vaincre la peur du dépistage. Comme le souligne le Dr Thomas: «Il faut lutter contre les préjugés. Il y a encore une peur des clichés des années 1980.» La COCQ-sida et la Maison ¸Plein Cœur acquiescent, l’autre enjeu de 2015 est les conditions de vie des personnes séropositives.

Ailleurs au pays

Au Canada, le profil du VIH est très diversifié. Si au Québec, la maladie touche essentiellement les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH), au Manitoba elle concerne à plus de 60% les hétérosexuels. Quant au Saskatchewan, plus de 76% des personnes séropositives l’auraient contractée via des drogues injectables.

 

Au Canada, les trois provinces dépassant la moyenne nationale sont: la Colombie-Britannique, le Québec et l’Ontario.

 

Avancées médicales

Depuis plusieurs années, les rapports de force entre les équipes médicales et le virus tendent à s’inverser. Plusieurs avancées significatives ont été faites en la matière. En février 2015, une équipe de chercheurs a annoncé avoir testé un vaccin sur des singes. Ces animaux n’ont présenté aucune infection pendant les 8 mois suivant et tout laisse à penser que cela pourrait se poursuivre sur plusieurs années.

Régulièrement, des informations encourageantes paressent dans les médias. Un bébé a notamment était guéri du virus. Les avancées sont majeures et certains parlent de quelques années avant la réalisation d’un vaccin pour les humains.  Dans un même temps, de nouvelles souches immunisées aux médicaments apparaissent.

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Imprimer un magazine au sang infecté

Reflet de Société juin 2015

Démystifier le VIH et les séropositifs

Dans les semaines à venir paraîtra Reflet de Société de juin 2015. Le sujet à l’honneur est le VIH et les conditions de vie des personnes séropositives. De l’autre côté de l’Atlantique, en Autriche, un magazine sort un numéro traitant du même sujet. La différence? Il est imprimé avec du sang contaminé.

Delphine Caubet dossiers SantéSida VIH MTS Aids

sida-tue-encore-vih-mtsNous ne sommes pas allés aussi loin. Avec Reflet de Société, vous découvrirez des témoignages de personnes vivant avec le VIH, de leur quotidien et des changements dans leur vie.

Notre objectif est de lutter conter les préjugés à l’encontre de ces personnes, alors que COCQ-sida (coalition des organismes communautaires du Québec de lutte contre le sida) entend bien souvent des hérésies. Comme ne pas vouloir partager des ustensiles de cuisine. Et ce type de réflexions peut venir de toutes les populations, dont celles dites «plus éduquées».

Mesure extrême

Pour atteindre le même objectif que nous, le magazine australien pour homme Vangardist a imprimé 3 000 exemplaires de leur édition spéciale avec du sang contaminé. Ce dernier venait de 3 donneurs: un homme homosexuel, un autre hétérosexuel et une femme contaminée par son mari.

Des choix de donneurs qui n’ont rien d’anodin, qui viennent briser la légende que le VIH ne concerne que les gays.

Si la mesure parait extrême, je l’apprécie car elle vient détruire un autre mythe: on ne contracte par le virus en touchant une personne ou son sang. Il faut que ce sang rentre dans l’organisme alors que le virus est toujours en vie.

Virus qui meurt à l’air libre ou au contact d’un pH acide (comme l’encre avec laquelle était mélangé le sang). Pour preuve, Vangardist a fait tester ses exemplaires et effectivement le virus est mort. Le magazine est sécuritaire.

Informé et préservé

Conclusion: on contracte le virus par des relations sexuelles non protégées et autres échanges de fluides. Comme une seringue qui passerait d’un bras à l’autre.

Le VIH est une maladie mortelle et incurable qu’il ne faut pas prendre à la légère. Pour autant, les personnes séropositives ne sont pas des bombes en puissance. Particulièrement avec les nouveaux traitements réduisant de 96% la charge virale des patients.

Rendez-vous en juin pour d’autres informations!

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Diversité identitaire et sexuelle Être Arabe et LGBT Delphine Caubet

Diversité identitaire et sexuelle

Être Arabe et LGBT

Accepter sa différence de genre ou d’orientation sexuelle n’est jamais facile. Et dans certains pays arabes, protéger son identité et sa vie privée devient vital. Rendez-vous avec la communauté arabe LGBT de Montréal pour comprendre leur quotidien.

Delphine Caubet.      Dossiers HomosexualitéSexualité

sexualité diversité sexuelle sexe lgbt lesbienne gay bisexuel transgenresDepuis quelques années, Helem reçoit de plus en plus de demandes d’aide venant d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, etc.) Les membres de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) y sont malmenés et ces exilés doivent fuir leur pays par contrainte de représailles de la part de leur entourage et des autorités.

Helem, qui signifie «rêve» en arabe, est aussi l’acronyme de «Protection libanaise pour les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et les queers.» Depuis 10 ans, ce chapitre montréalais du bureau de Beyrouth milite pour la diversité sexuelle et identitaire dans les communautés arabes.

Cette organisation n’est pas que musulmane. Comme au Liban où différentes religions se côtoient, le conseil d’administration de Helem est composé majoritairement de chrétiens, mais aussi de musulmans.

Homosexualité, prison et peine de mort

bisexualité homosexualité arabe helem lgbt homosexuel sexe sexualitéDans les pays arabes, il existe une grande différence dans la condamnation (ou acceptation) de l’homosexualité. Cela peut aller de 1 an d’emprisonnement jusqu’à la peine de mort en Arabie Saoudite, par exemple.

Pour Rémy Nassar, président de Helem, cette difficulté avec l’homosexualité trouve son origine dans le caractère souvent machiste de ces cultures et dans le tabou du sexe. Les stéréotypes de genres y sont bien définis et chaque sexe doit correspondre à l’image qui lui est attribué. Tout individu non conforme se retrouve au mieux marginalisé, sinon maltraité. Et en cas de difficultés, il ne peut pas se tourner vers les forces de l’ordre, puisqu’en tant qu’homosexuel, il deviendrait un criminel aux yeux de la loi.

Paradoxalement, «la transsexualité est presque mieux vue que l’homosexualité» dans certains pays arabes, précise Rémy Nassar. Comme en Iran par exemple. Dans le pays, l’homosexualité est condamnée à la peine capitale. En revanche, pour un changement de sexe, c’est l’état qui paie l’opération. «Beaucoup de gens changent de sexe pour vivre leur homosexualité, alors qu’ils ne se sentent pas vraiment trans.» S’ajoute à cela, tous les risques encourus par les lourdes opérations.

De même, au Liban, les opérations de chirurgies esthétiques sont monnaie courante. Dans la rue, un transsexuel peut aisément passer pour une femme ayant fait de la chirurgie esthétique. Helem a aidé une transsexuelle libanaise lors de son arrivée au Québec. Et ironiquement, ici, les autres transsexuelles la regardaient «de travers et étaient jalouses d’elle.» Car au Liban, elle a eu recours à tout le processus de chirurgie esthétique. Chose qui ici est extrêmement onéreuse (entre 20 000$ et 80 000$) et donc peu accessible.

Acceptation de l’homosexualité

sexualité arabe homosexualité lgbt homos sexe diversité sexuelleDepuis ses 10 années d’existence, Helem a recencé une nette évolution dans l’acceptation de l’homosexualité par la communauté arabe au Québec.

À leurs débuts en 2004, ils se faisaient insulter en arabe lors de défilés de la Fierté gaie. «Vous êtes la honte», «vous n’êtes pas de vrais Arabes», telles étaient les insultes auxquelles devaient faire face les courageux qui osaient se montrer publiquement.

Les membres de l’organisation avaient de la difficulté à s’afficher complètement sur leur site Internet. Certains ne mettaient pas leur photo et d’autres allaient jusqu’à utiliser de faux noms. Mais pour aider leurs membres, les dirigeants de Helem ont dû faire un effort et se montrer au grand jour. «Les gens venus d’Égypte avaient peur qu’on ne soit pas un vrai organisme. Là-bas, la police traque les gays. Ils leur donnent rendez-vous sur Internet et quand la personne se présente, c’est la police. Ils l’emmènent au poste, l’arrêtent et la torturent.» Face à cette crainte d’une partie de la population, Helem a travaillé pour davantage s’afficher. Aujourd’hui, la quasi-intégralité du conseil d’administration est visible.

Mais cette période de tensions avec le reste de la communauté arabe n’a duré que les 2 ou 3 premières années, précise le président de Helem. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué et ils reçoivent même des messages d’encouragement en arabe. L’organisation a également développé de forts liens avec les associations québécoises d’aide aux LGBT. Ils travaillent notamment avec GRIS-Montréal (Groupe de recherche et d’intervention sociale) pour discuter et échanger dans le but d’apporter de la diversité.

Spiritualité et homosexualité

Les membres chrétiens de la communauté arabe peuvent trouver des conseils spirituels auprès d’autres Églises à Montréal (telle que l’Église Unie du Canada). Mais pour les membres musulmans, la question est plus délicate. D’après Rémy Nassar, à sa connaissance, il n’existerait aucun organisme au Québec qui viendrait en aide aux membres LGBT de la communauté musulmane. La relation Islam – homosexualité est toujours difficile. Si aucune mosquée à Montréal n’est clairement ouverte aux LGBT, certains croyants peuvent trouver conseils et aide auprès d’un chef spirituel.

Un ancien membre de Helem a bien connu ce cas de figure. Ce dernier était un fervent musulman, qui commençait à accepter son homosexualité. Mais cette dualité entre sa religion et son orientation sexuelle le troublait, et il se posait de nombreuses questions. L’homme s’est alors tourné vers son imam pour l’aider à résoudre ce conflit. Les conseils du chef spirituel ont visiblement aidé et depuis, il s’est investi dans Helem et a milité pour les droits des LGBT dans les communautés arabes.

Comme beaucoup de LGBT pratiquants, ces personnes finissent par adopter leur propre compréhension de la religion, délaissant ainsi les aspects qui entreraient en conflit avec leur identité ou leur orientation sexuelle. Enfin, d’autres personnes peuvent aussi accepter leur homosexualité, tout en choisissant de ne pas la vivre et de faire abstinence.

Religion et spiritualité

«On a un peu de mal avec la religion. Mais cette année, on commence à y penser, car plusieurs personnes très croyantes nous ont rejoints.» Helem est catégorique: ils ne traitent pas de religions pour éviter de recréer ici les conflits du Moyen-Orient. «Parfois, on discute de choses qui n’ont pas rapport, et des commentaires ressortent comme « ah oui, c’est parce que tu es un sunnite ou un chiite. » Donc, la religion est quelque chose avec laquelle nous avons toujours eu du mal.»

Depuis peu, une moitié des membres sont très croyants, et l’autre moitié ne veut rien savoir de la religion. Mais l’organisation a déjà fait des tentatives en invitant un prêtre et un imam à parler d’homosexualité. Cette année, à leur propre étonnement, ils vont même débattre de la charte de la laïcité.

Si les musulmans sont sous-représentés dans Helem, cela peut-être dû à une crainte de s’afficher publiquement. Au grand étonnement des membres, lors de l’organisation de soirées dansantes «beaucoup de musulmans viennent sortis de nulle part» s’amuse Rémy Nassar. «Et on se demande toujours pourquoi ils ne sont pas membres !?» En attendant de se montrer totalement, le bouche-à-oreille fonctionne et beaucoup ont entendu parler de Helem comme un organisme de référence.

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Toilettes pour femmes, hommes et bébés

Transgenres et les toilettes

Un choix difficile à faire

Une solution originale du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Raymond Viger Dossiers HomosexualitéSexualitéBistro le Ste-CathRestaurant

toilettes bistro le ste-cath hochelaga-maisonneuve est montréal restaurantImaginez un instant que vous avez le corps d’un homme. Mais à l’intérieur de vous, c’est une femme qui y habite.

Vous décidez de passer à l’acte. Vous débutez par faire toute la suite d’examen, physique et psychologique vous permettant d’envisager d’affronter la série de gestes médicaux vous permettant de pouvoir passer d’un homme à une femme.

Un homme qui devient femme ou femme qui était homme?

bistro le ste-cath est de montréal hochelaga-maisonneuve homa restaurant où mangerEnsuite débute la transformation physique. Toute votre vie, vous êtes allé au toilette des hommes. Maintenant que vous êtes en cours de transformation, prenez-vous encore la toilette des hommes? À quel moment de votre transformation pourriez-vous vous permettre d’utiliser la toilette réservée aux femmes?

Au Bistro le Ste-Cath, nous avons décidé de régler le problème autrement. Et la solution semble avoir été fortement apprécié de la communauté transgenres. Sur chacune de nos toilettes, un écriteau montre un homme et une femme.

Seule règle d’exception. La première toilette indique homme ou femme avec table à langer. Le changement de couches ça nous concerne tous!

Au plaisir de vous y rencontrer.

bistro le ste-cath in vivo restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveLa plus belle terrasse du quartier

Bistro le Ste-Cath, 4264 Ste-Catherine est, Montréal. QC. H1V 1X6 (514) 223-8116 bistro@le-ste-cath.com

Fermé les lundi. Mardi au vendredi, de midi à 22 heures, le samedi de 10:00 heures à 22:00 heures. Le dimanche de 10:00 à 14:00 heures.

Les 5 à 7 du mardi au vendredi. Les brunchs les samedi et les dimanche.

Merci d’inviter le Bistro le Ste-Cath parmi vos amis Facebook.

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Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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L’Église Unie accueille la communauté LGBT

Diversité identitaire et sexuelle

L’Église Unie du Canada, est l’une des plus importantes Églises protestantes du pays. Gary Paterson, le Modérateur (équivalent au Pape), ouvertement homosexuel appuie notamment l’égalité des sexes et prend en compte les droits sociopolitiques de la communauté LGBT. L’Église Unie célèbre des mariages entre conjoints de même sexe et elle ouvre ses portes à tout le monde, peu importe l’orientation sexuelle. Les pasteurs peuvent être des hommes ou des femmes et être en couple hétérosexuel ou homosexuel.

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

Le Pasteur Marco, qui représente l’Église Unie à Montréal, dans l’arrondissement de Verdun, nous en dit plus sur son Église et sa relation avec la communauté lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT). 

Sophie Laisney: Sur quel principe se fonde l’Église Unie?

szombathely-church-eglise-religion-spiritualitéPasteur Marco: L’Église Unie a toujours été très orientée vers la justice sociale. Par exemple, les femmes ont été ordonnées dans cette Église en 1936, avant même qu’elles aient le droit de vote au Canada. Nous sommes une église chrétienne et nous accueillons les personnes qui sont en cheminement de foi. Nous n’avons aucun problème avec l’accueil de personnes de tous horizons confondus. En 1988, l’Église Unie a fait une déclaration, accueillant les gens de toutes les diversités et identités sexuelles. Cela nous a posé quelques problèmes avec d’autres dénominations (sous-groupe d’une religion), il y a eu des réticences et certaines tensions.

S.L: Êtes-vous critiqués par d’autres Églises?

P.M: En tant qu’Église «à contre-courant», on s’est fait harceler par beaucoup d’autres Églises. On s’est fait envoyer en enfer! Ce qui est assez particulier, car Jésus se serait certainement associé à la cause LGBT, car il a toujours approché dans son ministère les marginalisés de son époque pour enlever le stigmatisme social qui entoure ces exclus (les lépreux, les malades, les femmes ou les samaritains -les musulmans de nos jours-). Donc, il aurait selon moi, sans doute voulu démystifier les exclus de la communauté LGBT. Concernant cette communauté, il y a en effet des dénominations plus conservatrices dans les Églises baptistes ou les Églises évangélistes. Nous n’avons aucun contact avec eux et je pense que nous n’en aurons jamais. Et ils n’auront probablement pas d’ouverture à la communauté LGBT, en tout cas pas dans les prochaines décennies. Par contre, nous avons de bien meilleures relations avec l’Église anglicane qui est aussi très ouverte sur la justice sociale. Nos Églises sont en communion.

S.L: Globalement, est-ce que vous constatez une ouverture des religions face aux diversités sexuelles?

église et homosexualité  religion homosexuel lesbienneP.M: Oui, absolument. L’Église anglicane, par exemple, est ouverte au mariage de conjoints de même sexe, c’est une chose que l’on n’aurait pas vue il y a une dizaine d’années. D’autres religions sont en train de s’ouvrir sur cette question. Il y a un an, pratiquement jour pour jour, j’ai marié deux hommes: un musulman et un chrétien. C’était un mariage inter-foi et c’était important pour moi d’unir ces deux traditions au sein de mon église. Nous avons lu le Coran et la Bible durant le mariage. Nous avons aussi des contacts très étroits avec la synagogue Emanu-El-Beth Sholom, qui est ouverte à la communauté LGBT.

S.L: Le public a très peu d’échos des ouvertures religieuses. Pourquoi?

P.M: On ne veut pas entendre parler de religions libérales. On veut entendre parler des sectes, de la femme qui est emprisonnée chez elle par son mari. On ne veut pas entendre ce que l’Église Unie fait, mais de ce que l’Église catholique ne fait pas. Les prêtres ne peuvent pas se marier, les femmes ne peuvent pas être ordonnées dans l’Église catholique, mais cela, l’Église Unie le fait, et on n’en entend pas parler. Ça ne fait pas vendre les journaux.

S.L: Vous utilisez beaucoup les nouveaux médias (Youtube, Facebook) pour faire passer le message de l’Église. Pour quelles raisons?

P.M: Il faut utiliser les médias de notre temps pour être capable de rejoindre les gens. Les réseaux sociaux apportent l’opportunité de rejoindre le plus grand nombre. Cela apporte une vision plus saine et plus libre de vivre sa foi.

Mais on gère ces réseaux sociaux de très près, car il peut y avoir facilement des débordements. Nous avons dû «supprimer» beaucoup de personnes de nos pages, car elles revenaient continuellement sur Facebook et sur Youtube pour nous démolir complètement avec des propos ancrés dans l’ignorance. Sur la plupart de nos vidéos Youtube, l’option des commentaires est désactivée parce qu’on a eu notre lot de commentaires négatifs.

Au Québec et de façon plus générale, actuellement, il y a une forte ignorance religieuse. On ne connait pas l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Tout est mis dans le même panier, et une sorte de propagande «pleut» sur les réseaux sociaux. Par exemple, il y en a beaucoup qui croient que la foi, c’est juste des rituels à faire. Mais la foi, c’est bien plus profond que ça. Mes vidéos sont des entrevues qui veulent montrer différentes facettes d’un aspect méconnu de la religion pour diminuer les préjugés. Le plus gros de mon travail c’est la démystification. Il faut informer les gens qui sont «désinformés».

S.L: Est-ce que l’Église Unie a créé des partenariats avec les organismes LGBT?

P.M: Il y a une dynamique de méfiance des gens à l’encontre de l’Église, y compris des organismes LGBT. L’Église Unie a tenté de s’unir avec des associations, mais il n’y avait jamais de suite. Les partenariats n’ont pas abouti. Il ne faut pas oublier que l’Église a été très «instrumentale» dans l’homophobie.

Dans mon Église (l’Église Unie la Passerelle) et de façon plus générale, on essaie de créer une démystification de l’homosexualité. Pour l’instant, il n y a pas de partenariat et ça me surprendrait que ça arrive. Sur la page de l’Église La Passerelle, on fait malgré tout la promotion de l’association GRIS-Montréal (Ndlr:Groupe de recherche et d’intervention sociale), par exemple. On essaie d’être un soutien dans les actions ou les levées de fonds, autant qu’on peut le faire et avec les moyens qu’on a. Mais ce n’est pas parce qu’on ne crée pas de partenariat que nous ne sommes pas unis par le même but : la diminution des discriminations.

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Oppression des genres

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«Les mouvements trans en sont au même point que l’étaient les mouvements homosexuels dans les années 70», déclare Gabrielle Bouchard du Centre de lutte contre l’oppression des genres. «GRIS-Montréal, par exemple, leur travail est très important, mais ce qu’ils ont réussi à bâtir date des années 80. C’est-à-dire une structure, une connexion, des réseaux qui leur ont permis d’avoir des connaissances dans le financement.»

Anonymat des trans

artistes urbains street art underground illustrateur t-shirtL’Aide aux trans du Québec (ATQ), principal organisme de soutien à la communauté, n’a pas la pleine capacité de s’organiser pour obtenir les moyens financiers. De plus, les personnes trans  quittent le milieu communautaire une fois que leur transformation est complétée. «Ce n’est pas le même problème, lorsqu’un homosexuel fait son coming-out. Il est homo pour le reste de sa vie. Une personne trans, une fois que sa réassignation est terminée, il n’a pas envie d’être un transsexuel toute sa vie. Désormais, il est une femme ou un homme. Ils veulent vivre un certain anonymat», raconte Marie Houzeau de GRIS-Montréal.

L’ATQ, fondée au début des années 80, est tenue à bout de bras par sa fondatrice Marie-Marcelle Godbout. Après plus de trente ans, l’ATQ ne bénéficie toujours pas d’un financement continu. L’organisme fonctionne principalement grâce au bénévolat. La question des personnes trans et ses revendications sont isolées au sein de la communauté homosexuelle et bisexuelle.

Exclusion des trans

De nombreux organismes qui militent pour la cause homosexuelle et bisexuelle ne prennent peu ou pas en compte les souffrances liées aux personnes trans. «L’expérience des transgenres est complètement différente. Si notre organisme doit faire des interventions concernant les transgenres, il faudrait que nous développions nos connaissances. Même les organismes qui se consacrent à la transsexualité ne sont pas unanimes; certains veulent qu’on s’intéresse à leur cause, d’autres considèrent que ce n’est pas à nous de le faire», affirme Marie Houzeau.

Ainsi, des clivages se créent au sein des diverses communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans). Gabrielle Bouchard évoque des organismes homosexuels et bisexuels qui ne parlent pas de la communauté trans par souci de «stratégie».

La voix des trans

Néanmoins, la représentante du Centre de lutte contre l’oppression des genres n’oublie pas de nommer les organismes qui font avancer la cause des personnes trans. «La coalition des familles homoparentales», qui a pour principal partenaire l’ATQ et le Conseil québécois LGBT en fait partie. «Steve Foster est sûrement celui qui a fait le plus de chemin dans sa pensée personnelle, mais aussi dans les actions de son organisme. Il utilise son privilège de président du Conseil québécois pour faire entendre les voix des personnes trans.» Steve Foster, dans le cadre du Conseil québécois LGBT, sensibilise énormément aux droits des personnes trans et les a joint à la cause des gays, lesbiennes et bisexuelles. 

Illustrations Cyril Blanchard du Café Graffiti

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