Racisme, sexisme et violence dans la pornographie et dans la societe

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Racisme, sexisme et violence dans la pornographie et dans la société

Valérie Carrier       Dossier Dépendance affective, HypersexualisationProstitution et SexualitéÉgalité hommes-femmes

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est une coalition d’organismes et de personnes réunis dans le but de critiquer l’industrie du sexe. Le 16 avril dernier, elle a tenu une rencontre de discussion sur les liens existant entre l’exploitation sexuelle et le racisme. Sept femmes étaient présentes et se sont penchées sur la question, abordant en particulier le sujet de la pornographie. La conclusion était unanime: cette industrie représente une réalité violente et discriminatoire influençant la société.

Stéréotypes racistes, sexisme et violence

Que ce soit dans des films pornographiques, des vidéoclips ou des annonces publicitaires, lorsqu’il est question de sexualité, les différences raciales sont souvent mises de l’avant et très stéréotypées. Ainsi, en plus de banaliser la sexualité, la pornographie entretient des stéréotypes racistes et sexistes. Les femmes noires sont présentées comme des esclaves et celles asiatiques, comme soumises; les Latino-américaines doivent être exotiques et les Russes, hypersexuelles. Il y a aussi un rapport de domination qui est mis de l’avant, la femme étant le plus souvent dominée par l’homme.  Ce sont des stéréotypes que les consommateurs de «sexe industriel» développent dans leurs fantasmes.

Le racisme et le sexisme sont eux-mêmes des formes de violence, mais ils ne sont qu’un indicatif de toute la violence présente dans la pornographie. Si certains films montrent de la pornographie «douce», c’est-à-dire sans trop de violence, il y en a aussi un grand nombre qui exploitent une pornographie «dure» pouvant aller très loin dans son degré de violence. Le sadisme sexuel amène le désir de voir des personnes souffrir pour être excité et passe parfois par la zoophilie ou d’autres pratiques dont même la mention n’est pas agréable.

Les consommateurs de porno

Si les producteurs de pornographie sont autant attirés par l’appât du gain, c’est que la demande pour leurs œuvres est grande. Par exemple, selon l’organisme qui a compilé ces statistiques datant de 2003, 20 à 30 % des connections à Internet dans le monde, sur les quelque 200 millions d’utilisateurs, sont faites sur des sites pornographiques. Et selon les femmes présentes à la rencontre de la CLES, les effets pervers de la pornographie sur ceux qui la consomment sont nombreux: elle fait croire à des faussetés sur ce qui est normal dans les performances sexuelles, elle entretient des stéréotypes racistes et sexistes, elle banalise la violence sexuelle et elle peut créer une certaine forme de dépendance. À cause de la pornographie, il y a aussi des femmes qui se sentent obligées d’accomplir des actes sexuels qu’elles auraient préféré éviter, dans leur couple, afin de satisfaire les fantasmes trop nourris de certains hommes et de correspondre à ce qui peut être vu dans des films.

Pistes de solution

De la discussion organisée par la CLES, il est ressorti qu’il ne fallait pas que parler des conséquences de la pornographie, mais aussi agir pour les contrer. Bien qu’il serait pertinent que le gouvernement s’implique dans ce domaine, il est aussi possible d’aider autrement à la prévention par de l’éducation auprès des jeunes. Il n’y a pas assez d’éducation sexuelle dans les écoles, ont déploré certaines, et «c’est pourtant essentiel dans la vie». Une représentante de Filles d’action, Karen, a fait valoir que les jeunes filles croient devoir se donner complètement à leur copain pour gagner son amour, mais que cela est pourtant sous-estimer la capacité d’aimer des garçons.

Cette même Karen a aussi affirmé: «chaque humain a le choix. Oui, la vie est difficile, mais chaque humain est libre» et il peut parfois suffire d’un peu de prévention pour éviter que certains jeunes se tournent vers une sexualité qui les blesse.

Quant à la CLES, elle prépare actuellement un vidéo mettant en scène une adolescente d’une quinzaine d’années qui, pour un devoir, rencontre des gens pour en apprendre plus sur des problèmes qui touchent les jeunes filles, telles la traite des femmes et la prostitution. Il existera ainsi un outil de prévention adapté aux adolescents.

Parallèlement, les rencontres réservées aux femmes pour discuter de ce genre de problèmes se poursuivront. Celle du 16 avril était seulement la deuxième, la première portant sur l’hypersexualisation, mais plusieurs sujets ont été proposés pour la suite. Peut-être ces rencontres contribueront-elles à motiver les participantes à accomplir des actions pour un monde plus juste.

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  2. le commerce du sexe
  3. avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?
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Medecins sans frontieres: un organisme d’urgences en recrutement

Médecins sans frontières: un organisme d’urgences en recrutement

Valérie Carrier MSF      Dossier  International

Les responsables des ressources humaines de Médecins sans frontières (MSF) pour Montréal ont tenu une rencontre d’information et de recrutement dans leurs locaux, le lundi 23 avril dernier. Ce fut l’occasion pour la vingtaine de personnes présentes d’apprendre à connaître les valeurs et manières d’agir de l’organisme non-gouvernemental.

MSF ne recherche pas que du personnel médical. Bien sûr, c’est là une partie plus qu’importante des ressources demandées, mais MSF a aussi besoin de professionnels de différents domaines tels que la mécanique, l’électricité et les communications. Son mandat se situe au niveau des urgences, qu’elles soient causées par des catastrophes naturelles ou humaines, et il laisse aux autres organismes la responsabilité du développement à long terme. «Si, pour nos plans d’urgence, nous devons construire quelque chose qui va rester, ok, on va le faire, précise Maria-Elena Ordoñez, agente des ressources humaines non médicales sur le terrain pour Montréal. Mais on touche le moins possible au développement durable. Notre mandat, c’est les urgences.»

MSF prend énormément de mesures de sécurité pour ne pas risquer la vie de ses volontaires. Quand il arrive quelque chose de grave à un membre de l’équipe, c’est la mission au complet qui tombe et à cause de cela, beaucoup de gens du pays où MSF agissait meurent, laissés sans soins. C’est pourquoi la prudence est une priorité. Malgré tout, les candidats aux équipes de MSF doivent être conscients du danger tout de même présent. Être volontaire pour Médecins sans frontières, c’est souvent risquer sa vie pour en sauver d’autres; il faut être prêt à ça.

Les personnes qui veulent être de l’aventure, en toute connaissance de cause, doivent avoir deux ans d’expérience professionnelle dans leur domaine. Il est aussi requis qu’ils aient d’abord vécu une mission humanitaire significative dans un pays sous-développé. Puis, ils peuvent poser leur candidature pour une mission de MSF qui durera entre 6 à 9 mois pour les médecins et 9 à 12 mois pour les personnes d’autres professions, une aventure de solidarité humaine hors du commun.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

Du nouveau pour la Place Benoit de Saint-Laurent: Aldo rénove!

Du nouveau pour la Place Benoit de Saint-Laurent: ALDO rénove!

Valérie Carrier       Dossier CommunautaireVille de Montréal, Bénévolat

     Reportage de l’année précédente.

De 8 heures le matin à 17 heures le soir, le mercredi 22 avril dernier, 60 hommes et femme s du groupe Aldo étaient à la Place Benoit pour y opérer une «transformation extrême». La Place Benoit est un des 4 organismes de Montréal qui ont été choisis cette année pour cette activité spéciale des cadres de la multinationale montréalaise. Il s’agit d’un secteur ville-de-montreal-benevolat-communautaire défavorisé de l’ouest de Montréal où logent 750 personnes dans 240 appartements et pour lequel a été développé un programme d’embellissement. Étant donc elle-même un projet de revitalisation, la Place Benoit présentait un profil parfait pour l’aide apportée par les membres du groupe ALDO.

Les habitants de la Place Benoit n’avaient pas été mis au courant que des fleurs et de petits arbres allaient être plantés dans leur quartier, ni que des salles de leur centre communautaire seraient rénovées. Pour eux, c’est une surprise de constater le résultat. Et c’est une bonne surprise, selon des intervenantes de la Place Benoit, parce que ces gens ont besoin de lieux de qualité esthétiquement plaisants qui génèrent chez eux un sentiment d’appartenance. De plus, il s’agit de réalisations concrètes dont les résidents peuvent profiter dès maintenant. Coordonnatrice des démarches de revitalisation du quartier, Lucile Dubois croit toutefois que le travail effectué par les gens d’ALDO peut apporter plus à la communauté qu’un seul environnement physique. «Ça permet de montrer aux gens qu’en se retroussant les manches, on peut améliorer les choses, dit-elle. Ils vont dire: “si on s’y met, c’est possible”.»

ville-de-monreal-benevolat-communautaireCentre communautaire

Le projet de revitalisation de la Place Benoit a été mis sur pied par l’arrondissement de Saint-Laurent. Il concerne non  seulement le milieu de vie physique de l’endroit, mais également l’amélioration de la condition socioéconomique de ses habitants, entre autres par de l’aide à l’emploi. Quant au centre communautaire, il y a des animateurs et des activités organisées: cuisines collectives, aide aux devoirs, etc. Avec le nouvel aménagement intérieur qu’a réalisé le groupe ALDO, un regain d’intérêt pour le lieu est à prévoir, d’autant plus que le centre en avait bien besoin, selon les dires de quelques responsables. La salle d’ordinateurs a été peinturée, décorée et nettoyée, et une autre salle, qui servait déjà à plusieurs activités différentes, a été en plus rénovée pour être mieux adaptée à ses différents rôles, tels les jeux, les repas, l’étude et le repos.

Les travailleurs d’ALDO

Du côté de l’équipe d’ALDO, les volontaires viennent des différents districts du groupe à travers le monde, en particulier ceux, plus importants, du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni. Ils sont des membres du bureau-chef, des gérants de magasins, des directeurs de ventes et d’autres cadres. Séparés en différentes équipes, ils vivent la journée comme une activité qui leur permet de développer des liens entre eux. «Ils viennent de différents districts et ils sont souvent très compétitifs, affirme Catherine Laporte, Gérante du Marketing chez ALDO et participante au projet. Ça crée des divergences d’opinions, mais on apprend beaucoup, aussi, de ces journées-là.» Elle explique également que «chacun y va de ses compétences», avec ses connaissances personnelles, car le travail qu’ils effectuent ne fait pas partie de leurs tâches habituelles.

ville-de-montrealC’est une troisième édition pour cette journée de transformation extrême par le groupe ALDO. Avant cela, les cadres du groupe se rencontraient plutôt pour une journée de divertissement, tous les ans. Maintenant, les bras disponibles, ainsi que le budget, sont mis au service de la communauté. Mais pour les participants, la journée reste un jeu, «à l’image de l’équipe des ventes du groupe ALDO», exprime Mme Laporte. Une compétition est créée entre le groupe qui œuvre à la Place Benoit et les trois autres groupes, travaillant aux locaux des organismes À deux mains et Dans la rue, et au Centre de pédiatrie sociale: assistance d’enfants en difficulté. Tout au long de la journée, il y a des points à accumuler pour que le jury déclare un gagnant parmi ces groupes. Il y a même un porteur de drapeau qui ne doit jamais laisser son précieux objet, pour 5 % des points!

Coïncidence et bienveillance

L’aménagement paysville-de-montrealager qui a été effectué à la Place Benoit a coïncidé avec la Journée de la Terre. Un beau hasard qui satisfaisait certainement le fondateur du groupe ALDO, M. Bensadoun, lui aussi de la partie. Mais au-delà du souci environnemental auquel répondait le projet d’aménagement extérieur de la Place Benoit, c’est le bien-être d’une communauté qui profite maintenant du résultat. Une journée donnée, un budget alloué, un peu de solidarité, et un monde meilleur, un pas à la fois…

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Des meurtriers vendent leur art sur Internet

Des meurtriers vendent leur art sur Internet

François Richard

Dossiers CriminalitéInternet et Prison

Le tristement célèbre meurtrier Roch Thériault a fait parler de lui ces derniers jours. L’ancien leader d’une secte inspirée du christianisme s’est, du fond de sa cellule, recyclé dans la production et la vente aux enchères de poèmes et de tableaux. Les oeuvres de celui qui forçait ses disciples à l’appeler Moïse sont de qualité médiocres et représentent des scènes naïves, par exemple des fleurs ou des oiseaux.

Charles Manson ou Paul Bernardo

Les tableaux étaient jusqu’à la semaine dernière en vente sur un site Internet qui propose des ventes aux enchères d’objets liés aux meurtriers. Les internautes obsédés par les crimes crapuleux peuvent s’y procurer des oeuvres d’arts produites par des tueurs ou des objets leur ayant appartenus, par exemple des documents de justice signés de leur main. Les plus tordus peuvent même acheter des mèches de cheveux ou des rognures d’ongles des Charles Manson ou Paul Bernardo. Au moins deux autres sites offrent présentement ce type de produits. Il est important de souligner que les oeuvres vendues sont sans intérêt au niveau artistique. Les gens se les procurent car ils sont attirés par la notoriété des assassins qui les ont produites.

Roch Thériault: des oeuvres rares

Mis au courant de la situation, le gouvernement fédéral a interdit à Roch Thériault de faire sortir du pénitencier où il est incarcéré ses poèmes et ses toiles. L’interdiction se limite à son cas, aucune réglementation uniforme à ce sujet n’étant pour l’instant prévue. Le responsable du site où les oeuvres étaient mises en vente utilise maintenant le fait qu’il n’y ait plus qu’une seule toile de Thériault en circulation pour en augmenter le prix de vente.

Un trafic comme la drogue et la pornographie infantile

Comme dans le cas de tous les trafics, la législation est peu efficace. Tant qu’il y a une demande pour un certain type de produit, des gens seront prêts à  les distribuer. Le phénomène est semblable à la distribution de drogue, de pornographie juvénile et de tous les autres produits illégaux. La rareté ne fait qu’augmenter le prix de vente et contribue à enrichir le vendeur. Seule consolation dans cette histoire: en se fiant aux nombres de mises pour chacun des objets en vente, on peut conclure que le site est très peu populaire.

Acheteurs anonymes

L’incident Thériault remet à l’avant-plan le problème de la confidentialité sur Internet. Il est peu probable que les oeuvres d’art ou les mèches de cheveux d’assassins trouvent preneur si l’identité des acheteurs était rendue publique. Je suis attaché au respect de la vie privée, mais son application me laisse souvent perplexe. Et pas que dans le cas des déviants et des criminels.

Gens en détresse anonymes

Dans un tout autre ordre d’idées, beaucoup de gens en détresse visitent notre blogue, dont l’auteur principal, Raymond Viger, est un intervenant d’expérience, notamment auprès des personnes suicidaires. L’anonymat des internautes peut être un grave problème lorsqu’ils sont sur le point de commettre l’irréparable et qu’il est impossible de les localiser afin de leur envoyer des secours.

Fournisseurs Internet insensibles

Les fournisseurs de services Internet sont peu sensibilisés à cette problématique et préfèrent souvent se réfugier derrière des principes de confidentialité, en grande partie pour ne pas s’aliéner des clients potentiels qui souhaitent utiliser la Toile pour autre chose que payer des factures ou lire des courriels.

Identité des internautes: un débat social

Même si les fournisseurs offraient une plus grande collaboration, le débat ne devrait pas de toute façon être strictement de nature commerciale et reposer sur leurs épaules. Il est grand temps que les dangers et les abus liés à l’anonymat des internautes soient débattus publiquement et que des solutions aux problèmes que ça engendre soient mises de l’avant. Si tous les fournisseurs étaient tenus de révéler l’identité de leurs clients dans certains contextes, l’argument de la perte potentielle de clients ne tiendrait plus.

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Défendre son emploi malgré la crise économique

Défendre son emploi malgré la crise économique

François Richard

Dossiers Économie

La Cour supérieure du Québec a accordé une injonction à l’Université du Québec à Montréal le 25 mars dernier. La mesure est dirigée contre les professeurs de l’établissement, en grève depuis deux semaines. Il leur sera interdit pour les dix prochains jours de tenir quelque manifestation que ce soit à l’intérieur de l’université, d’être plus de cinq à la fois sur les lignes de piquetage et de s’approcher à plus de cinq mètres des portes de l’UQAM lorsqu’ils manifestent.

Ces mesures sont extrêmement sévères, vu le peu d’impact de ce conflit de travail sur la société en général. De plus, le juge Jean-François de Grandpré a eu recours à un argumentaire peu crédible pour justifier sa décision, évoquant la sécurité des usagers de l’UQAM qui serait mise en péril par les professeur qui manifestent. Comme si ces derniers étaient un groupe de dangereux trouble-fêtes qui risquaient à tout moment de saccager l’université et de s’en prendre violemment aux étudiants ou aux employées de cafétéria.

Crise économique, licenciements, conflits de travail

Plus de 200 000 Canadiens ont perdu leur emploi depuis le début de la crise économique. Il est inquiétant dans ce contexte de constater que la justice se montre prête à briser un mouvement de contestation légitime au nom de considérations sécuritaires tirées par les cheveux. Avant même que la crise actuelle ne débute, les Québécois et les Canadiens des autres provinces ont été témoins d’un durcissement croissant des relations de travail et d’un effritement des droits des travailleurs au pays. Depuis une dizaine d’années, le phénomène s’aggrave et ce autant dans les entreprises privées que chez les employeurs publics, de Wal-Mart qui ferme ses succursales récemment syndiquées au gouvernement du Québec qui interdit toute forme de militantisme au employés du secteur public sur leurs lieux de travail.

S’il faut qu’en plus les tribunaux se mêlent de conflits de travail qui ne concernent pas la justice, il faut s’attendre à ce que de nombreuses entreprises profitent de la crise pour effectuer des licenciements et des réductions de salaire qui auraient été considérées inacceptables en des temps plus prospères. Pourtant, pour qu’une société soit prospère, il faut que la majorité de sa population le soit aussi. Malgré les conditions difficiles crées par la crise, les travailleurs doivent continuer de défendre leur emploi et leur qualité de vie.

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Le micro-crédit

Le micro-crédit

Lisa Melia                      Dossier Égalité Homme-Femmes, Économie

Prix Nobel de la paix 2006: Muhammad Yunus

En 2006, le bangladais Muhammad Yunus a reçu le prix Nobel de la paix. Ce qui a pu surprendre ceux qui le connaissaient déjà: Yunus est en effet un économiste. Né en 1940 dans ce qui était encore à l’époque une partie de l’Inde sous colonisation anglaise, il étudie d’abord près de chez lui. Il visite cependant pendant sa jeunesse l’Amérique du Nord, l’Europe, et une partie de l’Asie.

En 1957, il part à l’université de Dakha étudier l’économie, obtient son diplôme et devient enseignant. Il s’essaie à diriger une entreprise, et rencontre le succès. Mais il décide finalement de partir étudier aux États-Unis, où il obtient son doctorat.

Il restera pour travailler, mais en 1971 éclate la guerre de libération du Bangladesh. Muhammad Yunus soutient les indépendantistes Muhammad Yunus le 17 mars à Tokyo. Photo AFP/Yoshikazu Tsunoet s’implique. Il rentrera finalement chez lui en 1972, quelques mois après la déclaration de l’indépendance du Bangladesh.

Une banque pour le développement: la Grameen Bank

Il occupe alors le poste de responsable du département d’économie de l’université de Chittagong. La pauvreté qui règne le choque: «Une terrible famine frappait le pays, et j’ai été saisi d’un vertige, voyant que toutes les théories que j’enseignais n’empêchaient pas les gens de mourir autour de moi.»

En étudiant la situation des pauvres, il en vient finalement à la conclusion que le principal problème vient du fait qu’ils n’ont pas accès à des capitaux. Les banques refusent de prêter et les usuriers locaux pratiquent des taux d’intérêts à la limite de l’indécence. L’idée germe alors. En utilisant son propre argent, ils proposent à quelques villageois des «micro-prêts» de quelques dollars, dont les conséquences s’avèrent très positives. En 1977, il crée finalement sa propre banque, la Grameen Bank, qui se consacre au micro-crédit.

Le micro-crédit: qu’est-ce que c’est?

Le fonctionnement est relativement simple. Lors de ses recherches, Yunus a rencontré un groupe d’artisans ayant besoin de 27 dollars pour acheter du bambou. Les banques refusaient de prêter une si petite somme à des clients soi disant insolvables. Yunus a finalement prêté les 27 dollars de sa propre poche, ce qui a permis aux artisans d’acheter le bambou, donc de produire, et même de créer de nouveaux emplois. Ils ont remboursé le prêt sans difficulté. C’est là tout le principe du micro-crédit.

La Grameen Bank propose à des artisans ou entrepreneurs à l’échelle locale des petits prêts à taux d’intérêt nul, ce qui leur permet de financer leurs activités et d’entrer dans une dynamique de production et de profit. L’impact sur le développement social est considérable car le micro-crédit profite à divers secteurs et directement aux plus pauvres qui peuvent alors améliorer leur situation économique par leurs propres moyens.

Cela a également permis l’accès aux services sociaux de bases, ainsi que la revalorisation de la place et du travail de la femme dans plusieurs pays en développement, car ce sont les femmes qui utilisent en majorité ce système de prêt. Le micro-crédit est donc un vecteur de pacification social et d’amélioration de la vie de ses utilisateurs.

C’est pour cela que Muhammad Yunus et son institution la Grameen Bank ont reçus en 2006 le prix Nobel de la paix. La Grameen Bank a soutenu quelques 2,4 millions d’emprunteurs. Selon la Banque mondiale, il y aurait maintenant près de 10 000 institutions de micro-crédit dans 85 pays qui brassent 30 milliards de dollars. Environ 300 millions de personnes dans le monde en bénéficient.

Profiter de la crise économique pour changer le monde

Muhammad Yunus est intervenu ce mardi à Tokyo, où il a estimé que la crise financière était une opportunité de changer le fonctionnement du monde de la finance à l’échelle mondiale en faveur des plus démunis.

Dans le journal Le Monde, il a ainsi déclaré: «Le système financier doit être entièrement repensé. Il ne fonctionne pas pour le peuple de toute façon ! Pour les riches, oui ! Les grandes entreprises, oui ! Mais pas pour le peuple […]. Un petit nombre de personnes d’un seul pays avaient créé une situation désastreuse pour le monde entier, [ce qui démontre] la fragilité du système capitaliste actuel.»

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ASRSQ: La grande virée

ASRSQ: La grande virée

Lisa Melia                 Dossier Ville de Montréal

L’association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) met en place la deuxième édition du forum La grande virée, afin de promouvoir et de mieux faire connaître son action.

ASRSQ L’ASRSQ est un organisme d’action communautaire qui travaille pour aider les personnes ayant des démêlés avec la justice, et dans un but de prévention du crime par le développement social. Le forum permettra d’une part aux participants de visiter des sites carcéraux, et d’autre part aux professionnels de se rencontrer, communiquer, développer des partenariats, et mieux comprendre la réalité du terrain. C’est également un moyen pour les membres de la communauté de transmettre au Service Correctionnel du Canada (SCC) leurs opinions et points de vues sur les politiques et les programmes correctionnels.

Programme de la grande virée

Trois dates sont prévues: le 25 mars, à Montréal, la question sera celle de l’employabilité des jeunes judiciarisés, avec la visite de plusieurs organismes, un diner dans l’entreprise d’insertion sociale PART et une intervention de représentants du SCC et de CORCAN, un programme d’aide à la réinsertion des délinquants du SCC. Le 30 mars, toujours à Montréal, une conférence sera prononcée par Brian McDonough, directeur de l’Office des œuvres et de la pastorale sociale du
diocèse de Montréal, puis quatre experts. Dans l’après-midi, des ateliers seront mis en place autour du thème de la journée: la justice réparatrice. Le 31 mars, enfin, l’évènement se tiendra à Québec sur la question de la santé mentale, et comprendra la visite de divers organismes: PECH, Point de repères, Projet intervention prostitution Québec (PIPQ), Rendez-vous Centre-ville et le CCC Marcel-Caron. Chaque forum se conclura sur un cocktail et une consultation.

ASRSQ: c’est quoi?

L’ASRSQ a été fondée en 1962 en vue de “grouper dans la province Québec les services sociaux génériques et/ou spécialisés intéressés à la réadaptation sociale du prisonnier et du délinquant des deux sexes”. Elle regroupe 56 organismes à but non lucratif qui travaillent à la réinsertion sociale aussi bien qu’à la prévention des délits et crimes, et ce en collaboration avec les services publics et privés des secteurs correctionnels. L’ASRSQ se donne ainsi pour mission d’informer, dans un rôle de liaisons avec les organismes gouvernementaux, de négocier avec eux et de représenter, et de développer des programmes répondants aux besoins de la communauté.

Les 25, 30 et 31 mars prochains vous permettront donc de découvrir l’action de l’ASRSQ. Pour cela, les inscriptions se font uniquement par courriel, auprès de Francine Piette: info@asrsq.ca.

Pour plus d’information, visitez le site de l’ASRSQ. Concernant l’évènement, vous pouvez également joindre Jennifer Cartwright au 514.521.3733 ou à l’adresse courriel communication@asrsq.ca.

 

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
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Par Internet: cafegraffiti.net
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