Outremangeurs Anonymes : une fraternité des troubles alimentaires

Avez-vous déjà englouti un pot de crème glacée, un sac de biscuits, des croustilles et du chocolat en une seule soirée parce que vous vous sentiez angoissé? L’hyperphagie, ça vous dit quelque chose? C’est un trouble alimentaire qui se caractérise par la surconsommation compulsive d’aliments. Il existe un groupe de soutien pour apprendre à mieux vivre avec son besoin irrésistible de manger de façon déraisonnable : les Outremangeurs Anonymes.

Un texte de Mélodie Descoubes publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé

« Nous avons admis que nous étions impuissants devant la nourriture – que nous avions perdu la maîtrise de notre vie ».  C’est ainsi que s’énonce le premier article du programme des Douze Étapes proposé par les Outremangeurs Anonymes (OA). Ceux-ci considèrent la nourriture et le poids comme des symptômes du problème : « nous avons recours à la nourriture de la même façon que les alcooliques ont recours à l’alcool et les toxicomanes à la drogue ».

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* Publication à venir

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

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Témoignage – La patience d’un ange

Si la grâce continue de me conduire, ma sobriété passera bientôt à la majorité : dix-huit ans bien sonnés. Une adulte au fond, mais encore un bébé naissant : après tout, quand ça se passe un jour à la fois, on n’a jamais plus que 24 heures à inscrire au compteur.

Un témoignage recueillie par Marie-France Bancel publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Alcool et drogues

« Je suis toujours émue par la présence de ces vieux membres à la fois chargés et allégés par des décennies d’expérience, de force et d’espoir. Souvent assis en silence au fond de la salle, ils attendent patiemment de pouvoir donner au suivant. Dans une société où tout est spectacle, la passation discrète d’un miracle est chose rare et belle à voir», affirme cette personne dans son témoignage.

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Autres textes sur Alcool et drogues

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Les cigarettes relationnelles

De l’adolescence à l’intervention

Le sens d’une cigarette

Raymond Viger | Dossiers Alcool et drogueSociété

Cigarette drogue consommation fumerÀ l’adolescence, une cigarette représentait pour moi une tentative pour être en relation avec les femmes autour de moi.

Parfois elle me demandait une cigarette. Parfois je sortais mon Zippo pour allumer la cigarette d’une de ces dames. Et la discussion pouvait s’entamer.

Travail de rue et les fraternités

Comme travailleur de rue, la cigarette a permis de nombreuses mises en contacts. Un instant privilégié de confidence.

C’était tellement normal et acceptable que la cigarette était un outil de travail et d’intervention que la régie régionale acceptait de les financer!

Dans les fraternités d’entraide telles que les Alcooliques Anonymes, Narcotiques Anonymes et autres, la pause cigarette était souvent un moment plus important que le meeting en lui-même. Combien de fois des membres restaient dehors à fumer leurs cigarettes pendant tout le meeting?

Intervenir sans cigarette

Quand les règlementations touchant la cigarette ont débuté, nous nous sommes questionnés sur l’avenir des fraternités et de l’intervention terrain que nous faisions.

Aujourd’hui, comment pourrais-je réussir à créer ces instants de relation et d’intervention auprès de nouveaux jeunes?

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Autres textes sur Santé

couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois.

Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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À la croisée de deux buzz

Toxicomane à 10 ans

Dans son habit de danseur hip-hop, Kenhell, 32 ans, est venu avec sa compagne Nikou, son ange. Après 20 ans de consommation, 16 thérapies et une sacrée dose de persévérance, il voit le bout du tunnel. C’est la musique qui l’a sauvé.

Lucie Barras | Dossier Drogue

drogue toxicomanie thérapie toxicomane junkie sevrage dépendance consommation«J’avais 10 ans lorsque j’ai touché à la drogue pour la première fois. J’ai pris des champignons hallucinogènes avec des amis. J’y ai pris tant de plaisir! Mais, mon premier contact avec la drogue, j’avais 3 ans. Ma mère m’a fait garder par des personnes qui consommaient du cannabis. J’ai cru, ce jour-là, qu’elle m’abandonnait. J’ai arrêté de manger et de dormir. Je suis devenu hyperactif.»

À trois ans, une rage s’empare de Kenhell. En grandissant, il la canalise en jouant de la batterie. Mais ses parents ne veulent pas en entendre parler. Très vite, la musique ne lui suffit plus. À l’entrée dans l’adolescence, il se tourne vers la drogue, pour combler le manque.

Drogues et suicide

«J’ai commencé avec du cannabis. Un ou deux ans plus tard, je suis passé à la cocaïne. Ça a été le coup de foudre. J’y ai trouvé mon calme. La coke apaisait mes angoisses et mon hyperactivité. À cette époque, je réussissais, j’avais ce que je croyais être des amis. J’étais loin d’être conscient de ma dépendance. Comment la drogue aurait-elle pu m’arrêter? En même temps, mes idées suicidaires faisaient leur chemin, tranquillement. Je voulais vivre ma vie à fond, et la terminer à fond.»

«À quinze ans, ma famille tentait d’avoir un peu d’autorité sur moi. Je ne voulais rien écouter. J’ai perdu la tête. J’ai fini en centre d’accueil pour voie de fait contre mes parents et vente de stupéfiants. Puis, on m’a envoyé en centre de thérapie. J’y ai fait une tentative de suicide.»

À sa sortie, Kenhell rencontre le groupe de punk rock Impact. «J’avais une faible estime de moi, ils m’ont donné ma chance. Impact m’a fait comprendre que la musique pouvait devenir un métier et me sauver la vie. Mais entre temps, j’avais remis le nez dans la drogue.

Les mêmes amis m’attendaient à la sortie… Je sentais la pression de mes parents. Ils voulaient que je gagne ma vie. Je ne voyais pas d’autre option que vendre. Le jour de mes 16 ans, je suis allé voir le directeur de mon école pour lui demander à combien s’élevait son salaire. Il gagnait autant que moi avec mon deal. Je lui ai dit adieu.»

Kenhell poursuit ses activités musicales. Il se tourne vers les drogues dures. Le crack et l’héroïne, surtout. «J’ai commencé à fuguer pour éviter mes parents et la police. Je partais pendant des mois. Je revenais seulement pour me laver et manger lorsque tout le monde était au travail. Je dormais à droite, à gauche, dans des squats ou chez des compagnons de trips

Psychose et prison

Un soir, Kenhell voit la police débarquer dans l’immeuble où il se trouve avec des amis. Il a sur lui une grosse quantité de drogues. La police vient pour les autres mais Kenhell ne le sait pas. Pris au piège, il consomme tout, one shot… et fait une psychose.

Il a 20 ans. C’est un choc, pour Kenhell qui perd ses repères, pour ses proches également, qui perdent confiance en lui. «On me croyait fou. Les membres de mes groupes de musique sont devenus suspicieux. Alien Fœtus, pour qui je jouais, m’a fait porter le chapeau d’un vol de guitare qui n’avait en fait jamais été volée, elle a été retrouvée par la suite. J’ai voulu me défendre. J’y ai été un peu trop fort. L’un des membres du groupe a porté plainte. Il m’accusait de cannibalisme pour une morsure. J’ai atterri en prison, pour voie de fait aggravé. La drogue m’avait rendu psychiquement vulnérable. Je n’avais pas la force de comprendre ce qui m’arrivait, encore moins de me défendre. Le juge a réalisé que j’étais intoxiqué, il m’a envoyé en thérapie. J’en étais déjà à ma huitième.»

À sa sortie, Kenhell est sobre. Et seul. Alors qu’il cherche un job, il est engagé comme DJ dans un club de danseuses. Un univers sombre. Il retombe subtilement dans les stupéfiants, la vente de coke, d’ecstasy, de speed ou encore du viagra. «J’étais un bon DJ. On m’a offert plus de travail, un plus gros salaire, et plus de responsabilités. Je n’ai pas supporté cette pression.»

Un pied dans la tombe

Kenhell a 22 ans. Il fait la rencontre du groupe Whisper et commence une double vie, entre les clubs et le groupe. «Jouer avec eux aurait pu me sauver. Mais j’avais déjà un pied dans la tombe. Je ne pouvais plus faire marche arrière.»

Un jour, alors qu’il rentre d’une fugue, il retrouve la maison familiale vendue. Ses parents, endettés, ne pouvaient plus faire tourner leurs 3 commerces. «J’étais déraciné. Je m’étais toujours vu reprendre cette bâtisse plus tard. Je ne suis pas le seul à ne pas l’avoir supporté. En un an, ma famille s’est effondrée. Ma mère est partie.

«Deux loyers et des dettes sont retombés sur mes épaules. J’ai dû vendre le dépanneur familial pour un prix infime. Je me suis retrouvé à la rue. Je travaillais comme aide-cuisinier, dormais sur les terrasses des restaurants que mes patrons avaient la gentillesse de chauffer par grands froids. Ils savaient que j’étais shooté. Mais, je faisais mon boulot. Je travaillais uniquement pour ma consommation de drogue, et ce jusqu’à épuisement.»

Peu après le décès de son père, le chanteur de Whisper et ami de Kenhell meurt subitement. «J’ai pleuré de toutes les larmes de mon corps. Ça m’a désinfecté. C’est comme si après ce chagrin, la drogue ne me satisfaisait plus. La dépression était trop forte.

Je suis allé en thérapie, de mon plein gré cette fois. À reculons, certes, mais je l’avais promis à cet ami. J’espérais y trouver un peu de sécurité aussi. Enfermé, j’ai commencé l’écriture de ce qui allait devenir mon album solo.»

À l’issue de cette thérapie, Kenhell trouve une certaine stabilité. Il continue ses activités de DJ et de vendeur. Plusieurs années passent, il entre comme chanteur dans le groupe de hip-hop Addiktion.

«En deux jours, quatre de mes amis ont perdu la vie dans un accident de voiture. Et mon ami de toujours s’est suicidé. Il était bassiste pour le groupe Arqueslange, comme nos noms de famille: Arbour, Quesnel, Bélanger. Je lui avais présenté sa femme. C’est sa fille de quatre ans qui l’a retrouvé. J’ai pleuré trois jours sans m’arrêter. J’en avais le visage noir. Cette peine m’a fait renaître. Kenhell allait être mon nom, je devenais moi-même. Je ne voulais plus entendre parler de suicide.»

L’album d’une vie

Il y a un an, il rencontre Nikou dans un bar-restaurant. Elle va lui redonner confiance, le pousser à aller au bout de son projet: l’album solo. «Avant, les questions d’argent, de droits, me décourageaient. Mais ça y’est, il est bel et bien sorti. Le double album que j’avais imaginé est devenu deux albums distincts. J’y ai tout mêlé. Mon côté sombre et mon côté clair, mon côté métal et mon côté reggæ, mon côté hip-hop et ma part plus sentimentale.»

Le premier album, Légitime démence, est en vente depuis juin 2010. Plusieurs artistes y ont collaboré: Fatal, Bumperman, Arabouish d’Alien Fœtus, Morin de V-ztoars, Critical Raf, Leaving for LA ou encore le groupe de Kenhell Ogotaï.

Lutte quotidienne

Kenhell n’a pas touché à la drogue depuis plusieurs mois. Son combat, il le mène «un jour à la fois». Il est bénévole pour les Émotifs, Narcotiques et Alcooliques Anonymes. À côté de sa carrière solo, il enseigne la batterie. Il est également batteur pour le groupe de rock progressif V-Ztors qui produit son 1er album, et  DJ… pour les évènements seulement.

«Pour évacuer ma rage, j’avais le choix entre les trois T: la tombe, la tôle ou la thérapie. J’ai choisi. Mon deuxième album porte un message pour les découragés. Il est dédié à ceux qui ont des problèmes de dépendances.

«Il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide. Aux services anonymes, aux structures médicales, et même à Dieu. Il faut s’accrocher à un but, y aller petit pas par petit pas. On peut juste rencontrer un ange.»

Autres textes sur Alcool et drogues

Autres textes sur Toxicomanie

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Demande d’amour pour un alcoolique

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Témoignage de Marie-Claire, conjointe d’un alcoolique violent | Dossiers Alcool et drogue, Alcooliques anonymes

Poème écrit après avoir vu, une fois de plus, mon ex-mari dans un état alcoolique avancé. Ce poème m’a été demandé dans certaines associations comme les AA (Alcooliques anonymes en France). J’ai écrit ce poème en désespoir de cause, mon ex-mari me laissait pour morte dans la chambre conjugale, après un verre de trop. Je n’ai pas de haine, la haine ne sert à rien. Je me suis échappée de cet enfer avant qu’il ne soit trop tard pour moi. Je ne dis pas que j’ai l’occasion de rire tous les jours, mais tous les jours je souris de voir que les oiseaux continuent de chanter et que cela m’apporte beaucoup.

Il est vrai aussi que l’on est toujours seul dans la vie et surtout avec soi-même, mais je crois qu’il faut apprendre à s’aimer un peu soi-même. On peut guérir de tout si on tente de faire cet effort pour soi. Je suis de tout cœur avec les personnes ici présentes qui sont en souffrance.

Je vous adresse toute mon amitié.

Demande d’amour

Je voudrais être ton verre
Je voudrais être ta cigarette
Pourquoi ne suis-je pas en tête
Dans tes pensées et dans tes gestes
Un sein dans chaque main
Ou une main sur chaque sein
Ils vont par deux c’est certain !
Comme ton verre et ta cigarette

Verre à babord cigarette à tribord
Tu vacilles et je désespère
Attendant que tu me préfères!
Dans mon eau j’ai mis du pastis
Dans mes poumons tes cigarettes
Pour toi je m’suis fait la peau douce
Mais ce n’est pas moi que tu goûtes.

Encore un verre dans ta main gauche
Une cigarette dans ta main droite
Elles sont prises toutes les deux
Et moi j’me consume au milieu
De tes deux mains qu’est-ce qu’il me reste
Si tu ne jettes ni ton verre, ni ta cigarette.

Je voudrais être ton alcool
Je voudrais être ton tabac
Ne pourrais-tu laisser tomber
Ces maîtresses au bout de tes doigts?
J’voudrais tant que tu les délaisses
Pour que mon corps ait tes caresses

Je voudrais être dans tes mains
Dans ta main gauche dans ta main droite
Que tu sois au creux de mes reins
Sans ton tabac et sans ton vin
Laisser tomber ces tentatrices
Qui ne sont que des artifices.

Je voudrais être ton tabac
Et ton alcool entre tes bras
Que tu ne puisses te passer de moi
Au moins autant que ces deux-là.
Que tu n’aies plus le souffle court
Lorsqu’alors nous faisons l’amour
Tenir enfin le premier rôle
Dans tes désirs de tous les jours.

Autres textes sur Alcool et drogue 

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Un alcoolique peut-il retrouver son équilibre?

Conrad, Roberval | Dossiers Alcool et drogue, Alcooliques anonymes.

equilibre-alcoolique-alcoolisme-fraternite-d-entraide-alcool-drogue Les alcooliques sont malades d’un empoisonnement toxique contracté parce qu’ils ont substitué l’alcool à la nourriture et au repos. La santé physique peut être restaurée mais aucun traitement ne peut faire d’eux des buveurs normaux.

Comment sortir de son alcoolisme?

Les premiers pas pour se sortir de l’alcoolisme sont de reconnaître sa maladie et d’accepter de se faire traiter. L’usage de l’alcool a introduit un poison toxique dans nos corps physiques. Il en résulte une impulsion maladive à boire, devant laquelle nous sommes impuissants.

Aucun alcoolique n’agit raisonnablement lorsqu’il boit. L’empoisonnement chronique par l’alcool produit un besoin maladif de boire d’où résulte une conduite insensée. Le pouvoir de la volonté n’est pas un facteur de réhabilitation aussi longtemps que l’impulsion maladive n’a pas disparue. Parce que la dépendance empêche tout désir sincère d’arrêter de boire, il est nécessaire de reconnaître franchement notre impuissance.

Ébriété et équilibre

La plupart des alcooliques ont agi de manière insensée seulement durant leurs périodes d’ébriété. Ceci est une pratique courante chez tous les buveurs qui s’enivrent. Pour l’alcoolique qui réduit sans cesse l’intervalle entre les périodes d’ébriété et les fusionnent finalement en un long espace unique d’ébriété, l’affaire devient sérieuse. La conduite insensée résultant d’une soirée passée à boire est généralement excusée. Lorsque cette conduite insensée dure des semaines, des mois et des années, elle devient plus que questionnable.

Ceux d’entre nous qui ont réellement éprouvé un sincère désir de se rétablir de l’alcoolisme ont recouru avec succès à une Puissance Supérieure. Nos personnalités malades ont découvert une source de puissance efficace et bienfaisante dans un Dieu comme nous le concevons. Ce Dieu restaure notre esprit et redresse notre raison.

Le nom que vous donnez à cette Puissance est l’affaire de votre choix. Désignez-la comme il vous plaît. Sa valeur de réhabilitation réside dans le fait que vous croyez à son existence, que vous l’approchez avec foi et que vous dépendez sincèrement d’elle pour le rétablissement de votre équilibre mental.

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À Anne-Marie, ma mère alcoolique

Valérie, Vol 14-2 | Dossiers Alcool et drogue, Alcooliques anonymes (AA)

alcoolisme-alcoolique-alcool-dépendance-consommation Je n’avais que 11 ans. Presque chaque soir j’entends mes parents se disputer. Je ne comprends pas pourquoi. Pourtant mon père aime follement ma mère. Il lui a toujours offert tout ce dont elle voulait: vêtements, maison, bijoux…

Un jour, j’ai finalement compris ce qui se passait. Je me suis réveillée. Je suis descendue dans la cuisine. J’aperçois encore mes parents se disputer. Mon père m’a dit: «Regarde ta mère, c’est une alcoolique». Alcoolique, un mot que je ne connaissais pas encore. Je savais juste qu’à chaque fois qu’elle buvait des bouteilles brunes, elle devenait bizarre. Mon père se mettait toujours a lui crier après. Je le sais, car je me réveillais toujours à cause du vacarme qu’ils faisaient.

Ma mère était une femme de maison remarquable. Elle a toujours pris soin de mes deux jeunes sœurs et de moi. Elle ne consommait de l’alcool que le soir. Mon père lui avait totalement interdit de boire dans le jour quand il travaillait et qu’elle s’occupait de mes sœurs et moi. Cela a duré des mois. Ma mère buvait tous les soirs. Presque chaque fois, c’était la chicane avec mon père. Moi, toute innocente, j’étais persuadée que j’avais la mère idéale… Jusqu’au jour où mon père est revenu de travailler. Ma mère était complètement ivre. Il a demandé le divorce…

Conséquences de l’alcoolisme

Toute ma vie venait de chambouler. Je venais de perdre la belle maison où je vivais depuis près de 5 ans pour aller vivre dans un appartement minable à Montréal. Je venais de perdre ma meilleure amie. Je devais changer d’école pour ma dernière année du primaire. C’était beaucoup en même temps pour une jeune fille de mon âge… Tout ça pour aller vivre avec une mère alcoolique qui ne travaillait pas et dont le seul revenu était le chèque de bien-être social et les chèques de pension pour mes sœurs et moi.

Je n’avais que 12 ans. Je devais m’adapter à ma nouvelle vie. Ma mère s’est fait un nouveau copain. Il est venu habiter avec nous. Encore là, je devais m’adapter à lui.  Par chance, c’était une bonne personne. Il était plus jeune que ma mère. Il ne consommait rien. Il s’occupait souvent de mes sœurs et moi quand ma mère était ivre.

Alcoolisme: impacts sur la famille

Malheureusement, lui non plus n’a pu endurer cela. Après quelques mois, il a décidé de quitter ma mère. J’étais maintenant seule avec mes sœurs et une mère alcoolique, toujours ivre. Quand je revenais de l’école, je faisais à manger à mes sœurs, je leur disais de prendre leur bain et finalement je les bordais dans leur lit. C’était définitivement beaucoup trop pour une jeune fille de 12 ans. Alors, après quelques mois, j’ai pris l’initiative d’appeler  la protection de la jeunesse.

Mon père n’a eu d’autre choix que de prendre notre garde, malgré tous ses problèmes financiers. Depuis le divorce avec ma mère, il avait fait faillite et perdu son travail. Il est allé travailler pour sa sœur qui avait une quincaillerie à Saint-Hyacinthe. Le temps qu’il trouve un appartement convenable, mes sœurs et moi avons été séparées pendant plusieurs semaines. J’habitais chez ma tante avec mon père. Mes sœurs étaient chacune chez leur marraine respective. J’ai dû changer d’école en plein milieu de ma 6e année… Pas juste d’école, de ville aussi. Les enfants étaient très méchants avec moi. Je venais de Montréal,  j’arrivais en plein milieu de l’année scolaire.

Tout a commencé à aller mieux quand mon père a trouvé un bel appartement et que je suis entrée au secondaire. Une nouvelle vie débutait pour moi. J’allais enfin vivre normalement, comme tous les enfants de mon âge. Mon père nous a élevées jusqu’à aujourd’hui. Cela a sûrement été très dur pour lui. Mais il a fait un excellent travail. Jamais je ne serais devenue la personne que je suis aujourd’hui sans lui. J’aimerais le remercier d’avoir toujours été là pour moi et lui dire que je l’aime…

Malheureusement, ma mère est toujours alcoolique. Après 10 ans. Personne ne peut l’aider. Elle doit prendre la décision d’arrêter de consommer par elle-même et faire les démarches  pour atteindre son but. Quand ce jour viendra-t-il? Personne ne le sait. Jusqu’à maintenant, elle a perdu son mari et ses filles à cause de l’alcool.

Peut-être un jour vais-je retrouver ma mère. Malgré tout, je t’aime…

Autres textes sur Alcool et drogues

Ressources pour le jeu compulsif

  • Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
  • Narcotiques Anonymes (514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
  • Nar-Anon (514) 725-9284
  • Alcooliques Anonymes (514) 376-9230

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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