Le ministre de l’éducation Jean-Marc Fournier explique sa réforme

Raymond Viger | Dossier Éducation

Les enseignants ne soutiennent pas la réforme du Ministre Fournier. Voilà que Jean-Marc Fournier veut écrire aux parents pour leur faire comprendre les bienfaits de la réforme.

Je suis obligé de revenir dans le passé. Mon grand-père, né en 1909 a été à l’école au maximum jusqu’en 11e année. Même chose pour mon père né en 1933. C’est donc dire que ces deux personnes ont été à l’école avant le début de toutes les réformes scolaires.

Mon grand-père et mon père savaient écrire, compter, lire. Ils aimaient la langue française. Il n’était pas rare d’assister, le dimanche après-midi, à des débats sur l’orthographe. Des débats où l’on retrouvait le dictionnaire au milieu de la table de discussion.

En plus de maîtriser le français et les mathématiques, ils parlaient latin, connaissaient leur histoire, non seulement celle du Canada, mais celle de la mythologie grecque. Ils avaient appris le petit catéchisme par cœur. Je pouvais donner à mon père le numéro de la question et il me récitait la question et la réponse! Sans compter les cours d’algèbre, de géométrie et de bienséance pour être un bon citoyen.

Ce par coeur est-il important dans nos vies? La capacité de mémoriser de mon père, il l’a transposé dans son travail. Il était pompier à la Ville de Montréal. Il connaissait toutes les rues de Montréal, où elles commençaient et où elles finissaient, celles qui étaient à sens unique. Même les lieux et les noms des ruelles!

Une 11e année, ça équivaut à quoi aujourd’hui? Un Secondaire IV ou un secondaire V? Si je compare les finissants du secondaire, est-ce que leurs connaissances sont supérieures à ce que mon père et mon grand-père ont réalisé? Pas sûr. Vraiment pas sûr. Parce que peu d’étudiants terminent et savent écrire. Ils ne savent plus compter sans calculatrice. Je ne suis même pas convaincu que le terme «table d’addition et de multiplication» existe encore. La mémoire de nos jeunes se limitent très souvent aux 5 prochaines minutes.

C’est vrai que notre système d’éducation avait besoin d’une réforme. Le latin et le petit catéchisme n’ont plus leur place dans nos écoles. Nous n’avions qu’à remplacer ces cours par d’autres, plus actuel.

Quand je compare les résultats sur différentes générations, je suis déçu de nos ministères de l’éducation. Nous pourrions dire que 40% des jeunes décrochent de notre système d’éducation? Faux! Nous pouvons dire, qu’en tant que société, nous ne réussissons à scolariser que 60% de nos jeunes. Nous avons un problème. Un grave problème.

Autres articles sur la Politique

Autres textes sur Éducation

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié. Merci de votre soutien.

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche

Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$.. Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel     

%d blogueurs aiment cette page :