Guylaine Dumont: survivre aux Jeux olympiques

Abus et attouchements

Un parcours semé d’embûches

Flora Lassalle            DOSSIER Croissance personnelle

Les épreuves de la vie n’ont pas épargné l’athlète olympique Guylaine dans son parcours aux diverses facettes. Après un long et douloureux passage à vide, elle a su prendre du recul sur son histoire et a fait la demande de partager son analyse avec Reflet de Société, comme elle le fait régulièrement lors de conférences, dans l’espoir que son témoignage puisse être constructif pour d’autres personnes.

Parcours sportif

croissance personnelle développement personnel cheminement ghylaine dumont jeux olympiquesJ’ai toujours été passionnée par le sport. D’aussi longtemps que je me souvienne, ça fait partie de moi. J’ai commencé à jouer au volleyball à l’âge de 14 ans à l’école secondaire. Dotée d’un grand talent, mais surtout d’une forte passion, j’ai vite monté les échelons jusqu’à l’équipe nationale. J’ai gagné plus de 12 championnats canadiens. J’ai été nommée meilleure joueuse de tous les temps par une revue spécialisée. J’ai joué professionnelle comme étrangère en Italie et au Japon pendant 7 ans, dans ma vingtaine, tout en parcourant les plages du Canada et du monde pour jouer au volleyball de plage durant mes étés.

Par la suite, des situations de stress à répétition ont éteint ma passion: des entraîneurs abusifs et durs envers moi y ont contribué. J’avais certes mon caractère, mais je donnais toujours le meilleur de moi-même. J’ai dû abandonner mon rêve olympique de 1996 à cause des comportements abusifs et inacceptables d’un entraîneur de l’équipe canadienne. Suite à cela, la fédération a préféré protéger les apparences plutôt que les joueuses.

ghylaine dumont jeux olympiques croissance personnelle développement personnel cheminementDurant cette même période, j’ai subi une opération en Italie qui a failli me coûter la vie. J’étais dans une relation amoureuse malsaine et j’avais beaucoup de pression de mon club italien. La goutte qui a fait déborder le vase fut la découverte du corps de ma sœur (elle avait fait une fugue et fut retrouvée morte après 9 ans). Toutes ces émotions et ce stress accumulés m’ont poussée à arrêter de jouer. J’étais découragée que mon rêve olympique et ma carrière en Italie se soient terminés ainsi, mais j’avais la conviction que je devais prendre le temps de faire le point. Une petite voix insistante me répétait, comme l’entraîneur et mon père l’avaient fait, que je n’étais peut-être pas une fille si bien que ça. J’avais le sentiment que quelque chose devait clocher chez moi.

J’ai donc pris ma retraite du sport, et je me suis complètement retirée. Pendant ces 3 ans, j’ai fait une formation en relation d’aide, j’ai rencontré mon mari, un entraîneur extraordinaire et j’ai mis au monde ma fille Gabrielle. Ce furent des années de découvertes sur moi-même et de changement de mode de pensées. J’y ai perdu un bébé à 7 mois de grossesse. Ç’a été déterminant. J’ai été en thérapie et j’ai eu ma fille un an après.

À la suite du coup de téléphone de la joueuse Annie Martin et après réflexion, j’ai suivi l’élan de mon cœur en acceptant de me qualifier avec elle pour les Jeux olympiques de 2004.  Notre 5e place aux Jeux d’Athènes, alors que j’étais âgée de 36 ans et elle de 22 ans, repose sur les outils que j’ai découverts pendant mes 3 ans d’arrêt.

Aujourd’hui, je travaille auprès des athlètes pour les aider à mieux gérer leurs émotions et leur stress, pour ainsi optimiser leur performance et améliorer leur qualité de vie. J’interviens aussi auprès des parents et des entraîneurs. J’ai dû travailler très fort sur la colère qui m’habitait et qui prenait trop de place dans les moments de stress, ainsi que sur ma confiance en moi. Il me semble naturel d’aider les jeunes à mieux vivre leur passion maintenant!

Intervention auprès des jeunes

ghylaine dumont jeux olympiques croissance personnelle développement personnel cheminementJe suis très sensible aux difficultés que vivent les jeunes. C’est quelque chose qui s’est renforcé suite à la disparition de ma sœur, alors que j’avais 16 ans. Je suis consciente que derrière celui qui prend de la drogue, de l’alcool, qui intimide, qui fait du «grabuge», se cache un enfant blessé qui veut s’exprimer, qui manifeste sa colère, sa tristesse, sa frustration et dont les besoins n’ont pas été satisfaits.

La disparition et la mort de ma sœur Nathalie ainsi que le climat familial perturbé m’ont grandement influencée dans le choix de ma carrière de thérapeute. Ma sœur vivait un profond sentiment de ne pas être aimée, ni reconnue pour qui elle était. Sa pulsion de mort était tangible et, malgré ses grandes qualités athlétiques et ses talents divers, elle a choisi un autre chemin: celui de la rébellion. En grande partie, contre l’autorité et la violence de notre père.

Mon père l’aimait, mais pas de la bonne façon. À l’adolescence, il l’empêchait d’exprimer sa féminité puisqu’il pensait que ça pouvait être dangereux. Il avait peur des hommes et de la sexualité, mais sans jamais rien exprimer de ce qu’il vivait ou sans nous enseigner comment nous protéger. De voir ma sœur se maquiller, se vêtir trop sexy ou revenir trop tard le mettait hors de lui et il l’exprimait souvent par de la violence physique ou verbale. Elle se maquillait en cachette et étirait l’élastique pour le provoquer.

Il n’a jamais reconnu la beauté et la féminité de ses trois filles, ni celle de ma mère.  Chacune à notre manière, nous en avons souffert. Soit en l’exposant de façon exagérée, comme faisait Nathalie, ou en la niant comme je le faisais.

J’ai plutôt choisi le personnage de la bonne fille sportive et intellectuelle qui ne fait pas de vague. J’étais celle qui écoutait, qui consolait Nathalie et qui essayait de l’encourager à suivre les règles. Malheureusement, sans succès…

Faire son deuil

La disparition de ma sœur m’a fait chercher des réponses que ne pouvaient me donner la police ou mes parents, puisque le sujet était tabou.

J’ai ainsi développé ma propre spiritualité en lisant des livres et en rencontrant des gens qui m’ont servi de parents et de famille spirituelle. Ma sœur est devenue mon ange gardien. J’avais ainsi l’impression qu’elle me protégeait et m’aidait.  Ça me rassurait et je mettais cette croyance positive à contribution sur le terrain de volleyball.

Ma sœur avait besoin qu’on reconnaisse sa féminité, sa différence et elle avait besoin d’une grande dose d’amour, que mes parents n’ont pas su lui donner. Le quotidien familial n’était pas idéal. Ma mère était très souvent seule pour élever quatre enfants, car mon père travaillait à l’extérieur. Et tout comme nous, elle subissait ses foudres. Elle vivait elle aussi dans l’insécurité et dans la peur de sa violence.

En fuyant à 17 ans, ma sœur s’est retrouvée dans un environnement malsain (drogue, alcool, sexe). Paradoxalement, elle se sentait sans doute reconnue et aimée pour ce qu’elle était.

De mon côté, je me suis tournée vers le sport et j’ai vécu beaucoup de reconnaissance grâce à mon talent, mais aussi beaucoup de blessures. Je réalise que nos souffrances étaient communes, mais qu’elles se sont exprimées différemment. Moi, j’exprimais une grande colère sur le ballon, j’avais une confiance en moi fragile. J’ai longtemps rejeté ma féminité, avant de ressentir le besoin excessif du regard extérieur pour me rassurer. J’ai compris plus tard que lorsque le père ne donne pas de valeur à la féminité de ses filles, elles auront tendance à la chercher à l’extérieur d’elles-mêmes, elles ne respecteront pas.

Pendant plusieurs années, dans différents pays, j’ai eu l’impression de vivre une situation semblable à celle de ma sœur, mais moins dramatique. J’avais de belles qualités, un grand talent, mais on me manquait de respect verbalement ou physiquement. J’ai fui moi aussi, en changeant d’équipe, d’entraîneur, de pays, de provinces, jusqu’au jour où j’ai fait face à mes démons intérieurs.

Après beaucoup de travail sur moi-même, j’ai réussi à valoriser ma différence, à accepter mes imperfections et mon fort caractère. Par-dessus tout, j’ai pu aimer mon corps et mon rôle de femme forte, sportive, mais aussi sensible et spirituelle. J’ai réalisé que j’avais fait miennes certaines croyances de mon père ou de la société qui me maintenaient dans l’insatisfaction. Lorsque je me suis rendu compte que j’attirais le même genre d’entraîneurs et d’amoureux, un déclic s’est fait. J’ai commencé à changer ma manière de percevoir les choses, à devenir plus consciente de mes pensées et à être plus aimante envers moi-même. Ce fut le début d’un grand changement intérieur et extérieur.

Partager son vécu

ghylaine dumont jeux olympiques croissance personnelle développement personnel cheminementJ’ai commencé à donner une conférence en 2003. Depuis les Jeux olympiques de 2004, avec l’escouade «Jouez gagnant» j’en ai fait des centaines dans des écoles, des organismes, des clubs sportifs et des entreprises partout au Québec.

Je me suis adressée à de jeunes décrocheurs et j’ai fait des conférences en région. Je pense que ces rencontres sont celles qui m’ont le plus marquée. Avec eux, j’ai laissé exprimer mon cœur,  là où je vais rarement. L’histoire de ma sœur n’est pas très connue et je me sens encore vulnérable lorsque j’en parle.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région:  1-877-256-9009  Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Viol et agression d’une prostituée

Britanny nous conte son histoire dans le monde de la prostitution. Une histoire qui se termine par le viol et l’agression sexuelle.

Dominic Desmarais  Dossier Sexualité, Prostitution

viol-abus-sexuel-agression-sexuelle-sexe-sexualiteLa journée de l’entrevue avait bien commencé pour Britanny. Elle était sereine à l’idée de raconter son expérience de la prostitution. Spontanée, articulée et enjouée, elle s’est ouverte sans pudeur  ni censure. Pratiques sexuelles, relations avec les clients et dépendance à l’argent, elle n’éprouve aucun regret.

Les seules fois où Britanny devenait soucieuse c’est en abordant le sujet de sa sécurité avec la police, car elle craignait d’être fichée comme prostituée et surtout avec les clients. Le stress qu’elle vivait à chaque nouvelle rencontre était au cœur de ses préoccupations. C’est ce nouveau client, potentiel agresseur, qui la poussait à consommer davantage et c’est pour éviter ces premiers contacts qu’elle consacrait beaucoup d’efforts à se créer une clientèle régulière. C’est pour éviter les hommes agressifs qu’elle préférait recevoir elle-même les appels afin d’accepter, ou non, un nouveau client.

Prostitution, agression sexuelle et viol

prostitution-escorte-call-girl-prostituee-prostitueesDès ses débuts, sa plus grande peur était de se faire agresser. L’acte sexuel, contre rétribution, ne l’indignait pas. Elle n’a jamais culpabilisé d’avoir pratiqué la prostitution. Britanny a commencé dans la rue. Puis, elle a essayé l’agence d’escorte pour, finalement, recevoir les clients chez elle. Mais la rue, c’est le dernier sujet qu’elle a abordé. Car c’est dans la rue qu’elle a vécu le pire moment de sa vie. Un souvenir enfoui bien loin dans sa mémoire et qui, 13 ans plus tard, la chamboule encore.

C’était en août 1997. Alors âgée de 23 ans, Britanny se trouvait sur la rue Ontario. Ses annonces classées et l’agence d’escorte pour laquelle elle travaillait ne lui rapportaient pas suffisamment de clients. Ce n’était pas la première fois qu’elle vivait une accalmie, depuis ses débuts, 5 ans plus tôt et à chaque fois, elle retournait à la rue, son dernier recours.prostitution-escorte-prostituées-danseuses-nues

Prisonnier d’un prisonnier

Elle commence sa nuit de travail à 23h30. Très rapidement, un client en voiture l’aborde. «En ouvrant la portière, j’ai eu des doutes mas je n’ai pas écouté mon instinct. Il avait la fin trentaine, le regard mesquin, les bras pleins de tatouages. Je sentais qu’il avait fait de la prison mais j’avais déjà fréquenté des gars de pénitencier.»

Britanny cesse de respirer un moment. Elle revisite une scène qu’elle avait rayée de sa vie. Elle voit encore distinctement le visage de son agresseur,  revoit son viol avant même de le raconter. La jeune femme s’excuse de pleurer et reprend le fil de son histoire. «J’ai embarqué. Il a commencé à rouler. J’étais nerveuse. Ma main s’agrippait à la poignée. Quand il l’a remarqué, il s’est mis à accélérer», dit-elle la voix tremblotante.

L’homme l’emmène dans le stationnement d’un concessionnaire automobile, à l’abri des regards. Il avait accepté de payer 30 $ pour recevoir une fellation mais, une fois le véhicule immobilisé, il tend un billet de 20 $ à la jeune femme affirmant qu’elle n’aura pas un sou de plus. «Il m’a dit: tu vas faire tout ce que je veux sinon, ne pense même pas sortir vivante de mon char.» Britanny prend une autre pause. Elle s’excuse à nouveau. «Le pire, c’est qu’il m’a payée», dit-elle en sanglotant.

La panique du viol

Britanny est en état de panique. Elle a peur de mourir dans cette voiture. Elle le supplie de ne pas lui faire de mal. En état de choc, elle se plie aux exigences de son bourreau. Elle est seule, sans défense, prise au piège dans un véhicule et personne pour les remarquer. Elle avait peur de fuir et d’être battue à mort. Elle ne se sentait pas de taille à lui tenir tête. «Il était très agressif. Il n’a pas eu besoin de sortir un couteau ou une arme à feu. Il m’a empoignée par les cheveux et les tirait pour me forcer à lui faire une fellation. Sans condom. J’étais affolée. J’ai pensé le mordre. Mais j’avais trop peur qu’il se déchaîne sur moi.»

prostitution-escorte-call-girl-prostituee-prostituees-erotisme-danseuses-nuesÀ genoux, à se faire arracher les cheveux, Britanny se sent entre deux mondes. Sa peur prend toute la place. Elle ne réalise pas les gestes qu’elle pose tant elle est paniquée. «J’étais là mais j’étais absente», décrit-elle.

Un viol interminable

Britanny poursuit son cauchemar sans s’arrêter. Les images défilent dans sa tête. Des scènes crues, dures. Le bras de son agresseur qui passe au-dessus de sa tête pour atteindre la manette du siège pour l’abaisser et forcer ainsi la jeune femme à s’allonger. «Je savais ce qui s’en venait. Je l’ai supplié de mettre un condom. Il s’est étendu sur moi. Il m’a violé toute la nuit. Pendant 4 heures. C’était interminable», dit-elle encore ébranlée.

La jeune femme a réussi à se sauver alors que son violeur se retirait pour jouir. Elle s’est mise à courir, hystérique, au beau milieu de la rue, tout en se rhabillant. Des conducteurs, apeurés par son état, ont passé leur chemin. C’est un chauffeur de taxi qui a joué les bons samaritains. Il l’a reconduite jusqu’à sa porte gratuitement.

«Il a été très gentil. Il a essayé de me calmer. J’étais toujours en état de choc. Il m’a offert d’aller voir la police. Je ne pouvais pas. La police aurait alors su que je me prostituais. Et on m’aurait dit que rien ne serait arrivé si je n’avais pas fait la rue…»

Britanny sort de son cauchemar. La tension de ses souvenirs retombe. Elle se laisse aller à pleurer. Elle s’allume une rare cigarette pour se calmer. Puis elle replonge 13 ans en arrière.

L’après-viol

«J’ai pris des douches et des bains. Je me suis lavée, lavée. Pour enlever toute cette crasse. J’ai passé des tests pour savoir s’il m’avait refilé une maladie.» Les tests se révèlent négatifs. Mais l’attente de ces résultats s’ajoute au traumatisme d’avoir été sauvagement violée.

«J’ai été traumatisée pendant des mois. J’en faisais des cauchemars. Pendant au moins deux mois, peut-être plus, je ne me souviens plus, je ne recevais que mes clients réguliers. J’avais trop peur. Mais je devais payer mes comptes et mes habitués ne viennent pas me voir toutes les semaines», dit-elle d’une voix résignée.

Britanny ne voit pas d’autre solution. Elle retourne à la rue. «Je ne songeais pas à me trouver une autre occupation,  je ne pensais qu’à survivre.» Sur la rue, elle analyse sans cesse les clients potentiels qui l’abordent.  «J’avais peur des hommes. Même de mes clients réguliers. Je revivais mon viol avec eux. Dès qu’un client me prenait un peu vigoureusement, je l’arrêtais.»

Treize ans après le viol, Britanny reconnaîtrait facilement son agresseur. Mais avec le temps, ce visage ne revient plus la hanter. Elle est parvenue à l’oublier, à l’enfouir très loin. Pas complètement, mais assez pour vivre normalement. Sauf aujourd’hui. Le souvenir est frais. Comme si elle l’avait vécu hier. «Je ne veux plus y penser. C’était d’ailleurs mon dilemme, quand c’est arrivé. J’en parlais pour le faire sortir, mais ça me faisais trop mal car je le revivais.»

La journée de Britanny avait bien commencé. Mais son cauchemar a tout changé. Elle ira travailler dans quelques heures, un emploi légal, avec ces images sur le cœur. Puis, elle remisera ce visage au plus profond de sa mémoire. Jusqu’à la prochaine fois.

L’histoire de Britanny, 1ere partie: Une escorte se raconte

2e partie Agence d’escorte à domicile

3e partie Agence d’escorte et prostitution à domicile

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  1. pourquoi le travail du sexe entre adultes consentants est criminel?
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  5. les effets pervers de la légalisation de la prostitution
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  12. la prostitution dans les prisons
  13. les filles dans les gangs de rue et la prostitution.
  14. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  15. pour ou contre la légalisation de la prostitution: décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?
  16. Prostitution, Grand Prix de F1 et exploitation sexuelle
  17. La prostitution mise à nue

Illustration Marie-Gabrielle Dion et Zek

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Masturbation et prostitution

Masturbation et prostitution

Dossier Prostitution et Sexualité

Le 11 septembre dernier, la Presse Canadienne nous rapporte la décision d’un juge de l’Ontario. Le juge Howard Chisvin a statué que le fait de masturber un client pendant un « massage intégral » ne constitue pas un acte de prostitution. Il a ainsi rejeté deux chefs d’accusation qui pesaient contre Valeri Ponomarev, qui exploite le Studio 176 de Vaughan, en Ontario.

La décision du juge Chisvin stipule que l’acte de masturbation optionnel était couvert par les frais exigés pour un massage complet. « Je me demande, et je doute, si la communauté considérait la masturbation comme un geste sexuel en toutes circonstances », a-t-il dit.

Dans Wikipédia, la masturbation est une pratique sexuelle. Dans mon dictionnaire encyclopédique Hachette, la masturbation est un attouchement des parties génitales destiné à procurer le plaisir sexuel sur quelqu’un.

Dans ces deux références, la prostitution est définie comme le « fait d’avoir des rapports sexuels contre rémunération ».

Comment un juge peut définir que la masturbation n’est pas un acte sexuel? Comment peut-il dire que le fait de payer pour un massage intégral peut inclure la masturbation sans que cela ne soit de la prostitution?

Certains juges créent des précédents et une jurisprudence qui nous compliquent la vie. Est-ce que cela va permettre aux tenanciers de maison close de jouer avec les mots et dire que leur personnel fait de la masturbation avec leur bouche pour faire légaliser les fellations?

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