L’art en Bolivie et au Québec: le choc des techniques

Margotella, artiste québécoise

Bolivie: l’art engagé

Margotella, artiste québécoise de 58 ans, a vécu et a étudié les Beaux-arts en Bolivie. Pendant ses 13 années dans le pays sud-américain, l’artiste s’est imprégnée de leur culture et de leur vision de l’art. Alors, l’art bolivien est-il différent du nôtre?

Delphine Caubet dossiers Environnement, Culture.

Art thérapie, art engagé«Au Québec, on forme des techniciens en art, explique Margotella. Les artistes peuvent ne pas être conscients de leur processus de création.» Cette nuance entre les 2 pays américains est ce qui interpelle le plus la Québécoise.

Art ou thérapie

Elle, comme d’autres, avait un art dit masculin avant la Bolivie. Un art centré sur une technique et rationnel. À son arrivée en pays andin, Margotella étudie en design de mode et elle réalise rapidement que les couleurs sont primordiales dans le pays, «que là-bas, ils n’ont rien et ils sourient toujours.» Les couleurs et le mélange de textures sont indispensables aux créations locales.

À l’époque, la peinture n’est qu’un défouloir pour l’artiste et parallèlement à ses autres projets, Margotella suit sa passion et prend des cours aux Beaux-arts. Le choc est total, en Bolivie la vision de l’art est inversée: les émotions et le message sont primordiaux. Pendant les cours, ses professeurs ne cessent de la remettre en question: qu’est-ce que ça veut dire pour toi? À quoi va servir ton art?

«C’était presque une thérapie», plaisante l’artiste. Elle note qu’en Amérique latine, les gens n’ont aucune difficulté à faire-part de leurs émotions. Alors, elle aussi, ouvre progressivement son cœur dans ses peintures.

En 1999, lorsque Margotella arrive en Bolivie, elle reprend contact avec ses racines autochtones et avec la nature. Et d’après la Québécoise, c’est de cette dernière que les artistes boliviens tirent leur inspiration: «En Bolivie, il y a une force imposante de la nature, un mélange des couleurs. Il y a un tel potentiel expressif et artistique à son contact. La nature a une influence sur l’artiste.»

Racines d’un peuple

Si la nature influence l’art bolivien, les artistes ont pour mission intrinsèque de faire passer un message. «Tous les artistes ont une cause à porter dans le pays», explique Margotella.

Au moment de son arrivée en Bolivie, les élites blanches sont au pouvoir dans le pays le plus autochtone d’Amérique, et les artistes ont à cœur de porter ses racines. Si aujourd’hui les autochtones ont repris les rênes du pays, Margotella note que «les artistes ont peint le futur d’aujourd’hui. Ils peignaient leur culture.»

Dernier constat de Margotella: «Tout le monde a des œuvres d’art typiques chez soi. Et pas du Ikea.» Les artistes boliviens ont à cœur de représenter leur culture et la réalité du peuple. Résultat, le succès transperce les classes sociales.

L’art bolivien est un art d’émotion, engagé pour son peuple, pour faire vivre ensemble leur culture.

L’artiste

Margotella est une artiste québécoise en arts visuels.

Cette artiste atypique aux couleurs rayonnantes possède plusieurs cordes à son arc.

Elle peint autant des toiles, que des mannequins en plastique ou encore du bois. Ses styles sont nombreux!

Vous pouvez les retrouver sur son site: margotella.com.

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Mylène Lavoie et le conte

Art et santé mentale

Mylène Lavoie : le conte dans l’abîme et les émotions

Mylène Lavoie est une conteuse amateure de 35 ans. Sa vie est marquée par la maladie mentale depuis l’enfance. Même si elle est aux prises avec le trouble de la personnalité limite, rien ne l’empêche d’évoluer tranquillement dans le monde du conte, un art qu’elle manie avec brio.

Anders Turgeon Dossiers Santé mentale

conte conteur mylene lavoie trouble personnalite limiteMylène vit une douleur constante à cause du trouble de la personnalité limite. Appelée fréquemment le trouble borderline, cette maladie mentale est caractérisée par une grande intensité et une grande variation dans les émotions ainsi qu’une instabilité de la personnalité. «C’est comme des montagnes russes d’émotions en une couple d’heures. Mes proches me considèrent hystérique. Mon trouble me fait souffrir et je me réfugie dans la boisson, le sexe, des relations pas satisfaisantes et des comportements impulsifs», révèle-t-elle.

L’enfance et l’adolescence troubles de Mylène

La maladie mentale de Mylène trouve son origine dans sa jeunesse. «J’ai grandi avec une mère schizophrène, une grand-mère très protectrice, un père absent et une sœur plus jeune que moi qui me maltraitait. On me faisait sentir que je ne pouvais pas être capable de grandes choses», déclare-t-elle.

Isolée par son milieu familial, elle se réfugie dans les livres. «Je me suis toujours sentie différente. J’ai passé ma jeunesse dans les livres. Je vivais beaucoup dans ma tête et je n’ai pas développé mon côté social», raconte-t-elle. À défaut d’avoir des amis, elle a développé son imagination grâce à sa passion naissante pour la littérature.

Fragilisée psychologiquement par son environnement, Mylène s’effondre à 17 ans. Ses craintes incessantes et son anxiété l’ont menée à une dépression et une psychose, lesquels l’ont conduit à l’hôpital.

L’insécurité, la découverte du conte et son diagnostic

À la suite de son hospitalisation, Mylène a connu une longue traversée du désert avant de recevoir un diagnostic de trouble de la personnalité limite. «J’ai fait mes études et je me suis trouvé un emploi que je n’ai pas gardé longtemps. Je me suis fait quelques amis. N’empêche que je me sentais seule chez moi et je pleurais fréquemment», avoue-t-elle.

Alors qu’elle doit composer au quotidien avec les hauts et les bas de son trouble psychologique, elle découvre l’art du conte. «Je travaillais pour une entreprise familiale lorsque j’ai pris des cours de soir sur le conte au défunt organisme La Vingtaine. J’ai beaucoup aimé ces cours et j’ai eu la piqûre», raconte-t-elle.

Mylène a fait ses premiers pas de conteuse sur scène durant l’événement Cégeps en spectacle à 20 ans. Bien qu’elle ne gagne pas sa vie avec le conte, elle enchaîne les spectacles à un rythme régulier dans des petites salles et des cafés et elle prend régulièrement part aux soirées du Cercle des conteurs de Montréal.

Et son diagnostic de trouble de la personnalité limite arrive à l’âge de 33 ans. «Mon agente d’Emploi-Québec a voulu me référer à un programme de pré-employabilité avec un volet en santé mentale. Elle voulait aussi me faire voir un psychiatre. Elle trouvait que je n’avais pas des réactions « normales »», avoue-t-elle. Contrairement aux médecins généralistes qu’elle a consultés, un psychiatre a été en mesure de lui diagnostiquer son personnalité limite.

Le conte pour contrer son état limite

Consciente d’être à la merci de son intensité et de ses émotions, elle entreprend d’utiliser ces deux facettes de son trouble mental pour les transposer dans ses contes. «J’éprouve toujours un sentiment de vide. Je le comblais par toutes sortes d’excès. Maintenant, je suis en mesure de le satisfaire à travers mon imaginaire dans la création de mes contes. Les écrire me donne l’espoir que les choses peuvent aller mieux dans ma vie», raconte-t-elle.

Elle monte ses spectacles pour que les gens soient immergés dans ses histoires à travers ses personnages. «J’utilise l’intensité de mes émotions pour donner vie à mes personnages. Les spectateurs embarquent ainsi dans mes histoires même si leur niveau d’enthousiasme peut varier. Être en interaction avec un public comble un besoin de reconnaissance que je n’ai jamais eu étant plus jeune», confesse-t-elle.

Pour créer ses histoires, elle puise dans l’univers des contes européens, le fantastique et le côté sombre de l’humain. «Mes contes sont peuplés de sorcières, de fées et d’autres créatures fantastiques. La jalousie se retrouve aussi dans mes histoires tout comme la mort et la vengeance. La spiritualité, le bien et le mal, la morale et les embûches de la vie sont des valeurs transparaissant également dans mes contes. Elles sont très importantes à mes yeux. Mes contes ont tous un important aspect autobiographique», conclut-elle.

À présent, Mylène a plusieurs projets en tête. Elle souhaite être encadré professionnellement. Elle prépare aussi un spectacle de conte incluant une exposition de photos avec des poèmes. Nous pouvons lui souhaiter de vaincre les démons de son trouble de personnalité limite et de faire carrière en tant que conteuse, tout comme Fred Pellerin.

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Croissance personnelle ou prendre soin de soi?

Soigner son âme

Quelques thérapies pour tous

Le terme thérapie vient d’un mot grec qui signifie « soigner ». Or, si l’on a besoin d’être soigné, c’est d’abord qu’on est malade.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Développement personnel

reflet société social débats réflexions socialesLe terme thérapie est surtout utilisé de nos jours dans le sens psychologique, c’est-à-dire pour soigner les maux de l’âme, qui sont nombreux dans un monde dont les carences ne sont pas que matérielles, mais avant tout intérieures.

Au cours du dernier siècle ou à peu près, on a beaucoup travaillé sur l’évolution matérielle. Par exemple, sur l’élimination des microbes, sur l’eau courante, les toilettes intérieures et l’hygiène, sur le chauffage, sur le confort en général. Mais on n’a pas beaucoup avancé en ce qui concerne le bien-être de l’âme et, dans certains cas, on a même régressé à cause d’un mode de vie déshumanisé, trop rapide et trop stressant.

Albrecht Dürer, «Melancholia I», 1514

Albrecht Dürer, «Melancholia I», 1514

On parle de thérapie par les animaux et c’est bien, mais les humains ont toujours retiré du bonheur et du réconfort de leur contact avec des animaux. Que ce soit avec leur bétail, leurs chevaux, leurs chiens, leurs chats ou leurs singes ; ou avec les animaux qu’ils chassaient et qu’ils aimaient en même temps. C’était là une chose naturelle. Et c’est surement parce que la chose n’est plus naturelle qu’on lui donne maintenant le nom plus recherché de « thérapie par les animaux ».

On pourrait dire la même chose de l’art-thérapie, probablement, puisque l’art était jadis un peu partout et à la portée de tous, sans qu’on en parle et sous forme d’artisanat. Puisque tout était artisanal : la fabrication d’une assiette, d’un vêtement, d’un jardin, d’une maison, l’écriture d’une lettre…

Alors que maintenant presque tous nos objets sont devenus impersonnels, parce qu’ils sont de fabrication industrielle. Tandis qu’à l’opposé, l’art est devenu quelque chose de précieux, souvent coupé du quotidien et réservé aux musées. L’art-thérapie, c’est un peu la réalisation que l’art peut être, à nouveau, à la portée de tous. Et qu’il nous fait du bien, tout simplement, sans aucune prétention.

Plus récemment, on a aussi parlé de bibliothérapie, ce qui signifie « thérapie par les livres ». Bien avant que les livres existent, les humains aimaient les histoires, dans lesquelles reposait beaucoup de sagesse orale. On aimait en raconter, et on aimait les écouter. On y revient, d’ailleurs, avec des conteurs comme Fred Pellerin. D’autre part, le rituel de la lecture faite aux enfants avant qu’ils ne s’endorment est encore bien actuel.

Et le livre est lui-même une histoire qui nous attend, un conteur discret qui peut nous parler à toute heure du jour ou de la nuit, dans la foule des transports publics, des cafés, dans la solitude de notre chambre ou même au fond des bois. Pour autant qu’on sache lire, bien sûr, car ce n’est pas là chose évidente, encore aujourd’hui.

À notre époque de haute technologie, le livre demeure la plus simple des machines, la plus performante, la plus durable et la plus recyclable.

réflexions sociales débats société social

NC

Au cinéma, on nous impose des images et des visages, des voix de comédiens, tandis que dans les livres, c’est nous qui inventons les personnages, qui leur donnons un visage. Ainsi, chacun est responsable de son propre casting.

Par le biais des personnages, l’auteur peut nous faire vivre des expériences qui nous enrichissent. On peut y être braves avec les braves, aventureux avec les aventuriers, patient avec les patients et émerveillés par tout ce qui nous est raconté. Cela peut nous aider dans notre traversée des usines, des bureaux et des métros un peu trop gris. Au moins au temps.

Dans la plupart des cas, nous sommes nous-mêmes nos propres thérapeutes. Nous trouvons nous-mêmes les livres, les musiques, les artistes qui nous font du bien.

Mais lire à haute voix pour les autres prend une autre dimension : cela se transforme en don, en un don de soi. Le lecteur à haute voix devient alors un peu thérapeute. La mère l’est spontanément pour ses enfants. On le fait aussi pour les malades, pour ceux qui ne voient plus, qui ne peuvent pas ou qui ne peuvent plus lire par eux-mêmes. Nous devenons pour eux la voix du livre. C’est là une belle façon d’aider.

Un bon livre est un jardin que l’on transporte avec soi.

– Proverbe arabe

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Les arts en prison pour les femmes

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Le système carcéral pour les femmes

Femmes au pénitencier

En moyenne 6 % des détenus au Canada sont des femmes. Et leurs conditions de détention ne sont pas forcément idéales pour une réinsertion, pour reprendre goût à la société. Comment montrer les dessous d’une réalité carcérale au féminin? Comment reprendre la parole lorsqu’on est une prisonnière? La rencontre entre les arts et la prison, dans la région de Montréal, a commencé à lever les voiles d’un tabou.

Lucie Barras   Dossiers Culture, Prison, Criminalité

femmes-prison-tole-penitencier-femme-bagneIl y a quatre ans, est né le projet Agir par l’imaginaire, initié par la société Elisabeth Fry du Québec et rejoint par l’organisme Levier/Engrenage noir. En juin dernier, 49 femmes ont exposé le fruit de leur travail au public, à la galerie Eastern Bloc.

Des artistes pas comme les autres: leurs œuvres, elles les ont réalisées en prison. Huit artistes sont venues collaborer avec ces femmes dans quatre centres de détention du Québec. La prison provinciale Tanguay, l’établissement Joliette, l’Institut psychiatrique Philippe-Pinel et la maison de transition Thérèse-Casgrain. Une réussite inespérée, inattendue, qui a inspiré d’autres projets…

SONY DSC chronique prisonnier prison système carcéral pénitencier femmeGeneviève Fortin était en prison lorsqu’elle est entrée dans le projet Agir. Avant la prison, elle était déjà artiste «dans la mesure où peut l’être une junkie» dit-elle d’un air entendu? Lorsqu’Agir se termine, elle est libérée de prison mais elle refuse de laisser toute cette expérience retomber au point mort. «J’étais devenue accro au succès».

À bout de bras, avec son amie Julie Chantale, elle démarre un nouveau projet Art Entr’elles qui intervient cette fois à la sortie. Regroupant d’anciennes détenues, l’équipe crée des bouteilles de bière sur le thème de l’itinérance, des cartes postales et des films d’animation. Un tremplin vers la réinsertion. «Il ne faut pas oublier qu’à la sortie, c’est la survie. Les anciennes détenues ont perdu leur réseau social, et sont rejetée par tous les employeurs. Ce qui prime, c’est trouver de l’argent à tout prix», rappelle Geneviève, qui sait de quoi elle parle.

centre-jeunesse-prison-dpj-systeme-carceral-prisonnier-penitencierUne année passe. Lorsque les subventions accordées au projet sont supprimées, Geneviève et Julie se lancent un nouveau défi, avec le projet Donner une seconde chance. Trois fois par semaine, une vingtaine de femmes sorties de prison se réunissent autour d’ateliers artistiques, en général à partir de matériaux de récupération, et sont payées 10 dollars de l’heure. «Nous voulions à tout prix être équitables. Les artistes professionnelles sont rémunérées. Elles aussi devaient l’être. Et puis, c’est un coup de pouce financier à la sortie de prison.» Lorsque Geneviève explique comment «les filles ont performé», des étoiles brillent dans ses yeux.

Des numéros de cellules

L’originalité de ces différentes initiatives? Pour la première fois, les femmes incarcérées ou en voie de réinsertion, ont un rapport d’égal à égal avec les intervenants et artistes professionnels. Pas d’art thérapie, ou autre atelier bricolage. Cette fois les femmes sont des artistes engagées.

Aleksandra Zajko, de la Société Elisabeth Fry, est co-fondatrice du projet Agir. Un bout de femme qui avoue avoir été bouleversée au fil de l’aventure. «Au début, lorsque nous avons lancé Agir, nous avions une vision très clinique, thérapeutique des choses. Lorsque le collectif Levier/Engrenage noir est entré dans l’aventure, ils nous ont gentiment remis à notre place. Ce que nous cherchions à mettre en place portait un nom depuis longtemps: l’art communautaire. Et les femmes n’avaient pas besoin d’être assistées, elles pouvaient porter leur voix toutes seules.»

Au point que les rapports ont été chamboulés: «Elles sont les porte-parole de leur travail. Avant, il y avait une limite. Nous étions intervenantes, elles étaient clientes. Elles sont devenues des personnes à part entière, je suis devenue amie avec certaines d’entre elles et ce, grâce à l’art.»

Superviser les femmes en prison

Geneviève, encore dans la rue il y a deux ans, n’en revient toujours pas. «C’est bizarre, j’ai connu beaucoup de ces femmes avant la prison, des filles avec qui je consommais. Et là, je me retrouve à les superviser. Moi, je ne finissais jamais ce que je commençais. Cette fois, non seulement je termine quelques chose, mais en plus je suis fière de moi. Je n’imaginais pas vraiment faire ma vie dans les arts, il y a quelques temps. Aujourd’hui, je suis inscrite à l’université en arts plastiques.»

Le projet pilote Agir a coïncidé avec l’arrivée du gouvernement fédéral conservateur majoritaire qui prône un système carcéral lourd, à l’américaine. Raison de plus pour les femmes de faire passer leur message: les prisons ne sont pas adaptées aux femmes et surtout, ne sont pas un moyen de réinsertion.

Ces projets enchaînés les uns aux autres veulent redonner la parole confisquée aux femmes emprisonnées, et leur rendre leur place dans la société. «Y’a-t-il une place pour moi?» scande une des femmes dans un film projeté lors de l’exposition Agir. D’autres ont choisi la réalisation plastique et représentent des numéros de cellules à la place des têtes de personnages.

La fin d’une omerta?

«Les femmes emprisonnées se sentent bonnes à rien.», explique Geneviève Fortin. Et la sortie, loin d’être plus facile, tourne souvent à la survie. «Les employeurs ne veulent pas d’ex-tolardes». Aleksandra Zajko confirme: «La prison appauvrit et humilie. Les femmes entrent pauvres, socialement, affectivement, et en sortent dépouillées. De leurs vêtements, de leur famille, de leurs liens sociaux, et de leur santé physique et mentale.»

Les rencontres artistiques ont d’abord permis de casser le quotidien. «Ça leur a fait du bien de savoir que quelqu’un prenait le temps de venir les voir en prison. De savoir que le soir, lorsque les artistes feront le montage, elles penseront à elles.»

Les enfants des femmes en prison

prison-prisonnier-penitencier-tole-bagnardElles ont aussi amené les filles à réfléchir sur les facteurs et tenants sociopolitiques de leur incarcération. Pour Agir, Geneviève avait été inspirée par le thème de la folie. «Comment peut-on rester saines dans un lieu aussi malsain que la prison? Comment peut-on nous demander cela? Pour l’exposition de Donner une seconde chance, le thème de la maternité est souvent revenu. Beaucoup de mères perdent la garde de leurs enfants.»

En effet, d’après une étude de 2002, 60 % des femmes sous sentence fédérales seraient des mères.

Le tableau n’est pas simple et n’a pas révolutionné la vie de toutes ces femmes, ni fait d’elles des artistes professionnelles. «Je suis malheureusement un cas à part. Pour la plupart des femmes, l’aventure s’est arrêtée avec la fin du projet», admet Geneviève. Mais osons croire à un petit miracle: au moins pour un temps, ces femmes ont réussi à se reconnaître, à s’estimer par les arts.

Lorsqu’on leur demandait de composer deux phrases pour l’atelier du lendemain, elles revenaient avec un texte entier. Toutes. La plupart d’entre elles garde contact régulièrement avec les associations. Ces dernières veulent continuer l’aventure, d’une manière ou d’une autre.

Quant au public, et aux familles, on peut parler de prise de conscience. «Voir, écouter, vibrer à ce que tu as vécu ma fille et t’aimer encore plus. Ta mère. (Extrait du livre d’or de l’exposition Agir par l’imaginaire.)»

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Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

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quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

 

Des artistes atteints de déficiences intellectuelles

Déficiences intellectuelles et art thérapie

Des pieds, des mains et de l’audace !

La troupe des arts de la scène Des pieds et des mains se distingue par ses productions de spectacles modernes qui mettent en scène des artistes atteints de déficiences intellectuelles

Arianne Clément   Dossier Santé mentale déficience intellectuelle , Santé, Handicapés

dance handicapé

L’année dernière, on m’a offert un billet pour assister à Leçons, pièce qui fusionnait la danse et le théâtre sur un texte d’Eugène Ionesco. Cinq des huit chorégraphes et acteurs souffrent de différents handicaps mentaux. Par politesse, j’ai accepté l’invitation. Je croyais que les éloges que l’on faisait de ce spectacle relevaient plutôt de la charité humaine que d’une réelle qualité d’interprétation ou de la mise en scène.

J’ai été estomaquée par la puissance du spectacle. La particularité des comédiens donnait un tout nouveau sens au texte qui se veut absurde à la base. L’interprétation franche, naïve et ludique était en parfaite harmonie avec la mise en scène et avec le discours sous-entendu de la pièce. C’était un spectacle de calibre professionnel, riche en symboles, intelligent, inusité et émouvant, qui s’inscrivait tout à fait dans un courant de danse et de théâtre contemporains. J’ai rencontré la chorégraphe Menka Nagrani pour nous parler de ce spectacle.

Arianne Clément: Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler la danse avec des personnes atteintes de déficiences intellectuelles?

Menka Nagrani: J’ai commencé par hasard. J’enseignais la danse à différents groupes quand le Centre d’art des muses, un centre de formation sociale et professionnelle des arts de la scène pour les handicapés, m’a approchée. Je donne des cours pour cet organisme depuis maintenant cinq ans et ce travail m’a permis de rencontrer Richard Gaulin, le metteur en scène avec qui j’ai fondé la compagnie Des pieds et des mains. Nous travaillons encore en collaboration avec le Centre d’art des muses, où nous recrutons tous les comédiens.

A.C.: Considérez-vous que votre travail a un aspect thérapeutique?

M.N.: Oui, mais je ne fais pas d’art thérapie. En art thérapie, ce qui est important, c’est le processus et non le résultat. Pour nous, c’est le contraire; l’important c’est de faire un spectacle de qualité avec des critères artistiques élevés et un fini professionnel. Il n’en demeure pas moins que le processus de création et le fait de participer à un spectacle, d’être vu, entendu et applaudi est assurément thérapeutique.

Les personnes marginalisées sont rarement valorisées dans leur vie quotidienne. L’art permet d’exprimer et de libérer des émotions, ce qui n’est pas rien. Il faut aussi considérer les retombées sociales. Les comédiens sont considérés comme des professionnels. On leur offre un travail rémunéré, ce qui leur permet d’acquérir une certaine autonomie et une meilleure position sociale.

A.C.: Qu’est-ce qui pousse les personnes handicapées à faire de la scène?

M.N.: Les interprètes que nous avons recrutés au centre sont passionnés par les arts de la scène. Ils aspirent à devenir acteurs. D’ailleurs, une des interprètes, Geneviève Morin-Dupart, a actuellement un petit rôle dans un téléroman et elle a déjà joué dans un film.

A.C.: Est-ce qu’ils saisissent le sens ou l’aspect politique de ce qu’ils interprètent?

M.N.: Ils ne comprennent pas tous les sens qu’une réplique peut avoir mais ils comprennent au premier degré. C’est ce qui permet une interprétation juste, brute, pure et non censurée.

A.C.: Quelles sont les difficultés lorsque l’on travaille avec ces personnes?

M.N.: Il faut gérer des comportements souvent primaires et très émotifs. Nous devons créer à partir des contraintes dues aux différentes déficiences des interprètes. Le processus est donc plus compliqué et plus long.

dance handicapé

A.C.: Vous êtes allés présenter la pièce en Belgique. Comment s’est passée l’expérience?

M.N.: C’était dans le cadre d’un festival international de théâtre et de danse consacré aux compagnies travaillant avec des personnes ayant un handicap intellectuel. C’était une superbe expérience car nous avons eu la chance de voir les productions de neuf compagnies venues de partout dans le monde. On a aussi participé à des ateliers, des tables rondes, des discussions et des conférences qui traitaient de l’art et des déficiences intellectuelles. De plus, la pièce a été bien reçue.

A.C.: Considérez-vous la troupe Des pieds et des mains comme une troupe engagée?

M.N.: Absolument. Notre mission est d’intégrer des personnes marginalisées dans le but d’induire des questionnements artistiques et sociaux.

Je crois que les artistes se doivent d’avoir un engagement social. L’art est un bon véhicule pour rejoindre les gens et les sensibiliser. Nous sommes fiers de voir les retombées sociales, mais je dois dire toutefois que le choix de travailler avec des personnes ayant des difficultés intellectuelles est avant tout un choix artistique.

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École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

Dossier Éducation

École Irénée-Lussier: Bricoler l’estime de soi

Ariane Aubin   Dossiers Autisme, Santé mentaleCommunautaire, Éducation

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

La longue table qui trône dans un grand local de l’école Irénée-Lussier disparaît littéralement sous des montagnes d’aliments colorés. Sushis, pâtes, fruits et petits pains côtoient hamburgers et fromages. Mais que les gourmands ne s’y méprennent pas: le festin dont il s’agit, s’il est terriblement appétissant, est entièrement fait de carton pâte.  Éducation jeune école système scolaire élève

Ce «festin cartonné», comme le surnomment affectueusement ses organisateurs, a été conçu, imaginé, bricolé et peaufiné avec un sens aigu du détail par les élèves de l’école Irénée Lussier, qui accueille des jeunes de 13 à 21 ans souffrant de déficiences légères à sévères, d’autisme ou de surdité et les prépare à s’insérer sur le marché du travail. Né dans la classe de la professeure d’art thérapeutique Catherine Girard, le projet a été pris en charge avec beaucoup d’enthousiasme par l’éducateur spécialisé François Fortin (photo en bas à gauche), qui travaille aussi pour l’établissement de la rue Hochelaga. Il a invité tous les groupes qui le souhaitaient à créer un nouvel élément qui s’ajouterait au banquet. Certains ont créé un barbecue plus vrai que nature, avec braises éclairées par des lumières de Noël orangées, alors que d’autres se sont représentés, assis autour de la table.

Des projets valorisants

«Voir le résultat final, avec la contribution de chaque groupe, ça a vraiment impressionné les élèves», explique Sylvie Boucher, une enseignante qui a participé au projet. Une de ses étudiantes, en voyant qu’elle avait contribué à produire une œuvre aussi imposante, a même été émue aux larmes. «Créer un événement autour dFrancois fortin école éducation système scolaire iréné lussiere ça, avec une mise en scène élaborée, c’est ce qui fait la différence», ajoute François Fortin. Chez l’enfant souffrant d’un handicap ou d’une forme de déficience, l’estime de soi est souvent faible et les compliments, d’autant plus difficiles à accepter, précise leur collègue Catherine Girard. Les échecs sont plus fréquents que les réussites et les préjugés sont nombreux.

C’est pourquoi les animateurs à la vie étudiante de l’école rivalisent de créativité et d’énergie pour offrir aux élèves des occasions de s’épanouir et surtout, de développer leur autonomie, l’objectif ultime de l’établissement. Spectacles de marionnettes, décorations d’Halloween élaborées, bal de finissant digne des films hollywoodiens, aucun effort n’est ménagé et ce, malgré la lourdeur croissante de la clientèle. En 2004, François Fortin, plusieurs professeurs et élèves de l’école ont même mis sur pied un imposant défilé de mode théâtralisé en collaboration avec les jeunes musiciens de l’école Joseph-François-Perrault et des étudiants en design de mode. L’expérience a fait l’objet d’un documentaire intitulé La vie est un simple rendez-vous, où l’on suit quelques élèves des premiers préparatifs à la performance finale.

Tous ces efforts ont-ils des effets concrets sur les élèves de l’école Irénée-Lussier? François Fortin répond en citant l’exemple d’un garçon d’environ 13 ans, qui avait participé il y a quelques années à un spectacle de marionnettes. «Depuis sa naissance, il refusait de parler, même s’il en avait la capacité. Dans la pièce, nous lui avions confié une seule phrase à dire: “Je suis Balthazar”. À notre grand plaisir, il a non seulement été capable de prononcer sa réplique, mais cet exploit l’a débloqué complètement. Il a commencé à parler à partir de ce moment-là et depuis, on ne peut plus l’arrêter!»

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La justice réparatrice

La justice réparatrice

Lisa Melia         DOSSIER Bénévolat

L’association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) organise le 30 mars un forum sur la justice sociale, qui se tiendra au Centre Saint-Pierre à 9h. Brian McDonough, directeur de l’Office des œuvres et de la pastorale sociale du diocèse de Montréal, prononcera une conférence dans la matinée. Par la suite, Jean-Jacques Goulet, Jo-Anne Wemmers et Sylvain Pitre, tous trois impliqués professionnellement ou personnellement dans le processus de justice sociale, s’exprimeront à leur tour. Un dîner-conférence en compagnie de Monique Lépine, dont le fils a abattu 14 étudiantes avant de retourner l’arme contre lui, précèdera plusieurs ateliers touchant à la justice sociale qui seront offert aux participants. Le thème de l’art-thérapie sera abordé par une victime d’acte criminel, un film sur les rencontres entre les détenus et les victimes sera projeté et deux ateliers pratiques permettront aux participants de s’exprimer.

La justice réparatrice: qu’est-ce que c’est ?

La justice réparatrice est axée vers les victimes d’actes criminels dont le but est d’aider à dédommager et réparer les souffrances causées par le délit. Elle s’articule autour de trois axes : rétablir les liens, réparer les dommages et empêcher la personne de récidiver. Aujourd’hui, ce sont déjà 4 millions de Canadiens qui possèdent un casier judiciaire. Pour l’ASRSQ, « il devient nécessaire de considérer la problématique de la judiciarisation comme un enjeu qui engage l’ensemble du Canada ». Et la justice réparatrice entre dans le processus de guérison.

L’ASRSQ

L’association des services de réhabilitation sociale du Québec est un organisme communautaire qui travaille pour prévenir le crime et aider les personnes ayant des démêlés avec la justice. Elle regroupe 56 organismes qui travaillent à la réinsertion sociale, mais aussi à l’information, dans un rôle de liaison avec les organismes gouvernementaux.

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Jennifer Catwright : 514 521.3733 ou jcatwright@asrsq.ca

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