Mes voisins les chevreuils

Centre de la nature et une panoplie d’oiseaux de toutes sortes et…

Chevreuils, renard, raton laveur, Grand héron…

Raymond Viger  Dossier Environnement

Danielle et moi sommes choyés. Nous demeurons à Montréal. Malgré l’urbanité de ce choix, nous sommes voisin du Parc-nature de la Pointe-aux-Prairies.centre de la nature montréal chevreuil urbain environnement

Notre voisin représente 261 hectares de nature sauvage en plein milieu urbain.

Centre de la Nature

Dans ce centre, nous y retrouvons, en toute liberté, des chevreuils, des renards et toute une panoplie d’oiseaux de toutes sortes qui ont été implanté dans cet endroit de villégiature urbain.

Il y a suffisamment d’oiseaux de toutes sortes pour satisfaire un ornithologue chevronné comme Pierre Verville!

C’est pourquoi Danielle et moi sommes régulièrement accueilli par des chevreuils tout près de la maison lorsque nous terminons le travail passé 23h00.

Retour à la maison

Revenant du spectacle fort apprécié de B.U. au Bistro le Ste-Cath, Danielle et moi, retrouvons, une fois de plus, cet ami chevreuil près de notre demeure.

J’en profite pour prendre des photos avec une tablette. Pas de zoom, pas d’effets spéciaux. Des photos dans leur état le plus ordinaire.

Je m’approche de ce nouvel ami. Rendu à une dizaine de pieds, je m’arrête. Je ne suis pas encore suffisamment intime avec ce chevreuil pour connaître ses réactions. Je me disais que s’il décidait de sauter et de vouloir m’atteindre avec ses pattes de devant, les 10 pieds qui nous séparaient devrait pouvoir me donner un avantage suffisant pour une fuite sécuritaire et sécurisante.

De plus, pour m’avancer plus, il me fallait m’aventurer dans une neige plus épaisse. Avec cette grosse tablette à la main, pas évident de le faire et de se sentir en sécurité.

Je commence à prendre mes photos. Mes voilà que notre ami, genre Bambi adolescent, décide de s’avancer vers moi! Ayoye! Je ne m’attendais pas à cela. Tout le temps que j’ai mis à m’approcher, je prenais des photos et j’étais convaincu qu’il allait déguerpir.

Mais voilà qu’il décide de s’avancer vers moi. C’est moi qui ait reculé! Un chevreuil sauvage qui devenait trop intime avec moi!

La prochaine fois, je serais possiblement plus fantasme et tenterait peut-être de le flatter.

Un havre de paix

Combien de citadin sur l’île de Montréal peuvent se vanter d’être aussi intime avec des voisins chevreuils?

Et ce n’est qu’un des avantages majeurs de notre havre de paix à Danielle et moi.

Et non, je ne publie pas cela parce que je cherche à vendre ma résidence.

Un havre de paix que Danielle et moi partageons et désirons conserver juste pour nous deux. Un lieu de ressourcement que nous ne partagerons qu’avec cet ado de Bambi et ses confrères.

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Réseau cyclable en Montréal

Vélo à Montréal

Vélorues: la méthode Ferrandez en question

Le maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, Luc Ferrandez, a annoncé une série de mesures visant à améliorer le réseau cyclable au début du mois de juin 2014. Si l’intention est louable, sa façon de faire n’est pas du goût de tout le monde.

Éléonore Genolhac dossiers  Ville de Montréal,Politique

Vélo Montréal cycliste accident protectionL’arrondissement du Plateau Mont-Royal est celui où la pratique du vélo comme mode de transport est la plus répandue. Selon l’étude sur les ménages de 2011 de Statistique Canada, 11,6% de ses habitants utilise le vélo pour se rendre à leur travail quotidiennement. Un chiffre qui n’a de cesse d’augmenter et qui ne va pas sans poser de problèmes.

Vélorues

Les cyclistes du Plateau sont aujourd’hui trop nombreux pour les infrastructures en place. Certaines pistes cyclables, notamment celle longeant la rue Brébeuf, se retrouvent saturées aux heures de pointe. Et la cohabitation avec les voitures devient elle-aussi délicate.

Luc Ferrandez a décidé de prendre le taureau par les cornes en annonçant la création de vélorues dans son arrondissement. Il affirme lors de cette conférence de presse que «si nous n’arrivons pas à implanter ces mesures ou à réduire le nombre de morts et de blessés sur nos rues, ça voudra dire que nous sommes inutiles et moi, je vais offrir ma démission.»

Ces «nouvelles» rues donneront la priorité aux bicyclettes et aux piétons sur les véhicules motorisés. Le but est de fluidifier le trafic de certaines pistes cyclables et de permettre aux vélos de rouler en toute sécurité, loin des artères jugées dangereuses. La création de ces vélorues s’accompagnera d’une réduction de la vitesse à 30km/h dans les rues et à 40km/h sur les grandes artères du Plateau.

Effet d’annonce

Annoncé en grandes pompes lors d’une conférence de presse, certains acteurs du Plateau déplorent néanmoins «un effet d’annonce». «On nous Effet annonce nouvelles rues annonce en trombe la création de ces vélorues, mais on ne sait pas ce que ça va donner dans les faits. M. Ferrandez ne nous donne pas de détails. C’est cavalier de sa part» déclare un des membres de l’Association des commerçants et des résidents du Plateau Mont-Royal qui préfère garder l’anonymat, se disant victime d’intimidation de la part de certains membres du parti de M. Ferrandez.

Le Plateau Mont-Royal doit maintenant travailler avec la ville centre (Montréal) pour la mise en œuvre de ce projet. Car si l’arrondissement peut décider de réaliser des aménagements de la vitesse, le développement du réseau cyclable quant à lui relève de la compétence de Montréal, comme le souligne Marc Jolicoeur, directeur de la recherche chez VéloQuebec.

C’est là que le bât blesse pour certains qui reprochent à l’équipe de M. Ferrandez de mettre la charrue avant les bœufs: «on nous rapporte quelque chose qui n’est même pas travaillé», continue ce représentant.

Manque de concertationVélorues, Ferrandez, Plateau Mont-Royal

Ce n’est pas le seul grief qui est adressé à l’équipe municipale: «Personne n’a été consulté avant que M. Ferrandez ne donne cette conférence de presse, pas même les services d’urgence», affirme le membre de l’Association des commerçants et des résidents du Plateau Mont-Royal.

Interrogé sur le sujet, le service des Pompiers nuance quelque peu ces propos. Si l’arrondissement n’avait effectivement pas échangé avec eux avant de présenter cette série de mesures, il semble que le contact soit maintenant établi: «le Service de sécurité incendie de Montréal a été mis au courant des projets de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal dernièrement. Il faut rappeler que ces mesures ne sont pas encore instaurées» nous confiait Mélanie Drouin, chargée de communication du Service de sécurité incendie de Montréal.

Elle ajoute: «nous sommes en attente d’un retour de l’arrondissement quant à une future rencontre ainsi que pour tout document relatif au projet. Nous devrions donc être amenés à contribuer au projet afin d’évaluer tous les impacts en tenant compte de notre réalité opérationnelle et législative.»

Argument que reprend Michel Tongay, chargé de communication à la mairie du Plateau Mont-Royal: «Nous en sommes encore au tout début du projet. Il est encore trop tôt pour la concertation. Il va falloir maintenant voir avec la ville centre pour son implantation.»

Si l’intention de l’équipe Ferrandez est louable par son innovation, l’idée des vélorues n’est encore qu’un projet et elle laisse perplexe sur sa mise en pratique.

Autres textes sur Ville de Montréal

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Murales collectives au Jardin botanique

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Murales collectives et animation

Artistes au Jardin botanique

Tous les dimanches de la saison estivale, le Café Graffiti sera présent au Jardin botanique au travers d’une de ses artistes, Geneviève LeBel. Pendant ces après-midi, l’artiste peintre animera des murales collectives dans le jardin, où chacun sera invité à participer.

Delphine Caubet Dossiers EnvironnementPorte-folio

Geneviève Lebel murale Jardin Botanique de Montréal muralisteGeneviève se réjouit à l’avance, elle va passer son été au Jardin botanique. Mieux encore, elle va produire en direct une murale collective en collaboration avec les visiteurs. Une première pour l’artiste et le Jardin.

Création et détente

Sous le thème de la lenteur, les visiteurs seront invités à exprimer leur coup de cœur sur de grands pans animés par Geneviève. Au total, une douzaine de murales seront à disposition.

Situées à la fin du parcours, ces murales permettront aux visiteurs d’exprimer leur ressenti. À leurs côtés, Geneviève peindra pour évoquer des aspects de la nature. Mais son plus gros travail sera d’accompagner les visiteurs dans leur processus de création.

«On veut avoir une murale qui a du sens», explique Annabelle Mimouni, agente de programmes éducatifs pour le Jardin botanique. «L’artiste sera là pour éviter qu’on ait une œuvre morcelée.»

Au fil du temps, les visiteurs pourront observer et s’inspirer des coups de cœur de leurs prédécesseurs et ajouter leur touche à la murale collective.

Acteur de qualité

jardin-botanique-montreal-stade-olympique-muralC’est la troisième collaboration entre le Jardin botanique et le Café Graffiti. S’ils ont fait appel à nos artistes, «c’est qu’ils sont souples et à l’écoute», explique Annabelle Mimouni. «Le Café Graffiti répond à nos attentes.»

Du 21 juin jusqu’à la fin août 2014, Geneviève Lebel sera présente tous les dimanches après-midi pour animer avec d’autres artistes la lenteur dans le Jardin botanique.

L’artiste aura la chance d’être entourée par d’autres professionnels du spectacle, avec notamment des musiciens, des poètes,… de quoi inspirer Geneviève et l’ensemble des visiteurs.

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Parcomètre, le 3e âge et Ville de Montréal

Lettre ouverte à Laurent Blanchard

Copie conforme Réal Ménard

Les parcomètres du centre-ville sont-ils adaptés aux personnes âgées de Hochelaga-Maisonneuve?

Raymond Viger  Dossier Ville de Montréal

parcomètres ville montréal stationnementDepuis quelques années, Ville de Montréal avait débuté le remplacement des anciens parcomètres par des nouveaux permettant de payer à distance et même par Internet son stationnement.

Pour mes déplacements dans le centre-ville, je n’y voyais que des avantages. Puisqu’il est pour ainsi dire impossible de trouver une place exactement au lieu de destination, à partir de notre stationnement, nous pouvons trouver une borne pour faire le paiement requis avant d’y arriver.

Borne de paiement des parcomètres dans Hochelaga-Maisonneuve

parcomètres stationnement montréal villeMais voilà que Ville de Montréal vient de faire les mêmes changements pour Hochelaga-Maisonneuve. Ce qui était une bonne intention au départ peut facilement devenir infernal. Et voici l’anecdote dont j’ai été témoin:

Le Café Graffiti est voisin de la clinique d’optométrie Bélanger. Il y a beaucoup de personnes du 3e âges qui font parti de leur clientèle. Un monsieur qui devait avoir plus de 80 ans se stationne devant notre local pour aller à la clinique. Période de canicule, il fait chaud. Voilà que ce bon monsieur cherche comment payer avec ces nouvelles bornes. Il se rend compte que la borne de paiement est située devant la pharmacie Corbeil et Morin. Pour aller faire son paiement ce monsieur laisse sa conjointe sur le coin de la rue le temps qu’il traverse la rue pour ensuite revenir chercher son amie de coeur pour aller  à l’optométriste.

Il y a une borne de paiement devant la pharmacie Corbeil et Morin et une autre devant l’Oiseau Bleu. Rien entre les deux. Sans se limiter aux périodes de canicules ou encore aux futures tempêtes de neige, cette distance, aller-retour pour faire le paiement peut devenir un vrai marathon pour certains.

Il était prévu d’en avoir une entre les 2. Mais, question d’économie, quelqu’un a décidé de la couper.

J’ai été témoin d’une personne âgée qui a été confronté à cette réalité. Je peux imaginer une mère de famille avec ces enfants ou encore une personne handicapée…

Les marchands de la rue Ste-Catherine sont aussi de l’avis qu’il faudrait une borne de paiement entre les deux en place actuellement. Une pétition circule demandant le rajout de la borne qui avait été prévue initialement.

Merci pour votre écoute M. Blanchard et merci de prendre en compte cette pétition qui présente les besoins des citoyens du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

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Murales graffiti sur les piliers du viaduc Van Horne

Isabelle Winters et le Plateau Mont-Royal

Une galerie sous le viaduc

Le Viaduc Van Horne 2013, la 2e partie d’une galerie graffiti à ciel ouvert.

Raymond Viger Dossiers Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos, Hip-hop

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Muraliste Arpi

En septembre 2010, l’arrondissement Plateau Mont-Royal chapeauté par Isabelle Winters avait fait réaliser 6 murales par les graffiteurs Stare, Zek, Axe, Fluke, Monk.e, Zema et Frank Lam. Les murales 2010 se retrouvent sur les piliers du viaduc Van Horne, à l’est de St-Laurent.

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Peru Dyer Jalea

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Graffiteurs Crazy Apes

Isabelle Winters a relancé le projet pour 2013. Ce week-end, les 11 et 12 mai, les artistes muralistes Arpi, Peru, Sino, Reuben, Fanny Aishaa, Capital P, Charlie Machete et les Crazy Apes se sont exécutés pour couvrir les piliers du même viaduc mais du côté ouest de St-Laurent.

Une belle galerie à ciel ouvert. Une variété de graffiteurs qui laissent leurs marques.

Merci à Isabelle Winters d’avoir permis la réalisation de ces événements.

Autres textes sur le Graffiti

Graffiteur Sino muraliste graffiti mural street art urbain

Graffiteur Sino

Vidéos murales graffiti:

Visite du Café Graffiti

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Débat du Devoir sur la place de l’art public à Montréal

Débat du Devoir sur la place de l’art public à Montréal

Et en particulier sur le déplacement de la sculpture de Calder

Le débat sur « L’homme » du sculpteur Alexander Calder (1898-1976) vous laisse-t-il indifférent ? Vous souvenez-vous de cette œuvre imposante qui régnait sur la Place des Nations, aux beaux jours de l’Expo 67, avant qu’elle soit plus ou moins oubliée dans l’île aux pique-niques des Montréalais ?

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Culture

débats société réflexions socialesOubliée comme d’autres œuvres dans le parc Jean-Drapeau, maintenant dominé par le casino : de l’art au jeu et à la domination de l’argent… Les experts nous rappellent, d’ailleurs, que cette sculpture montréalaise de Calder est évaluée à plus de 150 millions de dollars. L’intérêt pour l’art risque-t-il d’être confondu avec sa valeur financière ?

Pour ou contre son déplacement

Cette célébrité un peu négligée a fait l’objet de débats récemment, et Le Devoir a voulu prolonger les échanges d’opinions publiés dans ses pages, lors d’une soirée sur le thème de l’art public, animé par l’éditorialiste Antoine Robitaille, le 22 avril dernier, au Centre canadien d’architecture (CCA), situé au 1920 rue Baile, à l’ouest de Montréal.

On avait invité à ce débat : Marcel Côté, un économiste aussi impliqué dans le domaine de l’art ; Sarah McCutcheon Greiche, historienne de l’art et auteure de deux études sur le déplacement de l’œuvre de Calder ; Marie-Claude Langevin, chercheuse et auteure d’un mémoire sur le déplacement d’œuvres publiques ; puis François W. Croteau, maire de l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie.

Au départ, les quatre invités étaient d’accord sur une chose : celle de mettre en valeur cette œuvre, ainsi que les 224 autres qui composent la collection d’art public de la ville. Cependant, leurs opinions s’opposent sur la manière de le faire.

Favoriser le centre-ville ou la vie de quartier ?

l'homme calder art public culture artiste Les deux premiers invités (Mme McCutcheon Greiche et M. Côté) souhaitent déplacer l’œuvre de Calder au centre-ville afin de lui offrir une place appropriée. Une œuvre d’une telle valeur, nous disent-ils, doit être vue par le plus grand nombre. Selon eux, sa place est au cœur de l’agora, comme dit M. Côté, c’est-à-dire au centre-ville.

D’ailleurs, des œuvres d’une telle envergure ont souvent été déplacées, ailleurs dans le monde, sans que cela cause de problèmes.

Pour les deux autres invités (Mme Langevin et M. Croteau), l’œuvre est inséparable de son milieu, de sa dimension historique et sociale. Ils proposent plutôt de restaurer l’environnement de l’œuvre. Cela donnerait en même temps l’occasion de revitaliser le parc des îles qui en a bien besoin.

De plus, loin de privilégier le centre-ville, le maire de Rosemont-La Petite-Patrie préfère favoriser la vie de quartier, puisque c’est là que l’on vit au quotidien. Et cela implique d’apporter l’art public en ces lieux, plutôt que de le réserver aux secteurs d’affaires et de bureaux.

Un art « public », et donc un art pour tous

Tous les invités parlent de l’importance d’investir dans l’art public. Mais l’animateur fait bien de soulever la question de la popularité des œuvres, qui ne font pas l’unanimité. Les invités évitent un peu la question, nous semble-t-il, en disant qu’il n’y a jamais de consensus public en art.

Or, faudrait-il s’en remettre exclusivement aux experts pour le choix des œuvres publiques, comme le suggère Mme McCutcheon Greiche ? Cela nous semble drôlement élitiste, et même contraire au sens de l’expression « art public ».

En effet, si cet art est « public », n’est-on pas en droit de réagir lorsque l’œuvre nous déçoit, en tant que citoyens ? Lorsque nous ne voyons pas comment cette œuvre coûteuse pourrait améliorer notre qualité de vie, alors qu’elle n’éveille en nous aucune sensation de beauté ou d’élévation ?

En d’autres mots, est-il utile de dépenser des fortunes pour des œuvres inaccessibles au plus grand nombre, dans une société où l’argent manque pour les projets publics ? Dans une société démocratique, on est en droit de se poser la question. Et sans être nécessairement accusé de vouloir niveler l’art vers le bas.

Il est facile d’aimer Calder maintenant, après plusieurs décennies de mûrissement, nous dit-on. Et il est normal de ne pas aimer les œuvres contemporaines du premier coup. Or, il faudrait informer le public, nous disent poliment les invités de ce débat. En d’autres mots, il faudrait faire son éducation.

Cependant, toutes les œuvres monumentales qui occupent les lieux publics ne sont pas d’égale valeur. Et pas seulement parce qu’elles sont trop abstraites et que les citoyens manquent de culture. Nous ne souhaitons pas, non plus, revenir aux statues édifiantes d’autrefois.

Élargir le débat et la notion d’art public : pour un art plus vert

Le débat sur la place de l’art public n’est donc pas terminé. Selon nous, la réflexion pourrait même s’élargir et remettre en question l’autorité des experts à choisir ce qui est valable et ce qui ne l’est pas pour l’ensemble de la population.

La notion d’art pourrait aussi inclure l’art des jardins et la présence de la verdure en ville. Le CCA nous en donne d’ailleurs brillamment l’exemple, dans son aménagement paysager.

On pourrait objecter que le jardin est un art éphémère. Et pourtant, les plantes vivent plus longtemps que les installations des musées, et leur entretien ne coûte pas plus cher que l’entretien de ceux-ci. De plus, la beauté des jardins, leur signification et leur utilité sont accessibles à tous.

Si les arts visuels sont inséparables de l’architecture, ils sont aussi liés à l’architecture du paysage, et donc aux jardins et à la végétation… et à la notion d’art public. Nous serions portés à dire : « Moins de béton et plus de verdure, s’il vous plaît ! Notre époque en a bien besoin. »

Cependant, tout est question de volonté politique, comme on le dit souvent. Mais il est bon de se rappeler que celle-ci doit reposer sur le vouloir des citoyens. L’intérêt que ceux-ci manifestent ou non pour l’art, et pour certaines formes d’art en particulier, devrait donc influencer les pouvoirs publics.

Sinon, les lobbys continueront d’exercer leur influence dans la direction qui convient à leurs intérêts personnels, et non pas à ceux de l’ensemble de la population.

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« Montréal : métropole congestionnée » à la Maison du développement durable

La congestion à Montréal

Propositions pour désengorger le transport à Montréal

Mardi le 26 février a eu lieu une conférence sur le thème « Montréal : métropole congestionnée » à la Maison du développement durable. Rassemblant des panélistes du milieu des transports en commun et de l’environnement, cette rencontre a servi de point de départ sur l’adoption de stratégies communes sur le développement du transport collectif afin de désengorger le réseau routier à Montréal.

Anders Turgeon Dossiers Société, Environnement

autobus bus metro ville montréal transport en commun« Chaque matin, des centaines de milliers d’automobilistes pestent dans les bouchons de circulation. […] Pendant ce temps, les Montréalais, aux prises avec un réseau de transports collectifs plein à craquer, voient défiler des métros et des autobus bondés et attendent impatiemment leur tour. L’économie s’en ressent, tout comme la qualité de vie des citoyens. »

C’est avec ce préambule que la Maison du développement durable introduit cette conférence-midi. N’est-ce pas le problème de la plupart des habitants de Montréal et ses environs d’être pris dans une congestion touchant à la fois le trafic routier et les transports en commun lorsque vient le temps de se déplacer?

Pour discuter de la problématique de la congestion routière dans la grande région montréalaise, quatre panélistes ont été invités afin de s’exprimer sur le sujet :

  • Nicolas Girard, président-directeur général de l’Agence métropolitaine de transport (AMT);
  • Bernard Bigras, directeur du développement durable à la Ville de Longueuil;
  • Michel Labrecque, président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM);
  • Coralie Deny, porte-parole de TRANSIT, L’Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec.

La discussion a été animée par Hugo Séguin, conseiller et porte-parole en matière de dépendance énergétique chez Équiterre.

Améliorer les transports collectifs

autobus bus metro ville montréal transport en commun stmD’entrée de jeu, les quatre panélistes présents se sont tous entendus pour affirmer qu’ils ne voient pas le développement du réseau routier métropolitain comme solution face aux perpétuels embouteillages. Dans sa présentation PowerPoint, Michel Labrecque a prétendu que la création ou l’élargissement des routes montréalaises ne ferait qu’accroître le nombre de véhicules sur celles-ci.

À l’instar des autres présentateurs du panel, M. Labrecque a préconisé l’amélioration de l’offre dans les transports collectifs de la région de Montréal. Plusieurs projets, à court ou à long terme, ont été mis de l’avant par les panélistes:

  • le Train de l’Est par l’AMT;
  • le renouvellement des wagons du métro de la STM;
  • l’ajout de nouvelles voies réservées sur les grands axes routiers;
  • l’aménagement du Service rapide par bus (SRB) sur le boulevard Pie-IX;
  • le prolongement des lignes de métro bleu, orange et jaune;
  • l’implantation du tramway au cœur de Montréal;
  • l’installation d’un train léger sur rails sur le nouveau pont Champlain à construire;
  • etc.

Dans le même esprit, les quatre panélistes veulent améliorer la rapidité et la fiabilité des différents modes de transport collectif de la région de Montréal.

Payer ces projets en transport collectif

Comment financer ces solutions face à la problématique de la congestion routière à Montréal? En réponse à cette question posée par Hugo Séguin, les quatre panélistes se sont entendus sur la nécessité de diversifier les sources de financement de ces projets.

Parmi ces solutions, faire payer les automobilistes. « Une augmentation de la taxe sur l’essence à cinq cents sur l’île de Montréal pourrait générer des revenus de 170 millions $ pour les transports collectifs », a estimé Coralie Deny. Elle soutient aussi que les automobilistes pourraient contribuer à l’approvisionnement d’un fonds vert à travers diverses sources de financement comme :

  • les péages sur les ponts;
  • l’instauration d’une nouvelle taxe sur l’essence;
  • la hausse des droits d’immatriculation.

Mais les panélistes ont également estimé que les automobilistes ne devraient pas être les seuls à injecter de l’argent pour payer les développements à venir du transport en commun métropolitain. « Montréal seule n’a pas les moyens de ses ambitions pour le transport collectif. Il faut que tous les paliers de gouvernement participent », a fait valoir M. Labrecque.

Reste à voir si ces projets pour décongestionner le réseau routier montréalais auront l’effet escompté, car ceci représente un projet sur le long terme. Il reste maintenant à démontrer aux habitants de la région de Montréal qu’utiliser les transports en commun seraient plus avantageux que de prendre la voiture afin de contribuer à la diminution de la congestion routière montréalaise.

Citations tirées de la présentation de la conférence sur le site web de la Maison du développement durable et d’un article de TVA Nouvelles.

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