Les gais peuvent-ils prendre le pouvoir?

Homosexualité et politique

L’arène politique québécoise compte peu de personnes ouvertement homosexuelles. Les hypothèses sont nombreuses pour expliquer cet état de fait mais un consensus prédomine parmi les personnes interrogées : l’orientation sexuelle demeure du domaine privé et le « coming-out » public est un libre choix.

Frédéric Lacroix-Couture | Dossiers Homosexualité, Politique

C’était au lendemain des élections provinciales de 2007. Le Parti québécois (PQ) terminait derrière l’Action démocratique du Québec (ADQ). Une défaite cuisante pour les péquistes qui ont obtenu leur pire score électoral depuis 1970. Certains candidats du PQ ne se sont pas gênés pour blâmer l’homosexualité de leur chef, André Boisclair. Un facteur qui aurait fait perdre des votes, selon eux.

Trois ans plus tard, le principal intéressé refuse de rejeter le blâme sur son homosexualité. M. Boisclair, aujourd’hui consultant en Développement stratégique et affaires publiques pour la firme Ernst & Young,  juge que les résultats électoraux sont là pour en témoigner. « Je regarde l’appui, il venait surtout des régions comme l’Abitibi et le Saguenay Lac-Saint-Jean, des endroits aux valeurs plus conservatrices et traditionnelles », se défend-t-il. L’ancien chef péquiste admet que l’homophobie est encore existante, mais demeure minime au Québec.

Homosexualité, politique et les régions

Le maire de Bécancour, Maurice Richard, abonde dans le même sens, son homosexualité n’a plus aucune importance chez ses électeurs. Le politicien a fait son « coming-out » public depuis longtemps, soit en 1975. « Les gens ne sont pas réticents à élire des homosexuels. Je ne vois pas l’ombre d’un problème dans la population. L’homophobie existe bien sûr dans certains milieux, mais nous sommes reconnus comme une société progressiste », soutient M. Richard.

Malgré cela, le Québec compte pourtant une liste bien courte d’hommes et de femmes politique ouvertement gais. Pourquoi? La peur de mettre en jeu leur avenir politique en incite certains à ne rien révéler sur leur orientation sexuelle, croit le professeur en sociologie à l’Université Laval, Michel Dorais.

Ils réfléchiront sur les conséquences qu’aura une sortie du placard sur les intentions de vote de l’électorat, soutient le président de Gai Écoute, Laurent McCutcheon. « Lors des élections, le vote est souvent serré dans une marge de 10%. Il faut seulement 5% des électeurs qui décident de ne pas voter pour un candidat parce qu’il est homosexuel pour qu’il soit défait », prétend le militant gai.

« Nous comptons entre 15 et 18% de gais dans la société, c’est donc tout à fait normal d’avoir peu d’homosexuels en politique »,  rappelle toutefois le maire Richard.

Coming-out politique

Le coming-out médiatique de l’ancien chef du Parti québécois a été motivé par le désir d’être un modèle pour les jeunes. « Il faut en parler publiquement parce que certains gais vivent des difficultés et cherchent des modèles pour s’en sortir », soutient M. Boisclair.

Sans prétendre que c’est une nécessité, le maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, juge que de rester dans le « placard » n’apporte rien de bénéfique. « Ne pas le dire amène certainement plus de problèmes. Ils seront victimes de chantage parce qu’ils gardent secret leur orientation sexuelle», dit l’ancien député bloquiste.

Le libre choix s’impose également en ce qui concerne présenter son amoureux ou son amoureuse en public. C’est une question de vie privée. La décision revient aussi aux conjoints ou conjointes de participer aux sorties publiques ou de rester dans l’ombre, même du côté des politiciens hétérosexuels, selon le professeur Michel Dorais.

« Est-ce qu’un politicien hétérosexuel montre toujours sa conjointe en public ?, questionne Maurice Richard. Ce qui n’est pas obligatoire pour un hétérosexuel ne l’est pas pour un gai », ajoute-t-il.

Compétence d’abord

Au final, les aptitudes d’un candidat priment sur son orientation sexuelle. « Être homosexuel ne réduit pas les standards au niveau éthique », affirme Réal Ménard.

Le professeur Michel Dorais juge que les gais en politique doivent être meilleurs afin de compenser leur homosexualité qui, selon lui, peut être encore vu par certaines personnes comme un « léger handicap».

Lorsqu’on demande à André Boisclair si un jour le Québec aura à sa tête un premier ministre gai, il ne peut s’empêcher de rire. « Je n’y vois aucun obstacle. Cela dépend de ses compétences », conclut-il.

Autres textes sur Homosexualité

Autres textes sur Politique

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel   

 

Rap engagé: Micros armés

Art multidisciplinaire au service de la société

Micros Armés: rap engagé

Groupe hip-hop multidisciplinaire, les Micros Armés sont des artistes engagés aux allures résolument old school. Originaires de la France, de la Martinique, du Sénégal et du Québec, ils sont neuf sur scène pour défendre les causes sociales qui leur tiennent à cœur au moyen du chant, de la danse et du rythme. Portrait de ces poètes des temps modernes.

Murielle Chatelier | Dossiers Rap, Hip Hop, Culture

rap_micros_armes_rap_music_hip_hop Quand ils foulent le plancher d’une scène, les membres de Micros Armés ne souhaitent pas que donner un bon spectacle: ils veulent réveiller les consciences et bousculer les conventions. Quatre auteurs-interprètes – deux hommes et deux femmes – trois b-boys et deux compositeurs accordent ainsi leur passion pour galvaniser les foules avec leurs messages revendicateurs.

Leur rap dénonce la brutalité policière, prend position en faveur de la «cause autochtone», soutient le travail des maisons de jeunes et met en lumière les dangers de la politique sur la masse. «Tous les spectacles-bénéfices que nous faisons sont liés à des causes auxquelles nous croyons et il nous arrive de créer des pièces musicales spécialement pour ces événements», dit DigboX, l’un des deux fondateurs du groupe.

Fondé en 2004 par sa conjointe, SuYin, et lui-même, le collectif Micros Armés a débuté son parcours en duo. Année après année, au fil de rencontres inspirantes et déterminantes, le groupe a pris de l’ampleur pour atteindre sa vitesse de croisière avec le recrutement de ses deux compositeurs québécois, BigWill et Dj Pek, en 2009. Sélectionnés pour rivaliser avec d’autres artistes dans le cadre de la 14e édition des Francouvertes, un concours qui favorise l’émergence de la relève francophone de tous les genres musicaux et qui lui offre une vitrine exceptionnelle, c’est un nouveau chapitre qui s’écrit pour ce collectif.

«Pour nous, avoir le privilège de participer à ce concours est déjà un prix en soi. Ça nous prouve que ce que nous faisons, ce n’est pas de l’amateurisme parce que les gens qui nous jugent sont influents dans l’industrie musicale. Ils s’y connaissent. Alors, nous sommes vraiment heureux d’être ainsi reconnus par nos pairs», fait valoir DigboX.

L’immigration: passage obligé

micro_armes_rap_music_hip_hop Fasciné par l’effervescence artistique qui caractérise Montréal, le couple français DigboX et SuYin a choisi de s’y établir pour bénéficier des nombreuses opportunités qu’il entrevoyait. «Les Québécois ont des talents artistiques incroyables, et l’été, Montréal n’a pas son pareil au niveau culturel. On dirait qu’ici, chacun peut réaliser son rêve», s’enthousiasme SuYin.

Arrivée au Québec il y a plus de dix ans, la jeune femme ne soupçonnait pourtant pas que s’établir dans la métropole lui causerait tant de soucis. Il lui aura fallu plus de sept ans pour obtenir sa résidence permanente.

Mal conseillée par une consultante en immigration qui a englouti ses maigres avoirs, elle a dû quitter le pays, contre son gré, pendant trois mois. «Mon dossier avait mal été rempli. Ma consultante devait m’aider à obtenir un visa de travail, pour me permettre de passer à l’étape suivante, soit la demande de résidence permanente, mais elle n’a rien fait.»

«À un moment, en cours de processus, j’ai reçu un appel d’Immigration Canada et on me demandait si je souhaitais demander un statut de réfugiée. Mais réfugiée d’où? De la France? C’est là que j’ai compris que je m’étais fait avoir par ma consultante qui avait écrit n’importe quoi dans mon dossier et que j’étais en situation irrégulière. Je me suis donc tournée vers le député de Gouin de l’époque, André Boisclair, et c’est lui qui m’a vraiment aidée. Il m’a conseillé de partir du pays, pour revenir en règle. C’est ce que j’ai fait. Et je suis ici maintenant.»

Deux autres membres du groupe, des Martiniquaises, ont aussi eu maille avec l’Immigration. L’une d’elles a été expulsée du pays pendant trois mois tandis que l’autre est coincée dans son pays d’origine, où elle se trouve toujours.

À la manière d’antan

Toutes ces embûches n’ont pas empêché le groupe de progresser et d’agrandir leur «famille de cœur». Contrairement aux groupes hip-hop de l’heure, les b-boys ne sont pas des accessoires dans leurs spectacles: ils font partie intégrante de l’équipe. «Quand j’ai rencontré Micros Armés, un lien d’amitié s’est installé entre nous. J’allais les voir en spectacle pour les encourager et je dansais de mon côté», raconte le chorégraphe du groupe, Bourrik. «Quand le groupe a pris de l’expansion, on s’est dit: ‘‘Pourquoi ne pas joindre nos forces?’’», poursuit le danseur. Et c’est comme ça que la danse s’est intégrée au chant dans le collectif.

«De nos jours, les groupes hip-hop engagent les danseurs plutôt au besoin, pour des spectacles ou des tournées. On ne suit donc pas la tendance», laisse entendre Bourrik tout en expliquant l’origine de son art.

«La musique de Micros Armés est un rap français aux accents de la côte est américaine. Comme le break dance est né dans la même région, ces deux éléments se marient très bien. Quand je danse sur ces rythmes, je sens la musique, ses vibrations, sa symbiose avec mes mouvements. C’est passionnant de chorégraphier des danses sur des sons qui nous interpellent, qui s’harmonisent avec nos gestes».

En plus de l’amitié, une grande complicité soude tous les membres de Micros Armés qui partagent des idéaux communs. «C’est difficile à expliquer, mais les chorégraphies des b-boys sont le reflet de nos visions», soutient SuYin.

Modestes, tout ce que les Micros Armés souhaitent maintenant, c’est continuer à créer en faisant du rap conscient. «Le rap, ça ne doit pas servir à faire de l’argent. Ce n’était pas ça à l’origine. C’était une voix pour ceux qui n’en avaient pas. Pour nous, c’est important de livrer des messages. Sinon, le rap, c’est inutile», conclut SuYin, une jeune mère au foyer qui travaille occasionnellement tandis que son mari occupe un emploi régulier d’intervenant.

Les Francouvertes

Le concours Les Francouvertes a vu le jour en 1995 et s’adresse à la relève musicale francophone. Les portes-paroles de sa 14e édition, qui se déroule du 8 février au 3 mai 2010, à Montréal, sont le groupe Karkwa et l’auteur-compositeur David Marin, des anciens participants et lauréats à ce concours.

Chaque année, une vingtaine de concurrents sont sélectionnés et trois lauréats récoltent une quantité de prix qui leur permet entre autres de réaliser, produire et promouvoir un disque, dont une bourse de 10 000 $ remise au grand gagnant. Les prestations des participants sont soumises à un vote du public et d’un jury composé de gens de l’industrie. Loco Locass, Les Cowboys Fringants et Damien Robitaille sont quelques-uns des artistes couronnés lors d’éditions précédentes.

Au moment d’écrire ce texte, Les Micros Armés étaient en demi-finale pour Les Francouvertes 2010.

Autres textes sur Bistro le Ste-CathRestaurant

Autres textes sur le Rap

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_imageOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant souper spectacleUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.  www.stecath.com.  

Mario Dumont quitte l’ADQ et la vie politique

Raymond Viger | Dossiers Politique, Coopérative de santé et Mario Dumont

610x En assistant à l’effondrement de l’ADQ, le questionnement sur l’avenir politique de Mario Dumont était déjà sur toutes les lèvres. Mario Dumont n’aura pas fait durer le suspense très longtemps. Le comptage des votes n’était même pas terminé et voilà que Mario Dumont annonce son départ, prenant tout le monde par surprise, incluant les députés élus de l’ADQ.

Coopérative de santé

Ce qui me désole le plus dans ce départ, c’est que Mario Dumont avait été le seul politicien à parler de coopérative de santé. Mario Dumont avait questionné Jean Charest et André Boisclair lors du débat des chefs il y a 2 ans. Ni Jean Charest, ni André Boisclair n’ont osé répondre à la question. Charest et Boisclair n’ont même pas prononcé ce mot tabou.

Mario Dumont en a même reparlé lors de son discours d’adieu. Les coopératives de santé est un sujet que les partis politiques n’osent pas discuter, même lorsque nous les invitons à le faire. Les coopératives de santé représentent-elles une nouvelle façon de voir, une alternative pour notre système de santé déficient? Les coopératives de santé existent depuis 25 ans et les politiciens évitent encore ce sujet.

Qu’adviendra-t-il maintenant des coopératives de santé dans le discours politique? Reflet de Société va relancer le débat. Histoire à suivre.

Autres textes sur les Coopératives de santé

Autres textes sur Politique

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.


Autres livres pouvant vous intéresser

André Boisclair et le gouvernement minoritaire de Jean Charest

Raymond Viger | Dossiers Jean Charest, Politique et Mario Dumont

Je ne commenterais pas l’ensemble des résultats des élections du Québec d’hier soir. Tous les médias l’ont ou vont le faire. Je vais me contenter de souligner un souhait. Un seul.

Avec les résultats que nous avons eu, Jean Charest pourra travailler son humilité et apprendre à travailler en équipe avec… l’opposition! Mario Dumont pourra nous présenter cette équipe qu’il dit qu’il a et les initier à la vie parlementaire. Mon souhait, je le présente à André Boisclair.

Depuis qu’André Boisclair a été élu chef du Parti Québécois, il ne l’a pas eu facile. Le Québec a eu à apprendre à le connaître. Il a eu à nous montrer comment il pouvait devenir un chef.

Les semaines ont passé. André Boisclair a pris de l’assurance et une expérience incroyable. Il serait dommage que son parti tente éventuellement de le remplacer. Il serait navrant qu’il décide de quitter. Le Parti Québécois doit se reconstruire, se redéfinir. André Boisclair peut réussir cet objectif.

André Boisclair ne l’a pas eu facile et les années à venir ne le seront pas plus pour le Parti Québécois. Un ménage en profondeur doit se faire et je suis convaincu qu’André Boisclair est l’homme qu’il faut au Parti Québécois pour faire ce travail.

Remplacer André Boisclair serait de se servir du chef de parti comme bouc émissaire du malaise qui existe dans le Parti Québécois. Pour construire, il faut apprendre de nos erreurs, accepter la réalité dans laquelle nous sommes et se retrousser les manches. Changer le chef, c’est de joueur à l’autruche vis-à-vis les changements à être fait.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Autres textes sur Politique

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.


Autres livres pouvant vous intéresser

Dumont, Boisclair, Charest et le débat des chefs

Raymond Viger | Dossiers Mario Dumont,  Jean CharestTout le monde en parleÉconomie

André Boisclair a été plus naturel et plus à l’aise que lors de l’émission Tout le monde en parle. Cette même émission qu’il a eu l’occasion de nommer à Mario Dumont en référence à son cadre financier qui n’était pas encore chiffré.

Malgré de nombreuses attaques envers ses deux rivaux, Mario Dumont s’est vite retrouvé sur la défensive. Ce qui a permis à André Boisclair de faire des gains et de bien paraître. Boisclair a paru en contrôle, se permettant de passer de l’attaque, à l’insistance et à l’humour. Il semblait le mieux préparer à parler d’une vision et des actions de son parti pour le Québec.

Jean Charest est revenu régulièrement pour dire que le gouvernement précédent avait mis le Québec en péril. La plus plate excuse que je peux accepter d’un premier ministre qui a passé quatre ans au pouvoir. Il est facile de se déresponsabiliser sur les erreurs des autres. Ça peut tenir la route la première année au pouvoir. Mais pas pendant un mandat complet. Un bon gouvernement doit être capable de nous montrer comment il a sorti son épingle du jeu, indépendamment du gouvernement précédent. J’ai été surpris de remarquer que Jean Charest a bégayé à trois reprises pendant le débat des chefs!

Un thème que j’ai été agréablement surpris d’entendre a été les coopératives de santé. Depuis plus d’une année que nous tentons d’avoir la position du gouvernement sur ce sujet, un thème carrément absent des médias. Et voilà que Mario Dumont nous parle de coopératives de santé à deux reprises. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont embarqué sur ce terrain. Comme s’ils n’avaient rien entendu! C’est un sujet qui nous tient à cœur. Dans notre magazine, Reflet de Société, nous avons fait un dossier complet sur ce sujet l’an dernier. Il ne nous manque que la position du ministre de la Santé pour compléter le tout. Philippe Couillard a retardé l’entrevue à plus d’une reprise. Nous sommes comme les patients en attente d’être soigné. Nous sommes sur la liste d’attente!

Malgré que Mario Dumont a été le premier politicien de qui j’entends parler de coopératives de santé, il a perdu énormément de point en étant incapable de chiffrer la marge de manœuvre du Québec. Il en a perdu encore plus lorsque les journalistes ont remis en contexte la note de service sur le pont qui s’est écroulé. La note ne proposait pas de réparations! Le lapin que Mario Dumont a tenté de sortir à Jean Charest n’a pas fait le même effet que celui que Jean Charest avait sorti à Bernard Landry au dernier débat des chefs.

Plusieurs questions intéressantes ont été soulevés, mais l’expérience de Jean Charest pour éviter d’y répondre ne nous a pas permis d’avoir des réponses. Jean Charest se lave les mains vis-à-vis des problèmes de santé en disant que c’est la faute à Lucien Bouchard qui a diminué les effectifs. Mario Dumont dit que Jean Charest refuse d’augmenter les possibilités de travail des médecins qui sont prêts à en faire plus. Qui dit vrai. Comme nous a fait remarquer Julie Miville Duchesne, le débat a été rempli de demi-vérités. Un politicien ne conte pas de mensonges, mais dit rarement une vérité complète. Ce qui donne raison à l’adage que les chiffres ont peut leur faire dire n’importe quoi. Et je rajouterais, surtout en politique.

La formule du débat des chefs ne m’a pas excité outre mesure. J’aurais aimé qu’un journaliste intervienne pour synthétiser la question d’un des politiciens et exiger de son vis-à-vis d’y répondre. Sans la présence d’un journaliste pour contrôler le débat, les questions pleuvent, mais les réponses se font rares.

Autres textes sur Politique

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.


Autres livres pouvant vous intéresser

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel  

Mario Dumont devant Guy A. Lepage à Tout le monde en parle

Raymond VigerDossiers Mario Dumont, Tout le monde en parle

Dany Turcotte a eu la chance de participer plus avec Mario Dumont qu’avec André Boisclair. Mon commentaire sur André Boisclair qui n’avait pas réagi aux commentaires de Dany Turcotte semble avoir fait l’unanimité, André Boisclair est resté de glace pendant son apparition à Tout le monde en parle.

Mario Dumont a été très différent. Très à l’aise, il était prêt à embarquer dans toutes les questions ou commentaires qu’on lui présentait. Marion Dumont n’a pas été intimidé pour le fou du roi Dany Turcotte. Malgré tout, on peut cependant dire qu’il s’est fait ramasser solidement.

Que ce soit Guy A. Lepage avec ses questions lui demandant de chiffrer ses promesses électorales, Dany Turcotte qui tapait du pied devant son grand tableau ou encore Chantal Hébert qui a profité de son entrevue pour revenir sur la question, Mario Dumont n’avait pas beaucoup d’allié. Mario Dumont a mentionné qu’il faut être prudent quand on parle de cadre financier. Sa prudence va à l’extrême en ne voulant rien chiffrer.

Après la guerre des chiffres, le débat s’est transporté sur la position  »autonomiste » de Mario Dumont. Guy A. Lepage lui a cloué un autre clou en définissant la position autonomiste de Mario Dumont comme étant une façon d’être souverainiste avec certains et fédéralistes avec les autres. Une sorte de caméléon politique.

Si on se fit aux applaudissements pour qualifier la soirée, c’est Guy A. Lepage qui s’est fait applaudir le plus souvent. Ces questions étaient lancé à Mario Dumont comme on lance une fléchette sur sa cible.

Guy A. Lepage a rappelé à son invité qu’il aurait renié les syndicats. Mario Dumont a patiné pour mentionner qu’il fallait actualiser nos anciennes institutions qui ne répondent pas nécessairement aux besoins d’aujourd’hui. Les syndicats seraient-ils des dinosaures d’un autre siècle?

En ce qui concerne l’aide sociale, j’ai senti deux intonations dans la voix de M. Dumont. D’un côté, on sentait qu’il voulait couper l’aide sociale. Il a immédiatement fait marche arrière en mentionnant qu’il ne parle pas de couper mais plutôt qu’il faut faire des efforts pour ramener sur le marché du travail ceux qui sont aptes.

Guy A. Lepage a aussi questionné Mario Dumont sur ses flirts avec Jeff Filion et son collaborateur qu’il a dû faire démissionner, Jean-François Plante. Chantal Hébert a aussi souligné le manque d’équipe pour entourer Mario Dumont. Celui-ci s’est mis les pieds dans les plats en tentant de parler de la plus grosse prise aux candidats. Il a eu à défendre qu’un lobbyiste tel Gilles Taillon valait plus qu’un journaliste ou tout autre candidat. Ouf! Pas sur qu’il a gagné des points sur ce tableau.

Malgré des questions parfois fort embarrassantes, Mario Dumont a tenté de demeurer crédible et est resté dans le ring. Il est habitué de ramasser les coups. Il a un très beau discours. Peut-être trop philosophique et pas assez pratico-pratique. Possiblement le style de débat oratoire développé par un député qui a beaucoup siégé mais qui n’a jamais géré un ministère.

Mario Dumont peut-il avoir l’étoffe d’un premier ministre pour le Québec? Il peut faire de beaux et grands discours. Mais où il aurait une équipe avec lui. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit le cas. Pour nous le prouver, il faudrait qu’il fasse un mandat comme chef officiel de l’opposition. Cela serait une belle occasion de nous montrer ses Porte-paroles de l’opposition officielle vis-à-vis les différents ministères. Nous pourrons alors juger s’il a une équipe ou non derrière lui.

Parfois il est suicidaire de faire monter un jeune trop vite ou de lui donner de trop grands défis. Pour l’instant, Mario Dumont n’est pas prêt à être premier ministre du Québec. Pour le bien de sa continuité en politique, il serait préférable qu’il saute un tour. Pour le bien des Québécois aussi.

Autres textes sur Politique

Autres textes sur Culture

Autres textes sur Tout le monde en parle

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

    Bistro le Ste-Cath

    bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

    Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

    Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

    Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

      Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

      operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graffOpération Graffiti

      Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

      Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
      Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
      Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

      Autres livres pouvant vous intéresser

      Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel       

      André Boisclair vis-à-vis Guy A. Lepage et Dany Turcotte à Tout le monde en parle

      Raymond Viger | Dossier Tout le monde en parle

      Je dois faire une mise en garde avant que vous ne lisiez ce blogue. Je me permets d’écrire un blogue, de débattre certaines nouvelles qui touchent le communautaire et notre société, j’essaye parfois d’aider le consommateur dans ses choix ou encore de faciliter certains débats sociaux.

      Il arrive parfois que je commente pour le plaisir de commenter. C’est le cas aujourd’hui. Je ne me prends pas pour un journaliste de la colline parlementaire. Loin de là. Le blogue d’aujourd’hui ne portera pas sur les grands débats sociaux non plus.

      Dimanche soir, bien affaissé dans mon fauteuil, j’ai regardé l’émission Tout le monde en parle comme un simple citoyen qui voulait prendre deux heures de pause avant de reprendre le travail. Je n’ai pas pris de notes sur ce que j’ai entendu. Mes commentaires seront donc très généraux sans toucher de grands débats.

      Ceci dit, commençons par la mauvaise nouvelle. L’émission de Guy A. Lepage ne m’a pas amusé et intéressé comme il est habitué de le faire. J’avais même hâte qu’elle termine pour aller me coucher. Même chose pour Danielle qui combattait le sommeil à mes côtés.

      Maintenant le vif du sujet. Nous sommes en période électorale. Les trois chefs de partis vont défilés à Tout le monde en parle. Possiblement l’événement où ils auront l’occasion de marquer ou de perdre le plus de points. Possiblement plus que le débat des chefs.

      La semaine dernière nous avons eu la chance d’entendre Amir Khadir, porte-parole de Québec Solidaire. Même s’il ne faisait pas parti de cette série de trois chefs qui se succèderont à l’émission de Guy A. Lepage, au moins il a eu son temps d’antenne pour présenter les idées de Québec Solidaire.

      Cette semaine, c’est André Boisclair qui a eu son droit de parole. Position possiblement pas facile d’être le premier à passer à Tout le monde en parle. Le dernier a la chance de pouvoir entendre les autres et d’émettre ses commentaires pour tenter de clouer le bec à ses prédécesseurs.

      J’y ai vu un André Boisclair qui n’a pas pris à la légère son passage devant Guy A. Lepage. Pausé, calme, très concentré. J’avais l’impression qu’il s’était pratiqué toute la semaine avec son équipe pour cet examen. Parce que passer à l’émission Tout le monde en parle est un examen important. Un examen qui pourra faire changer le cours des élections.

      André Boisclair n’a pas voulu entrer dans le jeu de Dany Turcotte. Celui-ci a tenté quelques remarques, mais nous avons vu un André Boisclair continuer à regarder Guy A. Lepage sans broncher et sans commenter les propos de Dany Turcotte. Cela devait sûrement faire partie des consignes de ses spécialistes de l’image. Il ne pouvait pas se permettre d’être naturel et de tomber dans l’humour. Il aurait fort possiblement perdu des plumes et des points. C’est triste pour Dany Turcotte, mais son rôle de fou du roi dans un contexte électoral avec trois chefs qui vont se présenter devant lui sera sûrement d’être ignoré par plusieurs.

      André Boisclair a su répondre aux questions et débattre les sujets amenés un à un tout en restant en contrôle. Le seul qualificatif qui me monte pour décrire sa prestation: professionnel. Même en rapport avec les questions plus difficiles ou qui pouvaient toucher une émotion, il pouvait nommer l’émotion sans nous la faire vivre. Ce qui nous démontre qu’il maîtrise bien les sujets et qu’ils ont été bien réfléchis.

      En conclusion, je serais porté à dire qu’il n’est pas facile de déstabiliser André Boisclair et il démontre une qualité d’orateur bien discipliné. J’attends impatiemment les deux autres invités de Guy A. Lepage.

      Autres textes sur Politique

      Autres textes sur Culture

      Autres textes sur Tout le monde en parle

      Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

      Merci de votre soutien.

        Bistro le Ste-Cath

        bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

        Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

        Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

        Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

          Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

          operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graffOpération Graffiti

          Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

          Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
          Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
          Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

          Autres livres pouvant vous intéresser

          Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel        

          %d blogueurs aiment cette page :