Suicide de Robin Williams, traitement médiatique et réseaux sociaux

Mauvaise couverture du suicide de Robin Williams

Dérapage des réseaux sociaux

Raymond Viger Dossier Suicide

intervention crise personnes suicidaires suicide se suicider mourir sans souffranceJ’ai fait parti de ceux qui ont sensibilisé les médias sur l’importance parler du suicide d’une façon responsable et adéquate. Parce qu’en parler n’importe comment risque de créer des mythes autour du suicide qui seront difficiles à défaire par la suite.

Parler du suicide d’une façon positive peut créer des réactions d’imitation, faussement faire croire à des personnes fragiles que le suicide pourrait être une option pour eux.

Le suicide de Robin Williams

Je ne voulais pas prendre position dans le suicide de Robin Williams. Parce que j’ai les yeux cernés par la fatigue. Je travaille 15 heures par jour. 7 jours sur 7. Parce que j’interviens déjà sur Internet auprès de personnes fragiles qui sont envahies par des pensées suicidaires. Parce que je vais écrire ce billet sans avoir le temps de le relire. Compte tenu de l’importance du sujet, j’aurais préféré passer mon tour.

J’ai reçu beaucoup de demandes pour que je prenne position. Même des demandes directes. Malgré tout, j’avais décidé de ne pas en parler. Parce que je fais confiance aux journalistes du Québec de bien couvrir le sujet.

Le traitement médiatique du suicide

quebec-suicide-prevention-handbook interventionNos débats sur la façon de traiter le suicide ont porté fruit. Les journalistes Québécois en font, majoritairement, un excellente couverture.

De temps à autre, je suis obligé de dénoncer quelques fautes éthiques ou morales dans le traitement du suicide. Parfois c’est pour bien faire mais certains producteurs se mettent les 2 pieds dans les plats.

Et tous les gains que nous avions fait auprès des journalistes sont maintenant annulés par la force des réseaux sociaux.

Suicide Robin Williams et les réseaux sociaux

Dans le suicide de Robin Williams, The Academy of Motion Picture Arts and Sciences, les gens qui sont derrière les Oscars, ont mis en ligne sur Twitter une image du suicide de Robin Williams qui valorise le suicide et qui met en danger tous les internautes qui pourraient déjà être dépressif.

Selon le site d’analyse des réseaux sociaux, ont parle de 270,000 personnes qui l’auraient partagées, permettant à plus de 69 millions de personnes d’avoir vu cette très… très… mauvaise description d’un suicide.

Je suis convaincu que les gens de cette académie n’avait pas de mauvaise intention. Mais on dit bien que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Ça nous a pris 10 ans de travail auprès des journalistes du Québec pour avoir une couverture adéquate. En 10 minutes, un seul Tweet vient tout détruire. Les communications en 2014 sont plus faciles et plus rapides.

Mais pas toujours pour le mieux.

Ressources touchant le suicide

Je profite de cette occasion pour demander à tout ceux qui veulent parler du suicide de laisser, à la fin de leur billet, les cordonnées des ressources pouvant aider et soutenir les personnes qui seraient dérangées par le suicide. Parce que le suicide dérange.

Et n’oubliez pas que sur l’Internet, ce sont des gens de partout à travers le monde qui pourrait lire votre billet. Ne vous limitez donc pas aux ressources locales. Assurez-vous d’inclure des ressources internationales d’intervention auprès de personnes suicidaires. Et n’hésitez pas à les partager pour que nous fassions de même.

Article du Washington Post présentant la mauvaise couverture du suicide de Robin Williams.

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Mauvaise couverture médiatique du Suicide

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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La maladie des émotions

Une maladie difficile à guérir 

Blessure de nos émotions

Raymond Viger Dossier Suicide

quebec-suicide-prevention-handbookJ’ai été un intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. J’ai rencontré des gens qui avaient toutes sortes d’histoire, mais souvent la même finalité.

Des femmes qui auraient voulu terminer une relation qui ne les satisfaisait plus. Mais leur dépendance affective les garde prisonnières de cette vie de couple. La seule alternative qu’elles ont trouvé; le suicide.

Un homme a été agressé par un pédophile dans sa jeunesse. Incapable de surmonter cet événement il a tenté de noyer sa souffrance dans l’alcool. Insatisfait d’une vie où il a l’impression de tourner en rond, il veut en finir au plus vite.

Des joueurs compulsifs ayant tout perdu au Casino ou dans les machines gobe-sous. Après avoir tout essayé pour se refaire (emprunter à tout le monde, voler et inventer toutes sortes de magouilles), devant l’incapacité de trouver de nouvelles façons de s’en sortir, face à la honte de devoir affronter leurs responsabilités, l’idée de mourir devient la seule solution qui leur reste.

Le suicide de nos émotions

Et que dire de celle-ci qui mange ses émotions, une autre qui n’ose plus manger pour tout contrôler. Ou encore tenter de trouver une place dans une secte pour se trouver. Quand la fuite dans l’alcool, la drogue, la dépendance affective ou autre ne suffit plus pour engourdir nos souffrances, le suicide peut devenir la seule avenue qui s’offre à nous.

Qu’ont en commun tous ces comportements qui peuvent avoir comme finalité le suicide? Des événements de la vie nous brasse, nous bouscule. Pris individuellement, nous pourrions passer à travers chacun de ces événements. Agression, perte d’emplois, rupture amoureuse, décès d’un proche… Mais quand le nombre d’événements devient trop imposant.

Quand il y a trop d’incidents qui se produisent sur une courte période de temps. Nous pouvons perdre le contrôle de notre vie. Nous avons été émotionnellement blessé. Nous avons tenté de trouver un mode de vie pour survivre face à ces souffrances. Mais ces comportements ont fini par nous blesser encore plus.

Une extrême vulnérabilité

Ces événements nous ébranlent. Le temps et le soutien de nos proches peuvent nous permettre de revenir à notre état stable. Mais quand le temps n’y est pas. Quand le soutien ne l’est plus. Nous devenons vulnérable, sensible.

Ce n’est pas en les moralisant sur leur comportement que nous pouvons en arriver à les aider. Offrons-leur soutien pour trouver de nouveaux choix. De l’écoute. Beaucoup d’amour. Blessés dans nos émotions, c’est par celles-ci que nous pourrons guérir.

Sur notre blog, notre site Internet ou encore dans notre magazine Reflet de Société, vous avez lu les témoignages de personnes qui sont touchés par l’anorexie, la crise suicidaire, le gambling, l’alcoolisme, la toxicomanie ou encore qui ont fait parti d’une secte.

Et si un jour c’était ton tour…

Après avoir lu ces reportages, posez-vous le questions suivantes : tous ces gens sont-ils si différents entre eux? Leur vécu est-il similaire malgré que les chemins qu’ils ont pris soient si différents? Tous ces gens sont-ils différents de ce que nous sommes ? Et si un jour c’est nous qui vivions ces difficultés… quels chemins prendrons-nous ?

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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Quebec Suicide Prevention Handbook

Quebec Suicide Prevention Handbook

Raymond Viger Dossier Suicide

quebec-suicide-prevention-handbook crise interventionQuebec, population 8 million, is a world leader in one sad category : suicides. This nominally happy, wealthy province of Canada tops the charts in the number of adults who end their lives each year.

Even attempts, rife within the youth population, leave indelible scars. Any suicidal act, completed or attemted, has many victims.

suicide-intervention quebec suicide prevention handbookFrom the streets of Canada’s poorest area, East End Montreal, to the isolated northern Arctic native villages over 1,000 miles north of the U.S.-Canada border, the extent of this scourge within Quebec society has had one unintended beneficial consequence.

The province’s suicide intervention community has accumulated a vast repository of knowledge and techniques they use on a daily basis. Despair, addiction, loneliness, loss : reasons for suicidal thoughts are varied, but Quebec’s overworked interveners have noticed similarities in the trajectory sufferers take on their downward slide.

raymond-viger suicide intervention prevention handbook criseIn its French-Language version first published in 1996, the compact, concise, easy-to-read Quebec Suicide Prevention Handbook is an indispensable tool for psychologists, social workers and community workers in Quebec, France and elsewhere. Now for the first time this book has been adapted into English.

The original author, Raymond Viger, therapist, youth centre operator and community activist, has over 20 years’ experience in the field.

colin-mcgregor-journaliste-prison-auteur-anglophoneHe has teamed up with Colin McGregor, long-term federal inmate, lifelong journalist to produce this small, handy, affordable handbook for social workers and sufferers alike. Both men have also attempted the awful final act. Viger trains social workers at several colleges, including McGregor’s alma mater, McGill University, in suicide prevention techniques.

What is the extent of the problem ? What triggers, warning signs, should people look out for ? How do you deal with an actively self-destructive person ? At what stage should specific helpful acts be undertaken ? This guidebook demystifies the subject. Charts and graphs lay out easy-to-follow ideas. This book is a vital resource. A section is adressed to those who have suffered the grief of a loved one’s suicide.

Available in softcover (5 X 7 inches, 90 pages) for 7,95$ ; on in e-book format for 4,95$.

Au coût de 4,95$ (2$ taxe et frais de transport), il est disponible en ligne, par téléphone (514 256-9000 en région: 1-877-256-9009).

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Ressources:

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NTBR: Not To Be Ressucited

Laissez faire la vie, même quand elle mène vers la mort

L’acharnement thérapeutique

Raymond Viger Dossiers SantéSuicide

suicide-assiste-euthanasie-decriminaliser-decriminalisation-legaliser-legalisation-3Nous avons tous entendu des dictons philosophiques nous dire qu’il faut vivre cette journée comme si elle était la dernière. Mais combien d’entre-nous en avons vraiment pris conscience et décidé de l’assumer?

Lors de ma convalescence, j’ai vu passé plusieurs voisins de corridors et de chambres. Des gens hospitalisés pour des raisons tout aussi diverses les unes des autres.

Ma dernière coloc est une dame octogénaire. Elle a eu un terrible accident automobile. Elle ne peut bouger. Sans connaître l’exactitude de son dossier médical, sa colonne et ses hanches sont dans un sérieux état. Elle devra passer au-travers de plusieurs opérations.

S’ouvrir à ses proches

Cette honorable dame reçoit beaucoup de visiteurs. De vrais rassemblements familiaux. Malgré les chuchotement, j’ai compris qu’elle avait demandé à ne pas être réanimé si elle devait faire une crise cardiaque avant – pendant ou après une de ces opérations. Tous ses proches étaient au courant de la situation. Tout le monde savait que cette dame vivait peut-être sa dernière journée.

Les membres de sa famille se sont succédés. Pour lui dire combien elle avait été importante dans leur vie. Combien ils l’apprécie et combien ils sont touchés par cette éventualité de la perdre. Elle a pu toucher et serrer de ses mains ses enfants et ses petits-enfants. Une de ses petites-filles lui a récité un poême qu’elle avait écrit pour l’occasion.

Ne pas rester seul

Un rapprochement intense qui n’a pu se faire que par cette acceptation de partager avec nos proches ce que nous vivons et ce que nous traversons. Ce qui a permis à ses enfants de s’assurer que c’était bel et bien son souhait. Qu’elle pouvait changer d’idée à tout moment.

Une expérience qui porte à réfléchir sur notre relation avec nos proches. Un suicide est le geste d’arrêter la vie. Le suicide assisté est d’aider une personne dans son suicide. L’euthanasie est le geste porté pour tuer quelqu’un à sa demande. Mais comment appelle-t-on cela quand on ne force pas la vie à continuer et qu’on lui laisse le libre arbitre de décider de notre sort?

Si cela amène une réflexion ou un questionnement pour vous, n’hésitez pas à trouver des gens de confiance pour en parler. Vous pouvez aussi demander une aide professionnelle.

NB: Il fût une époque où le personnel médical inscrivait les lettres NTBR dans le dossier des patients dont il ne fallait pas s’acharner pour leur survie.

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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Moyens pour se suicider et se tuer sans souffrance

Pour les obsessifs et compulsifs

Un trafic bien mal acquis

Les appellations de ces sites Internet sont nombreuses: moyens pour se suicider, se suicider sans souffrance, comment se suicider rapidement, comment mourir sans souffrir…

Raymond VigerDossier Suicide

moyens pour se tuer se suicider mourir facilement sans souffrance sans douleur suicideJ’ai un blogue avec des textes similaires que je gère depuis 2006. Depuis 20 ans, je suis un intervenant de crise professionnel auprès de personnes suicidaires.

Plusieurs sites ont tenté de faire des interventions similaires. Plusieurs ont dû cesser, compte tenu de toute l’énergie que cela nécessite pour être fait dans les règles de l’art.

Il peut même y avoir des poursuites légales. Même si je suis québécois j’ai été enquêté par la Gendarmerie Française. Parce que la blogosphère ne se limite pas au Québec, mais rejoint tous les pays francophones.

Pacte de suicide

Il y a eu un pacte de suicide entre 2 françaises qui se sont tuées devant un train. J’ai fait les manchettes en France. Une des personnes avaient été sur mon site. La famille a déposé une plainte en disant que c’était à cause de mon site que le pacte de suicide avait pu être complété.

La gendarmerie a fait enquête pour se rendre qu’effectivement, une des personnes était venu sur mon site mais pas la 2e. J’ai eu à prouver que les personnes recevaient une aide adéquate et qu’une modération rapide évitait que les internautes puissent échanger leurs coordonnés facilement.
Le site français où les 2 femmes se sont rencontrées et échangées leurs coordonnés à été contraint de fermer. Je ne sais cependant pas s’ils ont eu des amendes à payer.

J’ai eu à prendre des contacts avec plusieurs corps policiers à travers le monde pour certaines interventions internationales. Parce que dans certains cas il faut envoyer la police défoncer une porte lorsque nous considérons qu’il y a une tentative de suicide en cours.

Notre responsabilité face au suicide

Nous sommes responsables, non seulement de ce que nous écrivons nous-même, mais de tous les commentaires laissés par les internautes.

Plusieurs points sont très importants pour la police: est-ce qu’il y a une modération constante et rapide pour:

1- Éviter de donner des moyens pour se suicider.
2- Éviter que les billets ou les commentaires favorisent l’idée de se suicider.
3- Éviter que les suicidaires puissent communiquer directement entre eux en laissant leurs coordonnés pour qu’ils fassent un pacte de suicide

Est-ce qu’un site de ce genre peut aider un certain nombre d’internaute? Fort possiblement. Mais ce n’est pas la question que la Justice va se poser s’il y a un pacte de suicide. Ils vont se demander si la modération est suffisamment rapide, si on a tout mis en oeuvre pour éviter l’échange d’informations entre personnes suicidaires… Ils ne regarderont pas ceux qui pourraient avoir reçu de l’aide, mais celui qui vient de se suicider.

La question qui tue

Pourquoi y a-t-il tant de sites et de blogues accroc à un trafic de personnes qui cherchent à se suicider sans donner les services qu’ils méritent? Les personnes qui cherchent des moyens pour se tuer sont malheureusement très nombreuses. Mais ce n’est pas un trafic d’acheteurs. Pourquoi chercher à se les accaparer quand on n’est pas un intervenant pour personnes suicidaires? Qui va taper sur les doigts de ces sites qui ne sont que des dangers potentiels pour des personnes qui veulent mourir?

Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

Suisse: Stop Suicide 022/ 382 42 42

Portugal: (+351) 225 50 60 70

Forum pour personnes cherchant des moyens pour se suicider.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Mourir dans la dignité

Euthanasie ou crime par passion

Il ne faudrait  pas associer la promotion du respect du droit à une mort naturelle à un rejet des soins palliatifs.

Alain Lampron Dossier Suicide 

Euthanasie-mort-assiste-suicide-aide-pour-mourir-suicide-passionnelCeux-ci permettent de mourir avec plus de dignité. La véritable indignité, celle qui ajoute à la souffrance, est surtout attribuable à certains traitements. À l’attitude du personnel médical qui choisit trop souvent de s’en tenir au protocole et de refuser une dose de morphine supplémentaire à un mourant qui vit péniblement ses dernières heures.  À la décision d’intuber les personnes en phase terminale lorsqu’elles ont perdu le réflexe d’avaler et sont maintenues en vie artificiellement.

Après avoir frôlé la mort à trois reprises, les souffrances aiguës n’ont représenté pour moi qu’une étape faisant place à une transition difficile à décrire. J’attendais paisiblement, dans un état de conscience altéré où toute possibilité de communication avec le monde extérieur disparaissait graduellement. Seul et vivant intensément l’expérience de la mort, je peux affirmer qu’il n’y avait aucun espace pour ressentir de l’indignité.

Impuissance devant la mort

euthanasie-suicide-assistee-industrie-mort Y a-t-il un véritable souci de compassion derrière la notion rassembleuse d’indignité? N’exprimerait-elle pas une réaction inavouable d’angoisse, d’impuissance et de peur face à l’expression de souffrance du mourant qui nous perturbe en ne s’éteignant pas doucement? La mort fait peur. La souffrance encore plus. C’est probablement pourquoi une portion de la société se sentirait mieux en sachant qu’il y a un accès au bouton du siège éjectable que représente l’euthanasie.

Mourir ne devrait pas être compliqué. Pourtant, la façon de vivre la mort semble problématique. La mort est perçue comme une faiblesse, une erreur que toute une industrie s’acharne à corriger, à repousser, à camoufler.

Légalisation de l’euthanasie

La question de l’euthanasie est complexe. Aujourd’hui c’est illégal, demain ce sera légal. Il suffit d’une loi. Si un jour on autorise l’euthanasie, ce sera parce qu’elle répond à un besoin. Mais lequel? Mettre un terme à la souffrance, pourra-t-on me répondre. Mais quelle souffrance? Physique, psychologique ou morale ? Comment déterminer quel type de souffrance est digne d’un soulagement permanent et quel autre devra être traité ? Comment évaluer le degré de souffrance admissible ? Est-ce que l’angoisse par anticipation, la peur de souffrir donnera le droit à une dernière injection ?

L’évolution de la médecine a complètement transformé notre réalité face à la façon de mourir. Les méthodes permettant de prolonger l’existence sont de plus en plus efficaces: mourir devient une décision à prendre. Une décision qui, dans bien des cas, n’appartient pas au principal intéressé. Nous avons probablement tous vécus ou entendu l’histoire d’horreur d’une personne qui a péniblement terminé sa vie dans un système médical qui s’acharne à essayer un nouveau médicament puis un autre, dans l’espoir de prolonger la vie de quelques semaines, quelques jours, voir quelques heures! Est-ce le prix à payer pour faire progresser la médecine? Pour nourrir l’illusion de pouvoir un jour vaincre la mort?

Le système médical et la mort

Mes expériences m’amènent à être critique envers le système médical. Pourtant, au travers des cauchemars se glissent quelques cas de morts facilitées par des médecins compréhensifs et des établissements extraordinaires.

Il m’est impossible de prendre position sur l’euthanasie. Tout dépend des personnes et des circonstances. Pourquoi recourir à des principes rigides qui exigent des lois alors que la vie est pleine de nuances ? Je préfère les valeurs aux principes car elles sont plus souples et laissent place au jugement, à l’adaptation, mais surtout à l’évolution.

Témoignages

Jean-Claude
Lors d’une de mes visites à Jean-Claude, on m’avertit que ce n’était pas une bonne journée pour lui. Il aurait menacé une préposée avec une fourchette avant de plonger dans le mutisme qui le caractérise. Je prends doucement contact avec lui et, lorsqu’il me regarde, je lui demande comment il va. « De la merde ! », qu’il me répond. Un peu plus tard, Jean-Claude m’avoue dit qu’il en a son voyage, que les journées sont trop longues, qu’il veut partir et me demande de l’aider. Est-ce là un symptôme de démence?

Yvon
Yvon s’est cassé le cou, il y a plus de dix ans, dans un accident du travail. Une procédure chirurgicale, expérimentale à l’époque, lui a miraculeusement « sauvé la vie ». Elle l’a condamné à être prisonnier d’un corps inerte. Chaque matin il se réveille déçu d’être encore en vie. Il aurait préféré mourir. Il est révolté à la pensée des coûts engendrés pour couvrir les soins requis par son état. Malheureusement pour lui, son corps inerte demeure en excellente santé. Il considère depuis quelques temps faire un voyage aller-simple dans un pays où l’euthanasie est légale…

Marc
Marc est atteint d’une maladie dégénérative très rare pour laquelle l’espérance de vie se situe entre 20 et 30 ans. Il a maintenant 26 ans. Malgré sa paralysie totale, Marc souhaite vivre le plus longtemps possible. L’expérience de la souffrance est unique à chaque personne. D’un côté, on retrouve des gens riches et célèbres qui se suicident et, de l’autre, des personnes complètement paralysées qui tiennent à la vie.

Mon père
La mort de mon père a été absolument atroce. Pendant plusieurs jours, alors que son état ne permettait aucun espoir, il a été maintenu en vie par une panoplie de médicaments qui ne lui ont épargné aucune souffrance. Il a fallu hausser le ton et exiger que l’on mette immédiatement un terme à ce véritable acharnement thérapeutique pour qu’enfin il puisse partir. Il n’était pourtant pas question d’euthanasie.

Autre texte sur l’euthanasie et le suicide assisté

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Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Suicide assisté et euthanasie

L’industrie de la mort

Nous assistons à un débat farouche sur la légalisation de l’euthanasie. Mais avant de statuer, ne devrait-on pas essayer de comprendre pourquoi notre société se retrouve aujourd’hui devant ce dilemme ?

Alain Lampron Dossier Suicide

Ce débat soulève les passions à cause des différentes croyances impliquées et parce qu’un trop grand nombre de personnes meurent tous les jours dans l’absence de dignité. Nombre de gens ont des témoignages bouleversants à livrer. Des gens qui souhaitent que l’expérience qu’ils ont vécue à travers le décès d’un proche soit épargnée à d’autres et reconnue comme étant inacceptable.
Le dilemme se situe davantage au niveau de ceux qui n’ont pas la capacité de passer à l’acte. Ceux qui auraient pu prévoir des clauses bien spécifiques dans un «Mandat en cas d’inaptitude» ou un «Testament de vie» et qui ont négligé de le faire. Ceux qui auraient enregistré de telles clauses mais dépendent d’intervenants qui appliquent obstinément des principes ou règlements allant à l’encontre de leurs dernières volontés.

Langage à définir

Euthanasie-mort-assiste-suicide-aide-pour-mourir-suicide-passionnel Permettre la mort en laissant la nature faire son œuvre ne devrait pas être considéré comme de l’euthanasie. Il est essentiel de faire connaître au plus vite les définitions officielles de cette nouvelle terminologie, de sorte que tout le monde puisse enfin parler le même langage ! L’utilisation de termes tels que «suicide assisté», «meurtre par compassion» et «euthanasie» ne font qu’ajouter une confusion inutile à un débat suffisamment délicat en soi. J’ai l’impression que l’on associe faussement l’euthanasie à l’arrêt de procédures médicales qui maintiennent la vie artificiellement. La véritable euthanasie représente une procédure exceptionnelle. Alors comment se fait-il que les sondages démontrent un aussi grand désir de légaliser l’euthanasie ?

Zombis sous médicaments

Dans mon travail, je visite des centres pour des personnes souffrant, entre autre, d’Alzheimer, de Parkinson et de démence. Chaque épisode de lucidité menant à une expression d’agressivité, de révolte ou de tristesse est rapidement jugulé par une médication plus puissante.

Ces personnes n’ont plus rien de l’homme d’affaires, de l’épouse, de la grand-maman qu’ils étaient. Je ne peux qu’observer les allées et venues de véritables zombis confinés à un mouroir où ils seront maintenus en vie le plus longtemps possible. Le personnel a beau être dévoué, vivre plusieurs années dans de telles conditions n’est pas souhaitable: le droit à une mort naturelle n’y est pas respecté.

Priorité à la vie

Il devient de plus en plus rare de mourir «naturellement», soit de la perte de fonctions vitales qui accompagnent le vieillissement, d’un accident ou d’une maladie grave. Les avancées médicales, plus particulièrement celles réalisées par l’industrie pharmaceutique, permettent de prolonger le fonctionnement des organes vitaux, sans véritable égard à la qualité de vie. Il semble bien que la mission de préserver la vie, en apparence noble, a généralement priorité sur toute autre considération.

Un malade, même en phase terminale, devrait être consulté et donner son accord avant de recevoir un traitement. S’il en est incapable, cette responsabilité devrait revenir aux proches. Ça, c’est la théorie. En pratique, on vous place généralement devant le fait accompli, sans présenter d’alternative.

Il est extrêmement difficile d’exprimer une opinion divergente. J’ai pu le constater à plusieurs occasions. Alors, à moins d’une mort accidentelle ou d’une mort subite, il faut s’attendre à une longue agonie générant de grandes souffrances, à la fois pour le mourant et pour son entourage.

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Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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