Sylvio Lamarre au Vietnam

Stage en journalisme international

Construire son paradis au milieu de la jungle

Dire au revoir à la routine, bâtir un havre de paix pour les voyageurs afin de partager sa vision des choses et vivre sans trop penser à demain. Sylvio Lamarre a choisi un parcours unique. Il ne sait pas où il terminera ses jours, mais le Vietnam est désormais sa terre d’accueil.

Martin Thiboutot  Dossiers Journalisme, International, Journalisme international

vietnam-sylvio-lamarre-journalisme-internationale-stage-journaliste Vêtu d’un paréo coloré et d’un collier où se côtoient grenouilles et singes, Sylvio Lamarre, 52 ans, accueille depuis près de huit ans des touristes de partout dans le monde. On ne peut plus accueillant, cet homme de Granby est poli et attentionné envers ses visiteurs qui auront voyagé plusieurs heures avant d’arriver à Jungle Beach, son resort en pleine forêt. Cet endroit, il l’a créé de A à Z.

Installé en Colombie-Britannique pendant plusieurs années, il part à la conquête de l’Asie du Sud-Est. Il débute par la Thaïlande en 1992 et dit adieu au froid: «J’ai décidé que plus jamais je ne passerai l’hiver au Canada», affirme-t-il sans regret. C’est d’abord en 1996 qu’il découvre les terres vierges qu’il allait plus tard transformer en havre de paix.

Au cours des années suivantes, sa route croise Singapour, les Philippines et l’Indonésie, mais c’est le Vietnam qu’il choisit en 1998. Sa passion d’alors: le kayak de mer.

Ses années passées dans l’Ouest canadien n’auront pas été qu’une folle aventure. Sylvio Lamarre y a notamment étudié l’agronomie. Suivant ses convictions, le passionné de jardinage est passé du secteur industriel au développement d’engrais et de terreaux biologiques.

Aujourd’hui, il applique ces principes environnementaux à Jungle Beach. Le Vietnamien d’adoption ne manque pas de travail. «Je suis à la fois architecte, ingénieur, balayeur et électricien», plaisante-t-il. Il est effectivement impressionnant qu’une seule personne ait pu concevoir la quinzaine de bâtiments que compte aujourd’hui Jungle Beach. À cela s’ajoute le mobilier des constructions principales. «On fait tout ici», assure-t-il. Il reçoit même des commandes de propriétaires hôteliers ayant remarqué la qualité de ses chaises en bois. Côté achalandage, ces 18 derniers mois, toutes les nuits sauf une, il a affiché complet.

Amoureux de la flore et de la faune

vietnam-sylvio-lamarre-journalisme-internationale-stage-journaliste Comme si la gestion d’un hôtel en pleine nature n’était pas suffisante, Sylvio Lamarre collabore, depuis 2005, avec la Frankfurt Zoological Society. Quelques mois auparavant, son équipe et lui-même avaient remarqué la présence de singes dans les montagnes environnantes. Une fois les photos reçues, la Société leur a appris que les macaques en question étaient des langurs à mollets noirs, une espèce classée vulnérable par le Endangered Primate Rescue Center. Depuis, des observations sont notées quotidiennement par un biologiste du centre et c’est Sylvio qui paie l’employé. «Peut-être qu’on va réussir à faire une réserve naturelle», espère-t-il.

Toujours considéré comme un résident temporaire, cette implication bénévole lui a valu un certificat de mérite qui pourrait bien l’aider celui à obtenir sa citoyenneté vietnamienne. Mais les démarches sont longues: «Ça en prend, des papiers!», affirme le Canadien. Les autorités du pays exigent entre autres une biographie complète du demandeur, ses diplômes remontant au primaire ainsi que les raisons justifiant sa demande. Son mariage avec une Vietnamienne et la naissance de leur fille devraient jouer en sa faveur.

Même s’il parvient à obtenir sa citoyenneté, rien n’assure que Sylvio Lamarre terminera ses jours dans ce pays. «Je n’en ai aucune idée», avoue-t-il. Chose certaine, il ne reviendra pas au Canada. Parions que son nouveau mode de vie, son petit paradis et surtout les deux femmes de sa vie sauront le retenir sur la côte vietnamienne.

Photos équipe ENDIRECTion du Vietnam.

Autres textes sur Journalisme international

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Victimes de l’agent orange (dioxine) au Vietnam

Village de l’amitié

Un refuge pour les victimes de la dioxine

Situé à Van Canh, à 11 km d’Hanoï, le Village de l’Amitié est probablement l’un des plus beaux symboles de coopération internationale. Pourtant, on ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur en le visitant. Milieu de vie de 120 enfants et vétérans souffrant de problèmes de santé sévères reliés à l’agent orange, le Village est la preuve tangible que les Vietnamiens vivent encore avec les fantômes de la guerre.

Isabelle Larose Dossier Média, Stage au Vietnam

Entre les salles de classe et la clinique déambulent de jeunes vietnamiens à la tête ou aux yeux surdimensionnés. D’autres, à l’allure physique normale, éprouvent des problèmes psychologiques. Certains se déplacent en chaise roulante, d’autres ne peuvent se mouvoir seuls.

Pourtant, ces enfants sont considérés comme chanceux. Premièrement parce que parmi les 300 000 jeunes vietnamiens malades, plusieurs n’auront jamais accès à de l’aide, faute de ressources disponibles. Deuxièmement,  le Village de l’Amitié de Van Canh est probablement le plus gros et le mieux adapté des 63 centres dédiés aux victimes de l’agent orange. Avec ses dix maisons servant à loger les victimes et le personnel, son centre médical, sa cafétéria et ses nombreuses salles de classe, le Village de l’Amitié est un milieu de vie où plus de 60 employés et bénévoles mettent la main à la pâte. «Chaque province du Viêt-Nam a un centre pour accueillir les victimes de l’agent orange. Souvent, ces centres sont petits et les victimes ne peuvent pas y coucher ni recevoir des traitements», explique le directeur du Village de l’Amitié, Dang Vu Dung.

Réconcilier les anciens combattants

agent-orange-dioxine-vietnam Le Village de l’Amitié de Van Canh est le résultat d’un projet de réconciliation entre les anciens combattants, alliés ou ennemis d’hier. Le projet a été mis sur pied en 1988 par George Mizo, un vétéran de l’armée américaine. Des anciens combattants de plusieurs pays se sont joints au projet en finançant la création d’un village qui viendrait en aide aux Vietnamiens qui vivent encore avec les conséquences de la guerre. En organisant des campagnes de financement partout à travers le monde, ils permettent aujourd’hui le bon fonctionnement du Village sans que les familles n’aient à débourser un sou.

Habituellement pensionnaires du Village durant deux ou trois ans, les victimes apprennent un métier qui leur assurera une autonomie financière. Cet apprentissage peut également être salvateur pour la famille des victimes qui comptent souvent plus d’un membre souffrant de problèmes de santé causés par la dioxine. «J’ai déjà visité une famille qui comptait dix enfants malades de l’agent orange. À chaque nouvelle grossesse, le père espérait la naissance d’un enfant en santé qui pourrait travailler et faire vivre sa famille. Cela n’est jamais arrivé. C’est donc la mère qui avait le poids de la famille sur les épaules et qui devait assurer sa survie», raconte le vice-président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange (VAVA), Nguyen Trong Nhan.

Éducation adaptée

Dans la classe d’informatique, les élèves apprennent à utiliser différents logiciels. Dans la pièce suivante, une dizaine de jeunes Vietnamiens reproduisent des photos en brodant minutieusement sur un tissu. Quelques mètres plus loin, des jeunes filles fabriquent des fleurs avec du tissus. Leurs petits doigts créent avec une dextérité épatante des objets qui seront vendus pour financer le Village. Au terme de leur séjour, les adolescents reçoivent une atttestation qui  certifie leur capacité à travailler.

En plus des classes de formation professionnelle, les jeunes reçoivent une éducation scolaire adaptée à leur capacité. Ceux qui détiennent de plus grande capacités intellectuelles quittent le Village durant la journée pour se rendre à l’école locale traditionnelle. «Actuellement, nous avons dix enfants qui vont à l’école primaire et trois à l’école secondaire de Van Canh. Il y a deux ans, nous avons eu un pensionnaire qui fréquentait l’université», raconte l’interprète et la secrétaire du Village, Nguyen Ngoc Ha.

Autres textes sur le Vietnam

Agent orange et le Vietnam

Stage en journalisme international au Vietnam

En DIRECTion du Vietnam: présentation des participants

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Agent orange et le Vietnam

Les victimes au Vietnam

L’agent orange: un poison indélibile

Dans le cadre d’un stage en journalisme ayant eu lieu au Vietnam avec Reflet de Société, nous vous présentons quelques reportages sur ce stage bien particulier.

Isabelle Larose      Dossier Médias, Stage au Vietnam

agent-orange-dioxine-vietnam Toan n’était même pas né quand le cauchemar a commencé. Ses parents ne l’étaient probablement pas non plus. Il faut remonter en 1961 pour arriver à l’origine du problème.

Le 11 mai, le président américain John F. Kennedy lance l’opération Ranch Hand pour appuyer les efforts de l’armée du sud du Viêt-Nam et contrer la poussée des Viêt-Cong soutenus par le nord du Viêt-Nam communiste. L’opération consiste à répandre, par la voie des airs, des herbicides afin de détruire la luxuriante végétation aux abords des bases militaires américaines et des pistes de ravitaillement. En plus d’augmenter la visibilité et de permettre un meilleur contrôle de l’ennemi, l’utilisation des défoliants dévaste les récoltes et force les paysans à se regrouper dans les zones contrôlées par les Américains pour survivre.

Jusqu’en 1971, on estime que 80 millions de litres de défoliants ont été déversés sur 3,3 millions d’hectares de terre et de forêts. Plus de 3000 villages ont été contaminés par l’épandage aérien. Avec plus de 40 millions de litres largués, l’agent orange a été le défoliant le plus utilisé durant l’opération Ranch Hand, malgré sa dangerosité.  «L’agent orange contient de la dioxine, la substance la plus toxique qui n’ait jamais été créée par l’humain», explique le vice-président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange (VAVA), Nguyen Trong Nhan. Selon une étude de l’Université Columbia publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de huit millions d’habitants. Or, plus de 400 kilos de dioxine pure ont été versés au Viêt-Nam durant la guerre.

Un mal en héritage

Selon la VAVA, 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement en contact avec l’agent orange, sans parler des dizaines de milliers de soldats de plusieurs nationalités qui prenaient part aux combats. Ce qui était sensé être un herbicide inoffensif est rapidement devenu un poison indélébile.

Les épandages ne sont même pas terminés que déjà, les soldats  américains et alliés ainsi que la population locale souffrent de maux étranges, de maladie de peau, de cancers, de diabète, de cécité ou encore de troubles cardio-vasculaires, neurologiques et psychiatriques pour ne nommer que ceux-là.

Les Vietnamiennes accouchent de bébés mort-nés ou monstrueusement malformés. Il faut avoir vu quelques-uns de ces fœtus conservés dans le formol pour constater l’horreur engendrée par la dioxine. Pénis au milieu du front, tronc à deux têtes, masse de chair sans membres apparents: les difformités sont aberrantes. C’est alors qu’on s’aperçoit que la dioxine est un mal qui se transmet.

En août 1970, le sénateur Nelson anticipe la situation en déclarant au Congrès américain: «Il n’est pas impossible que notre pays ait déclenché une bombe à retardement qui retentira sur les populations avec des incidences qui ne pourront être évaluées que dans un futur lointain.»

Aujourd’hui, c’est la troisième génération de personnes affectées par l’agent orange qui voit le jour. De composition chimique très stable, la dioxine est restée dans l’environnement vietnamien. En plus de 30 ans, elle s’est immiscée dans les sols, les sédiments ainsi que dans les graisses animales, contaminant ainsi la chaîne alimentaire.

La substance toxique s’attaque aux systèmes nerveux, reproducteur et immunitaire. Un bébé épargné durant la grossesse peut également être contaminé par le lait maternel, car la dioxine accumulée dans les tissus adipeux de la mère y est évacuée. «Même après la fin de la guerre, après presque 40 ans, de nouvelles victimes voient le jour. Au moment où l’on se parle, aucun scientifique ne peut dire quand la dioxine cessera de faire des victimes», soutient Nguyen Trong Nhan.

Déni, secret et justice

Le gouvernement des États-Unis avait pourtant assuré que les défoliants ne constituaient pas un danger pour les humains. Déjà utilisé à des fins agricoles avant la guerre du Viêt-Nam, l’agent orange était toutefois jusqu’à 30 fois moins concentré lorsqu’il était déversé dans les champs américains que lors de son utilisation militaire. Le gouvernement des États-Unis niera vigoureusement, pendant de nombreuses années, que des produits chimiques utilisés dans la guerre aient pu avoir des effets nocifs sur la santé humaine en affirmant que les herbicides avaient seulement un effet à court terme sur la nature et ne provoqueraient aucune maladie. Ils n’avaient rien à craindre, car la Constitution du pays interdit formellement de poursuivre le gouvernement pour des actes commis au cours des opérations militaires.

À la fin des années 70, plus de 70 000 vétérans américains atteints par l’agent orange se tournent donc vers les compagnies qui approvisionnent l’armée américaine  en produit chimiques, Monsanto et Dow Chemicals, entre autres, et entament des poursuites judiciaires contre elles.

Le 7 mai 1984, la cour fédérale de Brooklin annonçe un règlement à l’amiable par lequel les sociétés chimiques accepte de payer 180 millions de dollars pour créer un fonds de compensation pour les anciens combattants. En 1996, sur 68 000 demandes d’aide, environ 40 000 vétérans se sont vu octroyer des subventions de 256$ à 12 800$.

Gentils les fabricants de défoliants? Pas du tout: des documents prouvent que les firmes chimiques savaient que leurs produits avaient des conséquences néfastes sur la santé. En 1965, Dow Chemicals avait en main une étude interne qui démontrait que des lapins exposés à la dioxine avaient développé des lésions sévères au foie. Les compagnies n’ont pourtant pas averti les autorités et se sont tues. Avec l’opération Ranch Hand, ils empochaient le plus gros contrat de leur histoire…

Les grands oubliés

Et les victimes vietnamiennes? De grands oubliés. «Longtemps, le Viêt-Nam a voulu utiliser la voie diplomatique pour recevoir de l’aide des États-Unis. Nous avons attendu plusieurs années et jamais nous avons obtenu de réponses», soutient le vice-président de la VAVA. Également président de la Croix-Rouge vietnamienne durant 16 ans, Nguyen Trong Nhan a rencontré Bill Clinton en 2000 au sujet des victimes de l’agent orange: «Je voulais le rencontrer pour discuter des problèmes humanitaires au Viêt-Nam. J’ai été en sa présence durant 10 ou 15 minutes. Comme mon anglais n’est pas très bon, je n’ai dit que quelques phrases. Il était d’accord pour une coopération humanitaire avec le Viêt-Nam. Quelques mois après cette rencontre, il a quitté son poste. Il a maintenant mis sur pied une fondation qui lutte contre le sida. Rien pour les victimes de l’agent orange».

Malgré l’aide des organismes non-gouvernementaux, l’aide ne suffit pas à la demande. Depuis les dix dernières années, la Croix-Rouge vietnamienne a amassé l’équivalent de 21 millions de dollars américains. Cela représente à peine une aide de trois dollars par victime.

En 2004, la VAVA s’est finalement tournée vers la justice en présentant un recours collectif contre onze fabricants d’herbicide. En 2005, la plainte est rejetée, car le juge conclut que l’agent orange n’est pas un poison au regard du droit international. La cause est portée en appel, mais en février 2008, les victimes de l’agent orange sont de nouveau déboutées. Seule option encore possible: la cour Suprême. Malgré les échecs judiciaires, Nguyen Trong Nhan garde espoir: «Nous devons être optimistes et continuer notre bataille.» L’homme mise beaucoup sur l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche pour changer les choses. Déjà, le nouveau président a ajouté trois millions aux trois déjà promis pour nettoyer les hot spots vietnamiens, des zones hautement contaminées par l’agent orange, souvent aux abords des anciennes bases militaires américaines où le défoliant était stocké.

L’opinion internationale constitue également une arme considérable. «Faire connaître la réalité des victimes de l’agent orange à la population mondiale et recevoir leur support  peut influencer les décisions», croit Nguyen Trong Nhan. Ce dernier fait entre autres référence au Tribunal international d’opinion qui s’est déroulé à Paris en mai dernier. Devant public, des victimes et des experts ont défilé devant des juges des quatre coins du globe. Au terme des auditions, le Tribunal a reconnu que l’usage de la dioxine était un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Plusieurs recommandations ont été émises, mais celles-ci ne trouveront jamais écho tant et aussi longtemps que les États-Unis nieront leurs responsabilités.

Pendant ce temps, loin de se soucier des avocats, des tribunaux et de la politique, Toan bouge difficilement son corps tordu par la dioxine. Un corps hanté par une guerre qu’il n’a jamais connu.

Photo équipe en DIRECTion du Vietnam

Affalé sur un gros ballon thérapeutique, Toan reçoit l’aide d’une physiothérapeute du Village de l’Amitié. Ses jambes tordus et ses bras atrophiés l’empêchent de se mouvoir comme le ferait n’importe quel adolescent de 14 ans. En fait, il est incapable de se tenir debout.  Affaibli physiquement, mais aussi mentalement, Toan est une victime de la guerre du Viêt-Nam, et ce, même si les combats ont pris fin depuis près de 35 ans. Comme trois autres millions de Vietnamiens, il souffre des conséquences de l’agent orange, un puissant herbicide déversé sur le Viêt-Nam par l’armée américaine entre 1961 et 1971. Comme trois autres millions de Vietnamiens, Toan est un innocent qui souffre des erreurs du passé.

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Stage en journalisme international au Vietnam

L’évolution du journalisme par le voyage

Stage en journalisme international au Vietnam

Dans le cadre d’un stage en journalisme ayant eu lieu au Vietnam avec Reflet de Société, nous vous présentons quelques reportages sur ce stage bien particulier. Mais d’abord, notre journaliste et pupitreur impliqué dans les deux éditions de ce projet, donne son point de vue sur l’importance d’une telle initiative.

Gabriel Alexandre Gosselin     Dossier Médias, Stage au Vietnam

stage-journalisme-international-vietnam Après le premier projet de stage journalistique à l’international de Reflet de Société, qui s’était tenu en 2008 au Costa Rica et pour lequel j’ai joué le rôle d’accompagnateur, j’avais tenu les propos suivants: «les voyages forment non seulement la jeunesse, ils forment également les journalistes que nous sommes et ceux que nous deviendrons.» Aujourd’hui, après avoir vu un deuxième groupe réussir l’exploit, je continue de croire fermement en cette idée.

Après le projet au Costa Rica, j’ai pu incontestablement percevoir une évolution dans ma pratique du journalisme et dans l’image que je m’en fais. Marie-Sophie Trudeau, qui a pris part au projet en 2008 comme stagiaire et qui a hérité de mon rôle pour l’édition au Vietnam en 2009, pourrait certainement témoigner dans le même sens.

Il est vrai que le voyage représente d’abord et avant tout une expérience personnelle d’ouverture sur le monde qui peut s‘avérer incroyable et marquante. Le faire dans un contexte de journalisme professionnel permet de voir autrement des régions du monde du point de vue de l’habitant, du citoyen engagé, de la famille qui en «arrache», de l’étranger venu apporter son aide, des marginalisés, des immigrants, etc. Visiter un pays en tant que journaliste, c’est se débarrasser des conceptions occidentales qu’on peut se faire et qui sont trop souvent et trop facilement véhiculées par nos grands médias.

Moderniser la pratique du journalisme

D’où l’importance de poursuivre ce projet année après année. De cette façon, de plus en plus de jeunes journalistes ouvriront les horizons de leur profession et ainsi ouvriront ceux de leurs lecteurs.

Déjà, en tenant ce magazine entre vos mains, vous faites un geste qui encourage une telle initiative. Vous pouvez également le faire en continuant de vous informer sur les prochains groupes à partir en stage, à vous tenir au courant des développements concernant le projet. Mais surtout, vous avez intérêt à aiguiser votre regard critique envers les informations qui vous sont proposées.

Exigez des différents diffuseurs une couverture réelle des sujets. Ne vous contentez jamais d’une couverture dérivée par la perspective d’un média, qui le fait fort probablement au nom de ses propres intérêts! C’est l’intérêt du citoyen qui est aujourd’hui menacé par le travail de quelques journalistes paresseux et/ou soumis au bon vouloir de leur éditeur.

Si un projet comme celui créé par Reflet de Société ouvre les yeux de quelques professionnels de l’information, et bien tant mieux! Si un projet comme celui-ci peut permettre à un jeune journaliste de constater que son métier ne lui permettra pas seulement de gagner sa vie mais de changer celle de plusieurs autres, allons de l’avant!

Je vous le répète et le pense sincèrement, je crois fermement en l‘apport social de ce projet de stage journalistique à l‘international. Et je compte bien continuer à l’épauler, bien qu’il ne soit pas toujours évident d’en prouver la crédibilité dans un monde où l’information se base sur le même modèle économique qu’un McDonald de banlieue!

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En DIRECTion du Vietnam: le numero spécial sortira bientôt

Ariane Aubin      Dossier Stage international au Vietnam

En DIRECTion du Vietnam, le numéro spécial sortira bientôt

Ils sont jeunes, intrépides, adorent le journalisme et depuis leur retour au début du mois de juillet, ils ne chôment pas! Les participants au stage de journalisme international de Reflet de Société ont passé 5 semaines à sillonner les routes du Vietnam. Ils y ont vécu toute une gamme d’expériences et surtout, y ont recueilli l’information nécessaire à la réalisation d’un numéro spécial de Reflet de Société intitulé En DIRECTion du Vietnam.

Produit de A à Z et financé par les 10 participants et leur superviseure Marie-Sophie Trudeau, ce magazine hors-série sera disponible dès le mois de septembre.

Il s’agit de la deuxième édition du stage en journalisme international chapeauté par Reflet de Société. L’an dernier, 5 étudiants en Art et Technologie et Médias (ATM) à Jonquière avaient ouvert le bal en visitant le Costa-Rica. Le numéro spécial produit à cette occasion est toujours disponible en contactant Reflet de Société.

 

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Témoignage sur l’implication bénévole

show_image La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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En DIRECTion du Vietnam: présentation des participants

En DIRECTion du Viêt-Nam: présentation des participants

DOSSIER STAGE INTERNATIONAL AU VIÊT-NAM

De retour depuis quelques jours, les participants au projet de journalisme international au Viêt-Nam commencent à rédiger leur articles, des souvenirs pleins la tête. L’occasion de vous présentez la vidéo qu’ils ont réalisés avant leur départ:

En DIRECTion du Viêt-Nam: présentation des participants

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Billet n 6 de Marie Sophie en direct du Vietnam

Billet n°6 de Marie-Sophie en direct du Viêt-Nam

Salut à vous tous!

Il y a un moment que je ne vous ai pas donné des nouvelles de notre voyage! Alors je vous fais parvenir les dernières péripéties de notre périple au Viêt-Nam!

2-3-4-5 juin: Quelques journées à la capitale

Nous étions à la capitale Hanoi pendant ce bout de temps! Ca nous a permis de faire tous pleins de reportages: Rencontre avec deux centres qui se spécialisent dans L’agent Orange, produit chimique utilise par les Américains lors de la guerre du Viêt-Nam et qui a encore aujourd’hui  beaucoup de répercussions sur la sante humaine, notamment sur les malformations corporels et la hausse de cancer au pays.

Aussi, notre équipe a rencontré le Centre d’étude en commerce international (CECI) qui œuvre au pays depuis quelques années afin d’améliorer les conditions des minorités ethniques qui voient leur quotidien bouleversé par les changements climatiques (agriculture, commerce). A mon grand étonnement j’ai aussi eu la chance de rencontrer bon nombre de Canadiens qui sont en stage au Viêt-Nam afin de réaliser un projet dans leur cadre de leur projet d’étude: droit, environnement, développement international, business et plus encore!

De plus, un membre du groupe a rencontré une organisation qui aide les autorités municipales dans leur gestion des taxes et de l’informatisation des données, projet qui a été initié par Ville Saguenay! Et oui, le monde est petit….

Finalement, il y a eu la rencontre avec l’ambassade du Canada au Viêt-Nam qui nous a permis d’en apprendre davantage sur les relations diplomatiques Canada-Viêt-Nam ainsi que sur le commerce qui relie les deux pays.

5-6-7 juin: sur le chemin de Sapa

Nous nous sommes rendus par train vers la verdoyante région de Sapa! Ce coin du monde se situe à la frontière de la Chine et il est perdu dans les montagnes à travers les rizières en abondance… Jai bien dis en ADONDANCE!!! Ce sont des kilomètres et des kilomètres de rizières en étages qui entourent les petits villages de la région de Sapa.

En fait, encore aujourd’hui on y retrouve des minorités ethniques qui portent fièrement le costume traditionnel; est-ce réellement encore par coutumes ou est-ce seulement pour gaver les touristes de photos multicolores… mon hypothèse se tourne vers la deuxième option, surtout que leur phrase fétiche pour approche un étranger est: Do you wanna buy something! Trêve de plaisanterie, dans ce périple à la frontière de la Chine nous avons eu la chance de faire du treking le long des rizières tout en visitant des petits villages de minorités. Nous avons fait aussi de la motocyclette sur les routes sinueuses de la vallée en admirant une chute des plus spectaculaires!

Ha oui, comment oublier: une autre membre du groupe a souffert d’un problème de santé et elle a du aller à hôpital pour recevoir du solute… Nous sommes perdus dans les montagnes je vous rappelle, dans un village de minorités! Puisque les employés de l’hôpital à trois lits ne parlaient pas un mot d’anglais, j’ai reçu l’aide d’une minorité qui a été ma traductrice dans cette péripétie médicale! Jai du mimer non seulement pénicilline, mais codéine et ibuprofène du même coup! Sans oublier le terme facture qui nous était très utile pour les assurances… Quelle histoire!

8 juin: repos ou boulot

Pour certain ce fut une journée pénard à la capitale, mais pour moi ce fut une journée de reportage intensif! Imaginez: assis sur un moto-taxi je me rendais à mes entrevues dans la folie des embouteillages de la capitale! Incroyable! Jai alors passée une journée avec deux Canadiens en stage au Viêt-Nam (en lien avec le CECI) afin d’en connaitre davantage sur leurs projets au pays. Très intéressant!

9-10-11 juin: La baie d’Halong

Une seule expression: 8 IEME MERVEILLE DU MONDE! Je ne peux pas vraiment vous expliquer à quel point cette baie est magnifique, sublime, fantasmagorique, inoubliable! Nous avons navigué sur les eaux turquoises à bord d’un petit bateau ou nous avons mangé et dormi. Nous nous sommes baigné sur la plage de l’île Cat quelque part perdu au milieu de toutes ses petites péninsules qui constituent la baie d’Halong. Nous avons mangé du poisson et des fruits de mer, rencontré des gens très sympathiques et nous nous sommes jetés directement dans l’eau salée de la mer de Chine en se battant contre des jelly fish! ce fut de petites vacances bien méritées pour notre groupe… Ce paradis à bien terminé notre périple au Viêt-Nam.

Alors voila, nous sommes présentement le 12 juin, ce soir notre groupe se rend a l’aéroport pour accomplir 23 heures de vol et 13 heures de correspondance. Nous savons qu’à notre arrivée il y aura notre famille, nos amis et pour certains, nos amoureux qui nous attendrons à l’aéroport de Montréal. Je crois que nous avons tous bien envie de voir nos proches, mais chacun d’entres-nous ressent beaucoup de nostalgie à quitter ce beau pays qu’est le Vietnam.

Une des étapes du projet en DIRECTion du Viêt-Nam se termine maintenant. Au retour se sera la rédaction des textes, suivie de la correction, du montage du magazine ainsi que son lancement! Merci à tous ceux qui ont suivis notre périple durant un mois! C’est une expérience incroyable que nous avons vécu et j’espère que mes écrits vous ont permis d’en connaitre un peu plus sur ce pays d’Asie et surtout que vous brulez d’impatience de lire notre magazine. Qui sait, ca vous à peut-être aussi donné le goût de vous envolez un jour en direction du VIETNAM….

Marie-Sophie

Billet n°1: premières nouvelles des participants au stage international au Viêt-Nam

Billet n°2: Ho Chi Minh Ville

Billet n°3: Berceau du colonialisme français au Viêt-Nam

Billet n°4: Une participante à l’hôpital

Billet n°5: Sleeping bus et magasinage

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

show_image CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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