Parlons « cuisine santé » avec la nutritionniste Geneviève O’Gleman

«Aider les gens à simplifier leur quotidien en mangeant sainement» : voici la mission de Geneviève O’Gleman dans la série télévisée Savourer, diffusée à l’antenne d’ICI TÉLÉ depuis l’automne 2020. Elle y donne des conseils afin de cuisiner santé sans que ce soit compliqué.

Un texte de Frédéric Lebeuf publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Culture et Santé

Comment réussir une recette ? Pourquoi manger local? Que doit-on faire pour éviter le gaspillage alimentaire ? Voici les conseils de la nutritionniste. « Une voiture a besoin de carburant pour avancer, mais un être humain a besoin de nourriture pour fonctionner, bouger, penser et agir », souligne-t-elle.

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L’hyperphagie, un appétit insatiable

Catherine (nom fictif) souffre d’hyperphagie depuis le début de l’âge adulte. Découverte d’un trouble alimentaire répandu dont on entend pourtant peu parler.  

Un texte de Justine Aubry – Dossier Santé

Catherine est une très bonne élève. À l’école secondaire, elle obtient d’excellents résultats. Elle évolue dans un cercle d’amis proches et n’a jamais été victime de railleries de la part de ses camarades. À la maison, tout va aussi pour le mieux. Ses parents sont des gens aimants et encourageants et Catherine entretient une relation empreinte de tendresse avec sa sœur ainée.

Pourtant, malgré cette vie qui semble équilibrée, un mal s’installe peu à peu en elle, à l’aube de l’âge adulte. Un mal dont elle ne connaît toujours pas la cause, mais dont elle apprendra bientôt le nom: l’hyperphagie.

La maladie

L’hyperphagie ou «boulimie sans vomissement» est un dérèglement alimentaire peu connu. Ce trouble est associé à une ingestion constante et en grande quantité de nourriture sur une courte période, et ce, sans comportement compensatoire ultérieur (vomissements, par exemple). Moins recensé que le trouble boulimique, ce dysfonctionnement alimentaire ne toucherait pourtant pas moins de 2 millions de femmes ou d’hommes au Canada.

Diplômée en psychologie et intervenante à Anorexie et boulimie Québec (ANEB), Janique Raymond-Migneault explique que «selon les statistiques, il y aurait plus de personnes souffrant d’hyperphagie que de boulimie. Par contre, les personnes aux prises avec l’hyperphagie ne sont pas nécessairement conscientes qu’elles ont un trouble alimentaire».

Contrairement aux troubles les plus connus, qui font comme principales victimes les adolescents, l’hyperphagie affecterait plus particulièrement les jeunes adultes. C’est vers l’âge de 18 ou 19 ans que Catherine commence à entretenir un rapport réellement conflictuel avec la nourriture. Elle prend l’habitude de manger de très grosses collations dès son retour de l’école en après-midi, pour ensuite ingérer avec appétit le souper familial. En soirée, il lui arrive aussi de grignoter à nouveau en faisant ses travaux scolaires.

Au cours des années qui suivront, les fringales muteront en «crises d’empiffrement» pendant lesquelles Catherine se mettra à engouffrer frénétiquement tout ce qui lui tombera sous la main… Jusqu’à ce fameux soir où, en regardant tranquillement la télévision, elle s’attarde à un documentaire traitant de ce trouble alimentaire. Elle se reconnaît aussitôt.

Lors de l’apparition d’une crise, l’hyperphagique grignote constamment, souvent seul, se sentant incapable d’arrêter avant qu’une sensation de ballonnement ou de maux de ventre n’apparaisse. «Je pense qu’il devient difficile pour moi de comprendre les signaux de satiété. Malgré que je sois consciente de ne plus avoir  faim, je me lève pour aller chercher quelque chose de plus à manger», témoigne Catherine.

Contrairement au trouble boulimique,  l’hyperphagie ne contraint pas la personne qui en souffre à provoquer elle-même des vomissements, mais elle n’en ressent pas moins une grande détresse à la suite d’une crise. Au quotidien, Catherine ne pratique pas de sport intense ni ne se prive de nourriture à outrance, suivant plutôt un mode de vie qu’elle qualifie de «régulier». «Dans les périodes hors crise, mon alimentation est très normale et il a donc été difficile, dans mon cas, de bien comprendre au début qu’il s’agissait d’hyperphagie», précise la jeune femme.

Selon les statistiques, les crises apparaitraient le plus souvent lorsque la personne atteinte tente de suivre un régime amaigrissant. Le résultat n’est bien souvent pas celui espéré: l’hyperphagique prend plutôt une grande quantité de poids. Selon Janique Raymond-Migneault, d’autres conséquences physiques sont aussi à prévoir: cholestérol, pression artérielle élevée et/ou diabète.

Heureusement pour Catherine, son bilan de santé n’est pas catastrophique pour l’instant. Elle définit ses crises comme étant «cycliques», et explique que ces cycles surviennent par périodes de deux à trois mois au cours desquelles la fréquence des crises peut varier, passant «d’un jour sur deux à une fois par semaine environ». Elle clame ne pas avoir voulu suivre de régime amaigrissant, mais parle de son désir constant de reprendre le contrôle de son poids et de ses habitudes alimentaires.

Un trouble anxieux?

D’après le répertoire des troubles du comportement alimentaire (TCA), les personnes souffrant d’hyperphagie sont habituellement anxieuses et peuvent être affectées négativement par le regard que les autres portent sur elles. Elles peuvent ressentir beaucoup de stress et subir une forte pression venant d’elles-mêmes ou de leur environnement social. Leur alimentation «yoyo», alternant entre tentative de normalisation et autogavage, crée chez les hyperphagiques un sentiment de perte de contrôle et d’anxiété.

Mme Raymond-Migneault affirme que ce trouble alimentaire peut également découler de problèmes de nature psychologique, bien qu’elle évoque une combinaison de facteurs sociaux, familiaux et personnels généralement à mettre en cause. « Il existe beaucoup de facteurs de prédisposition. Les crises éclateront souvent en réponse à des contingences psychologiques, telle une difficulté à gérer le stress ou l’anxiété, à gérer les émotions. La crise devient donc une stratégie d’adaptation, non adéquate, mais qui aide au moment où elle survient», explique-t-elle.

Pour Catherine, il est difficile de savoir exactement quelle est la cause de ce mal qui la ronge. La jeune femme suppose qu’elle ressent peut-être un trop grand besoin de contrôler toutes les sphères de sa vie. «Pour moi, le stress semble être une des causes principales. Les périodes de remises en question paraissent aussi être propices à l’amorce d’un cycle», témoigne-t-elle.

Parfois, Catherine se sent submergée par des questions dont elle n’arrive pas à trouver la réponse: ai-je choisi la bonne carrière? Dois-je retourner à l’université pour éventuellement gagner plus d’argent? Dois-je persévérer dans ma relation de couple? Lorsque le doute l’envahit, Catherine se met à grignoter frénétiquement devant la télévision. Puis elle se sent soulagée. Pour un temps…

Comment s’en sortir?

Même si l’arrivée d’une crise peut occasionner une sensation de bien-être immédiate, il s’agit plus d’une illusion que d’une véritable solution. Pour accepter cette réalité, la présence du trouble doit d’abord être reconnue, affirme Mme Raymond-Migneault: «La première étape est de prendre conscience que la personne a un problème. Cela peut s’avérer difficile, car le trouble peut procurer des avantages à la personne, et ceux-ci peuvent peser plus fort que les désavantages dans la balance».

L’hyperphagique doit trouver le moyen de guérir son mal intérieur afin de voir cesser les crises et ainsi reprendre un mode de vie plus sain. Plusieurs solutions sont envisageables pour y parvenir, selon l’intervenante: appeler la ligne d’écoute d’ANEB (organisme d’aide et de soutien aux personnes touchées par un trouble du comportement alimentaire), s’inscrire à des groupes de soutien qui servent à briser l’isolement, échanger avec des personnes qui vivent la même chose… «Une psychothérapie avec un psychologue permet évidemment de creuser plus loin», conclut-elle.

Depuis quelques semaines, Catherine consulte un orienteur. Elle veut réussir à évacuer l’anxiété qu’elle ressent face à son plan de carrière, qu’elle juge confus et démoralisant. À la fin de ses journées de travail, elle pratique maintenant le yoga et le cardiovélo, afin d’éviter de se retrouver seule à la maison avec d’incontrôlables fringales. Au grand dam de son conjoint, elle tente aussi de garder le frigo le plus vide possible. Même si Catherine sait que repousser ses crises s’avèrera un objectif souvent difficile à atteindre, elle a bon espoir que cette nouvelle routine lui permettra à long terme d’adopter de bonnes habitudes alimentaires.

Ligne d’écoute de l’ANEB : 1-800-630-0907

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Autres articles publiés dans ce magazine

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Vivre avec l’anorexie

«Je suis une survivante.» VéroniKaH est anorexique depuis 35 ans et elle fait partie des 3% de cas chroniques. Il faut en moyenne 4 ans pour soigner une personne anorexique, et au-delà de cette durée, on parle de chronicité.

Louise Marchand | Dossiers Santé, Anorexie

Malgré que VéroniKaH vive avec sa maladie depuis de nombreuses années, elle est mariée, mère de trois enfants et se dit épanouie. Elle est l’auteure de Ce qui ne tue pas rend plus fort, au-delà de la peur et de la honte.

Longue histoire

anorexie trouble de l'alimentation anorexique rester mince, maigrir régime Initialement provoquée par un besoin de se révolter contre ses parents à ses 14 ans, la maladie de l’artiste a dégénéré par la suite, devenant un moyen pour elle de se détruire. Elle commence à exercer un contrôle constant sur son poids, car pour elle «l’anorexie c’est ça: c’est avoir le contrôle. C’est pas à propos de la bouffe, c’est le contrôle.»

VéroniKaH avait l’impression que ses parents contrôlaient toute sa vie, et son poids était la seule chose sur laquelle elle avait de l’emprise. Pendant des années, elle alterne des phases de privation avec d’autres de boulimie, lorsqu’elle est obligée de manger (devant ses parents notamment). Le contrôle qu’elle exerce sur son corps lui permet, à l’époque, de se sentir en sécurité, à l’abri des conflits et des responsabilités, grâce à son corps de petite fille.

«C’est pas la faute de la société. L’anorexie, c’est quelque chose de personnel.» Dans son cas, la maladie n’est pas provoquée par l’envie de ressembler aux standards de beauté véhiculés par les médias, mais par le besoin de détruire son propre corps, de se faire du mal. Ce comportement est une réaction à une souffrance personnelle, qui pour l’artiste n’a rien à voir avec la société.

Il y a quelques années, après une hospitalisation dans un état très grave (elle ne pesait que 36 kilos), VéroniKaH a une prise de conscience, et décide de ne plus se laisser dominer par sa maladie. En même temps, elle redécouvre la peinture et prend une décision: après des années passées à détruire son corps et à se faire du mal, elle choisit de faire attention à sa santé. Pour cela, VéroniKaH fait régulièrement des analyses et elle est en forme. C’est important pour l’artiste désormais, car elle a des choses à accomplir.

Mais elle ne veut pas changer pour autant et se déclare à l’aise avec l’image de son corps: «Je ne veux pas être normale, je suis bien là-dedans, sinon je changerais. Je ne veux pas ressembler à une femme, et ça me va bien de ne pas avoir de formes.» Elle admet se cacher encore derrière son corps de petite fille, car cela reste une sécurité pour elle. Mais elle ne met plus sa santé en danger pour autant.

Soutien familial

anorexie trouble alimentation régime rester mince maigrirVéroniKaH est soutenue par sa famille. Ses trois enfants l’appuient, et sont en accord avec la publication d’un livre pour raconter son histoire: «Mes fils sont fiers de moi.» Elle reconnaît que ce soutien l’a aidée à reprendre le contrôle sur sa vie et sur son propre bonheur. Mais ses parents, inquiets, ont eu plus de difficultés à comprendre son mode de vie. Leurs relations se sont améliorées depuis qu’ils ont réalisé que la vie de leur fille n’est plus en danger, et qu’elle est heureuse ainsi.

Quant à son mari, il l’a acceptée et soutenue depuis le début de leur relation, il y a 28 ans. C’est lui qui l’a poussée à exercer la peinture à plein temps, ce qu’elle fait depuis quelques années maintenant. VéroniKaH aime rappeler que la peinture lui a sauvé la vie dans sa bataille contre l’anorexie. Cela l’a apaisée et lui a permis de reprendre le contrôle sur sa maladie: «Toutes mes émotions sont projetées dans mes toiles, dans ma peinture, et après je me sens déchargée. Quand ça ne va pas je peins et après je vais beaucoup mieux.» L’artiste est désormais épanouie dans sa vie et dans son travail.

Partager

VéroniKaH publie son livre pour partager son histoire et pour parler ouvertement de l’anorexie: «Je pense que ça peut aider des gens de parler de cette maladie. En plus, à travers ce livre je peux en parler aux jeunes parce que je l’ai vécu, mais je peux aussi en parler aux parents parce que je suis une mère.» Elle veut aider d’autres personnes à «apprendre à s’aimer».

Après 35 ans de maladie, elle estime être passée par toutes les phases de l’anorexie, et malgré sa non-rémission, elle pense pouvoir aider d’autres personnes dans l’acceptation et la guérison.

Bien que VéroniKaH arrive à vivre de manière épanouie malgré sa maladie, elle rappelle qu’elle est une exception. Ses médecins sont encore surpris qu’elle n’ait pas de graves problèmes de santé. Elle ne souhaite pas minimiser les dangers de l’anorexie, mais veut plutôt partager avec les autres son optimisme, en montrant que l’anorexie n’empêche pas d’aller au bout de ses rêves. Comme elle le dit: «Mon corps n’est pas guéri, mais mon cœur et ma tête le sont.»

Mireille Deyglun

La préface du livre de VéroniKaH est signée par Mireille Deyglun, comédienne et animatrice québécoise, également connue pour son engagement dans différentes causes (lutte contre l’homophobie, aide aux déficients intellectuels…).

Les deux femmes se sont rencontrées en 2012 lors d’une soirée en faveur de l’hôpital Ste-Justine où l’artiste exposait ses toiles. Mireille a souffert de boulimie par le passé, et elle s’est reconnue dans l’histoire de VéroniKaH. Lorsque celle-ci lui a demandé d’écrire la préface, elles ont passé des heures à parler avant qu’elle n’accepte. Mireille a apprécié que Ce qui ne tue pas rend plus fort rende compte du mal de vivre que l’on peut ressentir lorsque l’on souffre de troubles alimentaires.

Perdre du poids sans mettre en danger sa santé?

régime minceur maigrir trouble de l'alimentation anorexie rester minceLes offres d’aide au régime ne manquent pas: nous sommes envahis de publicités vantant les mérites de méthodes de perte de poids rapide. Elles sont reconnues pour être inefficaces à long terme, car le poids perdu est repris et entraîne une démotivation de l’individu. Certains régimes peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé. Sans parler de véritables troubles alimentaires, la privation est mauvaise pour l’organisme, et peut entraîner des carences.

Il est donc déconseillé de suivre un régime basé sur la privation. Le plus important lorsque l’on veut perdre du poids est de manger équilibré, avec plaisir, et surtout sans culpabiliser. Manger trois repas complets par jour est primordial. La frustration entraînée par la privation est nocive, il faut donc manger à sa faim, sans abuser. Le plus important est de manger équilibré: varier les fruits, légumes, viandes…

Il existe, par exemple, le régime dit méditerranéen. Il consiste à séparer son assiette en trois parties: les légumes (moitié de l’assiette), la viande et ses substituts tels que le poisson ou les œufs (un quart de l’assiette), et les féculents comme le pain ou le riz (un quart de l’assiette). Il est important de rajouter à cela des fruits et des produits laitiers. On peut ainsi manger à sa faim. Et surtout, ce régime permet la perte de poids sur le long terme, sans privation, et sans danger pour la santé. Mais le plus important reste de manger avec plaisir.

Autres textes sur Anorexie

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L’anorexie, Docteur Wilkins et les troubles de l’alimentation

Nadège (nom fictif) avait 18 ans la première fois qu’elle a rencontré le docteur Wilkins, pédiatre spécialiste des troubles de l’alimentation chez les adolescents au CHU Ste-Justine. Une amie de la jeune fille l’avait amenée alors qu’elle était elle-même patiente. Nadège était dans un état de décharnement extrême, elle souffrait d’anorexie mentale.

Louise Marchand | Dossiers HypersexualisationAnorexieSanté mentale, Santé.

anorexie trouble de l'alimentation anorexique santé mentaleLors de leur rencontre, le Dr Jean Wilkins a compris le besoin urgent de l’hospitaliser, car sa vie était en danger, mais elle refusait de se faire examiner. Plutôt que de la forcer, le médecin lui a laissé le choix de revenir quelques jours plus tard avec sa mère pour être admise à l’hôpital. Ce risque a payé: elle est revenue et a accepté de se faire soigner.

Selon le Dr Wilkins, établir un lien de respect et de confiance avec ses patients est le premier pas vers la guérison. Après un long processus pour sortir de la maladie, Nadège a réussi à reprendre du poids. Elle a suivi des études d’infirmière et a fait un stage au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Ste-Justine.

L’anorexie est une maladie mentale répandue, particulièrement chez les femmes et les jeunes filles. Les personnes touchées se privent de nourriture dans le but de perdre du poids, et ce jusqu’à l’extrême, quelquefois en mettant leur vie en danger.

Causes

hypersexualisation anorexie trouble de l'alimentationContrairement à ce que l’on pensait dans les années 70, l’anorexie n’est pas provoquée par un entourage familial problématique ou par une faiblesse de la personne touchée. Elle est en fait le résultat de facteurs biologiques, psychologiques, et sociaux.

Le Dr Howard Steiger est directeur du Programme des troubles de l’alimentation et psychologue à l’Institut Douglas à Montréal. Il est spécialiste des troubles alimentaires chez les adultes: «Il y a une base biologique assez importante et héréditaire, les troubles alimentaires courent dans les familles, chez les jumelles identiques par exemple. Mais les gènes ne sont pas déterminants, ils se contentent d’être allumés par des facteurs environnementaux.» Donc une personne peut posséder des prédispositions génétiques à l’anorexie, mais cela ne suffit pas. Ces facteurs génétiques doivent entrer en contact avec des éléments de l’environnement social de la personne (famille, école, travail…), ajouté à un élément déclencheur.

Ce déclencheur varie selon les individus et selon l’âge: il s’agit généralement du commencement d’un régime pour les adultes ou du début de l’adolescence pour les plus jeunes. Le Dr Wilkins travaille au CHU Ste-Justine depuis 1974 et y a créé la section de médecine de l’adolescence. Selon lui, lorsque certains enfants arrivent à la puberté, ils tombent dans l’anorexie pour éviter de grandir et empêcher les transformations associées à l’adolescence. L’anorexie bloque certains changements physiques (le développement des formes, les règles…) et stoppe la croissance. Le docteur considère l’anorexie comme une impasse dans leur vie et leur développement personnel: «Pour certaines adolescentes, l’anorexie permet de mettre tout en pause, comme si tout allait trop vite dans leur vie. Mais c’est un véritable piège.»

Hypersexualisation

anorexie santé mentale troubles de l'alimentationL’hypersexualisation et le culte de la minceur dans les médias ne causeraient pas directement l’anorexie. Selon le Dr Wilkins, «tout le monde peut être touché, influencé par ces images. Mais la cause première de l’anorexie ce n’est pas ça, même si ça peut contribuer.»

Au contraire, pour le Dr Steiger, cela jouerait un rôle: «Il y a une biologie derrière les troubles de l’alimentation et une psychologie aussi, mais si on peut réduire les pressions de notre culture sur les personnes, on va réduire l’incidence de ces troubles, alors ça vaut vraiment la peine d’essayer.»

Il rappelle également «qu’on ne devient pas anorexique si on ne commence pas un régime, il faut un élément déclencheur». En effet, quelles que soient les influences biologiques et génétiques, on ne devient pas anorexique si l’on ne commence pas à se priver. On ne peut pas agir sur les facteurs biologiques, mais si l’on peut réduire les pressions sociales liées au poids, certains ne commenceraient alors pas de régime et ne deviendraient pas anorexiques.

Le Dr Steiger était coprésident du comité de travail de la Charte québécoise pour une image saine et diversifiée. Cette charte a pour objectif de lutter contre le culte de la minceur en encourageant les industries (productrices d’images dans l’espace public) à présenter une plus grande variété de modèles corporels: «C’est très inspirant de voir que des gens qui sont influents dans leur industrie, que ce soit la mode ou les médias, reconnaissent qu’ils sont bien placés pour avoir un impact positif au niveau de l’introduction de l’appréciation des corps divers et de l’importance de la diversité.»

Traitements

La maladie étant à la fois causée par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, le traitement doit lui aussi comporter plusieurs aspects. D’un point de vue biologique, le premier outil est bien sûr la nourriture. Lorsque les médecins reçoivent des patientes sous alimentées, la première étape consiste à les faire manger pour que leur santé ne soit plus en danger. Tout au long du traitement, il va falloir les aider à retrouver une alimentation correcte et régulière.

Mais faire manger une personne anorexique n’est pas la véritable solution au problème, c’est pourquoi il faut l’accompagner d’un traitement psychologique. Il faut comprendre les raisons qui la poussent à ne plus s’alimenter et travailler avec elle.

Le Dr Wilkins évoque le cas d’une jeune patiente hospitalisée, transférée dans son service. Elle était placée sous médicaments pour prendre du poids. Elle a expliqué au docteur que ça ne la dérangeait pas de prendre des kilos, puisque ce n’était pas vraiment elle qui mangeait, vu qu’elle y était forcée par d’autres personnes.

Elle lui a aussi dit qu’elle reperdrait ces kilos dès sa sortie de l’hôpital. C’est pourquoi le Dr Wilkins ne force pas ses patientes à manger, mais préfère travailler sur les raisons de la maladie, et ainsi les aider à en sortir définitivement: «Il faut comprendre et traiter les causes de l’anorexie pour les aider, pas se contenter de les faire prendre du poids artificiellement, c’est une solution qui n’est que provisoire.»

À l’adolescence, les cas d’anorexie ne sont pas souvent associés à d’autres pathologies, contrairement à ce que l’on peut penser. En revanche à l’âge adulte, il est plus courant de voir des patients présentant des symptômes de dépression, de difficulté de gestion du stress, d’anxiété ou de troubles obsessionnels compulsifs associés à l’anorexie.

Le Dr Wilkins rappelle qu’il est impératif que la jeune fille, son entourage et même le médecin gardent à l’esprit que ces traitements prennent beaucoup de temps. Pour arriver à une guérison complète, il faut compter environ 4 ans. «Dans cette maladie-là, on n’avance pas par miettes, mais par nano miettes.» Il ne faut surtout pas chercher à brusquer les choses, car cela risque de blesser la jeune fille, ce qui retardera encore plus la guérison. C’est un traitement par «les mots et le temps.» Selon lui, il n’est pas vraiment possible de forcer quelqu’un à se soigner, mais il suffit parfois de faire preuve de diplomatie et il est important de créer des liens avec les jeunes filles.

L’entourage

quebec-suicide-prevention-handbook anorexie santé mentaleRappelons que l’entourage de la personne anorexique joue un rôle irremplaçable dans le processus de guérison. La famille, particulièrement, ressent souvent un très grand sentiment d’impuissance. Mais il est nécessaire que les parents mettent de côté ce sentiment, ainsi que leur peine, de manière à soutenir efficacement leur enfant. Leur présence est primordiale, il ne faut surtout pas perdre le contact, et bien que cela soit difficile, accepter que le traitement prenne du temps.

Le Dr Wilkins explique également que la difficulté avec les jeunes anorexiques est qu’il faut faire preuve d’une grande prudence: «Si jamais on vient voir une jeune fille en cours de traitement et qu’on lui dit « tu as l’air mieux », même avec de bonnes intentions, elle va entendre « tu as pris du poids », voire « tu es grosse ». Elles nous obligent à beaucoup de prudence dans les mots. Quand on les connaît intimement, c’est presque impossible pour les parents de vivre avec une fille malade sans commettre de maladresse. « Il est donc important pour les parents de prendre conscience qu’ils commettront involontairement des erreurs, mais qu’il faut privilégier la communication avec leur enfant plutôt que de culpabiliser.

L’anorexie en quelques chiffres

  • Au Québec, 3% des filles âgées de 15 à 25 ans souffrent de troubles alimentaires.
  • Environ 100 000 femmes et filles québécoises souffrent de troubles alimentaires.
  • 90% des victimes d’anorexie mentale sont des femmes, contre 70% à 80% pour les boulimiques.
  • De 5% à 20% des personnes qui développent complètement les symptômes d’anorexie mentale meurent suite à des complications provoquées par la maladie.
  • 50% à 60% des personnes anorexiques finissent par guérir sur des périodes de temps variables.

(Sources: l’ANEB et l’Academy of Eating Disorders)

Deux types d’anorexie 

Le premier type est dit restrictif. Les personnes atteintes ont une relation malsaine avec la nourriture qui se manifeste par la privation. Elles ont généralement une véritable phobie de la prise de poids et pour éviter que cela ne se produise, se privent de nourriture et font beaucoup d’exercice physique pour éliminer le peu de calories qu’elles prennent en mangeant.

Le second type ressemble au premier, mais les personnes atteintes vont avoir des phases de purge compensatoire (vomissements, utilisation de laxatifs), voire des orgies alimentaires ponctuelles. Elles commencent à perdre du poids rapidement, jusqu’à mettre en danger leur santé. La privation provoque des symptômes divers, tels que des carences alimentaires, l’absence de règles pour les femmes et même des problèmes cardiaques. Au cours de la maladie, le contrôle de l’alimentation et du poids devient une addiction et la personne malade y pense en permanence de manière obsessionnelle.

La majorité des personnes touchées par l’anorexie mentale sont des femmes, et particulièrement des jeunes filles. Les hommes atteints le sont de la même façon que les femmes, pour les mêmes causes, et sont traités de la même manière.

Autres textes sur Anorexie

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Hypersexualisation: de nouveaux modèles

Hypersexualité  : Modèles à redéfinir

Delphine Caubet | Dossiers Hypersexualisation, AnorexieSanté mentale, Santé et Société.

hypersexualisation sexualité sexy sexuel éducation hypersexualitéDans le numéro de juin, vous retrouverez les causes mais également les conséquences de cette hypersexualisation, souvent omniprésente dans l’espace public.

Les clips vidéo, mais également les publicités seront mises en cause. Il suffit de penser au clip vidéo de Miley Cyrus, Wrecking ball ou encore du dessin animé le Winx Club. Autant d’images hypersexualisées adressées aux jeunes filles.

En discutant du sujet avec Louise, la journaliste chargée du dossier, une idée m’est venue à l’esprit. Et si en tant qu’adulte nous cherchions de nouveaux modèles inspirants?

Personnellement, je ne me suis jamais sentie concernée par les concours de Miss ou autres sujets «pour femmes». Sans être aussi réactive que d’autres, ces modèles féminins ne m’ont juste jamais touchée.

Alors, pourquoi ne pas chercher de nouvelles icônes pour nous guider et nous aider à être les adultes que nous voulons. Il y a peu, je vous présentais Michelle Bachelet, actuelle présidente du Chili. Pour moi, elle fait figure de modèle féminin auquel j’aspire à ressembler.

Et vous, chers lecteurs, quels sont vos modèles (autant masculins que féminins) qui vous inspirent ? Moi je vous ai déjà présenté Michelle Bachelet.

Autres textes sur Hypersexualisation

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L’anorexie sous un nouveau jour

L’anorexie vu par Véroni KaH

Ce qui ne tue pas rend plus fort

Raymond Viger | Dossiers SantéAnorexie

veronikah anorexie ce qui ne tue pas rend plus fortAu delà de la peur et de la honte, l’artiste en art visuel, Véroni KaH nous présente son histoire avec l’anorexie.

Mère de famille et conjointe elle fait le lancement de son livre; Ce qui ne tue pas rend plus fort.

Reflet de Société, magazine d’information et de sensibilisation, va publier en juin prochain un article sur Véroni KaH et l’anorexie.

Lancement du livre

Dimanche 23 Février 2014, de 13H @ 15H
Bibliothèque Raymond-Lévesque Salle Desjardins
7025 Boul. Cousineau Longueuil.

Informations: vero@veronikah.com ou cell : 438-321-4922

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Autres textes sur Bistro le Ste-CathRestaurant

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com 

show_imageQuand un homme accouche

Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4


Autres livres pouvant vous intéresser

Une paire de seins lui coûte la vie

Conséquences de la chirurgie esthétique | Se refaire les seins

Elle voulait avoir de nouveaux seins. Refait. La chirurgie plastique coûte cher. Pour elle, beaucoup plus cher qu’elle ne l’avait planifiée.

 Raymond Viger | Dossiers Hypersexualisation

pierre tombale décès mort graveyard cimetièreVanessa est le nom fictif de cette jeune femme. Depuis longtemps, Vanessa rêvait de se faire refaire les seins.

La chirurgie plastique coûte cher. Très cher. Vanessa décide de partir dans l’ouest du pays pour danser. Faire un coup d’argent rapide et revenir pour faire cette opération. Elle avait planifié qu’en un mois elle pourrait avoir tout l’argent nécessaire pour se payer cette chirurgie plastique dont elle rêve.

Après quelques semaines, Vanessa est retrouvée morte sous un balcon. On ne sait pas ce qui s’est passé. On ne comprends pas pourquoi elle n’a pas eu la protection qu’on lui avait promis. Son argent avait disparu.

Nous nous sommes cotisé pour rapatrier le corps pour pouvoir enterrer Vanessa à Montréal. Parce que ramener un corps par avion coûte très cher. Presque 10 fois le prix d’un billet d’avion conventionnel.

Danielle et moi avons été au salon pour offrir nos sympathies à sa famille et à ses proches. Il y avait beaucoup de monde. Le salon était plein à craquer. Tant de monde qui aimait Vanessa… telle qu’elle était. C’est tellement dommage que Vanessa ne se soit pas aimé et accepté telle qu’elle était. Si Vanessa avait pu s’aimer autant que toutes ces personnes réunies au salon.

Ce ne sont pas toutes les jeunes femmes qui mourront comme Vanessa p0ur payer sa chirurgie esthétique ou encore comme Micheline Charest de Cinar morte sur la table d’opération. Mais que vont-elles subir pour satisfaire cette soif de transformation?

Adieu Vanessa. Nous garderons une pensée pour toi.

Autres textes sur Hypersexualisation

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