Alain Lapointe intervenant en raccrochage scolaire

Jeunes en déroute

Alain Lapointe en centres jeunesse

Guitariste, claviériste et chanteur du groupe B.B., Alain Lapointe est un homme aux plusieurs vies. Il a connu un grand succès avec les B.B. à la fin des années 80. Aujourd’hui, l’homme a mis sa passion au service de sa communauté.

Éléonore Genolhac dossier culture.

Alain Lapointe groupe B.B intervenant jeunes centres jeunesse

Photo: Gracieuseté Alain Lapointe.

Alain Lapointe œuvre depuis une dizaine d’années auprès des jeunes en raccrochage scolaire et intervient depuis un peu plus d’un an au centre de détention de Rivières-des-Prairies. Avec lui, la musique n’adoucit pas seulement les mœurs, elle permet de remettre de nombreux jeunes sur les rails.

Raccrochage scolaire

Chaque année au Québec, près de 25% des 16 à 25 ans quittent le cursus scolaire sans en être diplômés. Les centres d’éducation des adultes (C.E.A.) et les formations générales aux adultes (F.G.A.) dans lesquels officie Alain, sont une des réponses apportées au problème.

Pendant 10 ans, Alain a accompagné des jeunes en raccrochage scolaire en leur donnant des cours de musique. Il s’est d’abord rendu au centre La Croisée de Repentigny durant 5 ans et a par la suite rejoint le centre L’Envol de Joliette. C’est plus de 600 adolescents qu’il a vu défiler dans sa classe. 600 adolescents et autant de chemins de vie différents, d’embûches qui leur sont propres, mais pourtant un même constat, «ces jeunes manquent de repères.»

Intérêt et expression

Comment aider ces jeunes, là où leur famille et l’école ont échoué? «En les intéressant, en suscitant chez eux une passion», croit Alain. «Ces jeunes ont souvent quitté l’école, car le rythme demandé était trop lourd à supporter, qu’ils n’arrivaient plus à dealer entre ça et leurs problèmes.»

Aux centres La Croisée et L’Envol, les journées se divisent en 2 temps: 3 heures sont consacrées à l’apprentissage académique classique et 3 autres sont destinées à des ateliers pédagogiques, comme celui de musique tenu par Alain. L’un ne va pas sans l’autre: la réussite du tronc académique permet aux jeunes de continuer à suivre l’atelier qu’ils ont choisi.

Et c’est là toute la différence. Les élèves de son cours ne sont pas obligés de le prendre. «Ils se sentent libres, sont beaucoup plus intéressés parce que justement, ils ne sont pas obligés», confie Alain. «Avec eux, je me mets à leur service. J’écoute leurs envies et les aide à les réaliser. S’ils ont envie de faire du métal, on fait du métal. Du rap? On fait du rap. J’essaie de composer des pièces musicales sur mesure pour chacun de leur type de personnalité.»

Le cours de musique d’Alain est un endroit d’expression pour ces jeunes qui ont tant à dire. C’est un moyen pour eux «de se défouler», d’évacuer ce trop-plein qu’ils ont à l’intérieur en grattant les cordes de guitares, en tapant les touches du piano ou les tambours de la batterie. Une manière de se vider l’esprit, qui leur permet d’arriver à tête reposée aux cours conventionnels.

Figure du mentor

L’autre rôle d’Alain est d’instaurer un climat de confiance, où le jeune se sente à l’aise, en rompant notamment avec la didactique prof/élève.

«Je ne suis pas un professeur classique, autoritaire que l’élève craint. Au contraire, ils me voient plus comme un mentor, un tuteur, quelqu’un qui est là pour eux.»

Mais sans oublier de leur offrir un cadre, avec des normes à respecter. «Cet atelier, ce n’est pas juste du fun. À travers la musique, je leur offre une structure, des codes auxquels ils doivent se conformer.»

L’atelier de musique d’Alain a fait ses preuves dans les 2 centres. Intéressés et motivés, les jeunes ont évolué plus rapidement quand on se penche sur leurs résultats scolaires. Grâce à la musique.

Réceptivité des jeunes

La même conclusion s’impose au centre de détention de Rivière-des-Prairies dans lequel Alain intervient depuis bientôt 2 ans. Son atelier est plébiscité par les jeunes détenus, à tel point qu’une liste d’attente a dû être créée.

À raison de 10h par semaine, Alain vient donner des cours privés de guitare, de piano, de basse et de batterie à ces jeunes contrevenants. Une façon pour eux de découvrir autre chose. Et notamment cet homme qu’ils ont en face d’eux, lui qui a fait danser les foules, taper dans leurs mains des milliers de gens. Alain leur offre une autre image de l’adulte, celle de quelqu’un de cool, et leur prouve que l’on peut avoir 50 ans et être toujours fun.

Musique comme évasion

Là encore, les résultats ne se font pas attendre. De nombreux jeunes qui ont suivi son atelier en parallèle des cours académiques dispensés au centre ont vu leur peine réduite due à leur comportement irréprochable.

Ils ont également prouvé qu’on pouvait leur faire confiance en dépit des impairs commis. Grâce aux efforts conjoints d’Alain et de l’éducateur, ces jeunes ont désormais accès librement aux instruments de musique dans une salle qui leur est dédiée. Fruit de cette collaboration, un gala a d’ailleurs été organisé le 29 mai 2014 au centre de détention Rivière-des-Prairies.

Que ressent-on d’avoir aidé autant de jeunes quand on a rempli des salles entières de spectacle? «Beaucoup d’émotions et une grande fierté» confie Alain, «c’est encore plus gratifiant.»

Autres textes sur les Jeunes

Une façon originale de soutenir notre intervention auprès des jeunes.

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

À la croisée de 2 buzz

Toxicomanie

Toxicomane à 10 ans

Dans son habit de danseur hip-hop, Kenhell, 32 ans, est venu avec sa compagne Nikou, son ange. Après 20 ans de consommation, 16 thérapies et une sacrée dose de persévérance, il voit le bout du tunnel. C’est la musique qui l’a sauvé.

Lucie Barras Dossier Drogue

drogue toxicomanie thérapie toxicomane junkie sevrage dépendance consommation«J’avais 10 ans lorsque j’ai touché à la drogue pour la première fois. J’ai pris des champignons hallucinogènes avec des amis. J’y ai pris tant de plaisir! Mais, mon premier contact avec la drogue, j’avais 3 ans. Ma mère m’a fait garder par des personnes qui consommaient du cannabis. J’ai cru, ce jour-là, qu’elle m’abandonnait. J’ai arrêté de manger et de dormir. Je suis devenu hyperactif.»

À trois ans, une rage s’empare de Kenhell. En grandissant, il la canalise en jouant de la batterie. Mais ses parents ne veulent pas en entendre parler. Très vite, la musique ne lui suffit plus. À l’entrée dans l’adolescence, il se tourne vers la drogue, pour combler le manque.

Drogues et suicide

«J’ai commencé avec du cannabis. Un ou deux ans plus tard, je suis passé à la cocaïne. Ça a été le coup de foudre. J’y ai trouvé mon calme. La coke apaisait mes angoisses et mon hyperactivité. À cette époque, je réussissais, j’avais ce que je croyais être des amis. J’étais loin d’être conscient de ma dépendance. Comment la drogue aurait-elle pu m’arrêter? En même temps, mes idées suicidaires faisaient leur chemin, tranquillement. Je voulais vivre ma vie à fond, et la terminer à fond.»

«À quinze ans, ma famille tentait d’avoir un peu d’autorité sur moi. Je ne voulais rien écouter. J’ai perdu la tête. J’ai fini en centre d’accueil pour voie de fait contre mes parents et vente de stupéfiants. Puis, on m’a envoyé en centre de thérapie. J’y ai fait une tentative de suicide.»

À sa sortie, Kenhell rencontre le groupe de punk rock Impact. «J’avais une faible estime de moi, ils m’ont donné ma chance. Impact m’a fait comprendre que la musique pouvait devenir un métier et me sauver la vie. Mais entre temps, j’avais remis le nez dans la drogue.

Les mêmes amis m’attendaient à la sortie… Je sentais la pression de mes parents. Ils voulaient que je gagne ma vie. Je ne voyais pas d’autre option que vendre. Le jour de mes 16 ans, je suis allé voir le directeur de mon école pour lui demander à combien s’élevait son salaire. Il gagnait autant que moi avec mon deal. Je lui ai dit adieu.»

Kenhell poursuit ses activités musicales. Il se tourne vers les drogues dures. Le crack et l’héroïne, surtout. «J’ai commencé à fuguer pour éviter mes parents et la police. Je partais pendant des mois. Je revenais seulement pour me laver et manger lorsque tout le monde était au travail. Je dormais à droite, à gauche, dans des squats ou chez des compagnons de trips

Psychose et prison

Un soir, Kenhell voit la police débarquer dans l’immeuble où il se trouve avec des amis. Il a sur lui une grosse quantité de drogues. La police vient pour les autres mais Kenhell ne le sait pas. Pris au piège, il consomme tout, one shot… et fait une psychose.

Il a 20 ans. C’est un choc, pour Kenhell qui perd ses repères, pour ses proches également, qui perdent confiance en lui. «On me croyait fou. Les membres de mes groupes de musique sont devenus suspicieux. Alien Fœtus, pour qui je jouais, m’a fait porter le chapeau d’un vol de guitare qui n’avait en fait jamais été volée, elle a été retrouvée par la suite. J’ai voulu me défendre. J’y ai été un peu trop fort. L’un des membres du groupe a porté plainte. Il m’accusait de cannibalisme pour une morsure. J’ai atterri en prison, pour voie de fait aggravé. La drogue m’avait rendu psychiquement vulnérable. Je n’avais pas la force de comprendre ce qui m’arrivait, encore moins de me défendre. Le juge a réalisé que j’étais intoxiqué, il m’a envoyé en thérapie. J’en étais déjà à ma huitième.»

À sa sortie, Kenhell est sobre. Et seul. Alors qu’il cherche un job, il est engagé comme DJ dans un club de danseuses. Un univers sombre. Il retombe subtilement dans les stupéfiants, la vente de coke, d’ecstasy, de speed ou encore du viagra. «J’étais un bon DJ. On m’a offert plus de travail, un plus gros salaire, et plus de responsabilités. Je n’ai pas supporté cette pression.»

Un pied dans la tombe

Kenhell a 22 ans. Il fait la rencontre du groupe Whisper et commence une double vie, entre les clubs et le groupe. «Jouer avec eux aurait pu me sauver. Mais j’avais déjà un pied dans la tombe. Je ne pouvais plus faire marche arrière.»

Un jour, alors qu’il rentre d’une fugue, il retrouve la maison familiale vendue. Ses parents, endettés, ne pouvaient plus faire tourner leurs 3 commerces. «J’étais déraciné. Je m’étais toujours vu reprendre cette bâtisse plus tard. Je ne suis pas le seul à ne pas l’avoir supporté. En un an, ma famille s’est effondrée. Ma mère est partie.

«Deux loyers et des dettes sont retombés sur mes épaules. J’ai dû vendre le dépanneur familial pour un prix infime. Je me suis retrouvé à la rue. Je travaillais comme aide-cuisinier, dormais sur les terrasses des restaurants que mes patrons avaient la gentillesse de chauffer par grands froids. Ils savaient que j’étais shooté. Mais, je faisais mon boulot. Je travaillais uniquement pour ma consommation de drogue, et ce jusqu’à épuisement.»

Peu après le décès de son père, le chanteur de Whisper et ami de Kenhell meurt subitement. «J’ai pleuré de toutes les larmes de mon corps. Ça m’a désinfecté. C’est comme si après ce chagrin, la drogue ne me satisfaisait plus. La dépression était trop forte.

Je suis allé en thérapie, de mon plein gré cette fois. À reculons, certes, mais je l’avais promis à cet ami. J’espérais y trouver un peu de sécurité aussi. Enfermé, j’ai commencé l’écriture de ce qui allait devenir mon album solo.»

À l’issue de cette thérapie, Kenhell trouve une certaine stabilité. Il continue ses activités de DJ et de vendeur. Plusieurs années passent, il entre comme chanteur dans le groupe de hip-hop Addiktion.

«En deux jours, quatre de mes amis ont perdu la vie dans un accident de voiture. Et mon ami de toujours s’est suicidé. Il était bassiste pour le groupe Arqueslange, comme nos noms de famille: Arbour, Quesnel, Bélanger. Je lui avais présenté sa femme. C’est sa fille de quatre ans qui l’a retrouvé. J’ai pleuré trois jours sans m’arrêter. J’en avais le visage noir. Cette peine m’a fait renaître. Kenhell allait être mon nom, je devenais moi-même. Je ne voulais plus entendre parler de suicide.»

L’album d’une vie

Il y a un an, il rencontre Nikou dans un bar-restaurant. Elle va lui redonner confiance, le pousser à aller au bout de son projet: l’album solo. «Avant, les questions d’argent, de droits, me décourageaient. Mais ça y’est, il est bel et bien sorti. Le double album que j’avais imaginé est devenu deux albums distincts. J’y ai tout mêlé. Mon côté sombre et mon côté clair, mon côté métal et mon côté reggæ, mon côté hip-hop et ma part plus sentimentale.»

Le premier album, Légitime démence, est en vente depuis juin 2010. Plusieurs artistes y ont collaboré: Fatal, Bumperman, Arabouish d’Alien Fœtus, Morin de V-ztoars, Critical Raf, Leaving for LA ou encore le groupe de Kenhell Ogotaï.

Lutte quotidienne

Kenhell n’a pas touché à la drogue depuis plusieurs mois. Son combat, il le mène «un jour à la fois». Il est bénévole pour les Émotifs, Narcotiques et Alcooliques Anonymes. À côté de sa carrière solo, il enseigne la batterie. Il est également batteur pour le groupe de rock progressif V-Ztors qui produit son 1er album, et  DJ… pour les évènements seulement.

«Pour évacuer ma rage, j’avais le choix entre les trois T: la tombe, la tôle ou la thérapie. J’ai choisi. Mon deuxième album porte un message pour les découragés. Il est dédié à ceux qui ont des problèmes de dépendances.

«Il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide. Aux services anonymes, aux structures médicales, et même à Dieu. Il faut s’accrocher à un but, y aller petit pas par petit pas. On peut juste rencontrer un ange.»

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    Tout obstacle combattu avec détermination nous force à nous dépasser, à réaliser que, dans le pire, il existe toujours une leçon riche d’enseignement. Il faut savoir utiliser avantageusement ces forces imprévisibles et inhérentes à la vie pour construire un pont au lieu d’un mur.

    L’expérience que j’ai personnellement vécue confirme qu’un sacrifice, une perte ou même un malheur, lorsqu’il est dosé avec positivisme, produira une énergie pratique et utile. Pas nécessairement pour soi. Mais  pour celui ou celle qui cherche un nouveau chemin à débroussailler, histoire de comprendre des choses qui autrement dépasse son entendement.

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