Prostitution: un fléau international

Prostitution: un fléau international

Dominic Desmarais      Dossier Prostitution et Sexualité.

prostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-1 Le trafic des êtres humains ne se limite pas qu’aux pays d’Europe de l’Est, d’Asie du Sud-Est ou d’Afrique. Le Canada aussi doit composer avec ce phénomène. Les Nations Unies estiment à près d’un million les victimes à l’échelle planétaire, dont une majorité de femmes et d’enfants. Ce commerce générerait des revenus de 10 milliards $ annuellement. L’argent généré est tel que ce crime est florissant. Il dépasserait même le trafic des armes, en deuxième position derrière celui de la drogue.

«Le problème du trafic des femmes et des enfants est international, plaide le Dr Kek Galabru, présidente de la Ligue cambodgienne des droits de l’Homme (LICADHO). Le trafic est l’œuvre de la mafia. Pour transporter un être humain, il faut des ressources: une personne, c’est plus difficile à dissimuler que du matériel. Comme les victimes n’ont pas de papiers à jour, il faut la complicité des ceux qui appliquent la loi, comme la police. Sinon, comment voulez-vous passer la frontière?»

Accrochées sur le mur, tout près de son bureau, des photographies du docteur en compagnie de François Mitterrand, de Jacques Chirac, de Bill Clinton et de la princesse Diana témoignent de l’importance de son lobby. De grosses pointures pour lutter contre de grands réseaux criminels.

Traite des femmes au Canada

En septembre 1997, le Canada goûtait à la triste réalité de la traite des personnes. Une opération policière visant des salons de massage à Toronto débouchait sur l’arrestation de 23 prostituées de Thaïlande et de Malaisie. Un an plus tard, la police en appréhendait 68 autres. Le Canada perdait son innocence. Le Code criminel, inadapté à cette réalité, ignorait les crimes de trafic. Ces immigrantes asiatiques, dont celles victimes de trafic, étaient perçues comme des criminelles. Même si elles étaient forcées à la prostitution. Présentes sur un lieu de débauche, elles ont été arrêtées.

Ces femmes devaient en moyenne 35 000 $ à 40 000 $ à leur «acheteur». Elles devaient travailler 7 jours sur 7. Elles ne connaissaient pas l’anglais, sortaient peu de leur lieu de travail. Certaines avaient reçu de faux papiers. Dans plusieurs cas, le proxénète conservait les visas. Plusieurs d’entre elles savaient qu’elles immigreraient au Canada pour grossir les rangs de la prostitution. D’autres ont été trompées sur la nature de l’emploi promis.

Arrêtées dans un pays dont elles ne connaissent ni la langue ni la culture, hormis les mœurs sexuelles de leurs clients, elles n’ont eu droit à aucune aide de la police. Des groupes de défense pour femmes et pour immigrants se sont réunis à pied levé. Dans l’attente de leur procès, il fallait leur trouver un toit, de la nourriture, des vêtements, de l’aide psychologique et juridique, des interprètes, etc.

Des actions contre les trafiquants

Pour faire face à cette nouvelle réalité, le gouvernement fédéral s’est adapté. Huit ans après les descentes de Toronto, le trafic des personnes devenait criminel. Depuis novembre 2005, les forces de l’ordre du pays peuvent ainsi arrêter des gens pour crime de trafic.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) s’est également mise à jour. Le caporal Sylvain Saint-Jacques, responsable du Centre national de coordination contre la traite des personnes, dispose désormais de 5 agents. En plus, chaque division de la GRC, réparties dans les différentes provinces, affecte deux agents à ce type de crime.

Le changement des mentalités sera toutefois plus long. Les policiers ne connaissent pas les réalités du trafic humain. Les descentes policières, dans les lieux de prostitution, incombent aux corps municipaux qui ne sont pas formés pour distinguer les victimes de traite des prostituées. Seule la police de Winnipeg, au Manitoba, élabore actuellement une politique pour ses agents afin de contrer la menace.

«Un des problèmes, c’est que les gens n’ont pas encore allumé», prétend le sergent Jacques Morin, de la GRC. Il pointe ainsi les organismes qui travaillent avec les femmes et les policiers qui arrêtent des immigrants. «Ils ne sont pas sensibilisés, continue-t-il. Ils ne savent pas reconnaître les signes de la traite, qui se trouvent dans l’histoire de la victime. La fille a besoin de dénoncer qu’elle a été exploitée et qu’on lui a confisqué ses documents pour faire comprendre qu’elle est victime de trafic. Or, elle est accueillie au pays, nourrie et logée par un inconnu, puis elle habite ou travaille dans un endroit qu’elle ne connaît pas.»

À l’instar de ce qui se fait en Asie, l’État a compris qu’il devait agir de façon concer-tée. Constitué au début des années 2000, le Groupe de travail interministériel sur la traite des personnes regroupe 17 ministères et agences gouvernementales. Il a publié une brochure de sensibilisation à l’intention des ressortissants de pays à risque pour les informer des dangers du trafic. Il organise des colloques et des formations, finance des projets de recherche pour mieux comprendre la problématique au pays, publie une brochure pour sensibiliser aux dangers du trafic les ressortissants de pays à risque, etc.

Prostitution: permis à l’immigration

Les immigrants illégaux arrêtés sont remis à Citoyenneté et immigration Canada (CIC). Depuis mai 2006, le Ministère peut émettre un permis de séjour temporaire (PST) pour les présumées victimes de la traite. D’une durée de 120 jours, il octroie à son détenteur des soins de santé gratuits, régularise son statut légal et lui procure des services pour l’aider à surmonter ses traumatismes.

Pour Jean Bellefeuille, chercheur au Comité d’action contre le trafic humain interne et international (CATHII), ce permis a une double vocation. Permettre à la police de vérifier si l’immigrant a bel et bien été victime de la traite et donner à la présumée victime un temps de réflexion pour qu’elle envisage de témoigner contre le trafiquant. M. Bellefeuille y voit une condition pour l’obtention d’un visa plus long, ce que réfute CIC. Sa porte-parole, Mélanie Carkner indique que les victimes n’ont pas à témoigner pour obtenir le statut de résident temporaire ou permanent. À ce jour, une seule victime a demandé un tel permis. CIC en a proposé à 4 autres, qui ont plutôt opté pour retourner dans leur pays d’origine.

Cette situation ne surprend guère les membres de groupes de défense des victimes comme sœur Sue Wilson, active en Ontario. «Sur papier, on dirait que le Canada agit. Mais il n’aide pas les victimes. Personne ne demande ce permis. La plupart des victimes vont plutôt demander un statut de réfugié, car ils ont droit à davantage de support. Au Canada, on veut surtout les renvoyer dans leur pays.»

Une aide inadaptée pour la prostitution

En demandant le statut de réfugié, les immigrants reçoivent de l’aide à l’emploi, peuvent retourner à l’école, obtenir de l’assurance-emploi. Ils demeurent également au pays plus longtemps. Avant d’obtenir une audience devant un commissaire d’Immigration Canada, le candidat attend environ un an. «Après une décision négative, il peut attendre des années avant qu’on le renvoie», affirme Janet Dench, directrice du Conseil canadien pour les réfugiés.

Le Canada a été très actif pour la défense et le respect des droits des femmes à l’échelle internationale. Il a signé des conventions contre le trafic des êtres humains qui octroient protection et assistance aux victimes. Or, le pays ne possède aucun centre d’héber-ement adapté aux besoins et réalités des victimes de la traite.

«Actuellement, il n’y a pas de places pour les héberger. On utilise les centres pour victimes de violence pour une nuit ou deux, raconte Louise Dionne, qui siège au sous-comité pour l’hébergement au CATHII. Ce sont des personnes terrorisées, victimes de violence physique et psychologique. Elles sont isolées. Elles ne comprennent pas notre société.» Louise Dionne a aidé trois victimes à trouver un refuge d’urgence: une Éthiopienne, une Haïtienne et une Marocaine.

C’est à l’Auberge Madeleine et au Chaînon qu’elle a pu les placer. Ces centres d’aide sont tous débordés. L’Ontario vit la même problématique. Les refuges opèrent à pleine capacité. Pour aider et assister les victimes de la traite, le Canada devrait se tourner vers les pays du Tiers-Monde. Aujourd’hui, ce sont eux qui possèdent les connaissances.

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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Que faisait Aldo à la Mission Bon Accueil?

Que faisait Aldo à la Mission Bon Accueil?

Reportage réalisé pour Reflet de Société, numéro de juin 2008

Un service de messagerie m’apporte un paquet. À l’intérieur je découvre une belle pochette professionnelle réalisée à fort coût. Un communiqué de presse présente une journée de transformation extrême à la Mission Bon Accueil. Le tout est signé et organisé par le Groupe Aldo, une chaîne de boutiques de chaussures. Première réaction: encore une entreprise privée qui veut afficher un visage communautaire et social pour mieux vendre sa marque et ses produits.

Je suis dans le communautaire depuis 16 ans. La Mission Bon Accueil, je ne connais pas. Après quelques recherches, je suis rassuré sur la qualité de l’organisme communautaire qui bénéficie de cette aide. Je décide qu’il y a possiblement matière à un reportage sur l’organisme. En ce qui concerne le commanditaire de la journée, c’est moins sûr.

Transformation extrême le 9 avril

J’opte pour un photo-reportage. J’affecte le photographe Patrick Landry à cette mission. Je ferai une courte présentation de l’organisme, les photos de Patrick montreront l’implication des gens et le travail accompli. Et voilà, le tour est joué.

Patrick revient de cette journée enchanté par ce qu’il a vu et entendu. Il a pris plus de 300 photos! Il me raconte quelques anecdotes qui me séduisent. Je fais une entrevue téléphonique avec Isabelle Depelteau, la porte-parole de la Mission Bon Accueil et Valérie Martin du Groupe Aldo. Oups! Je regrette déjà de ne pas avoir pu me libérer pour être sur place. L’histoire est encore meilleure que je ne le pensais.

L’Auberge Madeleine

L’histoire débute en 2006. Marc Vaillancourt est le chef d’équipe de la planification des magasins du Groupe Aldo. Construction, design, entretien, c’est sa passion. Une fois l’an, des activités sont organisées avec les employés pour mieux se connaître et s’amuser.

Le comité de Marc entame la réflexion: «Les contacts humains ont changé. L’information est plus rapide. On s’envoie des courriels. Il faut trouver une façon originale de se rapprocher des gens» L’idée ne se fait pas attendre: «Notre force, c’est la construction. On fait comme l’émission de télévision américaine, Extreme makeover! Il faut se trouver un projet d’envergure.»

C’est L’Auberge Madeleine, un organisme qui vient en aide aux femmes seules, en difficulté ou sans-abri qui va hériter de la présence des 40 employés pour une rénovation extrême. Tout va y passer; plomberie, électricité, peinture.

Marc et son équipe sont enchantés des résultats: «À la fin de la journée, voir les visages des gens, c’est indescriptible. On sentait les remerciements à travers les accolades. C’était perceptible jusque dans le fond de leurs regards. C’était la plus belle reconnaissance que nous pouvions avoir. Tout simplement fantastique.»

En quatre temps

Chaque année, le Groupe Aldo réunit les superviseurs de ses magasins pour une semaine de formation. Une des journées est consacrée à développer l’esprit d’équipe. Des entreprises externes sont engagées pour structurer et organiser ces journées. Mais cela ne donnait pas grand chose de concret. Se basant sur le projet de Marc Vaillancourt, le comité d’organisation décide alors d’étendre le projet de Marc à toute l’entreprise. Le budget alloué à cette journée de formation sera investit dans la communauté.

En 2007, les organismes Logifem (femmes en détresse et leurs enfants), Chez Doris (filles enceintes de 15 à 20 ans), Les appartements supervisés Augustine-Gonzalez ainsi que la Maison Plein cœur (soutien aux personnes vivant avec le VIH)

bénéficieront de l’implication bénévole des 240 superviseurs des magasins du Groupe Aldo. Une journée de transformation où main d’œuvre et matériaux sont fournis, en plus d’une dose d’amour et d’encouragement.

Catherine Letarte, intervenante Chez Doris, se souvient encore très bien de cette expérience. «Ça a été un beau don de soi. Pas juste du matériel, mais beaucoup de créativité. Cela a eu un impact très positif. Pour une femme itinérante, ici c’est sa maison. Le projet a été stimulant pour tout le monde, autant pour les bénévoles que pour le personnel et les femmes qui fréquentent l’organisme.»

Encore aujourd’hui, les retombées ne cessent de se faire sentir! «Des groupes sont venus par la suite pour faire la peinture dans les autres sections.» Et le message de Catherine Letarte est clair. «Il y a beaucoup d’organismes en manque. Ils ont besoin de bénévoles. Faut pas se gêner, un coup de main est toujours apprécié et les occasions de s’impliquer sont infinies.»

Mission Bon Accueil

L’année 2008 est spéciale. Près de 350 employés du Canada, des États-Unis, de l’Irlande et d’Angleterre se retrouvent à Montréal pour la semaine de formation. Il faut trouver un projet d’envergure pour nourrir cette équipe de bénévoles.

Le Groupe Aldo contacte la Mission Bon Accueil pour offrir une journée de transformation extrême. La rénovation touche à tous les secteurs de l’organisme. Un chantier de construction de 94 000 pieds carrés!

Un projet qui dépasse le budget alloué pour la journée de formation. Pas de problème, tous les partenaires du Groupe Aldo seront mis à contribution. Une journée de transformation extrême qui nécessitera 8 mois de planification! Évaluer les besoins, les ressources, le matériel, préparer les plans, des fiches de travail par département…

Pour Valérie Martin porte-parole du groupe Aldo, c’est une réussite sur tous les plans. «La Mission Bon Accueil nous a proposé de publiciser l’événement. Malgré tout le travail accompli, la Mission Bon Accueil est peu connue. L’organisme communautaire s’implique auprès des jeunes, des familles et des itinérants depuis 1892! Nous avons accepté de publiciser cette action pour dire aux chefs d’entreprise que chaque petit geste compte, que le bénévolat n’est pas si difficile, c’est une piqûre. Ce que l’on fait est extrême, mais chacun peut trouver sa façon de faire. On veut en donner une vision positive et créer une mobilisation au Québec. Un tel événement crée un sentiment d’appartenance, une fierté.

Mais nous marchons sur des œufs. C’est facile d’être jugé et mal perçu par le public et les médias. C’est une lame à 2 tranchants. Nous nous sommes toujours impliqués dans le communautaire. En 1985, un de nos employés est décédé du Sida. Depuis, nous soutenons Youth Aids en prévention du Sida. L’organisme Cure, pour la prévention du cancer du sein, a notre soutien depuis 9 ans. Il y a aussi l’Hôpital de Montréal pour les enfants, la Fondation McGill…»

Isabelle Depalteau, porte-parole de la Mission, a eu des sueurs froides lors de la transformation extrême. «En inspectant le chantier de construction à 14 heures, j’étais convaincue que, malgré la bonne volonté de tous ces bénévoles, les travaux ne seraient jamais terminés à temps. À 17 heures, j’ai été bouleversée de voir à quel point c’était beau. Ils ont acheté des jeux, des équipements et des livres pour les jeunes. Des mots ont été peints sur les murs: amour, courage, persévérance, foi, partage.

J’ai été émue lorsque les jeunes sont entrés dans la salle. Un d’entre eux s’est exclamé: ‘‘J’ai jamais vu un endroit aussi beau de ma vie!’’. Pour les plus vieux, parfois l’entrée se fait avec un peu de tension et de bruit. Aujourd’hui, c’était paisible. Comme s’ils entraient dans une église.

En plus des enfants et des bénéficiaires de services, toute l’équipe de la Mission Bon Accueil a été estomaquée par cette transformation. Un souffle d’encouragement, une énergie nouvelle pour notre organisme, une reconnaissance du travail que nous accomplissons.

Même s’il y a d’autres organismes qui combattent la pauvreté, on la côtoie tous les jours. On a parfois l’impression d’être seul sur le terrain. Ils auraient pu se contenter de faire un chèque pour que les travaux soient réalisés. Nous avons reçu un don dont nous nous sou-viendrons chaque jour en entrant dans nos nouveaux locaux.

C’est aussi un message de responsabilité sociale. Je rêve d’un Canada qui serait chef de file en la matière.»

Et pour répondre à la question: que faisait Aldo Bensadoun, propriétaire du Groupe Aldo à la Mission Bon Accueil? Marteau à la main et vêtu d’un jeans, il a participé avec ses employés à une journée de transformation extrême pour mettre un peu de joie et de bonheur dans le cœur des gens qui viennent à la Mission chercher un peu de réconfort.

Le message est entendu


Le bouche à oreille amène l’histoire du Groupe Aldo et de son implication jusque dans les bureaux d’un cabinet de comptables, RSM Richter. Sa porte-parole, Ève Laurier, demande à Valérie Martin de rencontrer son équipe pour expliquer le projet du Groupe Aldo.

De cette rencontre naîtra un projet qui se déroulera le 4 juin. Parmi les propositions recueillies, 6 organismes seront sélectionnés pour représenter différents secteurs du milieu communautaire:

– Héritage Laurentien: organisme visant la protection et la mise en valeur des milieux naturels et du patrimoine historique.
– Peter Hall School: école spécialisé pour des jeunes de 12 à 21 ans avec un handicap intellectuel.
– Fondation Marie-Vincent: organisme qui vient en aide aux enfants de moins de 12 ans qui sont victimes de maltraitance, et plus particulièrement d’agression sexuelle.
– Grands frères grandes sœurs: jumelage de bénévoles avec des jeunes qui ont besoin d’une présence significative dans leur vie.
– Élisabeth House: centre de réhabilitation pour jeunes mères.
– Moisson Montréal: banque alimentaire.

Les 300 employés du cabinet RSM Richter choisiront l’organisme dans lequel ils voudront s’impliquer. S’il y a des constructions à réaliser, des bénévoles du groupe vont organiser une sortie avec les bénéficiaires pour qu’ils ne soient pas dérangés par les travaux et qu’ils aient une occasion de vivre une expérience spéciale. Le thème de la journée est approprié pour un bureau de comptable: Donner ça compte!

Comme le décrit Éve Laurier, «l’entreprise veut soutenir le bénévolat de ses employés. C’est important de redonner à la communauté. Ce sont des valeurs communes pour l’entreprise et ses employés, un événement rassembleur.»

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