Richard Martineau, la pédophilie et sa chronique Franc-parler du Journal de Montréal

Richard Martineau, la pédophilie et sa chronique Franc-parler du Journal de Montréal

Dossier: Richard MartineauJournal de Montréal

Le Québec a malheureusement eu son lot de grandes gueules qui dépassent les bornes et les limites de l’acceptable. Les complètement immoraux tels que Jeff Filion, Champagne, André Arthur, les érudits qui sautent les plombs trop souvent comme Gilles Proulx pour jouer le rôle de l’avocat du diable, ceux qui se cherchent une vocation comme Stéphane Gendron… La liste peut être longue. Trop longue.

Pour différentes raisons, je n’ai pas encore classé un chroniqueur tel que Richard Martineau. Plus difficile à définir. D’une part, parce que je l’ai déjà entendu tenir des positions différentes dans deux débats. Cela aurait tendance à prouver qu’il ne joue qu’une comédie, un jeu de rôle comme plusieurs de ces animateurs. Possiblement parce que plusieurs des débats qu’il a touché sont socialement important. Il ne se limite pas à déblatérer sur la sorte de robe que peux porter la mairesse de Québec Andrée Boucher.

Aujourd’hui, Richard Martineau m’a profondément déçu. Dans sa chronique Franc-parler du 21 mai dans le Journal de Montréal, il traite de l’article du magazine Maclean qui traite Montréal de terre d’accueil et de paradis pour les pédophiles. En réponse à un article stupide, Richard Martineau fait de même. Il donne les indications pour trouver l’adresse et le téléphone du pédophile John Robin Sharpe. Il incite ses lecteurs à montrer aux Canada anglais que nous ne sommes pas tolérant envers les pédophiles. Est-ce une incitation à la violence? Jusqu’ou cette violence peut dégénérer? Si quelques psychiatriques, affamés du sensationalisme du Journal de Montréal, prennent à la lettre le texte de Richard Martineau et vont tuer John Robin Sharpe, en fournissant la façon de trouver ses coordonnés, Richard Martineau sera-t-il reconnu coupable de complicité de meurtre?

La violence attire la violence. La violence peut être physique, verbale ou écrite. Avec sa chronique du 21 mai, Richard Martineau nous montre un niveau de violence sociale inacceptable. Inciter à la violence est pire que la faire soi-même. Celui qui se lève pour faire acte des écrits d’un chroniqueur tel que Richard Martineau n’a pas peut-être pas toute sa tête. Mais celui qui a écrit le texte est un acteur social qui est instruit et qui est payé pour faire un travail respectable.

Même si je suis contre la pédophilie et les gestes que peut avoir posé John Robin Sharpe, s’il devait lui arriver quelque chose suite aux textes violents de Richard Martineau, le Journal de Montréal serait aussi complice d’avoir laissé ce droit de parole pour un tel texte. En tant qu’éditeur, le Journal de Montréal a une responsabilité sur les dires et les agissements de son personnel.

Nous récoltons ce que nous semons. Si nous voulons une société plus humaine et plus juste, ou amour et liberté pourront l’habiter, il serait temps que nous commençions à semer un peu plus d’amour.

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André Arthur et les conflits d’intérêt

André Arthur et les conflits d’intérêt

André Arthur, après avoir été tranquille quelques mois, commencent à faire parler de lui. J’ai été surpris, mais aussi choqué d’apprendre qu’un député pouvait faire de la publicité tout en étant député. J’ai vu plusieurs personnes se lancer en politique. Elles ont toutes démissionné et quitté les attaches qu’elles avaient. J’étais convaincu que c’était une obligation pour entrer en politique.

D’une part, il y a conflit d’intérêt. En faisant la publicité d’un commerçant, nous sommes indirectement son employé. Comment pouvons-nous représenter équitablement l’ensemble des citoyens si l’un d’eux nous paye? Même si André Arthur nous dit pouvoir demeurer juste et équitable, le citoyen qui aurait à faire une plainte contre ce marchand auprès de son député va y voir un conflit d’intérêt.

D’autre part, jusqu’où pourions-nous accepter de mettre la crédibilté d’un député pour vendre un produit? Imaginez un député qui fait la promotion d’un produit pharmaceutique! Comment pouvons-nous nous imaginer qu’il votera sans contrainte si nous avons à débattre de ce produit ou de son concurrent en chambre? Un député pourrait-il faire une publicité de Loto-Québec et de voter contre le déménagement du Casino?

J’ai toujours imaginé qu’être en politique demandait un don de soi. Un horaire chargé, du temps pour préparer les dossiers à débattre… Si André Arthur a le temps de chauffer des autobus et de faire de la publicité, désolé, il ne prend pas son rôle au sérieux. En tant que député indépendant, il ne peut diviser les dossiers avec des collègues. Il se doit d’en étudier possiblement plus qu’un député qui fait parti d’une équipe.

Les gens qui ont voté pour André Arthur avaient des attentes envers lui. Possiblement de brasser et de remettre en question le système en place. J’ai plutôt l’impression qu’il profite du système et qu’André Arthur ne pense qu’à lui et à ses poches. Je ne vois pas en quoi il a l’étoffe d’un politicien.

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