Vieillir avec une bonne mémoire

Vieillissement

Conseils pour garder une bonne mémoire

Delphine Caubet dossiers SantéSanté mentale

Une fois la retraite atteinte, il est important de conserver des activités cérébrales pour garder nos neurones actifs. Même si le quotidien est bien rempli entre les activités, les sorties et la famille, cela ne veut pas dire que vous faites travailler votre cerveau. À l’image des muscles, il faut l’entraîner régulièrement.

Voici quelques conseils pour aider votre mémoire:
• Favorisez les jeux qui suscitent la réflexion, tels que les mots croisés ou fléchés;
• Si vous regardez la télévision, privilégiez les émissions culturelles ou de culture générale;
• Faites de l’exercice pour oxygéner votre cerveau;
• Ayez une alimentation équilibrée et saine;
• Dormez suffisamment;
• Débattez avec vos proches pour activer votre cerveau et mettre en pratique vos connaissances!

Une étude de l’Université de Californie à Los Angeles et l’organisation Gallup aux États-Unis a prouvé qu’avoir plus de 3 saines habitudes de vie (alimentation, sport, diminution du stress, de la cigarette…) peut réduire jusqu’à 75% les risques de problèmes de mémoire.

Alors pour nous et nos proches, prenons soin de notre mémoire et de nos souvenirs!

Autres textes sur Santé

Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

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La mise en marché des maladies, financement à outrance?

Cancer du sein, Ruban rose et Léa Pool

Après Centraide, que doit-on inventer?

Combien de campagnes de financement existe-t-il pour les différentes maladies? Cancer du sein, fondation des maladies du coeur, cancer tout court, alzheimer, fibrose kystique, l’hôpital du coin, l’hôpital de la région…

Raymond Viger         Dossier Santé

La réalisatrice Léa Pool avec son documentaire L’industrie du ruban rose: la couleur de l’argent, questionne ouvertement l’industrie du marketing qui semble utiliser à outrance les victimes du cancer du sein pour ramasser de la grosse argent, mobiliser des tonnes de bénévoles et faire participer médias et entreprises dans le soutien de l’industrie du ramassage d’argent.

Centraide a été créé pour regrouper les différentes campagnes de financement des organismes communautaires, éviter les dédoublements et permettre d’atteindre de meilleurs résultats.

Est-ce que nous devrions créé un Centraide pour les différentes maladies et parties de notre corps qu’on peut mettre en marché?

Un Centraide des maladies:

  • Pour nous assurer que les argents ramassés vont au bonne place.
  • Pour nous assurer qu’il n’y a pas de graissage de pattes dans le parcours de cet argent.
  • Pour nous assurer des bons investissements dans la recherche pour trouver des remèdes.
  • Pour rendre imputable ceux qui reçoivent ces grosses sommes d’argent.

Parce que les victimes de ces maladies:

  • Veulent des remèdes et des traitements.
  • Veulent que leurs enfants ne subissent pas le même sort qu’eux.

La question qui tue

Puisque toutes ces levées de fonds permettent en théorie le financement de la recherche pour les nouveaux médicaments, est-ce que les royautés et les brevets des médicaments trouvés appartiennent aux citoyens qui les a payés ou aux entreprises pharmaceutiques qui se font payer pour les trouver?

Autres textes sur Santé

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Pas d’essais cliniques pour la maladie d’Alzheimer

Article 21, Alzheimer et santé mentale

Démence : l’impasse du code civil du Québec

Pour faire avancer la recherche sur la démence, il serait nécessaire que Québec modifie son Code civil, soutient Philippe Voyer, professeur et chercheur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval. Les malades atteints d’Alzheimer, notamment, ne peuvent bénéficier de toutes les avancées scientifiques, faute de pouvoir participer aux essais cliniques.

Isabelle Burgun, Agence Science-Presse  Dossiers Santé mentale , Santé

De nombreux projets de recherche sont bloqués par l’actuel article 21 du Code civil. C’est une situation unique qui sévit qu’au Québec, soutient le Pr Voyer, co-auteur d’un mémoire visant à modifier cet article de loi.

Près de 8 % des Québécois de plus de 65 ans, soit 90 000 personnes, seraient atteints de démence. Pour que ces patients participent aux travaux de recherche, l’article 21 du Code civil exige qu’ils y soient autorisés par leur représentant légal.

Pourtant, moins de 5 % des aînés québécois ont un représentant légal officiel, c’est-à-dire désigné par la Cour.  » Les gens ne font pas la démarche. C’est onéreux et long « , affirme le spécialiste. Il en coûterait près de 1000 $ pour homologuer un mandat d’inaptitude et entre 3 à six mois de procédure.

L’inaptitude du patient, déterminée par un examen médical et psychologique, ne suffit pas. Les représentants qu’elle désigne peuvent donner leur autorisation pour des soins, mais pas pour participer à des travaux dans le cadre d’une recherche scientifique.

Pas de représentation, pas de recherche

Le Pr Voyer rapporte ainsi des études impossibles à mettre en œuvre sur le massage des pieds susceptible de diminuer l’anxiété des personnes démentes, les soins buccodentaires perçus comme très envahissants par les patients ou encore sur les taux de glaucome.  » Nous n’avons pas réussi à avoir assez de patients. Si 5 % en souffrent, mais que seulement 5 % des aînés ont un représentant légal, il nous reste seulement 4 ou 5 patients. C’est bien insuffisant pour procéder aux travaux de recherche « , soutient le chercheur.

Le Pr Voyer maintient que les recherches présentant peu ou pas de risques devraient pouvoir être autorisées par les proches du patient. Ce qui est le cas dans les autres provinces canadiennes et même en France depuis 2003, à la suite d’un changement du Code civil.

Ainsi, une étude menée en Ontario sur les soins corporels a montré que les bains étaient très anxiogènes : 70 % des patients démontraient de l’agressivité, généralement traitée par une médication aux nombreux effets secondaires négatifs. Elle a permis de modifier l’approche en remplaçant les bains par le lavage à la serviette.

» Cela a permis de diminuer le nombre de patients sous anxiolytiques. Délivrer des soins adéquats, c’est très important. Il s’agit souvent d’une des dernières interactions que l’on a avec la personne démente « , affirme le Pr Voyer.

Les auteurs ont remis une copie du mémoire au ministre québécois de la Justice, Yvon Marcoux et au ministre de la Santé, Philippe Couillard. Cette démarche reçoit l’appui du Conseil des aînés du Québec, de l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l’Université Laval et de la Société Alzheimer de Québec.

L’article 21 du Code civil et la recherche auprès des aînés atteints de démence dans les milieux de soins de longue durée au Québec : Une analyse, un constat et une proposition (PDF, 855 Ko)

http://www.conseil-des-aines.qc.ca/publications/autres.asp

Article 21 du Code civil québécois :

http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/CCQ/CCQ.html

Autres textes sur Santé mentale

Etienne Gervais au dela de la folie.

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Jeunes bénévoles et personnes âgées

Bénévolat en Gaspésie

Les motivées de Grande-Vallée

À Grande-Vallée, en Gaspésie, des jeunes ont compris ce qu’ils peuvent apporter aux personnes âgées de leur communauté.

Gabriel Alexandre Gosselin  Dossier Gaspésie, Bénévolat, Famille.

Les enfants des 2 écoles primaires de la ville participent à une activité bénévole intergénérationnelle. Une fois par mois, ils se rendent dans un centre d’hébergement pour personnes âgées où ils présentent de la danse, lisent des poèmes ou chantent.

L’école primaire Notre-Dame-de-Cloridorme (35 élèves) a le malheur d’être située trop loin de la maison des aînés. Ses élèves ne peuvent s’y rendre chaque fois que l’activité a lieu. Mais, Anne Minville, coordonnatrice du projet, a trouvé une solution pour eux: «Ils préparent les décorations avec des bricolages pour la thématique du mois.»

Tous ces jeunes impliqués comprennent très bien ce qu’ils apportent aux aînés. Étienne et Cindy, deux élèves de 11 et 12 ans, sont du même avis: ils rendent ces gens heureux, et leur récompense est de les voir sourire.

Ce projet bénévole, qui avait reçu une aide gouvernementale pour sa première année, devra se passer de subventions à partir de l’an prochain. Anne Minville compte bien le poursuivre, puisqu’il fait autant le bonheur des aînés que des enfants. «Depuis le début, le nombre de participants a presque doublé. Le sous-sol du centre d’hébergement est rendu trop petit pour accueillir tous ceux qui viennent voir les jeunes. Les personnes âgées aiment voir la naïveté des enfants!»

Une présence qui fait la différence

Anne Minville est coordonnatrice pour le Centre d’action bénévole La Grande Corvée. Elle partage son temps entre le centre et les trois écoles de Grande-Vallée. Son travail consiste à rallier enfants et adolescents à l’implication citoyenne. Ses projets ne cessent de trouver de nouveaux adeptes motivés.

Son seul acte de présence dans les écoles la place déjà en avance par rapport à la majorité des établissements scolaires de la province. Peu d’entre eux jouissent d’une personne ressource comme Anne. C’est d’abord avec entrain et un sourire aux lèvres qu’elle parle de bénévolat aux élèves. Elle leur propose ensuite des projets susceptibles de les intéresser.

Grâce son approche, quand on demande à ces enfants d’aller montrer de quoi ils sont capables devant les personnes âgées, ils embarquent dans l’aventure. «Je ne vois aucun problème à confier des projets aux jeunes. J’ai pleine confiance en eux.»

Annie et ses causes

Dès l’âge de 7 ans, le bénévolat appelle Annie-Dominique Chicoine. L’élément déclencheur survient lorsque Pierre Bruneau — journaliste à TVA et père d’un enfant décédé de leucémie — visite sa ville, Grande-Vallée, pour amasser des fonds pour les enfants handicapés. Sensibilisée à la cause, puisque son propre cousin est atteint d’un handicap, Annie-Dominique et son frère cumulent dans leur petit cochon 60 $ pour l’hôpital Sainte-Justine.

«Si j’avais un enfant avec ce genre de problèmes, je serais contente que des gens veuillent m’aider», souligne-t-elle. À 10 ans, elle s’implique de nouveau pour Opération Enfant-Soleil et pour l’hôpital Sainte-Justine. Aujourd’hui âgée de 15 ans, elle organise chaque année une discothèque sur glace avec vente de hot dogs et un lave-auto. Dans sa boîte à idées, il y a aussi l’organisation d’une partie de sucre.

Boule d’énergie

Pendant l’année scolaire, Annie-Dominique pratique le théâtre. L’été, de deux à trois fois par semaine, elle présente bénévolement avec sa troupe, devant la communauté, la pièce de théâtre qu’elle a pratiquée toute l’année. Annie-Dominique s’est aussi engagée dans la Guignolée. Elle a récolté l’argent et les denrées non périssables à son école secondaire, en plus de faire du porte-à-porte pour récolter les dons de tous les citoyens de Grande-Vallée.

L’adolescente compte également participer à la Marche de la Mémoire, qui sert à amasser des dons pour la recherche sur l’Alzheimer. Sa grand-mère est décédée de cette maladie. «J’étais très près d’elle, et je trouvais ça triste de ne plus me faire reconnaître.» Elle commandite sa mère qui, pour l’occasion, est marcheuse élite.

Entre son chum, ses amis et ses études, cette adolescente ne compte pas arrêter de sitôt tous les efforts qu’elle offre à sa communauté. Le prix de la relève bénévole qu’elle vient de se voir décerner l’encourage d’ailleurs à continuer à s’impliquer et à donner de son temps. «Je sais que je ne fais pas ça pour rien.»

Autres textes sur le Bénévolat

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Les petits gestes font la différence

Charite bien ordonnee commence par nous tous

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html
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Suicide assisté et euthanasie

L’industrie de la mort

Nous assistons à un débat farouche sur la légalisation de l’euthanasie. Mais avant de statuer, ne devrait-on pas essayer de comprendre pourquoi notre société se retrouve aujourd’hui devant ce dilemme ?

Alain Lampron Dossier Suicide

Ce débat soulève les passions à cause des différentes croyances impliquées et parce qu’un trop grand nombre de personnes meurent tous les jours dans l’absence de dignité. Nombre de gens ont des témoignages bouleversants à livrer. Des gens qui souhaitent que l’expérience qu’ils ont vécue à travers le décès d’un proche soit épargnée à d’autres et reconnue comme étant inacceptable.
Le dilemme se situe davantage au niveau de ceux qui n’ont pas la capacité de passer à l’acte. Ceux qui auraient pu prévoir des clauses bien spécifiques dans un «Mandat en cas d’inaptitude» ou un «Testament de vie» et qui ont négligé de le faire. Ceux qui auraient enregistré de telles clauses mais dépendent d’intervenants qui appliquent obstinément des principes ou règlements allant à l’encontre de leurs dernières volontés.

Langage à définir

Euthanasie-mort-assiste-suicide-aide-pour-mourir-suicide-passionnel Permettre la mort en laissant la nature faire son œuvre ne devrait pas être considéré comme de l’euthanasie. Il est essentiel de faire connaître au plus vite les définitions officielles de cette nouvelle terminologie, de sorte que tout le monde puisse enfin parler le même langage ! L’utilisation de termes tels que «suicide assisté», «meurtre par compassion» et «euthanasie» ne font qu’ajouter une confusion inutile à un débat suffisamment délicat en soi. J’ai l’impression que l’on associe faussement l’euthanasie à l’arrêt de procédures médicales qui maintiennent la vie artificiellement. La véritable euthanasie représente une procédure exceptionnelle. Alors comment se fait-il que les sondages démontrent un aussi grand désir de légaliser l’euthanasie ?

Zombis sous médicaments

Dans mon travail, je visite des centres pour des personnes souffrant, entre autre, d’Alzheimer, de Parkinson et de démence. Chaque épisode de lucidité menant à une expression d’agressivité, de révolte ou de tristesse est rapidement jugulé par une médication plus puissante.

Ces personnes n’ont plus rien de l’homme d’affaires, de l’épouse, de la grand-maman qu’ils étaient. Je ne peux qu’observer les allées et venues de véritables zombis confinés à un mouroir où ils seront maintenus en vie le plus longtemps possible. Le personnel a beau être dévoué, vivre plusieurs années dans de telles conditions n’est pas souhaitable: le droit à une mort naturelle n’y est pas respecté.

Priorité à la vie

Il devient de plus en plus rare de mourir «naturellement», soit de la perte de fonctions vitales qui accompagnent le vieillissement, d’un accident ou d’une maladie grave. Les avancées médicales, plus particulièrement celles réalisées par l’industrie pharmaceutique, permettent de prolonger le fonctionnement des organes vitaux, sans véritable égard à la qualité de vie. Il semble bien que la mission de préserver la vie, en apparence noble, a généralement priorité sur toute autre considération.

Un malade, même en phase terminale, devrait être consulté et donner son accord avant de recevoir un traitement. S’il en est incapable, cette responsabilité devrait revenir aux proches. Ça, c’est la théorie. En pratique, on vous place généralement devant le fait accompli, sans présenter d’alternative.

Il est extrêmement difficile d’exprimer une opinion divergente. J’ai pu le constater à plusieurs occasions. Alors, à moins d’une mort accidentelle ou d’une mort subite, il faut s’attendre à une longue agonie générant de grandes souffrances, à la fois pour le mourant et pour son entourage.

Autres textes sur le Suicide

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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Québec Science, un magazine du Québec

À la découverte des magazines d’ici

Québec Science

Raymond Viger   Dossier Magazines du Québec

1951 le Jeune Naturaliste

1962 le Jeune Scientifique

1970 Québec Science

1992 Québec Science devient un organisme sans but lucratif parrainé par le Cégep de Jonquière.

La science peut changer un point d’interrogation en point d’exclamation! Marie-Pier Élie.

Perçu comme un magazine spécialisé et de vulgarisation scientifique, le rédacteur en chef Raymond Lemieux s’en défend bien: Ce n’est pas ça. La science, c’est pour tout le monde. Nous réussissons à faire parler cette science dans notre quotidien, dans l’actualité. La science est partout. Que ce soit les ports méthaniers dans le bas du flemagazines du québec québec science marie-pier élieuve, la gestion du fleuve St-Laurent, les enjeux réels du mont Orford, j’en vois partout.

Quand on arrive à extraire la science de l’actualité, on la perçoit différemment. La grippe aviaire, ce n’est pas seulement le décompte du nombre de victimes. C’est beaucoup plus que ça. L’alzheimer, c’est d’intérêt public. On va peut-être passer par là. On a peut-être un parent touché par la maladie. C’est quoi une erreur médicale? Pourquoi ça arrive? Ça arrive souvent? Est-ce que le médecin a droit à l’erreur?…

Le magazine ne s’adresse pas à une élite scientifique ou aux anciens «nerds» de l’école: Les gens veulent comprendre. On essaie d’en extraire l’actualité, d’en parler différemment. La science, c’est la recherche pour améliorer la santé, c’est l’espoir d’une vie meilleure, c’est ancré dans nos préoccupations. La science n’est pas statique, elle évolue. Ce ne sont pas les sujets qui manquent. Les gens ont beaucoup d’attentes par rapport à la science. Vaincre le cancer. Régler la famine dans le monde…

Débats de société

On a découvert qu’il y avait une censure dans les commissions scolaires. On confronte religion et science. On traite de la théorie de l’évolution. On mène le lecteur au cœur du débat, on lui fournit l’information pour qu’il se fasse une idée et puisse prendre position. Nos lecteurs sont sensibles aux faits de société. Une sensibilité qui nous permet de rester jeune: C’est fascinant, tous les changements technologiques qui nous entourent et qui font évoluer la société. Depuis l’apparition du guichet automatique qui a changé nos vies, que nous réserve l’avenir? Moi, j’ai hâte de le voir, de le vivre. Apprendre, comprendre, explorer… Le plaisir de découvrir. C’est tripant de voir le changement, c’est la vie. En vieillissant, c’est important de suivre tous ces changements. Quand on comprend, on en n’a pas peur.

Un plaisir qui nous mène à être de meilleurs citoyens: Renouer avec le plaisir de la découverte et l’entretenir, c’est un devoir de citoyen. Quand arrive un débat de société on est dans le coup, on comprend ce qui se passe, on est plus responsable dans nos choix. La majorité des gens prennent position n’importe comment, sans comprendre.

Avec l’information, le public est plus mûr pour s’engager dans une réflexion. Je crains la surabondance de l’information. Les gens pensent tout savoir, mais la démarche n’est pas faite. Un magazine est un média privilégié pour amorcer une réflexion.

La science dans les bars!

Nous amenons le débat dans les bars. Cela permet de rencontrer les lecteurs. Le tout est diffusé à la radio de Radio-Canada. Cela crée un contact direct entre les chercheurs et le public. On a tendance à caricaturer le chercheur qui serait rationnel et sans trop de caractère. La réalité, c’est qu’ils sont émotifs et savent prendre positions. C’est la même chose pour le public, qu’on illustre comme étant ignorant et qui chiâle contre les OGM. On le découvre sensé, avec des questions intelligentes et intéressantes. L’originalité de ce projet en avait fait reculer plusieurs: Quand on a débuté la tournée dans les bars, on a eu de la difficulté à nous trouver un lieu pour l’événement. Les tenanciers étaient convaincus que nous allions vider la place. Des organisateurs de colloques scientifiques nous mentionnaient qu’avec toute leur organisation, ils avaient de la difficulté à déplacer 50 personnes. Si 25 personnes assistaient à nos rencontres, c’était beau. À notre première séance, 125 personnes sont venues et nous en avons reçu jusqu’à 170! Il y a eu de beaux partages. Avec des thèmes tels que la place des femmes dans la science. On a fait une tournée de bars à Montréal, Trois-Rivières, Jonquière, Ste-Hyacinthe… mais aussi dans des Cégeps, universités et des événements tels que le Festival Montréal en lumière. Ça me fait plaisir de voir les gens dans les bars pour parler de science.

Précurseur, avant-gardiste et visionnaire

En 1995, nous avons été le premier média au Québec et le 3e au Canada à avoir son site Internet. Nous avons écrit un livre qui est devenu un best-seller, sur l’art de faire son site Internet. Aujourd’hui, nous gérons deux sites Internet. Il ne faut cependant pas s’asseoir sur nos acquis. Nous devons nous remettre constamment en question.

Et le Québec est un terrain propice pour Québec Science: Au Canada, il n’y a pas d’équivalent ni en Belgique. Nous sommes un héritage, un patrimoine qu’on ne pourrait pas recréer aujourd’hui.

Les femmes et la science

Pendant que je termine avec le rédacteur en chef, j’entends des murmures dans la salle de rédaction. Pourquoi l’équipe journalistique n’est constituée que de jeunes femmes? La rumeur veut que les filles travaillent plus et mieux. Raymond Lemieux préfère associer cette réalité au fait que, depuis une dizaine d’années, les filles s’intéressent plus à la science. Pour prouver ces dires, il me montre une ancienne liste de journalistes de Québec Science; seulement des hommes. Cette nouvelle réalité féminine se reflète aussi dans les abonnés. En 10 ans, les abonnés de Québec Science sont passés de 40% à 50% de femmes. Plus de 60% des nouveaux abonnés au magazine sont des femmes!

Pour être informé sur l’actualité scientifique: www.cybersciences.com

Pour les jeunes: www.cybersciences-junior.org

Abonnement: (514) 521-5376 ou 1-866-828-9879

Quelques artisans de Québec Science

Tout comme des centaines de personnalités, telles l’astro-physicien Hubert Reeves ou les journalistes Pierre Sormany et Yannick Villedieu, Marie-Pier Élie fait partie des artisans de Québec Science. À peine âgée de 30 ans, Marie-Pier a été honorée par plusieurs prix et bourses, dont le prestigieux prix Jean-Paré, pour l’ensemble de son travail.

«À la fin de mes études, il y a sept ans, j’ai gagné un prix spécial aux bourses Fernand-Séguin en journalisme scientifique. Cela m’a permis de faire un stage dans les magazines Les Débrouillards et Québec Science. Je suis restée à Québec Science depuis.

Ma curiosité a toujours été très forte et j’ai été attirée par les sciences. Au Cégep, la façon dont la science est présentée n’attise plus ma curiosité: recopier sans cesse des formules sans savoir à quoi elles servent. J’ai besoin d’être raccrochée à la réalité. À l’université, je me suis inscrite en communication.

Ça me fait rire quand j’entends qu’il faut rendre la science intéressante. Elle l’est déjà. Je suis un pont entre le chercheur, le savoir et la connaissance hyper-pointue que je transmet à des gens non initiés, mais intéressés. Ce qui est intéressant pour le chercheur ne l’est peut-être pas pour la Madame de la rue Panet. Je trouve le compromis entre l’intérêt du public et celui du chercheur. Je pose un regard neuf sur le sujet.

Le journalisme scientifique m’attire mais pas la vulgarisation. Je ne me borne pas qu’à la science. Quand j’ai fait un reportage au Japon sur le don d’organes, c’était tout un débat de société! La science, c’est merveilleux quand elle peut cohabiter avec des questions, des réponses, qu’elle raconte une histoire. La science peut changer un point d’interrogation en point d’exclamation!

Autres textes Magazines du Québec

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Autres textes sur Médias

Huffington Post arrive au Québec

Le Globe, un nouveau webzine au Québec

RueMasson.com le blog du Vieux-Rosemont

Le magazine des journalistes frappe un iceberg!

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Les aînés mal-aimés

Gérontologie et Forum des citoyens aînés

Il y a onze ans, Francine Dufresne a pris sa retraite après avoir été enseignante 25 ans en éducation spécialisée au CÉGEP du Vieux-Montréal. Membre du conseil d’administration du Forum des citoyens aînés de Montréal et de l’Association québécoise de gérontologie, elle participe en plus à des comités de recherche ayant le même objectif: une meilleure qualité de vie des aînés. Dans l’entrevue, elle met en relief une réalité qui la désole: celle d’une société peu attentive aux besoins des 65 ans et plus.

Sylvie Daneau          Dossier  Famille

Il n’est pas rare d’entendre, de la part des médias et des gouvernements: «La société coûte cher! Ils vont coûter cher!» Là-dessus, Madame Dufresne s’insurge, s’écriant avec émotion: «Mais, tout le monde voudrait avoir des bons soins de santé!» Après un bref silence, elle interroge. «Les aînés d’aujourd’hui ne sont-ils pas les jeunes d’hier? Pourquoi culpabiliser davantage les 65 ans et plus?» Oui pourquoi? Lorsque les gens vieillissent, des adaptations deviennent nécessaires. Adaptations pour leur permettre de «demeurer à la maison le plus longtemps possible » et ainsi continuer une vie sociale. «Pour les aînés c’est important!» précise Francine qui rajoute que le gouvernement devrait «verser plus de sous pour les soins à domicile… et donner davantage de subventions aux organismes communautaires, aux CLSC.»

La vie sociale des aînés

Pour mener une vie sociale, encore faudrait-il que le système de transport, autobus et métro, soit plus accessible à tous. Or, ce n’est pas le cas. Résultat, des aînés, hommes et femmes, ont souvent l’impression d’être «mis de côté», pour ne pas dire «exclus», de la société car ils ne peuvent y participer librement. Parmi eux, certains doivent se déplacer en chaise roulante ou avec une marchette. Alors, des aînés restent seuls à la maison. «La personne aînée en vient à souffrir de solitude. La solitude entraîne la maladie et la maladie t’emmène à l’hôpital. Et ça coûte plus cher!» explique Madame Dufresne.

Alzheimer

Au sujet de la maladie d’Alzheimer, on en parle trop à son avis. «Ce n’est pas parce que tu perds la mémoire que tu es Alzheimer. Parfois, des gens disent Coudon, t’es-tu Alzheimer toi?» Madame Dufresne ne croit pas qu’ils mesurent la gravité de la situation. Et si la personne l’était? Selon elle, la différence «entre la perte de mémoire normale en vieillissant et celles dûes à la maladie» ne serait pas bien comprise par une partie de la population.

De 2000 à 2002, Madame Dufresne a participé en tant que chercheuse au projet Qualité de vie en milieu urbain: volet Montréal. De cette étude est ressorti la précarité financière des femmes âgées. Les aînées affirmaient: «On est à la retraite, mais il faut payer la nourriture, il faut payer le logement. On voudrait bien acheter des cadeaux à nos petits-enfants et, souvent, il faut choisir entre “bien manger et acheter un cadeau” ou “bien manger et acheter des médicaments.”»

La retraitée se rappelle l’histoire vécue d’une dame âgée. En fauteuil roulant, elle emménage dans une résidence pour personnes âgées. La petitesse de sa chambre l’obligea à donner ses livres. Indignée, elle réagit. «Alors, c’est là qu’on a des images d’une société peut-être bien pensante, mais mal agissante.» Cette réalité qui oblige les aînés à se dépouiller, peu à peu, des biens accumulés de toute une vie, elle appelle cela «être sur le rail à sa retraite». Semblable à un train qui, sur une voie ferrée, dépose ses passagers et s’en va.

Aînés et Révolution tranquille

«On voit les aînés comme on les voyait avant mais c’est plus la grand-maman qui tricote ou le grand-papa d’autrefois», fait remarquer Francine Dufresne. Les aînés en 2005 ont pris part à la Révolution tranquille et assisté à tous les changements technologiques. «Ce serait respectueux, de penser “ils ont bien le droit de se reposer.” Mais les gens ne réalisent pas que de prendre part à la vie de la société c’est ce qui donne la vie!»

«Le monde nous appartient autant lorsque l’on a 70 ans qu’à ceux qui en ont 20 ou 40» , conclut-elle. La société du XXIe siècle devra s’habituer à des aînés qui veulent s’impliquer, partager leurs connaissances et expériences. Pour Francine Dufresne, il s’agit là «d’un beau rêve réalisable.»

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