Dossier de crédit: accès sans autorisation

Dossier de crédit

Accès non-autorisé des prêteurs

En faisant des recherches sur les dossiers de crédit, une information m’a interpellée: des prêteurs consulteraient sans autorisation des dossiers! Un acte qui diminue la cote des titulaires.

Delphine Caubet dossiers BanqueCartes de crédit et les consommateurs.

prêt banque carte crédit système bancaireLes dossiers de crédit sont tenus par 2 agences d’évaluation: Equifax et TransUnion. Théoriquement, pour consulter un dossier, un prêteur ou employeur doit avoir l’autorisation de son titulaire. Idéalement par écrit, même si l’accord verbal est de plus en plus répandu.

Constat

Roger LaFrance, coordonnateur à l’ACEF Montérégie-Est, rapporte un triste constat: des personnes découvrent que leur dossier a été consulté sans leur consentement. S’il ne s’agit pas d’une pratique courante, elle n’en est pas moins inquiétante.

Cette information révèle que l’accès à un dossier de crédit est aisé, et que les agences d’évaluation ne vérifient pas s’il y a assentiment du titulaire.

Agences

Sur son site Internet, TansUnion stipule:

«TransUnion ne permet aux organisations d’accéder à votre dossier que pour un motif admissible en vertu des législations provinciale et fédérale sur les rapports de renseignements de crédit. En règle générale, ces motifs admissibles ont trait à une demande de crédit, au recouvrement d’une dette, à l’emploi, à la location, aux assurances et à l’établissement de relations d’affaires entre l’organisation et vous.»

Quant à Equifax:

«Une entreprise ou un particulier ne peut obtenir une copie de votre dossier de crédit qu’avec votre consentement ou après vous avoir informé qu’ils vont consulter votre dossier. De plus, un particulier ou une entreprise doit avoir une raison d’affaires légitime et une raison licite tel que prévu dans les règlements du gouvernement pour obtenir votre dossier de crédit.»

Consentement

Le fait qu’il faille une raison pour accéder à un dossier de crédit n’est pas remis en cause. Néanmoins, le titulaire devrait garder le contrôle sur ses informations et donner son autorisation. Si TransUnion ne fait aucune mention du consentement, Equifax stipule que celui qui le consulte doit informer son titulaire. Ce qui parait un minimum au vu de l’historique des informations qui y sont.

Face à ce dilemme, il est important de garder à l’esprit que refuser l’accès à son dossier de crédit peut entraîner le refus de la demande.

Protection

La Commission d’accès à l’information du Québec est l’instance de référence en cas de plainte contre un accès illégal à un dossier de crédit. D’après Isabelle Saint-Pierre, porte-parole de la Commission, l’institution entendrait fréquemment des commentaires quant à cette pratique.

Les victimes peuvent déposer plainte auprès de la Commission et celle-ci fera enquête pour vérifier les faits. À noter que l’illégalité est de transmettre des informations sans autorisation, donc la plainte se fera contre l’agence.

En pratique, malgré le nombre fréquent de commentaires, la Commission d’accès à l’information a reçu seulement 3 plaintes en 2 ans. Aucun des cas n’est encore résolu.

Si Équifax ou TransUnion est reconnue coupable, la Commission lui ordonnera de cesser cette pratique. Pour une peine plus coercitive (une amende), il doit être prouvé que l’agence a sciemment communiqué des informations sans le consentement du titulaire du dossier. Ce qui à ce jour n’est jamais arrivé.

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Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Refus de cartes de crédit

Cartes de crédit

Ne pas avoir de dossier

Il existe une multitude de raisons d’être inconnu des institutions bancaires. Une femme au foyer ayant utilisé le compte de son conjoint, une personne sortant de prison, un nouvel immigrant… tous ont un point commun: leur absence de dossier de crédit fait craindre le pire aux institutions financières.

Delphine Caubet dossiers Cartes de crédit et les consommateursBanque.

Quotidiennement, les cartes de crédit sont utilisées. Pour avancer un fonds, louer une voiture, payer par Internet… Son usage est aussi multiple qu’indispensable. Mais pour y avoir accès, pas de solution miracle: il faut gagner la confiance du banquier.

Prépayée

Pour offrir un service similaire au client, la solution de facilité de la banque est la carte de crédit prépayée. En pratique, elle porte mal son nom de carte de crédit, car le client verse ses propres fonds, et il ne s’agit en aucun cas d’une avance de la banque.

Mais attention, si cette solution est la plus simple pour la banque, Philippe Viel, d’Union des consommateurs, met en garde les clients. Les frais inhérents à ces cartes sont extrêmement élevés, parfois jusqu’à 60$ de frais d’activation. Mais l’avantage est qu’elles permettent au banquier d’évaluer son client, pour ensuite lui proposer d’autres options.

Avant de s’engager dans une carte prépayée, Sophie Sylvain, planificatrice financière et gestion du patrimoine au Mouvement Desjardins, rappelle que ces cartes ne servent pas à bâtir un dossier de crédit.

Lorsque les fonds sont épuisés, il faut les recharger, et elles ne se transforment pas en carte de crédit.

Si vous recherchez un mode de paiement via Internet, Philippe Viel conseille vivement de choisir un service en ligne tel que Paypal, qui est généralement sans frais pour l’utilisateur.

Bâtir son crédit

Les étudiants ont un meilleur accès aux cartes de crédit, car ce sont de futurs travailleurs. Mais qu’en est-il des nouveaux immigrants ou d’une personne sortant de prison? À 30, 40 ou 50 ans, difficile de représenter l’icône de l’employé qui gravira les échelons et fera fortune.

Pour prouver sa stabilité au banquier, Roger Lafrance de l’ACEF Montérégie-Est conseille de débuter avec un petit crédit de 300 ou 500$. Une somme risible pour une banque, mais capitale pour un individu sans dossier de crédit. Le montant n’est pas l’important, c’est une occasion de prouver sa fiabilité à la banque, tout en pouvant régler par Internet.

Cartes de magasins

Dans un dossier de crédit, beaucoup de factures ont leur importance. Le paiement du téléphone, du loyer… et les cartes de crédit des magasins. Et ces dernières peuvent vous aider à bâtir votre dossier.

D’après Martine Marleau, consultante budgétaire à l’ACEF de l’Est de Montréal, les cartes de crédit qui ne sont pas d’institutions bancaires peuvent être un outil. Les magasins sont moins regardants et ces cartes sont plus accessibles. Mais là encore, attention aux pièges: les taux sont extrêmement élevés. «Il faut faire attention à son utilisation et bien la payer chaque mois», conclut-elle. Car, autant ces cartes peuvent vous aider à bâtir un dossier, autant elles peuvent vous pénaliser dès sa création en cas de mauvaises utilisations.

Simone Bilodeau, de l’ACEF Rive Sud de Québec, conseille de ne pas les multiplier. Il faut connaître sa capacité à rembourser, base d’une saine gestion budgétaire.

Patience et rigueur

Il n’existe pas de solution miracle pour bâtir un dossier de crédit. Le temps et la rigueur sont les seuls maîtres mots. Il faut être prêt à débuter avec de petits crédits pour prouver sa fiabilité. Point positif, les professionnels consultés ont reconnu qu’une fois cette confiance acquise, «cela peut aller très vite.»

En attendant, il faut prendre son temps et passer au travers de ces mois ou années pour se bâtir un bon dossier. Il est difficile de donner une durée pour avoir la confiance de la banque, chaque histoire étant unique. Mais d’après nos observateurs, on parle davantage de 1 ou 2 ans en l’absence de dossier.

Autre point important pour apaiser la banque: faire un budget et épargner. Comme l’explique Simone Bilodeau, même sans dossier de crédit, une épargne peut donner confiance à la banque, «mais cela ne fonctionne que pour l’institution financière où sont les fonds», précise-t-elle.

Le Mouvement Desjardins acquiesce: il est conseillé d’épargner, même des petites sommes, mais régulièrement.

Fonctionnement du dossier de crédit

Les dossiers de crédit sont tenus par 2 agences: Equifax et TransUnion. Chaque dossier a une notation composée de lettre (indiquant le type de crédit), suivie d’un chiffre de 0 à 9. Un bon payeur obtenant 1 et un mauvais 9.

Ces sociétés évaluent votre dossier en fonction du nombre de comptes, de leur solde, des paiements… Très important, chaque consultation du dossier (excepté la vôtre) diminue sa notation. Chaque événement qui influe sur votre cote apparaît sur le dossier pendant 6 ans.

En théorie, pour consulter un dossier, les prêteurs doivent demander l’autorisation au titulaire, qu’il est en droit de refuser. Mais ce refus risque fortement de porter atteinte à la demande.

Roger LaFrance de l’ACEF Montérégie-Est note toutefois des abus de la part de prêteurs qui consulteraient des dossiers sans autorisation. Un acte qui en diminue la cote.

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Agences de recouvrement: harcèlement

Agences de recouvrement: harcèlement

Mario St-Pierre                    Dossier Protection du consommateur

Âgée de 23 ans, Nadine ne répond plus à la porte ni au téléphone. Elle dort mal, fait des crises d’anxiété et ne sort pratiquement plus. Elle se sent jugée, rabaissée, traquée. Le problème de Nadine peut pourtant être facilement résolu: faire cesser le harcèlement de ses créanciers. Nadine n’est que très légèrement endettée. Pourtant, on lui fait les pires menaces.

Les agences de recouvrement utilisent des procédures, parfois douteuses, afin de réaliser leur mandat. Les employés outrepassent largement leur pouvoir. Ils utilisent des menaces pour récupérer les montants dus, harcèlent les consommateurs endettés, les contactent à toute heure du jour et du soir. Certains vont même jusqu’à vous contacter directement sur votre lieu de travail, demandent de l’information à vos patrons, parents et amis. Ils exigent le paiement intégral de la dette sans même vous aviser des autres possibilités. On vous fait craindre le pire avec l’utilisation de mots comme saisie, jugements, emprisonnement!

Sachez que même si vous êtes endettés, vous avez des droits. L’Office de la protection du consommateur émet le permis d’opération des agences de recouvrement. Celui-ci peut être suspendu si leurs employés ne se conforment pas aux dispositions de la loi. Cette Loi prévoit entre autre que:

  • Le créancier peut communiquer avec le débiteur de 8 heures à 20 heures, du lundi au samedi. Par ailleurs, l’agence de perception avisée par un débiteur de ne communiquer avec lui que par écrit doit se conformer à ses instructions.
  • Le créancier ne peut faire de harcèlement. La Loi ne définit pas tout ce qui constitue du harcèlement.

Vous êtes donc dans vos droits d’exiger que ce harcèlement cesse et que ces représentants des agences n’entrent en communication avec vous que par écrit. D’ailleurs, vous pouvez faire une offre de règlement en émettant une série de chèques pour en finir avec cette dette. En respectant les ententes que vous proposez, nul ne peut s’opposer à votre bonne volonté.

Les créanciers ne peuvent procéder à une saisie sans avoir au préalable entre les mains des procédures judiciaires et obtenu un jugement exécutoire. Veuillez noter qu’une simple mise en demeure ne constitue pas une procédure juridique (qui porte, elle, un numéro de Cour ainsi qu’une date de présentation). Si vous êtes sans emploi et n’avez aucun actif saisissable, un créancier hésitera souvent à entreprendre des procédures judiciaires présentant peu de chance de récupération.

Pour être mieux informé sur les procédures que vous devez entreprendre pour régler vos problèmes de harcèlement, n’hésitez pas à consulter le réseau des ACEF (Association coopérative d’économie familiale) ou tout autre organisme qui vous offre des consultations budgétaires. Vos créanciers ont des recours mais vous avez aussi des droits!

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Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Mes cartes de crédits et mes vacances

Mes cartes de crédits et mes vacances

Dossier Protection du consommateur

Oui, c’est vrai, j’ai pris quinze jours de vacances avec la belle Danielle, ma copine de toutes mes aventures (et la codirectrice de l’organisme). C’est la première fois depuis l’ouverture du Café-Graffiti en 1997 que nous prenons quinze jours de vacances. C’est même la première fois depuis que nous sommes ensemble. Ce fut plaisant et on compte bien récidiver l’an prochain.

Petits trucs, ramassez des points Airmiles et Aéroplan pour payer vos billets d’avion. C’est plus accessible financièrement. Mais attaquons le sujet de mon article. Je me retrouve en vacances au Mexique. Je fais des dépenses, parfois en argent canadien, à d’autres reprises en argent américain ou encore en pesos. Compte tenu des taux de change et des souvenirs que nous achetons à tous nos amis, je n’ai aucune idée de ce qu’il me reste de disponible sur ma carte de crédit. Mes comptes n’étaient pas encore dus quand je suis parti en vacances, je sais que je vais atteindre la limite de cette carte avant la fin de ces merveilleuses vacances. Quand ils vont refuser d’accepter un paiement, je vais passer à ma deuxième carte. Tout avait été prévu et nous avions budgété en conséquences.

De retour à Montréal, je fais la distribution des souvenirs à mes enfants et à tous mes amis du Café-Graffiti. J’ouvre mon courrier accumulé. Je me prépare à faire l’envoi des chèques pour payer mes comptes à temps pour ne pas payer de frais d’intérêt. J’ai toujours fait attention pour ne pas payer de frais inutilement. Quelle est ma surprise de me rendre compte que ma carte de crédit a un solde supérieur à ma limite de crédit autorisée. Mais quelle horreur de voir qu’on me charge 15$ de frais pour surpassement de limite de crédit autorisé.

N’écoutant que mon courage, ou plutôt la moutarde qui me monte au nez, je téléphone au service à la clientèle de cette carte de crédit. On me dit que c’est la procédure. Si votre compte est toujours à date, ils acceptent de vous laisser dépasser votre limite autorisée, moyennant des frais administratifs. Mon compte a dépassé de 100$ ma limite autorisée et on me charge 15$ de frais. C’est l’équivalent d’un taux d’intérêt annuel de 180%! Même les groupes criminalisés chargent moins cher que ça. Personne ne m’a avisé de cette nouvelle procédure.

J’ai encore une fois chialé et défendu ma cause au téléphone. L’agent de service m’a finalement enlevé les frais. Il me spécifie qu’il met une note à mon dossier. Maintenant que je suis au courant qu’il y a des frais de 15$ lorsqu’on dépasse la limite autorisée, ils ne seront pas crédités la prochaine fois. On finit par m’expliquer que c’est une nouvelle procédure et qu’il y avait un avis sur le dernier état de compte. Après vérification, cet avis existait à la fin de l’état de compte. Vous savez, les dernières lignes en petit caractère que personne ne lit.

Tout est informatisé et il faut des numéros d’autorisation pour faire des achats. J’étais convaincu que la limite de crédit ne pouvait pas être dépassée par mégarde. Mais avec les banques, pas facile d’avoir le dernier mot. Mon dossier est rempli de petites notes rouges. La seule raison qui me fait conserver mes cartes, ce sont ces fameux points Airmiles et Aéroplan que j’accumule et qui me permettent de partir en vacances. En espérant qu’Air Canada ne fera pas faillite et que je n’ai pas eu à endurer tout cela pour rien.

P.S. Une autre carte de crédit vient de m’aviser que désormais, des frais de 20$ seront facturés en cas de surpassement de crédit. Continuez de bien vérifier vos comptes et les petits caractères. Les institutions financières s’amusent à émettre de nouvelles procédures et de nouveaux frais. Prenez le temps d’examiner vos comptes. N’hésitez pas à vous plaindre si vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’ils vous chargent. Faites respecter vos droits et soyez vigilants pour ne pas payer de frais inutiles. N’hésitez pas à consulter les ACEF (Association coopérative d’économie familiale) pour vous faire aider. Une grande question demeure. Avons-nous vraiment besoin de ces cartes de crédit?

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Les cartes de crédit: pires que des shylocks!

Les cartes de crédit: pires que des shylocks!

Dossier Banque, Protection du consommateur, Économie

Je voudrais vous parler d’un scandale épouvantable. Les cartes de crédit. Vous faites des achats sur votre carte de crédit, vous recevez votre compte à la fin du mois, vous le payez au complet et vous ne payez rien en frais d’intérêt.  Ça, c’est la partie plaisante d’une carte de crédit.

L’histoire d’horreur commence au moment où vous ne payez pas votre carte de crédit au complet.  On prend l’exemple où vous avez acheté pour 500 $ dans le mois.  Vous n’avez pas l’argent pour payer au complet, vous ne pouvez verser que 400 $. Il reste un solde de 100 $. Dans votre tête, vous pensez que vous allez payer des intérêts juste sur 100$ à un taux de 19 % par année.  Oubliez ça.

La compagnie de crédit vous charge des intérêts sur le 500 piastres au complet, et ce rétroactivement à partir de la date d’achat.  Vous payez des intérêts sur un montant cinq fois plus élevé que ce que vous venez d’emprunter. Ce n’est plus du 19 % par année, c’est rendu à du 95 % par année. Passé 60 %, c’est un taux usuraire (du shylocking).

Mais il y a pire encore. Trois jours après avoir payé votre 400 $, vous recevez de l’argent. Vous payez la balance de votre solde, soit 100 $. Dans votre tête, les intérêts arrêtent là. Bien non. Les intérêts continuent à courir jusqu’au prochain état de compte.  Vous payez des intérêts sur de l’argent que vous ne leur avez même pas emprunté!

La morale de cette histoire: une carte de crédit, ça s’utilise si vous avez la capacité de la payer au complet quand vous recevez votre état de compte.

La morale de cette morale : si vous êtes toujours pris avec un solde sur vos cartes de crédit, il existe différentes ressources pour vous aider à vous en sortir.  Entre autres les associations coopératives d’économie familiale (A.C.E.F). Consultez le bottin téléphonique pour connaître celle de votre quartier.

UN BON CÔTÉ DES CARTES DE CRÉDIT

Malgré le fait que je soutienne fermement qu’une carte de crédit n’est pas un outil de financement sur lequel on devrait laisser traîner des soldes impayés, il y a tout de même un avantage important à payer ses achats sur carte de crédit.

En utilisant votre carte de crédit, si vous n’avez pas reçu les services promis par le marchand, vous appelez le service à la clientèle de votre compagnie de crédit et vous pouvez faire annuler l’achat.  Votre compte sera crédité et ce sera la responsabilité du marchand de prouver que vous avez reçu les services achetés. C’est beaucoup plus facile que de demander à un marchand un chèque pour remboursement, une fois la transaction complétée.

Une carte de crédit, dans la mesure où l’on paye intégralement le solde en recevant son compte, permet au consommateur de garder un pouvoir face au marchand. N’hésitez pas à faire appel à l’Office de Protection du Consommateur ou à l’ACEF (association coopérative d’économie familiale) si vous éprouvez des difficultés. Composez le 4-1-1 (opératrice) pour obtenir le numéro du bureau le plus près de chez vous.

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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Quand notre argent disparaît de la circulation

Quand notre argent disparaît de la circulation

Dossier Protection du consommateurFraudes internetBanque, Économie

Vous me direz que je suis encore à chialer contre les banques et les cartes de crédit. Hé bien oui. Que voulez-vous? Avec le service qu’elles nous donnent, tous les frais cachés et les petites clauses qui les avantagent, bien camouflées en arrière du troisième formulaire, il faut bien, en tant que consommateur sortir de ses gonds à quelques occasions.

Je vous ai déjà entretenu sur la vente de garantie prolongée sur le papier de toilette, un service offert par la carte Master Card de la banque Canadian Tire (volume 12 no 3, décembre-janvier 2004). Pour ceux qui ne le savait pas, Canadian Tire est devenu une banque. Être une banque est plus payant que d’avoir des magasins. Les magasins ne sont maintenant qu’un prétexte pour faire de l’argent avec le crédit. Aujourd’hui je vais déblatérer à propos des services financiers par internet.

Internet est un instrument merveilleux, quand il ne tombe pas en panne, pour communiquer rapidement. Après m’être inscrit à ce service haute technologie, j’essaie de faire de moi une personne moins préhistorique et je commence à payer mes comptes par internet. Dans le confort douillet de ma maison, je me sers de ce service pour donner mes directives. Puisque je suis quelqu’un qui n’aime pas payer 20% d’intérêt par année (ou plus), je paye mes soldes de carte de crédit au complet à la date demandée. Je m’en suis toujours fait un point d’honneur. Pour être sûr de ne pas oublier un compte sous la tonne de papier qui traîne dans ma valise et sur ma table, dès réception du compte je demande à mon cher internet de le payer à la date requise. Dans ma vie préhistorique, j’utilisais des chèques que j’envoyais d’avance mais datés de la journée ultime de grâce.

Voilà que je vérifie mon dernier compte reçu de cette fameuse banque Canadian Tire. Je m’aperçois que, malgré que j’ai fait mon paiement au montant intégral et à la date demandée, cette banque de pneus m’a chargé les intérêts comme si je n’avais pas payé mon compte. Je saute sur le téléphone pour m’informer du problème. Je me fais répondre que même si j’ai fait le paiement par internet à la date demandée, cela prend deux jours ouvrables pour que le paiement leur arrive! C’est vite internet. On me dit de faire mes paiements deux jours ouvrables avant la date d’échéance pour ne pas avoir à payer d’intérêts. Je suppose que tout bon citoyen sait cela évidemment. Un système internet qui nous permet de parler en direct avec des gens partout à travers le monde prend deux jours ouvrables pour faire le paiement de ma carte de crédit.

Quand j’envoyais un chèque postdaté, le paiement se faisait à la date demandée. Mais pas avec l’internet. Même si j’envoie l’ordre de paiement deux semaines d’avance. Pas vite les ordinateurs. Mais je suis obligé de me poser une grande question. Lorsque je demande de payer mon compte pour le 15 du mois, le paiement me sera crédité le 17 sur ma carte de crédit. Et cela, malgré que mon compte, lui, soit débité le jour même, à l’instant où je pèse sur la touche de confirmation. Si mon argent disparaît de mon compte le 15 et qu’il ne réapparaît que le 17 sur ma carte de crédit, où est-il pendant ces deux jours? Qui fait des intérêts avec mon argent pendant ces deux jours? Des gens se sont déjà mis riches juste à jouer avec les fractions de cennes qui traînaient partout. Maintenant on laisse traîner tout le capital. Et si mon argent oubliait de refaire surface dans deux jours?

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Mes cartes de crédits et mes vacances

Mes cartes de crédits et mes vacances

Oui, c’est vrai, j’ai pris quinze jours de vacances avec la belle Danielle, ma copine de toutes mes aventures (et la codirectrice de l’organisme). C’est la première fois depuis l’ouverture du Café-Graffiti en 1997 que nous prenons quinze jours de vacances. C’est même la première fois depuis que nous sommes ensemble. Ce fut plaisant et on compte bien récidiver l’an prochain.

Petits trucs, ramassez des points Airmiles et Aéroplan pour payer vos billets d’avion. C’est plus accessible financièrement. Mais attaquons le sujet de mon article. Je me retrouve en vacances au Mexique. Je fais des dépenses, parfois en argent canadien, à d’autres reprises en argent américain ou encore en pesos. Compte tenu des taux de change et des souvenirs que nous achetons à tous nos amis, je n’ai aucune idée de ce qu’il me reste de disponible sur ma carte de crédit. Mes comptes n’étaient pas encore dus quand je suis parti en vacances, je sais que je vais atteindre la limite de cette carte avant la fin de ces merveilleuses vacances. Quand ils vont refuser d’accepter un paiement, je vais passer à ma deuxième carte. Tout avait été prévu et nous avions budgété en conséquences.

De retour à Montréal, je fais la distribution des souvenirs à mes enfants et à tous mes amis du Café-Graffiti. J’ouvre mon courrier accumulé. Je me prépare à faire l’envoi des chèques pour payer mes comptes à temps pour ne pas payer de frais d’intérêt. J’ai toujours fait attention pour ne pas payer de frais inutilement. Quelle est ma surprise de me rendre compte que ma carte de crédit a un solde supérieur à ma limite de crédit autorisée. Mais quelle horreur de voir qu’on me charge 15$ de frais pour surpassement de limite de crédit autorisé.

N’écoutant que mon courage, ou plutôt la moutarde qui me monte au nez, je téléphone au service à la clientèle de cette carte de crédit. On me dit que c’est la procédure. Si votre compte est toujours à date, ils acceptent de vous laisser dépasser votre limite autorisée, moyennant des frais administratifs. Mon compte a dépassé de 100$ ma limite autorisée et on me charge 15$ de frais. C’est l’équivalent d’un taux d’intérêt annuel de 180%! Même les groupes criminalisés chargent moins cher que ça. Personne ne m’a avisé de cette nouvelle procédure.

J’ai encore une fois chialé et défendu ma cause au téléphone. L’agent de service m’a finalement enlevé les frais. Il me spécifie qu’il met une note à mon dossier. Maintenant que je suis au courant qu’il y a des frais de 15$ lorsqu’on dépasse la limite autorisée, ils ne seront pas crédités la prochaine fois. On finit par m’expliquer que c’est une nouvelle procédure et qu’il y avait un avis sur le dernier état de compte. Après vérification, cet avis existait à la fin de l’état de compte. Vous savez, les dernières lignes en petit caractère que personne ne lit.

Tout est informatisé et il faut des numéros d’autorisation pour faire des achats. J’étais convaincu que la limite de crédit ne pouvait pas être dépassée par mégarde. Mais avec les banques, pas facile d’avoir le dernier mot. Mon dossier est rempli de petites notes rouges. La seule raison qui me fait conserver mes cartes, ce sont ces fameux points Airmiles et Aéroplan que j’accumule et qui me permettent de partir en vacances. En espérant qu’Air Canada ne fera pas faillite et que je n’ai pas eu à endurer tout cela pour rien.

P.S. Une autre carte de crédit vient de m’aviser que désormais, des frais de 20$ seront facturés en cas de surpassement de crédit. Continuez de bien vérifier vos comptes et les petits caractères. Les institutions financières s’amusent à émettre de nouvelles procédures et de nouveaux frais. Prenez le temps d’examiner vos comptes. N’hésitez pas à vous plaindre si vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’ils vous chargent. Faites respecter vos droits et soyez vigilants pour ne pas payer de frais inutiles. N’hésitez pas à consulter les ACEF (Association coopérative d’économie familiale) pour vous faire aider. Une grande question demeure. Avons-nous vraiment besoin de ces cartes de crédit?

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