Murales graffiti sur les piliers du viaduc Van Horne

Isabelle Winters et le Plateau Mont-Royal

Une galerie sous le viaduc

Le Viaduc Van Horne 2013, la 2e partie d’une galerie graffiti à ciel ouvert.

Raymond Viger Dossiers Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos, Hip-hop

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Muraliste Arpi

En septembre 2010, l’arrondissement Plateau Mont-Royal chapeauté par Isabelle Winters avait fait réaliser 6 murales par les graffiteurs Stare, Zek, Axe, Fluke, Monk.e, Zema et Frank Lam. Les murales 2010 se retrouvent sur les piliers du viaduc Van Horne, à l’est de St-Laurent.

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Peru Dyer Jalea

piliers graffiti viaduc van horne isabelle winters crazy apes

Graffiteurs Crazy Apes

Isabelle Winters a relancé le projet pour 2013. Ce week-end, les 11 et 12 mai, les artistes muralistes Arpi, Peru, Sino, Reuben, Fanny Aishaa, Capital P, Charlie Machete et les Crazy Apes se sont exécutés pour couvrir les piliers du même viaduc mais du côté ouest de St-Laurent.

Une belle galerie à ciel ouvert. Une variété de graffiteurs qui laissent leurs marques.

Merci à Isabelle Winters d’avoir permis la réalisation de ces événements.

Autres textes sur le Graffiti

Graffiteur Sino muraliste graffiti mural street art urbain

Graffiteur Sino

Vidéos murales graffiti:

Visite du Café Graffiti

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Ruks: du street art en bandes dessinées, t-shirts, affiches et cartes de voeux

Une relève pour le graffiti

Le street art de Ruks

Ruks est un jeune graffeur montréalais âgé de 18 ans. Dès son plus jeune âge il est attiré par l’art. Il se découvre un réel talent pour le dessin, un art qu’il perfectionne au fil des années.

Annabelle Bouanchaud. Dossiers Illustration, T-Shirt.

street art bande dessinée illustrations graffiti t-shirt cartes voeux affichesSa rencontre avec le milieu du graff s’avère être originale, «La première fois que j’ai vu un graffeur, j’étais jeune. C’était sous un pont, j’ai eu peur de lui, je pris mon vélo et je suis parti ». Le street art finit par l’intriguer. Il observe des vidéos de différents graffeurs sur internet. Il analyse méticuleusement leurs techniques pour s’en imprégner. L’univers du graff lui plaît de plus en plus. La pluralité des techniques l’attire, «avec une bombe, si tu appuis doucement tu fais un trait clair, mince, fin, …, si tu appuis plus fort, il sera plus foncé, gros, épais, …». Il aime cette diversité artistique qui s’en dégage, elle lui permet de laisser aisément libre court à son imagination.

Les débuts du graffiti

street art bandes dessinées illustrations graffiti t-shirt cartes voeux affichesRuks commence à graffer vers ses 15 ans. Il s’immerge réellement dans le graff l’année de ses 17 ans. La beauté du graff lui permet de s’évader, de «penser à autre chose». A travers sa bombe et son crayon, Pine aspire à exprimer ce qu’il rêve d’être. L’art fait partie de son univers. Il est le reflet de sa personnalité, de ce qu’il est et de ce qu’il aime. A l’heure actuelle, il ne compte pas de nombreux graffeurs dans son entourage. Il n’appartient à aucun crew. Il veut se perfectionner et développer son talent pour être accepté par l’un d’entre eux. Il expérimente tous les domaines, «Je teste pour trouver mon style, je touche à tout. Aujourd’hui je fais plus des visages, des caricatures et je fais aussi dans le style du graffiti classique». Plusieurs artistes l’influencent comme Pose, Stare, Hérésy, Astro, Ènsu, Arpi, Revoke et Bansky. Il observe ces graffeurs, qu’ils espèrent un jour égaler techniquement. Quelques graffeurs, à l’exemple d’Ènsu, Arpi et d’Hérésy, le prennent sous leur aile pour l’aider  à améliorer et peaufiner ses techniques. Il observe et apprend de ces artistes qu’il estime tant. Son entourage le soutient et l’encourage également dans sa démarche artistique. Ayant des parents avec un goût prononcé pour l’art, Ruks bénéficie d’un regard expérimenté et critique qui favorise son envol artistique.

Un jeune professionnel

ruks graffiti illustration jonathan cormier t-shirt affiche cartes anniversairesMalgré son jeune âge, il s’implique dans de nombreux projets. En 2009 il participe à la conception d’une murale pour l’organisme YMCA. En 2010, il est filmé sur un plateau de tournage où il a réalisé une toile pour l’émission VRAK.TV sur MTL. En 2011, il décore les vitrines des magasins Coccinelle Jaune, Bières Etc et Simons à Montréal. Aujourd’hui il est sur deux projets artistiques essentiellement axés sur le dessin, l’un avec l’organisme Suicide Jeunesse et l’autre avec TVA pour l’émission Yamaska. Ruks fait partie de la nouvelle génération des graffeurs de Montréal. Ses créations sont appréciées, «Souvent les gens trouvent ça beau et ça me touche énormément». Cette reconnaissance des proches le stimule, le pousse à se perfectionner sans cesse et à aller au-delà de ses acquis. «J’essaye d’apprendre chaque jour. Je tente de perfectionner mon style». L’art du graff ne cesse d’évoluer même si son sens profond reste identique. « Le coté esthétique du graff comprend deux branches, ceux qui respectent le coté old-school et ceux qui innovent, mais la motivation liée au graff reste la même pour certains. Je crois que l’idée est toujours de mettre son nom quelque part, de montrer ce qu’on aime, … ». Il est conscient qu’aujourd’hui «le graff est considéré comme de l’art. Il s’industrialise et se développe», ce qui n’était pas réellement le cas pour les graffeurs old-school. Il fait partie de cette génération privilégiée où l’art du graff est reconnu et en pleine expansion. Ses projets sont ambitieux. Ruks espère pouvoir travailler sur des contrats plus importants. Il envisage de graffer aux cotés de ceux qu’il observe et admire pour favoriser son ascension dans cet univers artistique. Il veut être reconnu pour ce qu’il est, «je veux que les gens sachent qui je suis!».

Bande dessinée sur T-Shirt

ruks graffiti illustration jonathan cormier t-shirt affiche cartes voeuxL’illustrateur Ruks a maintenant sa boutique Internet où vous pouvez commander non seulement ses toiles, mais aussi des T-Shirts, coton ouaté, cartes de voeux, affiches… Une visite dans la boutique de Ruks est une façon de mieux connaître l’artiste. L’achat des produits dérivés de ses oeuvres est une façon de soutenir l’artiste dans sa démarche tout en gardant l’art à un prix populaire et accessible à tous. Les illustrations très colorées et originales de Ruks en font d’excellentes prospects pour votre choix de T-Shirts ou de cartes de voeux. Boutique Internet de Ruks.

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Lazy Legz présente son T-Shirt Pas d’excuses… pas de limites

T-Shirts Pas d'excuses Pas de limites Lazy LegzPour soutenir le breakdancer Lazy Legz dans ses conférences de motivation dans les écoles. Les T-Shirts Pas d’excuses, pas de limites en noir ou encore No excuses, no limits en bleu sont maintenant disponibles. 20$ (plus taxes et transport). Par téléphone pour paiement par carte de crédit 514-256-9000. Par Internet. ou courriel cafegraffiti@cafegraffiti.net En  passant au  Café-Graffiti 4237 Ste-Catherine est du lundi au vendredi  de 9:00 hres à  17:00 hres. vous pouvez payer en argent, chèque, carte  de crédit ou débit. Par la poste: 4237 Ste-Catherine est  Montréal, Qc. H1V  1X4. N’oubliez pas de mentionner la grandeur et si vous voulez le T-Shirt français ou anglais.

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Murale en Gaspésie, le street art voyage

Nouvelles couleurs à Carleton

Arpi, Fleo et une fresque

Les graffiteurs urbains Arpi et Fleo reviennent d’un voyage de 10 jours en Gaspésie. La maison des jeunes de Carleton a été la cible de leurs canettes aérosols.

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

En plus d’avoir donné un nouveau look à la Maison des jeunes de Carleton, Arpi et Fléo ont donné des ateliers d’initiation graffiti.

Les artistes du graffiti et du street art ont apprécié leur voyage et ont bien hâte de retourner en Gaspésie.

Je vous présente ici quelques photos de leur fresque.

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Remarquez que l’oiseau est perché sur la lumière de la Maison des jeunes. Artiste: Arpi

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Le fond marin de Fleo

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Arpi s’est surpassé avec cet oiseau qui pêche, sous l’eau, un poisson.

D’autres photos de cette fresque réalisé en Gaspésie.

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Rencontre avec Fanny Aishaa

Fanny-Pier Galarneau

Artiste et muraliste environnementaliste

Née à Québec, un placement de la DPJ amène Fanny-Pier Galarneau chez un couple de Québécois. Il n’est pas question ici d’une autre histoire d’horreur de la DPJ. Au contraire. Les parents adoptifs de Fanny lui ont permis de forger sa sensibilité artistique et sa joie de vivre. Des parents qui ont fait d’énormes sacrifices pour encourager Fanny dans la réalisation de ses rêves.

Née d’une mère québécoise, elle hérite de son père marocain d’un teint légèrement bazané. Un déménagement en région fait sentir à Fanny que la couleur de sa peau est différente. Les expériences de racisme qu’elle a vécues permettront à Fanny de développer un besoin viscéral de se battre pour une justice sociale, de combattre l’igrnorance, de bâtir des ponts entre les cultures ainsi qu’un respect de tous les humains et de l’environnement.

Armée de ses pinceaux et de canettes aérosol, Fanny s’en va à la guerre des couleurs!

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

muraliste fanny aishaa graffiti environnement hiphop art cultureÉlevée dans la nature, éloignée de toute urbanité, Fanny dessine depuis toujours. Dès son jeune âge, elle fait de longues promenades dans le bois avec son père. Observation des couleurs, des sons, des animaux et de la vie qui les entourent, les 2 explorateurs esquissent leurs impressions, les émotions qui remontent en eux.

«Mon père est un artiste non avoué. Il n’a jamais pris de cours et il a un talent incroyable. Il nous disait qu’il allait peindre à sa retraite. Mais il a travaillé toute sa vie pour que je puisse étudier, nous dit avec fierté Fanny. C’est pourquoi je ne veux pas remettre au lendemain l’exploration de mes passions.»

Seul contact avec la ville, le chemin de fer qui traverse une route de campagne. Fanny reste émerveillée d’apercevoir ces couleurs qui voyagent devant elle. Elle ne voit pas le train, mais plutôt une galerie en mouvement qui vient vers elle. Des couleurs vives et des formes étranges jaillissent de ces graffitis. Elle n’a pas besoin d’aller visiter les galeries, c’est le train qui les lui amène.

Curieusement, après un déménagement dans une ville où elles ont vécu discrimination et intolérance raciale, Fanny et sa sœur jumelle se retrouvent dans un film universitaire sur la prévention de la violence culturelle. Déguisées en Amérindiennes, elles dansent. Les murs garnis de graffitis multicolores marquent l’imaginaire de Fanny à l’encre indélébile.

Les arts à l’école

Au primaire, Fanny est différente. «Je ne pouvais pas apprendre sans danser, chanter ou faire 2 choses à la fois. On a voulu me donner du Ritalin. On m’a mis dans des cours de ballet. Je créais mes propres mouvements. J’ai été expulsé. J’ai commencé à faire du théâtre et à dessiner dans mes livres, sur mon pupitre, sur mes bras… Tout ce qui m’entourait devenait un canevas pour m’exprimer. Je me suis toujours sentie comme un esprit libre», nous raconte Fanny.

Fanny arrive au secondaire dans une école qui, à l’époque, avait une mauvaise réputation. Un enseignant, Claude Beaupré, organise des battles de Rap. «Cette école était extraordinaire parce qu’il y avait beaucoup de communautés culturelles et d’immigrants. Très tôt, on nous a appris à évoluer unis dans la différence. Certains de mes amis n’auraient jamais terminé leurs cours sans cette activité. Les arts peuvent tout changer, tout guérir et créer des relations», s’exclame Fanny.

muraliste fanny aishaa murale environnement graffiti hip-hop«J’étais fière que mes cousins m’aient enseigné quelques pas de breakdance. Mais c’est quand j’ai eu ma première cassette d’I Am (groupe de rappers français) que j’ai été touchée par la richesse des textes et des paroles. Je m’identifie à la culture hip-hop qui célèbre nos différences et dénonce par l’art les différentes injustices», nous lance une Fanny émerveillée.

À l’université, Fanny entreprend une série de stages en Amérique du Sud. Pour terminer ses études, Fanny obtient une bourse d’une année en cinéma au Brésil. Dans ses cours de scénarisation, elle se fait rapidement dire qu’elle a tellement d’images dans la tête qu’elle devrait se réorienter en animation visuelle.

Les arts au Brésil

À Rio de Janeiro, les murs sont multicolores, pleins de vie. Un artiste peint une fresque. Les gens des favelas (bidonvilles brésiliens) arrêtent pour lui offrir à manger, le remercier de mettre de la couleur dans leur communauté.

«Au Brésil, il y a tellement de lutte qu’il y a une volonté innée de justice et de respect. Les couleurs d’un mur se lisent comme une histoire, un engagement. Elles racontent ce que les médias ne disent pas», nous décrit Fanny.

Désabusée par des cours trop académiques, par la ségrégation raciale et l’élitisme des établissements d’enseignement, Fanny se promène en admiration devant toutes ces murales, les initiatives communautaires, l’école de la rue. «Un matin, j’ai demandé à l’univers de m’aider à trouver une voie pour recommencer à dessiner. Une feuille valse dans les airs pour atterrir à mes pieds. On y annonce des cours de dessin pour graffiti.» Sans hésiter, Fanny s’y retrouve avec assiduité. Après les cours, elle dessine jusqu’au lever du soleil.

«J’étais déçue que les cours se terminent. J’en voulais encore plus. Je suis invitée à un événement communautaire. Tout le monde amenait son matériel pour peindre ensemble. Quelqu’un mentionne que je venais du Canada et que j’étais super bonne en graffiti. Erreur de communication, je n’avais jamais touché une canette aérosol de ma vie! Un citoyen m’offre alors le mur de sa maison. Je n’avais rien préparé. Je n’avais jamais fait de murales. Devant mon hésitation, un autre artiste a compris que je ne savais pas comment faire et a partagé ses techniques. J’ai décidé de me jeter en riant», nous dit Fanny, les yeux remplis d’étincelles. Elle a entrepris une murale en juin 2008 et ne cesse d’en faire depuis.

«Je ne suis pas capable de rentrer dans une boîte pour un travail conventionnel. J’ai besoin de voir la vraie lumière, de suivre les signes de la vie. À travailler tout le temps, à nourrir le rêve d’un autre, on n’a plus le temps de créer et de se concentrer sur son propre rêve. Si chacun pouvait suivre ses dons, ses passions au lieu de ne penser qu’à l’argent et devenir malheureux, le monde serait plus équilibré.»

Les arts pour se transformer

fanny-aishaa-murale-graffiti-muraliste-street-art-urbain-culture-hiphop«Au Brésil, comme à plusieurs endroits, les médias sont corrompus ou ne transmettent qu’une seule vérité. L’art rend accessible la culture et transmet une histoire personnelle qui vient de l’âme. L’art nous transforme, nous fait comprendre nos racines et touche tout le monde.»

«Les arts permettent de combattre les préjugés, de montrer des exemples positifs aux jeunes. J’ai commencé à peindre à côté de trafiquants de drogue. Certains jeunes qui côtoient cette réalité rêvaient chaque jour de devenir célèbres ou de vendre de la cocaïne. À force de voir des événements hip-hop, en voyant l’explosion de couleurs, la poésie des rappers, en leur demandant quels étaient maintenant leurs rêves, ils voulaient tous devenir des artistes. Même certains jeunes armés qui surveillaient la favela s’arrêtaient pour parler et remercier les artistes. Ce sont des êtres humains à part entière. Dans leurs yeux, ils ont des étoiles et des rêves comme tout le monde. L’art au Brésil ou ailleurs est fondamental pour valoriser la jeunesse et ses rêves», nous raconte Fanny.

Le retour à Montréal

«Après 4 années en Amérique du Sud, je croyais m’installer en permanence au Brésil. Mais je rêvais de forêt et de glace. Un jour, il y a eu des inondations surréelles à Rio. Comme si le monde urbain s’écroulait. Un rappel brutal de la force de la nature. Malgré mon amour du pays, mon cœur me disait de partir dans le nord du Québec. Quand je vois des épinettes noires danser dans le vent et les animaux sauvages du Nord, j’ai une émotion inexplicable qui remonte. Même si chaque territoire possède sa beauté et sa richesse, je n’échangerais pas la forêt boréale pour des palmiers», nous confesse Fanny qui décide de revenir au Québec.

fanny-aishaa-muraliste-graffiti-mural-street-art-urbain-culture-hiphopRevenir dans son coin de pays permet à Fanny de mieux s’inspirer, de voir l’environnement avec un nouveau regard. «Notre génération a beaucoup voyagé. Mais nous allons naturellement revenir à des communautés locales. Dans 30 ou 40 ans, tout sera différent. Étant donné sa rareté et son prix, il n’y aura plus autant de dépendance au pétrole. Il nous faudra revenir à des achats locaux, à l’autosuffisance. Se nourrir de son environnement, bâtir des communautés fortes. Plus nous cohabitons avec ce qui nous nourrit, plus nous prenons soin du territoire. C’est pourquoi on doit protéger ces terres, être attentif aux formes de développement économique et faire des choix essentiels aujourd’hui pour soutenir la vie des prochaines générations», réclame Fanny.

Dès son arrivée à Montréal, des proches lui disent qu’elle doit faire la connaissance de l’artiste Monk.e1 et du Café Graffiti. Des rencontres dont Fanny se nourrit encore.

En 2002, Monk-e1 a fait partie des artistes que le Café Graffiti avait dépêchés au Brésil pour représenter le Québec lors d’une convention internationale graffiti. Stimulée par des expériences similaires, la rencontre des deux artistes a été naturelle.

Fanny est aussi émue par l’invitation d’Arpi de participer à sa première exposition, Renaissance – 2009. Puis un autre graffiteur du Café-Graffiti, Fluke, lui offre son premier contrat d’artiste. Ces rencontres ont permis à Fanny d’officialiser le lancement de sa carrière professionnelle.

Fanny Aïshaa exposera pour le grand vernissage sur l’environnement les 28, 29 et 30 septembre prochain au Café Graffiti. 4237 Ste-Catherine est. Infos: (514) 259-6900.

Fanny Aïshaa a une galerie virtuelle que vous pouvez visiter.

Vidéos murales graffiti:

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Luc Bouchard, du graffiti à la peinture

Luc Bouchard un peintre qui a fait le tour du monde

De graffiteur à peintre

Luc Bouchard, est né au Chilliwack en Colombie-Britannique. Aujourd’hui, après avoir fait le tour du monde et fort de ses expériences, il est illustrateur et designer à Montréal, sa ville de résidence.

Raymond Viger Dossiers Hip-Hop, GraffitiPorte-folio, Murales, Vidéos

Luc_bouchard-graffiti-aerographe-artiste-peintre-designCet artiste voue, depuis sa jeunesse, une passion pour le dessin dans lequel il excelle. Luc Bouchard commence à graffer vers l’âge de 13 ans, après avoir rencontré en 1989 le crew de Philadelphie, Vandals Inc en Allemagne. Il restera auprès de ce crew toute une année. Au fil des années Luc Bouchard voyage beaucoup, il n’appartient plus à aucun crews, mais il en côtoie plusieurs dont le crew ICU (Individual Creative Universiality).

Des graffeurs, (Seen, Cope, …) et des crews (Vandals Inc. KOPS, TA) l’ont inspirés, pour finalement trouver, au fil de son ascension dans l’art du graffiti, un style unique et authentique, qui lui est propre.

Devenir un artiste professionnel

Par son talent, Luc Bouchard a pu se trouver une place dans ce monde artistique où  la compétition est rude. Au fil des années, il a participé à de nombreux événements, dont la décoration de magasins Simons et le Street-Hit au coté du graffeur Axe, ainsi qu’à des projets en collaboration avec Dick Walsh, un artiste renommé.

Le monde du graff évolue constamment. Luc Bouchard explique qu’« Aujourd’hui il y a plus de technique qu’avant car les outils changent. Les graffs sont plus cleens, plus précis car il n’y avait pas de caps avant ». Le niveau artistique des graffitis s’est amélioré et développé au cours de ses dernières années. Aujourd’hui, il est possible de contempler des authentiques murales d’une originalité et d’une précision inouïes dans les rues de nombreuses métropoles.

Apprendre son art à travers le monde

Luc Bouchard a eu l’opportunité de voyager et d’observer le style des graffeurs de nombreux pays. A son époque, celui de l’Europe était de faire des lettres arrondis, simples et avec du design à l’intérieur contrairement aux États-unis où les lignes étaient droites et carrés. Quant à Montréal, les sources du graffiti étaient multiples et diversifiées, un mélange intéressant entre ceux d’Europe et des États-unis. Montréal a su s’imposer dans le monde du graffiti par son originalité notamment grâce à des artistes tel que Zilon. Aujourd’hui, cette métropole du graffiti s’inspire de toutes les cultures mondiales grâce à la diversité de ses artistes.

Celui-ci explique également que les rivalités entre les crews étaient trop présentes dans l’univers du graffiti, voire parfois au détriment de l’art. Au fil de ses expériences professionnelles et personnelles, le graffiti est surtout devenu un moyen « d’avoir de quoi manger dans l’assiette ». A terme, Luc Bouchard ne se reconnaît plus dans cet univers qu’il fini par quitter.

De la canette au pinceau

Aujourd’hui Luc Bouchard ne graff plus. Il se consacre uniquement à l’une de ses première passion : la peinture. Il s’épanouie dans cet art qu’il utilise comme un outil pour travailler sur sa psychologie et pour se mettre en valeur. Ses œuvres se vendent sur plusieurs continents. Des projets pleins la tête, un portfolio d’exception et avec une volonté à toutes épreuves,  Luc Bouchard prépare sur le long terme ses projets artistiques et professionnels.

Rencontrer Luc Bouchard lors d’une exposition de ses oeuvres jeudi le 3 mai, un 5 à 9 à la boutique Panache, situé au 3933 St-Denis.

Vous êtes invité à visiter la galerie Internet de Luc Bouchard.

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Kosmopolite; convention murale graffiti à Bagnolet

Graffiteurs de Montréal à la convention de Bagnolet

Convention internationale graffiti Kosmopolite

Une équipe de graffiteurs de Montréal se retrouve à la convention internationale graffiti Kosmopolite en France.

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Murale graffiti Kosmopolite Bagnolet France

En 2008, 4 graffiteurs de Montréal ont participé à une importante convention graffiti Kosmopolite à Bagnolet en France.

Le muraliste Arpi était présent et vient de nous livrer la vidéo qu’il a réalisé pour cet événement d’envergure. Arpi a participé à Kosmopolite avec Heresy, Fluke et Zek.

Cette vidéo nous permet d’apprécier le montage qu’Arpi nous a préparé.

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Spectacle de breakdance, 23 mars 2012

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Merci de votre soutien.

Spectacle de breakdance, 23 mars 2012

Vendredi, le 23 mars 2012 au Cégep Maisonneuve. Spectacle de financement pour soutenir l’intervention auprès des jeunes du Café-Graffiti.

orchestre symphonique pop de montréal OSPM breakdance graffiti hiphop concerto en ahérosolEn plus d’un spectacle de breakdance original et attrayant dans un décor graffiti, vous recevrez un cadeau souvenir que vous ne pourrez pas oublier et que vous conserverez longtemps.

  • 10$ groupes de 15 et plus, étudiants et âge d’or
  • 15$ admission général
  • 25$, 50$ et 100$ pour les billets VIP

Les prix incluent les taxes

Merci de diffuser l’information sur le spectacle de breakdance sur vos blogues, Facebook, Twitter et tout autre moyen de communication.

Informations: cafegraffiti@cafegraffiti.net (514) 259-6900.

Vidéo d’une murale graffiti dans Ville Émard

Un making-of d’une murale du graffiteur Arpi

Pinceaux et canettes pour une murale fleurie

Présentation de la réalisation d’une murale graffiti par l’artiste Arpi.

Raymond Viger Dossiers  Hip-hopCultureGraffitiPorte-folio, Murales, Vidéos

Muraliste graffiteur Arpi murale Ville Émard

Un mélange de pinceaux pour le back-ground et une réalisation à la canette, le graffiteur Arpi nous fait vivre la réalisation d’une murale dans Ville Émard.

Arpi est un artiste complet. Il a tout fait: la murale, il s’est filmé lui-même, il a fait le montage et tous les effets spéciaux inclus dans ce vidéo original.

Et la police!

Arpi n’a pas hésité à faire un clin d’oeil aux policiers qui sont venus vérifier ce que l’artiste étaient en train de faire. Il faut savoir que lors d’un contrat 100% légal, la police avait arrêté Arpi et l’avait menotté dans la voiture jusqu’à ce qu’on puisse prouver que Arpi ne faisait rien d’illégal et que c’était un contrat en bonne et dû forme.

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