Louis-Philippe Bernatchez, la Gaspésie en peinture

Sauver du temps aux prisonniers

Le peintre Louis-Philippe Bernatchez

Regard bleu perçant, veste en cuir et dents en colliers. Louis-Philippe Bernatchez passe les portes du Café Graffiti, son accent gaspésien envahit la salle. L’homme, âgé de 73 ans, est artiste et a eu une existence mouvementée. Aujourd’hui, s’il rédige son autobiographie c’est pour offrir son message.

Delphine Caubet    Dossier Croissance personnelleCulture

peinture gaspésie péninsule gaspésienne art culture tourismeLouis-Philippe est entré pour la première fois en prison à 17 ans. Il en sortira définitivement le 16 avril 1969, à 9 heures, à l’âge de 28 ans. Aujourd’hui avec le recul et l’âge, il veut passer un message à ceux qui sont «en dedans»: «Profitez du temps pour vous améliorer. La raison en dedans c’est toi.»

Pénitencier

Louis-Philippe a toujours eu un rapport conflictuel avec l’autorité. Que ce soit l’école ou la police. À 17 ans, après une bagarre, il est envoyé pour la première fois en prison. Pendant les 3 jours où il est incarcéré, le jeune homme est heureux: sa mère lui rend visite et lui apporte des cigarettes. «À l’extérieur je n’avais rien, et là, on m’apportait des cigarettes.»

Pendant les années suivantes, il va faire de nombreux allers-retours en prison. Progressivement les peines s’accumulent et augmentent. De 3 jours à 1 mois. De 1 mois à 2 mois. Puis finalement de 2 ans et 8 ans. Cette dernière peine lui est value pour un coffre-fort.

À l’intérieur, on lui dit qu’en prison «tu n’as pas de droit, que des privilèges. Ici, on dompte les lions et on plie l’acier.» Le ton est donné. Alors, pour éviter d’avoir plus de temps, les détenus jouent au «bon gars». Mais, il n’y a rien de sincère précise Louis-Philippe.

Pendant sa peine de 2 ans (pour avoir battu un policier), il apprend que le pénitencier est obligé d’accepter si un détenu veut étudier. Chose qu’il mettra en œuvre pendant les 8 années de sa dernière sentence, au pénitencier de St-Vincent-de-Paul. Avant celle-ci, il était dans le bois, recherché avec des amis armés qui s’étaient évadés de prison. À ce moment-là, l’artiste peintre à un déclic. Il veut reprendre sa vie en main.

Éducation

peinture gaspésie tourisme péninsule gaspésienne«Au pénitencier j’ai étudié jusqu’en 11ème année.» «Certains à mes côtés se pendaient, moi je voulais m’en sortir. Je voulais contredire le juge qui m’avait dit de pourrir en prison.»

Par correspondance, Louis -Philippe suit des cours. «C’était gratuit avec l’Éducation nationale.» Ses cours seront divers, notamment un de lettrage d’enseignes où il obtint 99.4%. «C’est parce que j’avais le temps», s’amuse-t-il. L’artiste fait son chemin et n’hésite pas à tenter de nouvelles choses: Louis-Philippe va suivre par correspondance des cours de la Famous Artists School. Il aura notamment comme professeur Norman Rockwell, célèbre illustrateur américain.

En 1967, Louis-Philippe pense à sa réhabilitation, et il demande à être transféré à Dorchester, au Nouveau-Brunswick. 2 raisons le motivent. La première, suivre un cours de lettrage d’enseignes. De quoi avoir un métier à sa sortie. La seconde, apprendre l’anglais. L’homme qui avait toujours été en conflit avec l’autorité suit désormais des cours d’anglais offerts par l’armée. Le changement est progressif, mais réel. Le rebelle s’instruit.

Ces changements, le personnel du pénitencier les remarque, et on lui propose une libération conditionnelle. Mais l’artiste n’est pas encore prêt, il continue à peaufiner sa sortie. «Je leur ai dit que je leur ferai signe le moment venu.» Chose qu’il a faite.

Louis-Philippe a d’abord obtenu une bourse d’études. Le ministre de l’Éducation du Québec fait une visite à Dorchester, et Robert en profite pour lui offrir un tableau. Quelques semaines plus tard, il fait une demande de bourse et il est accepté.

Prochaine étape: l’admission à l’université. Encore une fois, les évènements se déroulent sans accroc. «J’ai rencontré le recteur de l’université et il était prêt à m’admettre immédiatement dans son établissement. Je lui ai dit de me faire une lettre de preuve.»

Dernier point pour sortir, trouver un travail. Louis-Philippe se rend dans une boutique d’enseignes et montre son porte-folio au patron. «C’était un bon gars.» Un ancien militaire qui avait été fait prisonnier de guerre. Tous les astres sont alignés, Louis-Philippe peut demander sa conditionnelle. «Le vendredi mon dossier est étudié et accepté. Le lundi, je sors de prison et le mardi je commençais à travailler.»

La vie après la prison

Bien que préparé pour sa sortie, Louis-Philippe reconnaît que ça a été difficile. Lui est toujours au Nouveau-Brunswick, alors que ses amis et sa famille sont au Québec. Mais l’homme est décidé à changer de vie, et tous les jours il travaille pour payer le loyer et l’université. «À l’époque, je gagnais 50$ par semaine.» Mais le travail en lettrage d’enseignes est aléatoire. Alors, il monte un atelier mobile pour se déplacer dans les petits villages, «là où les grandes industries n’allaient pas.»

C’est un fait, Louis-Philippe Bertnachez a changé de vie. Il a étudié, travaillé, voyagé… Avec une règle d’or, oublier les «amis» du pénitencier. «Un jour j’en ai croisé un à Montréal. Il voulait que je me joigne à lui sur un coup. Je lui ai donné un faux rendez-vous, et le soir même j’ai pris le train. J’avais peur de le recroiser.»

Aujourd’hui, Louis-Philippe veut aider ceux qui sont en prison. «Si je peux sauver ne serait-ce qu’une minute à l’intérieur, c’est déjà bien.» Car, d’après lui, le système pénal ne fait rien pour aider les détenus. C’est à eux de prendre avantage de ce qui est à leur disposition: du temps. «La seule raison en dedans, c’est toi», conclut-il.

Louis-Philippe Bernatchez est un artiste peintre de plus de 50 ans d’expérience. Ses médiums sont multiples: la peinture à l’huile, l’acrylique, la sérigraphie,… autant de variété qu’il peut enseigner.

Louis-Philippe débute la peinture à 20 ans en prison. D’abord comme un passe-temps, puis une passion qui lui permettra de gagner sa vie. Le Gaspésien peint particulièrement du surréalisme, «car le réalisme c’est pas assez intense et l’abstrait on n’y comprend rien.»

Actuellement, Louis-Philippe rédige son autobiographie pour offrir son message aux prisonniers: «Profitez du temps qui vous est donné!»

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Jean-Simon Brisebois et la poésie urbaine

Rencontre avec le jeune auteur Jean-Simon Brisebois

S’en sortir… un paragraphe à la fois

Le jeune auteur Jean-Simon Brisebois en a vu de toutes les couleurs. Enfance en centre d’accueil, adolescence marquée par l’alcool et la violence, chômage, criminalité… Avec la publication de son cinquième livre, Lettres Écarlates, le natif et citoyen du quartier Hochelaga-Maisonneuve a rencontré Reflet de mon Quartier afin de partager son parcours hors de l’ordinaire.

François Richard   Dossier Culture

lettres-ecarlates-jean-simon-poesie-urbaine À l’âge de trente ans, Jean-Simon Brisebois souhaite faire un retour sur l’histoire de sa vie. Son livre, Je me raconte, ne serait pas selon lui une autobiographie. «Je suis mal à l’aise avec ce terme. Je suis trop jeune pour ça. Il s’agit plutôt d’un récit personnel de tout le chemin que j’ai parcouru, de mon enfance jusqu’à aujourd’hui.» L’idée de se raconter de cette façon lui est venue lors de ses trois participations au Salon du livre de Montréal, suite à la publication d’une trilogie de poèmes, entre les années 2006 et 2008. «Les gens qui visitaient mon kiosque me posaient beaucoup de questions sur mon vécu, sur qui j’étais. Mes poèmes sont abstraits et ne permettent pas de véritablement me connaître.»

Une jeunesse difficile

jean-simon brisebois poesie urbaine livres L’histoire de Jean-Simon Brisebois est effectivement difficile à raconter. Né dans une famille près des milieux criminels de l’est de Montréal, Jean-Simon est placé en centre d’accueil dès l’âge de cinq ans. Il y restera de façon intermittente jusqu’à la fin de son adolescence. Sa jeunesse est marquée par l’échec scolaire, la violence du milieu où il vit et l’abus d’alcool et de drogues auquel il a recours pour s’éloigner momentanément des nombreux problèmes qui l’accablent. Malgré les difficultés qu’il a surmontées, Jean-Simon ne prétend pas avoir découvert de recette miracle pour surmonter la détresse. «Je ne veux pas donner de leçons de vie à qui que ce soit avec ce livre. Je l’écris avant tout pour moi et pour les lecteurs qui m’en ont fait la demande.»

Découverte de l’écriture

poesie-urbaine-je-me-raconte-jean-simon-brisebois Ces lecteurs ont fait la connaissance de Jean-Simon grâce à sa trilogie de poèmes, résultat d’un travail qui s’est échelonné sur plus d’une dizaine d’années. Une décennie au cours de laquelle la vie de l’auteur a pris plusieurs virages inattendus. À l’âge de 17 ans, les nombreuses difficultés de Jean-Simon le font craquer. Il est victime d’une sévère dépression et est hospitalisé dans un hôpital psychiatrique. L’expérience sera déterminante pour lui. «J’ai commencé à écrire à l’hôpital, simplement pour passer le temps. C’est ensuite devenu une habitude.» De retour chez lui, il fait lire quelques-uns de ses poèmes à ses amis, qui l’encouragent tous à les publier. L’idée, qui semble farfelue au départ, demeure dans l’esprit de Jean-Simon. Neuf ans plus tard, le rêve deviendra réalité.
Entre-temps, Jean-Simon occupe toutes sortes d’emplois. Il tente de mener une vie saine et d’échapper aux nombreux problèmes qui ont marqué sa jeunesse. Entre les petits boulots dans les usines ou les organismes communautaires, le poète en herbe accumule les expériences de vie.

Le rêve se réalise

poesie-urbaine-entite-jean-simon-briseboisLes éditions TNT lui donneront finalement sa chance. Les textes écrits par Jean-Simon entre 1997 et 2008 se transforment en trois recueils: Renaissance, L’âme de l’ange et Entité. Les œuvres traitent, par le biais de textes brefs et rythmés, de l’enfance, de la spiritualité et de la vie dans la rue, dans un style que Jean-Simon qualifie de «poésie urbaine». L’écriture a pour lui une importante fonction libératrice. «J’extériorise ainsi ma peine. Ça me permet de crier qui je suis.» L’auteur se sert de plus de son travail littéraire afin de répondre à certaines questions. «Mes parents ne se sont pas beaucoup occupés de moi. Je dois donc m’expliquer beaucoup de choses tout seul.»

Le travail artistique et l’implication sociale ont joué un rôle déterminant dans le cheminement de Jean-Simon Brisebois. En plus d’avoir réalisé un court-métrage sur sa vie, il a co-scénarisé en 2001 une pièce de théâtre en collaboration avec la Fondation des Auberges du Cœur, un organisme qui lui est venue en aide lors d’une période sombre de sa vie. En décembre 2008, des extraits de ses recueils de poésie ont été lus sur scène par le comédien Stéphane Côté lors d’un autre spectacle organisé au bénéfice de l’organisme qui offre des services d’hébergement aux jeunes marginalisés. Sa participation à ce dernier spectacle lui a permis de remporter, à la suite d’un concours, la bourse Simple Plan, d’une valeur de 1 000$. Le poète partage aussi son talent en donnant des ateliers d’écriture à Spectre de Rue, un centre de jour pour les toxicomanes du centre-ville de Montréal.

L’avenir de Jean-Simon Brisebois

poesie-urbaine-renaissance-jean-simon-brisebois Son prochain projet? Un sixième recueil de poésie sur le thème de l’amour. Encore une fois, il souhaite que l’expérience soit thérapeutique. «J’ai toujours eu de la difficulté avec l’amour. Je sais écrire aux filles, mais je ne sais pas leur parler.» Jean-Simon promet à ses lecteurs que le ton de sa dernière œuvre tranchera avec celui de ses livres précédents. Sa vie a bien changé et il veut maintenant s’attaquer à des textes au contenu plus positif. «Ça ne sera pas un livre noir. Je veux laisser couler mon côté romantique.»

Les œuvres de Jean-Simon Brisebois sont disponibles aux Éditions TNT. Chaque recueil de poésie urbaine est au coût de 4,95$.

Autres textes sur livres des Éditions TNT

Roman de cheminement, L’amour en 3 Dimensions

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Guide d’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire

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L’autobiographie de Julie Couillard et les retombées de Maxime Bernier sur Stephen Harper et le parti conservateur

L’autobiographie de Julie Couillard et les retombées de Maxime Bernier sur Stephen Harper et le parti conservateur

Dossier Julie Couillard, Stephen Harper

Déjà au mois d’août, les médias annonçaient la publication du livre de Julie Couillard pour le 14 octobre. Le bureau du Premier Ministre n’a pas voulu commenter la publication de l’autobiographie de Julie Couillard. C’est donc dire que le Premier Ministre Stephen Harper savait, lorsqu’il a choisi la date des élections, que cela tomberait la journée de la publication de cette autobiographie où Julie Couillard livre à nue sa relation avec Maxime Bernier.

Je suis surpris que Stephen Harper ait pris ce risque de déclencher des élections en même temps que la publication d’un livre qui pourrait donner du fil à retordre à son partie.

Il était évident que Julie Couillard et son équipe profiterait de cette occasion pour devancer la date de publication de son autobiographie.

Cela veut donc dire que quelques jours avant d’aller voter, les citoyens vont se faire influencer par le livre de Julie Couillard et que Stephen Harper n’aura pas le temps de réagir aux réactions et aux remous que cela va susciter. Tout un risque que Stephen Harper vient de prendre. Pour un « conservateur » je suis surpris.

On peut supposer que Julie Couillard ne sera pas tendre envers Maxime Bernier dans son livre. Cela risque de changer la donne pour les élections de Maxime Bernier dans son comté.

Je sens que la blogosphère va surchauffer encore une fois.

Autres buzz de Julie Couillard.

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Le buzz de Julie Couillard tire-t-il à sa fin?

Julie Couillard et Maxime Bernier

Dossier Julie Couillard, Tout le monde en parle

J’ai débuté mon blogue il y a 2 ans et demi. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais à ce moment-là. J’ai touché à cette drogue et j’y ai vécu quelques buzz. Un buzz est cet instant où les statistiques de votre blogue s’enflamment. Un mot ou une expression dans un billet tombe pile sur ce que la foule recherche cette journée-là.

Cela aura pris une année avant de vivre mon premier buzz. C’était l’histoire de la banane volante. Un artiste canadien, financé par les conseils des arts québécois et canadiens, voulait faire voler une banane géante au dessus de la maison de Georges Bush. Un projet d’un million. J’avais lu cette information dans L’actualité plusieurs mois auparavant. Lorsque j’ai écrit mon billet, loin de moi l’idée d’en faire un buzz. J’étais déjà plusieurs mois en retard sur la nouvelle. Mais étant responsable du Café-Graffiti, un milieu de vie non subventionné pour de jeunes artistes urbains, il était évident que ce projet me faisait réagir au plus haut point. Mon billet était une forme d’auto-thérapie sur le ridicule de ce projet.

Quelques mois plus tard, tous les médias placent cette nouvelle à la une. Ayant déjà un billet d’écrit sur le sujet, une série d’Internautes se ruent sur Google pour chercher une banane volante. Je suis bien référencé tout au haut de la première page de Google. Non pas que mon billet était mieux que les autres. Seulement parce que je n’avais pas vraiment de compétition. Personne n’avait écrit un billet sur un sujet tel que les bananes volantes. Il faut dire que ce n’est pas un sujet des plus courants.

J’ai commenté plusieurs émissions de Guy A. Lepage, l’animateur de l’émission Tout le monde en parle. J’y ai vécu mon 2e buzz lorsque Anne-Marie Losique s’est présenté à l’émission de Guy A. Lepage. J’ai fait un billet sur sa tournée de French-kiss qu’elle a servi sur le plateau. Cela a créé un buzz et j’en ai fait un billet pour partager aux Internautes ce 2e buzz vécu avec Anne-Marie Losique.

Puisque je ne connaissait pas Anne-Marie Losique avant son apparition sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle et que j’avais commenté sa présentation, je me suis permis de prendre quelques informations sur sa façon de présenter la sexualité. Quelques mois plus tard, j’étais prêt à vivre mon 3e buzz avec un billet intitulé Anne-Marie Losique et le sexe. Si Anne-Marie Losique seule était capable de créer un buzz sur mon blogue, quand j’ai collé le mot sexe à côté de son nom, mes statistiques se sont excitées.

Il y a eu ensuite le petit buzz permanent. Deux textes écrits pour les personnes suicidaires qui veulent en finir. Ces textes sur le suicide sont devenus des classiques sur mon blogue. Je me lève à 5:00 le matin pour répondre à des gens déprimés et je ne me couche pas sans avoir fait le tour pour être sûr que tout le monde a eu sa réponse. Ils n’ont pas créé un buzz instantanné. Mais en 8 mois, il y a eu plus de 53 000 visites, près de 800 commentaires et des dizaines d’intervention réalisées en dehors du site, sans compter des milliers de gens qui ont été sur les liens référant les ressources. Une sorte de buzz répartit dans le temps et qui ne cessent d’interpeller bien des gens.

Finalement, Renart L’Éveillé et Le journal d’un wannabe écrivent leur billet sur Julie Couillard et Maxime Bernier. 4 jours après, je commente le billet sur Julie Couillard. Le buzz que Renart L’Éveillé et Wannabe avait vécu avec Julie Couillard était, dans ma tête terminé. Et il l’était jusqu’à ce que Paul Larocque passe en entrevue Julie Couillard quelques semaines plus tard. Le billet que j’avais écrit pour commenter celui de Renart L’Éveillé me fait vivre un autre buzz. J’en suis encore étourdi. Sur mon blogue et celui de Reflet de Société, il y a eu 4 286 visites la première journée, 9 969 pour la 2e et 8 009 la 3e journée. 22 264 visites en 3 jours. J’ai l’impression que le buzz commence à s’effoufler. Nous verrons demain. À moins que Julie Couillard, Maxime Bernier ou Stephen Harper nous sortent d’autres informations pour exciter la blogosphère.

Vais-je survivre à la fin de ce buzz. Un blogue est déjà une drogue. Comme toute drogue, le corps s’habitue et la tolère de plus en plus. Avec le temps, elle ne procure plus l’effet escompté. Les visiteurs du blogue devraient diminuer. Est-ce que le buzz aura tué mon intérêt à continuer ce blogue?

N.B. Un débat est en cours présentement sur le buzz et sa valeur réelle pour les Internautes. Venez mettre votre grain de sel pour pimenter la sauce.

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Raymond Viger  Dossiers Julie CouillardJournal de Montréal

julie-couillard-photos-maxime-bernier Tout un titre direz-vous. Je viens de lire un billet de notre ami Renart l’éveillé qui titre: Enfin, une autre photo de Julie Couillard.

Le 8 mai dernier, le scandale éclate en première page du Journal de Montréal. On y voit le ministre Maxime Bernier accompagné de Julie Couillard. La photo est pixellisé pour éviter qu’on reconnaisse Julie Couillard. Le 9 mai, Renart L’éveillé lance son billet sur son blogue. Il se pète les bretelles à dire que beaucoup de gens sont venus sur son site en cherchant des photos de Julie Couillard dans Google.

Toujours le 9 mai, après lecture du billet de Renart, le journal d’un Wannabe écrit le billet suivant: Profitant de l’intérêt pour des photos de Julie Couillard. S’amusant à faire compétion à Renart, il dit avoir reçu 420 clics sur ce billet en seulement une heure!

Bon, je dois faire mon méa culpa de blogueur. J’avais entendu vaguement parler de cette histoire entre Maxime Bernier et son ex-amie Julie Couillard. Je suis souvent 7 à 10 jours en retard sur ma lecture de l’actualité. Je savais que je voulais réagir à cet événement. Et comme il arrive souvent, mon opinion aurait sorti 15 jours après ceux-ci.

Mon ami Renart vient cependant de me faire réaliser une chose importante. Quand je blogue, je ne suis plus un rédacteur dans un magazine publié 2 mois après les événements. Je ne suis plus un écrivain qui peut écrire sur des événements qui se déroulent sur plusieurs années. Le blogue, c’est l’instantannéité, le moment présent. On commence à en parler et à présenter des photos avant même que les événements ne soient terminés!

Ouf!!! Va falloir que je me lève encore plus tôt et que je me couche encore plus tard si je veux arriver à reprendre le beat, à être présent sur le web en même temps que tout le monde. Pour mon opinion sur Julie Couillard et Maxime Bernier, vous allez devoir attendre encore un peu. Mon retard est encore évident. Mais la réflexion va se faire sur ma capacité à être si vite et pouvoir livrer une opinion décente plus rapide, malgré mes 100 heures de travail par semaine déjà à l’agenda.

P.S. Après être retourné sur Google en tapant Photo de Julie Couillard, on peut y retrouver en 40e position le blogue de Stéphane Gendron. Voici la description des tags qui nous amènent à son site: Photos Favorites. Photos Favorites · Photos Favorites …. par association tout simplement parce qu’il s’est lié avec une dénommée Julie Couillard. Beaucoup de photos pour une seule ligne sur Julie Couillard dans son billet!!!

Sortie du livre Ma Vie de Julie Couillard .

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quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Disponible en anglais Love in 3 D.

 

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