L’armée, nouveaux rêves pour les jeunes

L’armée, nouveaux rêves pour les jeunes

Raymond Viger             Dossier Société

Sur de mes billets traitant de la mort de Michael Jackson, j’ai reçu près de 200 commentaires. Ce débat s’est divisé sous plusieurs angles. J’ai demandé aux internautes de rester dans le sujet. Pour respecter la consigne de la pertinence des commentaires en lien avec le billet, je me suis engagé à écrire des billets sur les sujets que j’ai demandé de garder au frais.

C’est ainsi que j’ai publié un billet écrit pour Reflet de Société sur le tatouage et le body piercing. J’ai aussi écrit un billet sur les comparaisons de popularité entre Elvis Presley, Michael Jackson et 2Pac.

Malgré tout, il y avait un dernier sujet que j’avais demandé que l’on écarte. Un débat sur l’armée et la vie dans les Forces armées. Je reprends ici quelques commentaires que nous avions eus et vous laissant le soin de reprendre le débat.

Ruiz: Aucun diplôme, aucun rêve, mauvaises notes. Mais ça n’empéche pas que je peux m’exprimer mieux que n’importe qui.

Claude: Les diplômes et les bonnes notes ne sont pas garants d’une philosophie de vie et d’une capacité de s’exprimer. Tu possèdes Ruiz de grandes qualités. Continue de les cultiver et gardes contact avec celles-ci.

Je suis surpris que tu dises que tu n’as pas de rêves. Avec la philosophie et la sagesse que tu as je m’attendais à ce que tu aies des rêves et des objectifs. Es-tu sûr que tu n’as aucun rêve qui ne t’habite?

Ruiz: Tireur d’élite dans l’armée de terre, c’est tout nouveau donc c’est pas un réve de gamin. Pour l’instant je vais faire des stages pour l’armée de terre et si je m’engage j’entrerais dans l’infanterie c’est à dire les soldats de premiere ligne, sur le terrain et arme à la main. C’est pas impossible, suffit que je sois bon à l’entrainement de tir, ce n’est pas vraiment un rêve mais c’est ma première ambition.

BAxT: Concernant ton entrée dans l’armée, ayant moi-même fait cette expérience, je tiens seulement à te préciser que le travail avec ton arme ne représente qu’un faible pourcentage de ton temps de soldat. Surtout au début (note que c’est différent si tu vas en combat à l’étranger dans ta 2e année).

De plus, depuis 1990, l’entrainement de l’armée est beaucoup plus orienté vers le côté psychologique, que le côté guerre.

Lors de ta première année d’entrainement, tu n’auras à peu près jamais ton arme à la main. Car tu ne sera qu’un zombie manipulé psychologiquement. C’est pourquoi les instructeurs se protège. Car y’en a qui pêtent leur coche.

De plus, certaines personnes avec un certain passé aggravent certaines maladies à cause de cela. Beaucoup d’instructeurs militaires n’ont pas vraiment de formation psychologique pour les comprendre. Et certains d’entres eux ne reconnaissent même pas l’existence de certaines maladies comme la dépression (pour eux, ce n’est que pour les faibles).

Trop d’instructeurs manquent littéralement de scolarisation, alors ils pataugent dans leur croyance, plutôt que la connaissance et la compréhension.

Et si dans le future tu tombes malade à cause de tes formations militaires, la procédure actuelle de cette armée est de simplement te laisser tomber, te pousser au suicide, se débarrasser de toi au plus vite… pour pas te payer de soins.

Alors si tu y vas, je te souhaite bonne chance. Car j’en connais beaucoup à l’époque de la Yougoslavie, qui se sont suicidés depuis.

Quand tu prends une personne avec un secondaire 4 seulement, et que tu lui donnes le grade de sergent instructeur de recrue (parce qu’il a fait de la bonne job sur le terrain), que tu lui donnes le droit d’utiliser des techniques de manipulation psychologique coercitive extrêmement complexe (et dangereuse pour un être humain), que même des docteurs en psychologie n’utiliseraient que sous d’intenses supervisions médicales, le risque pour notre société est GRAND. Les risques pour un citoyen l’est encore plus.

Monsieur Viger comprendra surement ce que je veux dire ici. C’est comme donner la charge de décider de la médication et du traitement d’un patient à une préposée aux bénéficiaires… alors que c’est la job d’un médecin pour plusieurs raisons…

Ruiz: Merci BAxT pour tes informations. Évidement je ne m’attends pas toujours à être sur le terrain et je me doute que les instructeurs ne seront pas tendres, pour eux la dépression comme tu le dis peut être vu comme de la faiblesse. Merci pour tes explications.

 

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Mois de l’histoire des Noirs 4

Mois de l’histoire des Noirs 4

François Richard

Dossier   Mois des Noirs

image Afin de souligner le Mois de l’histoire des Noirs, Reflet de Société vous offre une série de quatre articles portant sur des personnages d’origine africaine marquants, souvent méconnus, de l’histoire nord-américaine. Quatrième et dernier personnage, Mary Ann Camberton Shadd, enseignante, journaliste, éditrice, recruteur militaire durant la Guerre de Sécession et militante pour les droits des Noirs.

Mary Ann Camberton Shadd, 1823-1893

Née dans la ville de Wilmington, au Delaware, Mary Ann Camberton Shadd est l’aînée d’une famille de treize enfants. Elle doit quitter avec sa famille sa ville natale afin d’avoir accès à l’école. Elle fréquente un établissement dirigé par des missionnaires Quakers, en Pennsylvanie.

De retour chez elle en 1839, Mary Ann Camberton Shadd fonde une école pour jeunes Noirs alors qu’elle n’est âgée que de seize ans. Elle enseigne aux jeunes Noirs américains durant les onze années suivantes, à Wilmington, puis dans différentes écoles des États de New York, du New Jersey et de la Pennsylvanie.

Militante des droits des Noirs

En plus de son travail d’enseignante, Mary Ann Camberton Shadd est, au cours de ces années, activement impliquée dans la lutte pour les droits des Noirs. Son message: les Noirs s’émanciperont par le travail et l’épargne, en bâtissant des communautés prospères et solidaires. Elle souhaite que les siens se prennent en main eux-mêmes plutôt que d’exiger de l’aide de la part des Blancs. Elle met ses idées sur papier dans un pamphlet de douze pages publié en 1849 et intitulé, Hints to the Colored People of the North (les Noirs du sud du pays sont à cet époque toujours soumis à l’esclavage).

Réfugiée au Canada

Comme un grand nombre de ses semblables Mary Ann Camberton Shadd quitte les États-Unis après l’adoption de la Fugitive Slave Act par le Congrès de ce pays, en 1850. Cette loi oblige les citoyens et les forces de l’ordre des États du Nord à arrêter toute personne soupçonnée d’être un esclave en fuite et de le remettre éventuellement à son propriétaire.

Mary Ann Camberton Shadd s’installe donc à Windsor, dans le sud-ouest de l’Ontario, et y trouve un emploi d’enseignante en 1851. Dans son livre A plea for emigration, publié en 1852, elle invite les Noirs de son pays à se réfugier au Canada et fait une critique virulente de l’idéologie de séparation des races, alors dominante parmi l’élite noire nord-américaine.

Un journal pour les Noirs

En 1853, elle fonde un journal, afin de donner une voix à la communauté noire canadienne. Bien que le statut social des femmes à l’époque l’empêche d’occuper officiellement le poste de rédactrice en chef du Provincial Freeman, elle dirige bel et bien le journal au jour le jour. La militante effectue à cette époque des tournées de conférences au Canada et aux États-Unis afin d’amasser des fonds pour la publication qu’elle a mise sur pied.

Le journal vivote tant bien que mal jusqu’en 1859. Des problèmes financiers obligeront alors l’équipe du Provincial Freeman à mettre fin à l’aventure. Mary Ann Camberton Shadd fait publier cette année là un livre sur la Guerre de Sécession, qui oppose à l’époque les États américains du Nord à ceux du Sud, notamment à propos de la question de l’esclavage.

Au service de l’armée américaine

La militante prend à cette époque fait et cause le camp du Nord, en faveur de l’abolition de l’esclavage. À un point tel qu’en 1863, elle retourne aux États-Unis afin de devenir recruteur pour l’armée nordiste. Il s’agissait d’une première aux États-Unis, voire d’une première mondiale.

Une enseignante américaine

Mary Ann Camberton Shadd demeure aux États-Unis une fois la guerre civile terminée. Elle obtient un certificat d’enseignement américain en 1868 et travaille à Détroit, puis à Washington, jusqu’à la fin de sa carrière. Elle obtient un diplôme en droit de la Howard University, à Washington, en 1883. Durant la dernière période de sa vie, Mary Ann Camberton Shadd milite aussi en faveur du droit de vote des femmes. Elle meurt d’un cancer en 1893.

Exposition de photos de Kinshasa

Dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, une exposition de photographies sur la vie à Kinshasa, métropole ouest-africaine de 8 millions d’habitants et capitale de la République démocratique du Congo, est présentée jusqu’au 1er mars à l’Église Saint-James, dans le centre-ville de Montréal. Les clichés, réalisés par Paul Henry Kiese, un travailleur de rue montréalais qui a habité la ville récemment, représentent divers aspect de la vie dans la ville immense et affectée par des vagues de migrations immenses, résultant en partie de la longue guerre qui ravage le Congo. L’exposition est ouverte au public samedi et dimanche entre 10h30 et 16h30. L’Église Saint-James est située au 463, Sainte-Catherine, Ouest, entre les rues Union et Saint-Alexandre.

Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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Nourrir l’humanité avec des pilules

Alimentation

Les pilules alimentaires: la nourriture de l’avenir?

Grâce aux avancées scientifiques de l’Agence de recherche de la défense américaine (DARPA), on estime que d’ici 2014, des chercheurs pourraient mettre au point des pilules capables de nourrir l’humain pour des jours, voire des semaines! En viendra-t-on vraiment un jour à se nourrir que de pilules, à la manière des personnages de la famille Jetson?

Marie-Josée Richard      Dossiers Environnement, Santé

Selon Manfred Kroger, professeur des sciences de la nutrition à l’Université de Pennsylvanie, bien que les pilules alimentaires soient, à ce jour, théoriquement disponibles, leur aspect pratique doit être amélioré. En effet, un homme moyen aurait besoin d’ingérer au moins 2000 calories par jour, ce qui équivaudrait à «avaler une pilule de près d’une livre» ou des centaines de petites granules chaque jour! Et il lui faudrait probablement un grand verre d’eau pour faire passer tout ça!

Au département de la Défense de l’armée américaine, une unité travaille à améliorer les repas à emporter des troupes. Les repas compacts représentent le tiers du poids et du volume des repas «prêts à manger» tout en étant aussi nutritifs et calorifiques. Ils sont actuellement ce qu’il y a de plus innovateur en ce qui a trait à la lyophilisation, une méthode de conservation des aliments qui a recours à un procédé de déshydratation par le froid. On n’en est pas encore à l’étape des pilules alimentaires, mais on s’en rapproche!

Quand le plaisir des sens crie famine!

Robert Henkin, directeur du centre The Taste and Smell Clinic sur la nutrition moléculaire et les désordres sensoriels, pose une mise en garde à l’utilisation d’une telle pharmacopée. Ce chercheur connaît bien l’importance des sens: cela fait plus de 30 ans qu’il traite des patients dont le sens du goût et l’odorat font défaut ou ont complètement disparu.

Selon lui, se nourrir aux pilules matin, midi et soir, tôt ou tard, ce sera la déprime assurée : «Imaginez : vous vous alimentez, mais il ne se passe rien! Vous perdriez alors tout intérêt à vous nourrir. Et même si l’on vous présentait vingt saveurs différentes de pilules, vous en auriez bien vite fait le tour!» Le spécialiste estime que les pilules alimentaires répondraient à un besoin vital, soit se nourrir, mais le plaisir des sens n’y étant pas, on s’en lasserait bien vite: «Il faut faire une distinction entre manger pour vivre et manger pour survivre». Et vous l’aurez deviné, les pilules alimentaires ne permettraient à l’homme de nourrir que son métabolisme. L’hédoniste en lui resterait sur sa faim.

Des laboratoires de recherches jusqu’à votre assiette…

Il y a fort à parier qu’il ne faudra pas attendre encore longtemps avant que les produits dérivés de la recherche ne soient disponibles aux consommateurs. En effet, déjà, on retrouve sur les tablettes la barre énergétique Hooah, à l’origine réservée aux militaires. Comment les mœurs sociales évolueraient-ils si ces petites pilules en venaient à substituer les repas?

«Manger est un acte social, un acte d’échange», a écrit Marie Marquis, professeure au département de nutrition de l’Université de Montréal, dans un article paru l’an dernier dans le périodique Recherches sur la famille. En effet, la nourriture que l’on ingère fait bien plus que simplement nous remplir la panse. Des études ont déjà démontré que manger en famille pouvait limiter les risques de toxicomanie chez les jeunes et de troubles alimentaires à l’adolescence. La psychosociologue Diane Daigle abonde dans le même sens: le temps des repas est très important, il permet de briser l’isolement et de sociabiliser. Il s’agit d’une composante essentielle pour garder une bonne santé mentale.

Prendre le temps de vivre

Voilà que l’arrivée de ces pilules pourrait faire sauver du temps aux plus pressés d’entre nous. Mais à quel prix? Diane Daigle craint que les pilules alimentaires ne soient avalées de travers… Dans sa clinique de consultation de Sainte-Julie, elle rencontre de nombreux patients, obsédés par la vitesse: «Ils sont pris dans un tourbillon continuel avec le temps. Les gens ne font qu’exister; ils ne prennent plus le temps pour vivre». Elle croit que ces pilules ne rendraient pas service à ces personnes, bien au contraire. «Plutôt que de revoir leur façon de vivre, elles s’enfonceraient davantage dans cette course contre la montre». Selon elle, les gens deviendraient encore plus individualistes: «Le peu de temps qu’ils s’accordent déjà pour manger risquerait alors de disparaître».

Manger, c’est aussi explorer

La spécialiste voit aussi défiler dans son bureau de nombreuses personnes en crise d’identité: «Elles ne savent plus qui elles sont ou quel est leur potentiel. Mon rôle est de les aider à se réconcilier avec leur humanité.» Et ce ne sont pas les pilules alimentaires qui les mettront dans la bonne voie. «En stimulant leurs sens, on peut réveiller les pulsions de vie qui les habitent», croit-elle. C’est en essayant toutes sortes de plats que l’on en vient à découvrir ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, ce dont on a besoin ou ce dont on a le goût de manger. «Et pour un enfant, c’est particulièrement important», précise la spécialiste. Manger, c’est donc en quelque sorte un moyen de mieux se connaître.

Plus de pilules en vieillissant?

Avoir recours à des pilules alimentaires pour des fins militaires ou des missions dans l’espace, la psychosociologue Diane Daigle n’y voit pas d’inconvénient. Mais que monsieur et madame tout le monde en viennent un jour à les utiliser sur une base régulière, elle trouverait cela plutôt inquiétant! Elle entrevoit cependant un avenir pour ce type d’aliment. Les personnes handicapées ou en perte d’autonomie pourraient ainsi s’alimenter sans être dépendantes de quiconque. On estime qu’en 2016, les personnes âgées représenteront 17 % de la population au Québec; ceci signifie que près d’un Québécois sur cinq fera partie du troisième âge. Avec le vieillissement de la population, disons donc que ces petites granules pourraient bien se vendre comme de petits pains chauds!

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