Réinsertion des jeunes par la marche

Guérison au lieu de répression

«La réinsertion des adolescents en grande difficulté par la marche à pied»

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers Famille, Personnes âgées

Les Autochtones le savaient déjà : la guérison est préférable à la répression. Cela est particulièrement vrai au niveau de la jeunesse. Basée sur ce principe, l’association française Seuil aide les jeunes délinquants par de longues marches. Cet organisme a été fondé par un journaliste français, Bernard Ollivier. 

débats société réflexions sociales social communauté citoyenÀ 60 ans, Bernard Ollivier est mis à la retraite, mais pour lui cela signifie qu’on le met « à la casse ». Il est veuf, ses enfants ont quitté le foyer : il se retrouve donc seul et, sans son travail, il déprime. Il trouve une solution pour s’en sortir : partir de Paris, traverser le pays à pied et faire le chemin de Compostelle. Par la marche, un pas devant l’autre, par la bonne fatigue et le plein air, ses idées noires et tous ses soucis disparaissent. Il vient de découvrir une nouvelle forme de thérapie, qu’il voudra partager avec d’autres.

Une nouvelle raison de vivre

Après Compostelle, il veut continuer, et il prépare le projet d’une très longue marche qui le mènera de la Turquie jusqu’en Chine. Il racontera cette Longue marche en trois livres qui le rendront célèbre et lui procureront un bon revenu. Grâce à ses droits d’auteur et inspiré par l’exemple de la justice belge, il fondera l’association Seuil pour aider les jeunes délinquants. Le principe consiste à remplacer du temps d’emprisonnement par une longue marche, le jeune étant accompagné par un marcheur bénévole qui le prend en charge. Avec ce projet, il vient de trouver une nouvelle raison de vivre en aidant.

débats de société la vie commence à 60 ans bernard ollivierLa mise sur pied de cet organisme ne se fera pas facilement, car il devra lutter contre une bureaucratie rigide qui n’aime pas les nouveautés, surtout lorsqu’elle ne vient pas de ses ministères et des spécialistes. Les aidants bénévoles sont considérés comme des «amateurs» : «En France, cela ne pardonne pas», écrit-il. «Si notre cause est difficile à défendre face aux interlocuteurs de l’administration, elle rencontre un écho incroyablement favorable auprès de la population.» Ainsi, on l’invite à donner des conférences un peu partout, les salles sont pleines et il recueille des contributions spontanées.

«Jeter un pont entre jeunes et vieux»

Tout en étant utile aux jeunes en difficulté, l’association donne aussi une raison de vivre à de nombreux retraités très qualifiés en divers domaines qui peuvent ainsi se rendre utiles de manière valorisante, plutôt que de se laisser aller à l’ennui ou aux loisirs infantilisants et de perdre leurs capacités.

« Passer de l’adolescence à l’âge d’homme est une épreuve. Je le constate chez ces jeunes que des éducateurs à bout de solutions nous confient. Passer de la vie “active” à la retraite est tout aussi difficile. Dans un cas comme dans l’autre, certains sont déboussolés, surtout s’ils ne peuvent s’appuyer sur des soutiens affectifs solides. »

Bernard Ollivier nous raconte cette expérience dans un livre intitulé La vie commence à 60 ans (éditions Phébus). Les titres des deux derniers chapitres peuvent d’ailleurs donner une bonne idée du livre : « Jeter un pont entre jeunes et vieux » et « Qui n’a pas de projet est déjà mort ».

  • Voir l’association Seuil sur Internet («La réinsertion des adolescents en grande difficulté par la marche à pied»).

Autres textes sur Famille

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet:http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Joel Monzee

Conseils pratiques pour l’éducation

Enfants, adolescents et jeunes

Joël Monzee propose des trucs simples pour prévenir l’apparition de troubles de toutes sortes chez les enfants tels que l’hyperactivité, la dépression ou encore des problèmes liés à l’anxiété de performance.

Geneviève Lamothe   Dossier Famille, Éducation

livre-joel-monzee-adolescents-conseils-pratiques «Vouloir à tout prix éviter la souffrance à son enfant est le pire écueil pour un parent. La difficulté forge le caractère. Le parent doit apprendre à son enfant à gérer la souffrance quand elle se présente», affirme-t-il.
De façon globale, le conseil No 1 de Joël Monzee est d’être à l’écoute de son enfant. «Le fait que son parent remarque que quelque chose cloche et le questionne peut tout changer pour un enfant. Plus il est jeune, plus il faut lui poser de questions, plus l’enfant est âgé, plus il faut accepter qu’il ne réponde pas», note-t-il.

Conseils pratiques pour les enfants

Pour les enfants de 0 à 5 ans, il est très important d’être cohérent et clair et, pour s’aider, le parent peut se faire une liste de priorités qui peuvent guider ses décisions dans le feu de l’action.

Les choix alimentaires aussi sont cruciaux pour le bon développement du cerveau de l’enfant. Joël Monzee résume son opinion en la matière par un slogan éclairant: «Plus c’est transformé, plus il faut s’en méfier».

Concernant la consommation de la télévision chez les petits, monsieur Monzee affirme que la véritable question que le parent doit se poser est: «pourquoi est-ce que je le mets devant la télé?» Et adapter la situation en fonction de la réponse de chacun.

L’enfant d’âge scolaire

joel-monzee-adolescents-education-conseils-jeunes Pour les enfants d’âge scolaire, lorsque des pépins surviennent, Joël Monzee suggère une démarche en trois points. Le parent doit encore une fois écouter son enfant,  le rassurer, accepter qu’il y a des choses que l’on ne peut pas changer et trouver le moyen d’en tirer quelque chose de positif.

«Il est très important à faire savoir aux parents est que, si l’école donne une punition, il faut discuter de la chose, mais surtout pas redonner une punition car cela peut bloquer la communication. Comme l’enfant n’a plus d’endroit pour ventiler, il risque d’exploser», mentionne-t-il.

Il faut également prendre le temps, au retour de l’école, de poser trois questions simples à son enfant. «En demandant quel est le meilleur moment de sa journée, le plus difficile et le moment où il a été le plus fier de lui, on peut changer la vie et l’avenir d’un enfant de manière profonde», dit-il avec enthousiasme. Cela contribue à construire son estime de lui-même et permet au parent de mieux le connaître.

Le monde de l’adolescence

Les parents d’adolescents qui auraient toujours été à l’écoute de leur enfant ne doivent pas trop s’inquiéter, selon Joël Monzee, car le plus important, assure-t-il, est que l’ado sache que son parent est là.

«L’adolescent doit décider de s’engager dans le monde. Pour cela, il va nécessairement remettre en question ses parents et il devra apprendre à structurer ses projets, en faisant ses erreurs», résume-t-il.

Un conseil important selon lui, est de tout faire pour ne pas transférer ses propres peurs des parents sur ses enfants. «Le parent a tout à perdre de faire cela. Il doit rester bien dans ses baskets, présent, attentif, et poser les bonnes questions à son enfant en sachant que le fait qu’il réponde ou non n’a pas d’importance, la réflexion se fait en lui quand même», rappelle-t-il.
«Dans tous les domaines, il s’agit toujours d’une question d’équilibre. Nous sommes donc tous, d’une certaine manière, des équilibristes et, pour ne pas tomber, il faut être dans le moment présent», conclut-il.

NDLR: N’oubliez pas de ne pas vous projeter dans votre enfant et de vouloir lui faire vivre ce que vous auriez aimé vivre vous-même!

Autres textes sur Famille

Décrochage scolaire: Entre la rue et l’école

Droits des enfants

Conflit de génération, dossier famille

Influences des parents sur l’éducation de leur jeune

Le suicide de notre enfant

Ressources pour les familles et les enfants

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Le garage des jeunes

Une annexe à l’Antre-Jeunes; le garage des jeunes

Coin informatique, bibliothèque, baby-foot, tv, salle de cardio, cet espace représente un véritable eldorado pour les jeunes. Ouvert pour recevoir les adolescents du quartier âgés de 12 à 17 ans, ceux-ci le considèrent aujourd’hui comme leur deuxième maison.

Estelle Gombaud    Dossiers Communautaire, Jeunes, Famille

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

jeunes-maison-des-jeunes-jeune-activites-communautaireIl y a 13 ans, L’Antre-Jeunes de Mercier-Est, un organisme jeunesse situé dans le quartier d’Hochelaga Maisonneuve, crée cette annexe pour répondre à la demande grandissante des adolescents du quartier. Offrant les mêmes services, cet espace est un lieu de vie, de détente et de création.

Rachelle, 14 ans, témoigne. « Ici il y a tout ce que j’aime, je peux surfer sur Internet, retrouver mes amies pour parler de tout et de rien. Les animateurs sont vraiment cool et ouverts, ça donne envie de revenir ». C’est une copine qui lui a fait découvrir l’endroit et depuis, dès qu’elle a un peu de temps libre, elle s’y rend. « Je viens ici tous les jours après l’école, c’est vraiment l’fun! ».

Chloé, 15 ans, fréquente la structure depuis 3 ans et compte bien y rester jusqu’à ce qu’elle ait atteint l’âge limite. « J’aime venir ici pour rencontrer de nouvelles personnes. Je m’y sens bien », confie-t-elle.

Des activités qui responsabilisent

jeune-activites-communautaire-jeunes-maisonDepuis 13 ans, le Garage propose différents types d’activités afin de responsabiliser ses membres. Cette année, leurs efforts se sont concentrés sur deux projets : l’aménagement du local et un voyage à Toronto.

Lorsqu’on pousse la porte du local, on peine à croire qu’il s’agissait autrefois d’un garage. Ses  jeunes ont souhaité apporter un changement radical à leur espace qu’ils trouvaient démodé. « Ils nous ont aidé à refaire la peinture, la décoration et l’aménagement de la salle », s’enthousiasme l’animatrice et intervenante, Gabrielle Joseph Blais. « Le résultat est le fruit de leurs envies et de leurs efforts.», souligne-t-elle.

L’idée d’un séjour à Toronto prévu pour la fin du mois d’août fut lancée en mars. Un système de sélection par entretien a été organisé par les deux intervenants du Garage, Francis Paquette et Gabrielle, afin de tester la motivation des jeunes et de donner les 8 places disponibles aux plus méritants. « C’est une première expérience au cours de laquelle ils ont été obligé de se vendre. On voulait vraiment des jeunes qui s’impliquent dans le projet », indique-t-elle.

D’autres initiatives proposées sont également enrichissantes. « On leur propose de petites actions de collecte d’argent comme emballer les commandes dans les supermarchés, vendre des boissons dans des évènements extérieurs ou tenir des ateliers maquillage afin de financer nos activités », explique Gabrielle. « Grâce à ça, ils acquièrent une première expérience de travail qui permet de les responsabiliser », renchérit-elle.

L’avantage de la proximité

maison-des-jeunes-activites-communautaire-quoi-faire-jeunesSitué au cœur de l’ensemble des HLM Thomas-Chapais et près de Dupéré dans Mercier-Est, le Garage se fond dans le décor. « On est comme l’extension de leur maison. Ils arrivent parfois en pyjama. Trente secondes après être sorti de leurs immeubles, ils sont déjà là », témoigne Gabrielle en souriant.

Une proximité, des intervenants à l’écoute et un large choix d’activité font du Garage un lieu unique qui a pris une place privilégiée dans le cœur des jeunes du quartier. Et ce depuis plus de 13 ans.

Pour plus de renseignements : www.lantre-jeunes.com

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Prozac et les ados agressifs

Prozac et les ados agressifs

Agence Science Presse                       Dossier Toxicomanie, Alcool

Le Prozac calme les adultes… mais rend les adolescents plus agressifs! Du mois, chez les hamsters. Mais les auteurs de la recherche y voient déjà un lien vers le fait que certains antidépresseurs sont réputés rendre irritables certains adolescents, plutôt que de les aider. Une mauvaise note de plus au dossier du Prozac, lui qui n’en avait pourtant pas besoin, décrié qu’il est depuis quelques années pour une utilisation auprès d’adolescents et d’enfants que d’aucuns jugent abusive.

Kereshmeh Taravosh-Lahn et ses collègues de l’Université du Texas ont fait destoxicomanie-drogue-4 injections de fluoxétine (mieux connu sous le nom de Prozac) à des hamsters, jeunes et moins jeunes. Aux uns, une faible dose (10 milligrammes par kilo) aux autres, une forte dose (20 milligrammes). Et à d’autres encore, même si ce ne sont « que » des hamsters, un placebo.

Ils ont ensuite introduit dans chaque cage un hamster plus petit et de même sexe. Dans de telles situations, en général, une bataille s’ensuit. Ici, les hamsters adultes avec la forte dose ont été moins nombreux que ceux qui ont reçu un placebo à déclencher une bataille. Chose à laquelle on s’attendait, puisque le Prozac est censé calmer les agités. La surprise est venue des hamsters adolescents qui, avec une faible dose, ont déclenché 40% plus de batailles que ceux qui avaient reçu un placebo.

En fait, ces résultats ne devraient pas surprendre les neurologues, eux qui nous préviennent depuis longtemps que le cerveau d’un adolescent n’est pas encore complètement formé, et que par conséquent, les médicaments qu’on destine à des adultes ne devraient pas être à tous les coups prescrits aux plus jeunes. Dans le cas du Prozac, spécule Taravosh-Lahn, il semble que des récepteurs différents du cerveau des jeunes soient activés, provoquant cette réaction inattendue, même à de faibles doses. « Nous sous-estimons les différences entre le cerveau juvénile et le cerveau adulte », rappelle-t-il.

autres textes sur alcool

 

 

Textes sur la Santé.

Textes sur la toxicomanie. Commentaires du rédacteur sur la drogue.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logo Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en rouge, noir ou blanc.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/T-shirts-promotionnels-et-personnalise.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

Lutte à la drogue: les Conservateurs contre la science

Lutte à la drogue: les Conservateurs contre la science

François Richard  Dossiers Alcool et droguePolitique et Toxicomanie

La Stratégie nationale antidrogue du gouvernement canadien serait devenue inefficace depuis l’arrivée au pouvoir des Conservateurs à Ottawa. Stephen Harper s’est prononcé contre la réduction des méfaits comme approche centrale de la lutte aux toxicomanies. Les bienfaits de cette approche sont pourtant reconnus par l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que par la majorité des intervenants et des chercheurs du milieu. Les Conservateurs sont plutôt portés vers une approche de dénonciation sans distinction de toute consommation de drogue.

xperimentations.ca, la cocaïne et le cannabis

Le dernier exemple en date est le site xperimentations.ca. Cet outil de prévention destiné aux adolescents présente un avatar appelé Max, que l’utilisateur est amené à droguer. Sur fond sinistre avec musique dissonante, l’internaute voit Max dépérir rapidement après avoir consommé de la cocaïne ou du cannabis. Le discours du narrateur est sans nuance: la drogue est horrible, immédiatement et en tout temps.

Lettre ouverte de dénonciation

Le président du Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP) et professeur adjoint à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal, Jean-Sébastien Fallu, publie une lettre ouverte dénonçant le site xperimentations.ca et la Stratégie antidrogue conservatrice. Le texte, présenté au bas de ce billet, est signé par plus d’une centaine d’intervenants et de chercheurs du milieu. Son auteur s’est entretenu avec Reflet de Société.

Drogue et prévention

Selon Jean-Sébastien Fallu, xperimentations.ca ‘ne respecte pas les principes de base en prévention. La consommation de drogue y est dépeinte comme toujours négative. Les jeunes ne croient pas à ce message.’ L’inadéquation entre les connaissances scientifiques et ce genre d’initiatives s’expliquerait par la politique, selon Jean-Sébastien Fallu. ‘Le gouvernement conservateur nie la science pour faire plaisir à son électorat. Les gens veulent un message de type ‘la drogue c’est mal’. Il y a du vrai là-dedans, mais ça ne fonctionne pas. Ça répond à une motivation électorale.’

Libéraux, Conservateurs et drogues

Le professeur dit avoir constaté un changement d’approche radical lors du passage du pouvoir des Libéraux aux Conservateurs. Le meilleur exemple en est selon lui la mise au rancart du document ‘ Drogues: Savoir plus, risquer moins’, ouvrage préfacé par l’ancien ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard. ‘C’est un bon document de prévention. Il dit toutefois des choses contraires à la philosophie conservatrice, soit que la drogue a toujours fait partie de la société. Maintenant, ces livres dorment dans un entrepôt, 1 millions de fonds publics gaspillés. Nous n’avons eu aucune explication de Santé Canada.’

Financement de la recherche

Le président du GRIP craint que l’approche conservatrice influence négativement la recherche scientifique sur les drogues et l’intervention au cours des prochaines années. ‘Faut-il partager leur philosophie et leur approche pour être financé? Je ne peux pas le dire avec certitude, mais il semble que oui. Les responsables d’un dossier feront souvent de l’auto-censure. Ils voilent de l’information en sachant ce qui est attendu d’eux ‘en haut ».

Nous publions la lettre ouverte ici.

Santé Canada et le CCLAT jettent nos taxes par les fenêtres!

Après avoir mis au rancart 500 000 exemplaires du livre « Drogues : Savoir Plus, Risquer moins » achetés par le gouvernement au coût d’environ 1 million de dollars, pour des raisons idéologiques, et après avoir conçu et diffusé des publicités inefficaces ou même nuisibles au sujet des drogues, toujours par idéologie, voilà que Santé Canada récidive avec, cette fois-ci, la servitude et la complicité désolantes du Centre canadien de lutte à l’alcoolisme et à la toxicomanie (CCLAT). Tel qu’appréhendé, la fameuse campagne de prévention sur Internet réalisée par le CCLAT et qui est en partie financée par la Stratégie canadienne antidrogue, a récemment été mise en ligne sur le site xperimentations.ca et est contraire aux meilleures pratiques de prévention reconnues comme étant efficaces auprès des adolescents.

Drogue et enfants de 10 ans

Nous savons que la recherche scientifique est en constante évolution et n’est jamais définitive, mais s’il y a une connaissance qui est très solidement documentée par des décennies de recherche en prévention des toxicomanies auprès des adolescents, c’est bien que les approches centrées uniquement sur les risques, les exagérant, tentant de faire peur à l’aide de messages sensationnalistes, déconnectés de la réalité et manquant de crédibilité sont au mieux inefficaces et souvent nuisibles. De plus, présenter des informations sur les substances à de très jeunes adolescents est généralement contre indiqué, particulièrement pour des substances auxquelles ces jeunes ne sont pas encore exposés, parce que cela peut piquer leur curiosité et les pousser à expérimenter des drogues. Pourtant, le site s’adresse à des jeunes de 10 ans et plus et présente une information plus que tendancieuse.

Fonds publics gaspillés

Le projet du CCLAT constitue donc sans équivoque un énorme gaspillage de fonds publics. Quelle étude-pilote d’évaluation le CCLAT a-t-il d’ailleurs réalisée avant de diffuser une telle campagne de prévention web à l’ensemble du Canada ? Quels sont les références reconnues en recherche qui peuvent valider et justifier une telle approche de prévention et un tel message ? En ces temps de récession économique et d’accessibilité restreinte de soins de santé, ces sommes pourraient incontestablement être mieux investies ! Reste à voir ce que fera le CCLAT du reste des 10M$ sur 5 ans qu’il a reçus de Santé Canada. Un réalignement est clairement nécessaire !

La liste complète des signataires est disponible ici.

Autres textes sur Alcool et drogue.

 

Autres textes sur Politique

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

show_image CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les couleurs de la justice: Educaloi et le Café-Graffiti font équipe

Les couleurs de la justice: Éducaloi et le Café Graffiti font équipe

François Richard  Dossiers  Politique

Le projet Les couleurs de la justice en est à sa deuxième année d’existence. Fruit d’une collaboration entre Éducaloi, le Café Graffiti et le Regroupement des maisons de jeunes du Québec, il combine ateliers de formation juridique et de réalisation de graffitis à l’intention des adolescents qui fréquentent les maisons des jeunes de la région de Montréal. Cette année, trois murals seront réalisés dans différents quartiers de la métropole.

Murals à Rosemont, Saint-Henri et Centre-Sud

image Les 6 et 21 juin, les artistes novices des maisons des jeunes L’Hôte Maison et de l’école Pierre-Marquette ont créé des oeuvres dans l’arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie. Un troisième mural sera réalisé dans l’arrondissement du Sud-Ouest le 4 juillet prochain. L’an dernier, deux murals ont été réalisés dans le cadre de Les couleurs de la justice dans les quartiers Saint-Henri et du Centre-Sud. La réalisation des murals sont chaque fois l’aboutissement d’un processus de formation s’étirant sur quelques mois.

Éducaloi et Jeunes pour jeunes

Les ateliers combinent de façon originale la formation juridique, notamment le droit pénal destiné aux adolescents, ainsi que les rudiments de l’art du graffiti et la philosophie qui l’accompagne. L’organisme Éducaloi existe depuis 2000 et offre des services d’information juridique destinés au grand public. Cette mission se traduit entre autres par la production de documentation sur de grands thèmes de droit, tels les successions et le droit familial. Une des réalisations les plus originales de l’organisme est certainement la tenue de camps de jour juridiques pour adolescents. Dans ce cadre, les jeunes sont invités à passer plusieurs jours dans un palais de justice afin de se familiariser avec les rouages de cette institution souvent intimidante. Éducaloi a aussi un site Internet, appelé Jeunes pour jeunes, où les jeunes peuvent s’informer à propos des différentes carrières juridiques qui leur sont ouvertes. Raymond Viger a d’ailleurs écrit à propos de ce site sur les professions liés à la justice et destiné aux jeunes.

Justice et graffiti

Les liens entre justice et graffiti sont évidents pour ceux qui connaissent un peu ce deuxième milieu. L’activité est en effet souvent illégale et pratiquée par des jeunes dont le style vestimentaire les expose aux préjugés et au profilage de la part des policiers. Connaître leur droits, ainsi que les formes légales de pratique du graffiti est donc pour eux un atout précieux. Les oeuvres produites au cours des dernières semaines peuvent être admirées à l’Hôte Maison, au 6255 Boyer et derrière le 3500 Rachel, Est.

PUBLICITÉ

show_image Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Une soirée «sur la pointe des pieds»

Une soirée «sur la pointe des pieds»

Gabriel Alexandre Gosselin, Dossiers Bénévolat.

bénévolat communautaire bénévoles soutien humanitaireLa Fondation Sur la pointe des pieds ainsi que 11 étudiants de l’UQAM s’associent le temps d’une soirée, le 31 mars prochain.

Dans le but d’amasser des fonds pour la Fondation qui vient en aide aux adolescents atteints de cancer, Une soirée «sur la pointe des pieds» réunira cocktails, bouchées, shooting photo, projection d’images ainsi que quelques surprises pour les invités. Aussi, sur place, 2 toiles du Café-Graffiti seront soumises à un encan silencieux.

Le tout aura lieu à l’entrepôt Dominion, dans Saint-Henri, à Montréal. Le prix d’entrée pour la soirée est de 20$ en pré-vente, 25$ à la porte.

Collecte de fonds pour l’aventure thérapeutique

C’est par l’initiative et le bénévolat de ces 11 étudiants qui suivent ensemble un cours d’organisation d’événements, que la Fondation Sur la pointe des pieds pourra mettre la main sur les profits de la soirée.

Ces fonds serviront ensuite à organiser ce que la Fondation appelle des «aventures thérapeutiques», c’est-à-dire des expéditions pour donner regain à la vie! Depuis 1996, Sur la pointe des pieds accompagne aux quatre coins du Canada des jeunes de 14 à 20 ans qui ont bien envie de retrouver le goût de vivre, celui de se surpasser également. Ils sont atteints du cancer, mais pas de la fatalité de la vie.

Pour plus d’informations ou pour réserver vos billets, contactez l’équipe qui organisent la soirée, Onze productions, au numéro de téléphone ou courriel suivant:

(450)443-8290

onzeproductions@hotmail.com

ou allez voir la page facebook d’Une soirée «sur la pointe des pieds».

Autres textes sur le Bénévolat.

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

PUBLICITÉ

show_image

L’amour en 3 dimensions

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :