Où manger et quoi faire dans Hochelaga-Maisonneuve; restaurant, spectacle, bistro

Bistro le Ste Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Une alimentation saine et originale

Une scène riche en spectacle

Raymond Viger  Dossier Bistro le Ste-CathRestaurant

Bistro le Ste Cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuve où mangerUn organisme d’intervention qui a déjà 22 ans de présence auprès de jeunes marginalisés.

Le Bistro In Vivo fermait pour faire place à une épicerie. Une scène et une galerie allait disparaître avec le Bistro In Vivo.

L’arrivée du Bistro le Ste-Cath est venu changer la donne. Depuis le 14 juin dernier, le Café Graffiti prend la relève du Bistro In Vivo sous le nom Bistro le Ste-Cath. 100% des surplus servent au financement de notre intervention auprès des jeunes.

Où manger dans Hochelaga-Maisonneuve?

Où se rencontrer entre amis dans l’est de Montréal?

Quoi faire ce week-end?

Une visite au Bistro le Ste-Cath s’impose.

Une cuisine de saison, au gré des marchés et du terroir. Une gastronomie du monde ou traditionnelle. Une cuisine accommodante pour le portefeuille et les goûts.

Le chef Éric est sensible à une cuisine santé: végétarienne, végétalienne, sans gluten ou viandes de qualité.

Une scène réunissant arts culinaires, visuels et spectacles.

Une ambiance chaleureuse et accueillante.

Idéal pour vos soupers entre amis, repas d’affaires, mariage…

Les spectacles à venir sur la scène du Bistro le Ste-Cath: http://stecath.com/events/categories/evenement/ 

La plus belle terrasse du quartier.

Bistro le Ste-Cath, 4264 Ste-Catherine est, Montréal. QC. H1V 1X6 (514) 223-8116 bistro@le-ste-cath.com

Lundi au vendredi, de 11h30 à 22h, samedi et dimanche de 9h00 à 22h00. Brunchs disponibles les week-ends.

Merci d’inviter le Bistro le Ste-Cath parmi vos amis Facebook.

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

La Résistance à 94 ans de Stéphane Hessel

Résister à ce qui nous déshumanise 

C’est le retour du fascisme que nous avons combattu. Demeurons vigilants et indignons-nous! C’est le message transmis à la jeunesse actuelle par le Résistant de 94 ans Stéphane Hessel, dans un petit livre devenu un phénomène mondial.

Normand Charest      Chronique Valeurs de Société           Dossier International, Livres, Société

Vous avez vu cette brochure dans les librairies, depuis un an ou deux. À peine 32 pages. À moins de 5 dollars, elle a connu son heure de gloire chez nous, lors du printemps érable, puisque la jeunesse étudiante s’y reconnaissait.

La Résistance

C’est peut-être tardivement que vous vous décidez à lire cet écrit. Le titre «Indignez-vous!» ne vous avait pas frappé. Mais respect pour cet auteur de 94 ans, né à Berlin en 1917 et arrivé à Paris en 1924, qui combattit le nazisme dans la France occupée.

Membre de la Résistance, il est arrêté par la Gestapo en juillet 1944. Torturé puis envoyé dans des camps de concentration, il réussira à s’enfuir. Après la Libération, comme la Résistance le souhaitait, le gouvernement français créé la Sécurité sociale et la retraite, puis nationalise les grandes sources d’énergie et les banques.

La Résistance exige aussi la liberté de presse, ainsi qu’une éducation de qualité pour tous. Mais tout cela est à nouveau menacé, de nos jours, nous dit Hessel.

Prenez le relais

«Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l’héritage de la Résistance et de ses idéaux. Nous leur disons: prenez le relais, indignez-vous!»

Or, cette indignation n’appelle pas à une lutte armée, mais à une résistance non violente. L’auteur souligne l’importance de la responsabilité personnelle, et par conséquent, de la participation citoyenne.

S’indigner d’abord contre les injustices sociales. La liberté économique ne doit pas être celle «du renard dans le poulailler», écrit-il fort justement. Cela ne se passe pas seulement dans le tiers monde, mais aussi près de nous, rappelle-t-il, «dans les banlieues de nos plus grandes villes, là où l’isolement et la pauvreté nourrissent la haine et la révolte».

Les Droits de l’homme

Stéphane Hessel a participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, préparée par les Nations unies qui venaient de naître, en 1945. Sous la présidence d’Eleanor Roosevelt, la commission dont il fait partie compte 12 membres, dont un avocat canadien, John Peters Humphrey qui en a fait la première ébauche.

Le président américain Franklin Delano Roosevelt avait déjà proclamé en 1941 les «Quatre Libertés de l’Atlantique» reprises dans le préambule de cette Déclaration:

  • Liberté de confession
  • Liberté d’expression
  • Liberté de vivre à l’abri de la peur
  • Liberté de vivre à l’abri du besoin.

Quatre libertés dont la préservation demeure, aujourd’hui encore, tout aussi actuelle et nécessaire.

Un enthousiasme planétaire

La brochure «Indignez-vous!» est devenue rapidement un phénomène planétaire. Elle fut publiée dans 36 pays pour un total de près de 5 millions d’exemplaires. Ce qui prouve qu’il s’agit d’une préoccupation universelle, rejoignant un grand nombre d’individus. Si ce n’est pas la grande majorité, cela constitue tout de même un levain suffisant pour lever la pâte, écrit Stéphane Hessel.

Une vieillesse active!

Stéphane Hessel est décédé à Paris le 27 février 2013, à l’âge de 95 ans. Après «Indignez-vous!», en plus d’un CD de ses poèmes mis en musique, il aura le temps de publier 8 livres préparés en collaboration:

  • Engagez-vous!
  • Le Chemin de l’espérance
  • Résistances
  • Le Rescapé et l’Exilé
  • Vivez
  • Exigez! un désarmement nucléaire total
  • Tous comptes faits… ou presque
  • À nous de jouer!

Sa vie bien remplie jusqu’à la dernière heure suscite notre admiration. Stéphane Hessel représente un exemple d’engagement exceptionnel, et nous l’en remercions.

Autres articles sur la Politique:

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

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Alimentation saine et aliments frais

L’exemple de la Colombie-Britannique

De la ferme à l’école

Un enfant qui mange mieux apprend mieux. Apportons donc des aliments frais dans les écoles. C’est ce qu’a fait Joanne Bays en Colombie-Britannique et Équiterre l’a invité à venir partager son expérience avec ceux qui souhaitent faire de même au Québec.

Normand Charest  Chronique Valeurs de Société  Dossiers  Éducation, Jeunes

Logo_chronique 2 (ajusté)Cela se passait à la Maison du développement durable à Montréal, le 1er octobre dernier. La conférencière vient d’une famille active dans l’agriculture et les jardins communautaires. Un grand-père britannique, l’autre canadien-français, puis deux grands-mères amérindiennes. Joanne Bays possède une formation de nutritionniste communautaire (community nutritionist).

Elle travaille d’abord dans des cuisines collectives en Colombie-Britannique et participe à la création d’un réseau pour l’alimentation saine, puis à l’établissement de jardins communautaires permettant de produire des légumes frais.

Produits frais à l’école

Cela mène éventuellement au projet d’apporter des produits frais à l’école, ce qui est la raison d’être du réseau qu’elle dirige: «Farm to Cafeteria Canada» (F2CC). Apporter la ferme à l’école, au campus, mais aussi dans les hôpitaux et dans les prisons, voilà ce qu’elle souhaite (1).

Il faut d’abord transporter les aliments des petites fermes jusqu’aux écoles, ce qui demande une bonne organisation.

En même temps, une autre solution consiste à faire pousser les légumes sur place. Dans des communautés éloignées où les aliments coûtent cher (dans des réserves autochtones, par exemple), on a établi des jardins communautaires pour les familles.

Mais son réseau a aussi mis en place un programme d’agriculture dans 16 écoles (Farming School program) qui permet de produire les aliments sur place.

Plus de légumes, moins de pilules

Il existe en ce moment deux grands programmes subventionnés par le ministère de la Santé britanno-colombien. Un programme de comptoir à salade (Salad Bar program) dont bénéficient 20 000 enfants, et un programme de collations à base de fruits, légumes et produits laitiers, provenant de producteurs locaux (Fruit, Vegetable and Milk Snack program) dont bénéficient 450 000 enfants en Colombie-Britannique.

Pour en arriver là, il a fallu convaincre un gouvernement en mode réduction budgétaire que le fait de favoriser une meilleure alimentation entrainerait une réduction des dépenses de santé. Elle et son organisme ont réussi à le faire.

On a d’ailleurs prouvé qu’un enfant mieux nourri avait de meilleurs résultats à l’école, tout en étant en meilleure santé. Cela vaut aussi pour les adultes, qui seront moins malades et auront une vie plus productive.

Et au Québec?

Beaucoup de ceux qui assistent à la conférence cherchent à faire de même au Québec, et nul doute que les conseils et l’expérience de Joanne Bays les aideront dans leur recherche. Elle se déclare d’ailleurs prête à les soutenir.

________________

(1) De la ferme à la cafétéria, incluant: De la ferme à l’école, De la ferme au campus et De la ferme aux établissements de santé: http://www.farmtocafeteriacanada.ca/fr/

Politique de souveraineté alimentaire du Québec

Équiterre a collaboré à l’élaboration de la Politique de souveraineté alimentaire du gouvernement québécois. Mais Équiterre espère que cela ne demeurera pas lettre morte et qu’il y aura bientôt des résultats concrets de cette politique.

L’action sociale d’Équiterre

Mentionnons le programme Croqu’Plaisir en Montérégie pour l’acquisition de saines habitudes de vie en service de garde que soutient Équiterre avec d’autres organismes. Et le réseau des Fermiers de famille coordonné par Équiterre depuis 1995 qui permet d’obtenir des légumes frais, locaux et biologiques.

Autres textes sur  Éducation

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Rencontre avec le clown Dézo

Pour se souvenir des fêtes de quartier

Dézo, un précurseur des arts de la rue à Montréal, était en fin de vie lorsque nous l’avons rencontré en septembre dernier, mais il ne souhaitait pas qu’on en fasse un mélodrame. Il est décédé trois semaines plus tard, le 1er octobre. Hommage à un artiste. Et à travers lui, à tous ceux qui ont contribué aux fêtes de quartier, à l’origine des arts de la rue.

Normand Charest        Dossier CultureCirque du Soleil

dezo clown seul jean-pierre desaulniers

Naissance de Dézo

«Je suis né à côté de la traque, à Trois-Rivières en 1946, et je suis resté à côté de la traque. C’est le propre d’un artiste de ne pas rallier les rangs. Dans le clown, il y a aussi de cela: une contestation sociale.»

Après ses études, Jean-Pierre Desaulniers s’installe à Vancouver. Il travaille à la radio de Radio-Canada, dans un studio minuscule. «Je faisais une émission d’affaires publiques, mais j’ai réalisé que je n’étais pas qualifié pour parler d’économie. J’ai laissé l’emploi.»

Une copine fait partie d’un groupe nommé «Circus Minimus», une parodie de cirque qui fait des spectacles pour les enfants dans les parcs. «Ils me demandent de me joindre à eux comme chauffeur. Puis un jour, de remplacer une fille absente. Après le numéro, on me dit que j’ai été bon, alors je continue. Dans le ferry qui me mène de Victoria à Vancouver, je comprends que je viens de trouver ce que je voulais faire.

«Je reprends ma vieille trompette et j’apprends par moi-même comment jouer devant les foules. Le personnage Dézo est en train de naître. Et on le verra toujours avec un instrument de musique: la trompette, le violon, l’accordéon…»

Carré Saint-Louis: Miron, Godin, Jutra

clown dezo jean-pierre desaulniers fête de rue cirque«J’ai rencontré le poète Gaston Miron qui m’a présenté à Gérald Godin, un autre poète alors ministre. C’était en 1985, autour du Carré Saint-Louis. Godin m’a remis plus tard une bourse, puisée dans son budget discrétionnaire de ministre. J’étais à ses funérailles. Selon ses désirs, une fanfare portugaise suivait le cortège, et une fanfare des fêtes de quartier le précédait, avec des gens comme François Gourd (clown, cinéaste, politicien du très surréaliste parti Rhinocéros).»

«J’ai travaillé avec Claude Jutra sur le film Un petit bonhomme de chemin, qui n’a pas été terminé. C’était sur les amuseurs publics et on filmait au Carré Saint-Louis. En cours de route, le projet s’est transformé en une série de courts métrages. Mais la chicane a pris et le ou les films ne se sont jamais rendus au montage. Ç’a beaucoup attristé Jutra.»

Avant le Cirque du Soleil et Juste pour rire

clown dezo jean-pierre desaulniers cirque art rue fête foraineÀ l’époque, Dézo voyage beaucoup. Il fait partie d’un réseau d’amuseurs qui s’activent dans les rues, dans les fêtes de quartier, dix ans avant la naissance du Cirque du Soleil. Cela le déçoit qu’on ait oublié tous ces précurseurs: Chocolat (Rodrigue Tremblay), Chatouille (Sonia Côté) et les autres.

«Au début des années 1980, Guy Laliberté me demande de participer à des spectacles à Baie-Saint-Paul.» Mais Dézo conservera toujours sa liberté, et lorsqu’il travaillera avec le Cirque du Soleil, ce sera d’une façon autonome.

En 1984, Dézo est invité au Printemps de Bourges, en France, un grand festival avec des noms comme Francis Cabrel et Renaud. La même année, il participe à l’événement «Québec 84» à Saint-Malo. Puis à Rennes, il dit non à Rozon qui veut l’embarquer dans «La grande rencontre», avant la naissance de «Juste pour rire». «Dézo, c’est un petit clown tout en douceur, il n’est pas à sa place dans les grands spectacles.»sera toujours de manière indépendante. «Laliberté, c’est un petit gars comme les autres, comme tous nous autres. Ce n’est pas lui qui a tout inventé.»

Reconnaissance : on oublie trop vite

En 1988, il reçoit l’Ordre de la Fleur des organisateurs du 21e Festival d’été de Québec: «Le Festival», pouvait-on lire dans le communiqué de presse, «s’est toujours fait l’ardent défenseur des artistes de la rue qui, chaque été, transforment Québec en un théâtre de rêve où les rires se mêlent à l’étonnement. Dézo, figure de proue des arts de la rue à Québec a participé fidèlement pendant de nombreuses années à donner une âme vibrante au Festival» (Paulette Dufour).

Il est touché par le fait que l’on reconnaisse ainsi, pour une première fois, l’art du clown. Et doublement par le fait qu’on ait remis cette même récompense à Félix Leclerc, l’année précédente.

En 2002, à Rennes, il reçoit aussi une médaille pour sa contribution aux arts de la rue. Voici ce qu’écrivait un journal local à ce propos, sous le titre «Vingt ans après»: «Les fidèles des Tombées de la nuit se souviennent sans doute du clown Dézo, qui avait marqué de sa présence les premières éditions du festival, dans les années quatre-vingt. Le public rennais avait été conquis par cet artiste québécois… qui avait de son côté gardé une certaine tendresse pour la capitale bretonne. Dézo est venu récemment faire le marathon de Paris. Edmond Hervé a tenu à profiter de son passage en France, pour l’accueillir à l’hôtel de ville.»

Ces reconnaissances font plaisir, mais on oublie trop facilement les fêtes de quartier de l’époque, pense-t-il, les amuseurs qui étaient là avant les grands événements commerciaux, comme ceux du Cirque du Soleil ou de Juste pour rire. On demeure sans cesse dans la nouveauté, et il ne reste plus de place pour ce qui était là avant.

Se changer soi-même, sans attendre

«Je lis Edgar Morin. À 92 ans, il écrit comme un jeune. Il nous dit : changez les choses, mais changez-vous vous-mêmes en premier, et tout de suite. N’allez plus au MacDo, ne jetez plus vos papiers dans les rues.»

«Pour moi, l’engagement social est important. Si tu restes devant ta télé, c’est certain qu’il ne se passera rien. Michel Chartrand et sa femme Simonne Monet ont agi jusqu’à leur mort pour que les choses changent.»

Rire comme des enfants

«J’ai fait une belle vie. Je ne veux pas qu’on pleure sur mon sort. Je demeure toujours le même à l’intérieur, ce qui inclut le petit garçon que j’ai été.»

À la fin de la rencontre, je lui remets ma carte de visite. Il la regarde et me la redonne en me disant qu’elle est imprimée à l’envers. Il l’a seulement tournée vers le haut, mais son vieux truc de clown fonctionne et je ris. Étonnement, candeur : voilà tout l’art du clown.

Je me prépare à partir avec mes notes. «Faites ce que vous voulez avec tout ça, me dit-il. Gardez l’essentiel. Et si je n’ai pas le temps de lire votre article avant de m’en aller, ce n’est pas grave. Je vais le ressentir de toute façon.» Il aura eu le temps de le lire. Et de trouver la première version un peu trop sentimentale. Je l’ai corrigé, pour que Dézo nous quitte avec un sourire.

Autres textes sur Culture

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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Le roman historique, une recherche identitaire?

Chronique de livres

Retrouver ses racines par la lecture

Normand Charest            Dossier Livres

réflexions sociales société citoyen communautéIl se publie beaucoup de romans historiques au Québec, en ce moment, et ils semblent très populaires, selon ce qu’on peut voir en librairie. Le besoin de retrouver ses racines, probablement, dans un environnement culturel où s’enchevêtrent des racines de toutes origines.

Autant il était enrichissant de s’ouvrir sur le monde à partir de notre jeunesse (comme ce l’est encore), autant il est bon, en même temps, de retrouver notre particularité, au milieu de cette diversité.

Et c’est ainsi que la description de la vie de nos ancêtres à Saint-Siméon en Charlevoix, au début du 20e siècle, se révèle aussi fascinante (et surprenante) qu’un récit de voyage dans l’Himalaya ou la lecture d’un roman russe du 19e siècle.

Les livres, un héritage culturel

Cette lecture nous offre l’avantage de mieux nous comprendre, en prenant connaissance de notre héritage culturel, de notre terroir, de ce qui a façonné notre culture, avant la grande mondialisation qui a un peu nivelé toutes les histoires du monde.

J’ai lu, avec bonheur, un roman historique d’Alain Ulysse Tremblay, Les fruits sauvages du huitième jour (Les 400 coups, Montréal, 2012). L’auteur est né en 1954 à Saint-Siméon. Il semble avoir tout fait et enseigne maintenant à l’UQAM.

Il a mis une vingtaine d’années à écrire ce livre, mais il semble y avoir concentré l’expérience de toute une vie, et même de plusieurs générations. Un roman magnifique a plusieurs égards.

La narratrice est née dans ce coin de campagne en 1898 où l’on y vivait de manière quasiment autosuffisante et pionnière, alors que La Malbaie était bien loin, Québec toute une aventure et le voyage vers Montréal presque inimaginable.

Par le récit de cette femme (on se demande, d’ailleurs, comment l’auteur a pu si bien se mettre à sa place), nous prenons connaissance d’un mode de vie et d’une mentalité qui nous sont devenus pratiquement étrangers.

Cela nous fait comprendre notre histoire, ainsi que certaines des manies mystérieuses et pour nous illogiques de nos parents et grands-parents (ou arrière-grands-parents, selon notre âge).

Pourquoi leur conception bizarre des liens familiaux, pourquoi l’accumulation d’argent et de provisions, pourquoi les économies de bouts de chandelles.

De la vie sauvage à aujourd’hui

De la vie dans un environnement sauvage et presque sans médecine, sauf pour celle qui guérissait avec les herbes, en passant par les deux guerres qui volaient les jeunes hommes, par les épidémies qui remplissaient les fosses communes, par la crise qui faisait perdre à certains leur foyer et qui répandait la misère, jusqu’à l’arrivée des technologies qui perturbaient les vies tout en prétendant les faciliter…

Puis partout, la beauté de la nature, dans cette vie rude, et la proximité de l’au-delà pour les plus âgés, qui se sentaient souvent plus proches de leurs «chers disparus» que de ceux, plus jeunes, qui les entouraient. Les chers disparus qui leur apparaissaient pour «venir les chercher».

Le roman d’une région, d’un pays, de son passage d’une vie rurale, d’une économie de subsistance, à son insertion dans une économie de consommation, probablement mieux adaptée à une vie urbaine qu’à une vie rurale.

Dans ce livre, pas de réponses à nos questions, pas de message de l’auteur caché sous la narratrice… Seulement un témoignage, sous forme romancée, pour accompagner notre réflexion sur la suite des choses, maintenant que le «rêve» de la consommation a vieilli et qu’il montre de plus en plus ses failles, que l’on tente de rapiécer tant bien que mal.

La nature n’est plus inépuisable, depuis que nous l’avons envahie à coups de machines. Et nous prenons conscience de la précarité de ses «fruits sauvages» maintenant menacés, tout en étant aussi conscients qu’un «retour aux sources» dans la facilité n’est pas possible, puisqu’une telle facilité n’a jamais été possible et qu’elle n’est pas naturelle.

Un très beau livre, en toute simplicité. Seulement un partage fraternel de nos questionnements communs. Seulement une écoute respectueuse de notre histoire, racontée par une vieille dame, sur la galerie un soir d’été, en regardant le fleuve et en buvant une tasse de thé.

Alain Ulysse Tremblay, Les fruits sauvages du huitième jour, Les 400 coups, Montréal, 2012

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Comment intervenir auprès des jeunes

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graffOpération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants.

Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Jeunes et société

Vers une nouvelle politique jeunesse

Le Sommet des jeunes

Après deux ans de préparation, le Bureau de consultation jeunesse (BCJ), dont l’action couvre la région de Montréal, tenait enfin son Sommet des jeunes au collège Ahuntsic, du lundi 12 août, Journée internationale de la jeunesse, au vendredi 16 août. Il s’agissait d’abord d’un lieu de réflexion pour les jeunes qui souhaitent s’impliquer positivement dans la société, sans se limiter à la critiquer.

Normand Charest       DOSSIER Valeurs de Société, Société, Jeunes, Politique.

reflet de société débat reflexion sociale

Un événement d’une semaine, cela demande une grande logistique. Et nous pouvons voir, dès 8 heures ce lundi matin, une armée de jeunes s’affairer un peu partout. Tout au long de cinq jours, il faudra choisir entre deux ou trois activités qui se tiennent en même temps, et d’abord entre un point de presse et une conférence.

Point de presse : les jeunes et leur enthousiasme

Le point de presse est donné par cinq jeunes assis à la même table. Au centre, la députée du NPD, Lysane Blanchette-Lamothe, qui nous dit que, selon son expérience du terrain, les jeunes s’intéressent beaucoup plus à la politique qu’on peut le croire, et que « si les jeunes sont l’avenir, comme on le dit souvent, ils sont aussi le présent », raison pour laquelle nous devons tenir compte d’eux et de leur implication dans la vie en société.

De chaque côté d’elle, se tiennent deux représentants des jeunes, une fille et un garçon : de la France, Fatima Diaby et Vincent Quintana ; du Québec : Judeisy de Léon et Ursy Ledrich (nous les rencontrerons plus tard pour une interview).  Probablement tous les quatre des jeunes « issus de l’immigration », comme dit l’expression. On est d’abord frappé par la bonne capacité d’expression de ces jeunes qui se sont, visiblement, bien préparés.

Soixante jeunes Français sont venus participer à ce Sommet, des jeunes d’origine africaine ou maghrébine pour la plupart, qui offrent des ateliers et qui participent avec beaucoup de joie aux divers ateliers de cette « Univers’Cité populaire d’été » (le terme « cité » renvoyant, en France, aux banlieues dites sensibles).  Ils viennent de Paris, Mulhouse, Lille, et sont accueillis par l’équipe québécoise du BCJ. Fatima Diaby nous dit : « Nous sommes venus parce que nous avons les mêmes problématiques en France : le racisme, les relations avec la police, etc. Nous avons fait des actions de financement pour venir à Montréal : des spectacles gala, des spectacles de rue. » Si la jeune députée du NPD nous parlait d’implication sociale, Vincent Quintana parle du travail sur soi dans des ateliers qui auront lieu en après-midi, où les participants racontent leur vécu, que l’on illustrera par du théâtre improvisé (le Playback Théâtre), par exemple.

Apprendre à penser pour changer le monde

En même temps que le point de presse, le philosophe et enseignant Éric Martin offre une conférence d’ouverture sur le thème « La jeunesse dans notre société » où il encourage la jeunesse à penser d’abord, à remettre en question la vision imposée des choses.

La philosophie, dit-il, c’est la jeunesse de l’esprit, puisqu’elle remet tout en question et qu’elle jette un regard neuf sur toute chose, comme la jeunesse le fait. La philosophie demande que l’on recherche le sens de la vie, de la souffrance et des valeurs. Et il s’agit en ce moment de trouver de meilleures façons d’habiter le monde et de reconnaître ses valeurs humaines.

Autres textes sur Politique et Médias

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La présence autochtone

Sommet des jeunes

Les femmes autochtones

Parmi les nombreux ateliers offerts durant la semaine du Sommet des jeunes à Montréal en août 2013, il s’en trouvait un qui abordait la question de la place des jeunes Autochtones dans la société actuelle. Cet atelier était animé par Widia Larivière, une jeune femme que l’on a pu voir dans les médias à propos du mouvement « Idle No More » dont elle a cofondé l’aile québécoise.

Normand Charest     Dossier Valeurs de Société, Autochtones

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Widia Larivière est Algonquine par sa mère, tandis que son père est Canadien français. Cette double identité l’aide « à faire le pont entre les deux cultures », nous dit-elle. Elle est également coordonnatrice jeunesse pour l’association Femmes autochtones du Québec (FAQ-QNW), dont les bureaux sont situés à Kahnawake. Elle soulignera d’ailleurs l’importance des femmes dans la société autochtone et dans la transmission de la langue, des traditions, des savoirs et des valeurs.

La défense des droits des Autochtones

fanny-aishaa-murale-graffiti-muraliste-street-art-urbain-culture-hiphop1Ce sont les femmes qui manifestent pour la défense des droits des Autochtones. Dans les années 1970, par exemple, la campagne menée par Mary Two-Axe Earley, une femme mohawk de Kahnawake (près de Montréal), permettra aux femmes autochtones mariées à des non autochtones de retrouver leur statut d’Indienne, sans lequel elles ne peuvent vivre dans les réserves et jouir des droits réservés à ce statut.

Ce sont aussi quatre femmes qui fondèrent le mouvement Idle No More au Canada, et deux femmes encore pour l’aile québécoise (Widia Larivière, 28 ans, qui a grandi à Québec, et Mélissa Mullen-Dupuis, 34 ans, une Innue originaire de Mingan, vivant maintenant à Montréal). Le nom du mouvement « Idle No More » appelle à l’action, mais son beau slogan « Wake Your Spirit » (éveillez votre esprit) élève l’exhortation à un noble niveau.

Les femmes Autochtones et le système de bandes

fanny-aishaa-muraliste-graffiti-mural-street-art-urbain-culture-hiphopLes femmes « ne se reconnaissent pas dans le système de bandes » établi par le gouvernement fédéral au 19e siècle, un système basé sur la suprématie d’un chef, ce qui s’oppose aux traditions autochtones où la place de la femme était mieux respectée. Le conseil des Mères de clans a, par exemple, un grand rôle à jouer dans la vie communautaire de la société mohawk.

Il faut souligner, de plus, l’engagement de la jeunesse, qui a suivi l’initiative des femmes. On nous rappelle que « la jeunesse représente près de la moitié de la population autochtone au Québec et au Canada ». Si l’âge moyen de la population canadienne est de 37,7 ans, celle de la population autochtone n’est, par contre, que de 24,7 ans.

Les nombreuses questions posées et la durée limitée de l’atelier n’ont malheureusement pas permis d’aller plus en profondeur sur les problèmes des jeunes Autochtones vivant soit dans leurs communautés, soit en milieu urbain.

Mais c’était bien de voir le sérieux des participants, qui posaient des questions et prenaient des notes, des participants dont beaucoup étaient Français d’origine maghrébine ou africaine, des jeunes qui pouvaient se retrouver dans la marginalisation vécue par les Autochtones.

« Ne vous souciez pas seulement de vous-mêmes, ô chefs, ni même de votre propre génération. Pensez aux générations futures de nos familles. Pensez à nos petits-enfants, et pensez à ceux qui n’ont pas encore vu le jour et qui nous regardent de par delà l’éternité. » (Dekanawida, artisan de la paix et fondateur de la Confédération des Iroquois, vers le 12e siècle.)

Les toiles sont une gracieuseté de Fanny Aïshaa. Merci de visiter sa boutique.

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