Ravi Shankar, le sitar et George Harrison des Beatles

Norwegian Wood, Rubber Soul

Décès de Ravi Shankar

Ravi Shankar a enseigné le sitar à Georges Harrison des Beatles.

Normand Charest Dossier Culture

Ravi+Shankar+sitar george harrison beatlesPeu après le départ de Dave Brubeck, c’est maintenant Ravi Shankar, le grand virtuose indien du sitar qui nous quitte à l’âge de 92 ans.

C’est grâce à George Harrison des Beatles, qui étudia avec lui, que les jeunes Occidentaux ont pu le connaître à la fin des années 1960.

George Harrison utilise du sitar pour la première fois dans la chanson «Norwegian Wood» sur l’album Rubber Soul en 1965.

Autres textes sur Culture

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Publicités

Dominic Champagne : pour une nouvelle démocratie

Le gouvernement invisible

Engagement des citoyens et démocratie véritable 

Normand Charest – chronique Valeurs de société, Dossiers Politique, Économie, Environnement

valeurs de société débats sociaux réflexions sociales socialeLe metteur en scène Dominic Champagne a publié un petit livre en août 2012 intitulé Le gouvernement invisible qui commence sur cette formidable citation du président américain Theodore Roosevelt, rédigée en 1906 :

« Derrière le gouvernement visible siège un gouvernement invisible qui ne doit pas fidélité au peuple et ne reconnaît aucune responsabilité. Anéantir ce gouvernement invisible, détruire le lien impie qui relie les affaires corrompues avec la politique, elle-même corrompue, tel est le devoir de l’homme d’État. »

Rien n’a changé

On est surpris de voir, plus d’un siècle plus tard, que la situation n’a pas changé et que les racines du gouvernement invisible et de la corruption sont aussi pérennes et persistantes que celles du chiendent ou du pissenlit.

Comme nous le démontrent en ce moment les histoires d’horreur de la commission Charbonneau, ainsi que toutes les dérives, les patinages de fantaisie et l’impossibilité des politiciens à nous donner des réponses claires. Comme des petits garçons qui ne souhaiteraient pas avouer leurs vols de bonbons ou de monnaie, et qui tenteraient de détourner l’attention des parents.

« Les raisons de nous indigner ne manquent pas », écrit Dominic Champagne, « spoliation de nos ressources, accroissement des inégalités, appauvrissement de la classe moyenne, dégradations de nos milieux de vie, privilèges fiscaux, corruption érigée en système, investissements militaires démesurés, convergence médiatique, perte de démocratie. »

Et cela donne le ton de ce véritable pamphlet.

Pour un gouvernement des citoyens

Dominic Champagne a surtout œuvré au théâtre, comme dramaturge et metteur en scène. Il vient de recevoir, en octobre de cette année, le Prix Gascon-Thomas de l’École nationale de théâtre. En 2006, il a mis en scène le spectacle Love à Las Vegas, basé sur des chansons des Beatles et produit par le Cirque du Soleil en collaboration avec Apple Corps.

Mais c’est « la saga du gaz de schiste » qui l’a « amené à prendre parti sur l’échiquier politique, en faveur des citoyens contre la domination de cette industrie prête à prendre le risque de sacrifier la qualité de vie des gens sur l’autel du développement à tout prix, au profit d’une minorité ». Car « Nous ne vivons pas que de pain », écrit-il. « Nous avons aussi soif de vérité et de justice. »

Dans son livre, Dominic Champagne plaide pour  un retour à la social-démocratie, à une économie qui serve les citoyens et non l’inverse. On a accusé la social-démocratie de tous les maux et prétendu que seul le néo-libéralisme était viable.

Une solution taillée à notre mesure

Mais pourtant, nous dit l’auteur, on parle peu des solutions nouvelles mises de l’avant par la Norvège, la Suède ou la Finlande et des surplus engrangés par ces pays, alors que le reste de l’Europe vit des heures difficiles.

Or, chacun de ces pays a trouvé une solution différente, taillée à sa mesure, adaptée à ses ressources et à ses besoins. Le Québec doit faire de même, nous dit Dominic Champagne, car nous ne manquons ni de créativité, ni de ressources naturelles.

Ce petit livre offre, en moins de 80 pages, une multitude de courts chapitres qui se lisent aussi facilement qu’un journal ou que des articles sur le Web.

Et l’auteur y ratisse large. Le Plan Nord, le gaz de schiste, les régions et les ressources. Éducation, culture. Démocratie. Protection du français, mais aussi diversité culturelle, recherche d’une voie commune avec les anglophones, les allophones et les Premières Nations.

La vigilance et l’implication des citoyens sont essentielles

Mais avant tout, son message souligne qu’il ne faut plus attendre des gouvernements ou des partis politiques qu’ils résolvent tous nos problèmes, puisque toutes ces organisations ont les mains liées par les finances.

La situation actuelle demande plutôt un engagement des citoyens, comme cela s’est fait pour le gaz de schiste. La vigilance et l’engagement constant des citoyens sont essentiels pour parvenir à une véritable démocratie.

Bien sûr, cette publication est un pamphlet, un manifeste dans lequel l’auteur exprime son opinion de citoyen, en se basant sur son engagement et ses expériences personnelles.

D’autres pourraient réfuter ses arguments, mais ces autres trouvent déjà leurs tribunes dans les pages financières et politiques des journaux et des autres médias.

Tandis que cet écrit fait une belle synthèse d’idées intéressantes qui peuvent inspirer notre réflexion et stimuler une plus grande implication sociale.

Cette implication et cette vigilance représentent la meilleure façon de réduire les abus, le laisser-aller et la corruption des administrations. Ou à l’inverse : le désintéressement et le laisser-faire sont les meilleurs moyens de se faire abuser.

Notes

  • Il faut signaler, au passage, une petite erreur en page 51 où il écrit : « Jacques Attali disait que le 21e siècle serait spirituel ou qu’il ne serait pas ». Cette phrase n’est certainement pas de Jacques Attali. On l’attribue généralement à André Malraux, et même dans ce cas, l’attribution est contestée.
  • Autre détail : ce livre est un pamphlet contre le gouvernement libéral de Jean Charest. Depuis sa publication, les Libéraux ont perdu le pouvoir et l’ancien Premier ministre s’est retiré de la vie politique. Mais outre ce détail, tout le reste du livre n’a rien perdu de sa pertinence.
  • Livre cité : Dominic Champagne, Le gouvernement invisible, éd. Tête première, 2012.

Autres articles sur la Politique:

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

The Beatles: Paul McCartney, John Lennon, George Harrison et Ringo Starr

The Beatles: Paul McCartney, John Lennon, George Harrison et Ringo Starr

Raymond Viger              Dossier Art et Culture

the-beatles-john-lennon-paul-mccartney-ringo-starr-george-harrisson-hey-jude Un instant de nostalgie pour ces chansons qui ont bercées mon enfance: Yesterday, Let it be, Hey JudeThe Beatles et la beatlemania qui ont influencés ma coupe de cheveux que je n’ai pas quittée et que j’ai portée depuis toujours.

Des disques que j’ai collectionnés, des chansons que j’ai fredonnées, des musiques que j’ai grattées sur ma guitare.

Les Beatles aura été le groupe musical qui m’a le plus influencé. Pas juste musicalement, mais aussi philosophiquement. Paix, amour, liberté, compassion, sensibilité pour les valeurs humaines…the-beatles-john-lennon-paul-mccartney-ringo-starr-george-harrisson-yesterday

Le sens des paroles des chansons des Beatles méritaient que l’on s’y attardent. Un  groupe qui a disparu trop vite. Qui ne m’a pas laissé le temps de les voir en personne. En 1969, leur dernier concert. Je n’avais que onze ans. J’ai rêvé et espéré que le regroupe revienne sur sa décision. Jusqu’au jour où, en 1980, John Lennon se fait assassiné. Un deuil supplémentaire à vivre. La fin de l’espoir du retour des Beatles.

Pour se remémorer ces belles années, je vous laisse sur ce vidéo souvenir:

Help, The Beatles

Je voulais me contenter de ne vous en laisser qu’un, mais il y a trop de clip des Beatles qui méritent d’être écoutés:

Yesterday, The Beatles

Let it be, The Beatles

All you need is love, The Beatles

Hey Jude, The Beatles

Qu’est-ce qui motive cet instant de nostalgie? Peut-être parce que le spectacle Beatlemania vient de passer au Centre Bell hier. Je ne l’ai su qu’après coup. Je n’ai pas eu la chance d’y assister. Peut-être parce que je viens d’entendre parler du jeu vidéo Beatlemania qui vient de sortir. Je ne suis pas un fan de jeu vidéo et cela ne pourrait pas compenser pour le spectacle Beatlemania que j’ai manqué. Meilleure chance la prochaine fois.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Michael Jackson, 2Pac et Elvis Presley. Un debat à finir.

Michael Jackson, 2Pac et Elvis Presley. Un débat à finir.

Raymond Viger            Dossier Culture, Hip Hop.

J’ai écrit un billet sur la mort de Michael Jackson qui a fait jaser les internautes. Jusqu’à présent, 134 commentaires et ce n’est pas encore terminé, le débat continue de faire rage.

Dans le fil des discussions, j’ai été obligé de ramener à l’ordre les internautes. Le débat commençait à déraper sur 2Pac. Ce rappeur tiré par balles à l’âge de 25 ans détient le record de vente pour la musique Hiphop.

La question était de savoir si 2Pac allait percer les générations et devenir un classique tel que Elvis Presley l’avait été ou encore comme Michael Jackson le sera. J’ai demandé aux internautes de revenir sur le débat principal du décès de Michael Jackson en leur promettant de faire un billet sur 2Pac et d’y ramener le débat.

Je vous présente donc ce débat sur 2Pac. Au plaisir de vous voir participer aux débats et de prendre votre place.

Ruiz: le talent de l’artiste est important pour la vente mais sa personnalité et ses geste aussi. C’est pour ça que 2pac est le rappeur le plus connu et apprécié.

BAxT: Michael Jackson est le successeur d’Elvis Presley en tant que Roi de la Pop, modèle dont il s’est littéralement inspiré (moonwalk = pas de dance du bas du corps d’Elvis, vidéos de Michael Jackson = films d’Elvis Presley dans lesquels nous voyons parfois Elvis Presley chanté comme dans Jailhouse Rock, mode de Michael Jackson (gant et veston Michael Jackson) = style urbain d’Elvis Presley avec son jeans, les 2 étant des incompris (des génies oui) faux solitaires de la gloire.

Ruiz: Pour moi Michael Jackson n’est pas le successeur d’Elvis Presley il est le plus grand dans son domaine. Elvis Presley pour le rock, 2pac pour le rap, Michael Jackson pour la pop.

Raymond Viger: Tu as raison de souligner que Michael Jackson n’est pas le successeur d’Elvis Presley. Ils ont eu chacun leur style et leur public. Ils ont à leur façon influencé la société dans nos valeurs, dans nos moyens de communication, dans les techniques de communication, de mise en marché…Tu présentes un bon trio d’artistes qui ont été très influents.

BAxT: Elvis Presley et Michael Jackson étant tellement grand dans l’industrie musicale, qu’ils sont tous 2 rois, au contraire de 2pac qui sera oublié dans moins de 2 générations. Elvis Presley était aimé autant des rock’n’rolleux, des bluemans, des gospelliens et de plusieurs autres styles, tout comme Michael Jackson. Madonna est la reine de la pop actuelle. 2pac est confiné à un style, a une seule génération. Elvis Presley à établi des records mondiaux, tout comme Michael Jackson, ce que 2pac n’a pas fait encore à part peut-être dans son enclave le hiphop ou le rap.

Ruiz: 2pac a toujours le record de disques de rap vendus, pourtant il est mort il y a bientôt 13 ans. Il a aussi fait de bonnes actions. Il était quelqu’un de bien. Ce que je respecte le plus chez 2pac c’est le fait que, contrairement à Michael Jackson ou Elvis Presley, 2Pac chantait pour raconter une histoire, une souffrance, la pauvreté, l’inégalité entre noirs et blancs, pour changer le monde en quelque sorte. Il est mort à 25 ans sinon qui sait…

Raymond: À ses débuts, Elvis Presley était banni des parents. 2Pac même si les parents ne comprennent pas ces paroles et sa culture, va-t-il traverser les générations? Je suis entouré de jeunes de la culture Hiphop depuis plus de 15 ans. 2Pac est encore très significatif pour eux. J’ai vu des jeunes se marier, acheter une maison, une auto, avoir des enfants… et ils écoutent encore 2Pac. Je ne pourrais pas affirmer que 2Pac va disparaître dans une génération ou deux.

Ruiz: 2pac ne disparaîtra pas de si tôt il est aussi connu a travers le monde. Dans une interview, le rappeur 50 cent, reconnu par beaucoup comme un très bon rappeur, voir le meilleur, a dit en parlant de 2pac: c’est notre Elvis Presley.

Ruiz: Niveaux lyrics 2pac valait bien Michael Jackson ou Elvis Presley et peut-être meilleur. Dans Changes ou Life goes on, deux gros poids lourds niveaux rythme, lyrics… Si les gens écoute bien les paroles ils verraient que les chansons racontent quelque chose. Je ne pense pas que Michael Jackson et Elvis Presley ait déjà écrit de telles paroles.

BAxT: Selon 50 cent: 2pac est notre Elvis Presley, donc pas le Elvis Presley de tout le monde. Michael Jackson était aimé par des personnes de tout style, de tous pays, de tout milieu tout comme Elvis Presley et Madonna. Ce n’est pas le cas ni de 2pac ni 50 cent, qui ne sont aimé que par une partie d’une génération. Là où ce style musical n’est pas à la mode, ils sont inconnus. Ce qui n’est pas le cas d’Elvis Presley et de Michael Jackson, connu et aimé en Chine en Russie, en Afrique comme au Japon. C’est aussi le cas de Madonna, des Beattles, de U2…

Ruiz: 2pac pouvait aussi être aimé par les riches que par les pauvres, les blancs et les noirs, hispaniques, asiatiques… Il n’est pas la légende qu’est Michael Jackson mais il est la légende du rap.

BAxT: Elvis Presley, tout comme Michael Jackson, était aimé par des personnes de tout âge. La génération du pouvoir américain avait commencé une guerre contre Elvis Presley. Mais Elvis Presley a gagné cette guerre. Qui ne connais pas Elvis Presley? Sa musique est encore aujourd’hui reprise par les DJ. Nous en faisons encore mention 50 ans plus tard. Michael Jackson, je ne suis même pas certain qu’on parlera de lui dans 50 ans. À part peut-être ses nombreux records de vente de disques. Car ces records, avec la nouvelle technologie (et le web), risque de ne jamais être battu. Probablement que le nom de Michael Jackson deviendra un nom inconnu dans 2 ou 3 générations. Alors maintenant 2pac, confiné uniquement à une partie d’une génération. J’en doute fort.

Ruiz: Michael Jackson inconnu dans 2 ou 3 génération! J’en doute encore plus que pour 2pac.

BAxT: 2pac n’est pas fort en Russie, Ukraine, Yougoslavie… tous les pays à faible population noire ou espagnole. Si on regarde la tendance mondial, le rap stagne. Le style musical en progression est la musique latine, un peu dévié du hiphop, du folklore latin, du rap et du rock. C’est la culture des gangs des pays pauvres qui amène ce style. Puis les gangs d’espagnols de L.A. et du sud des États-Unis, l’adaptent de plus en plus à la culture américaine.

PS 5 juillet, 21:00 heures BAxT ne participera pas au débat. Il vient de m’annoncer que, suite à une série d’événements malheureux qui brasse la blogosphère il prenait sa retraite de son blogue.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs!

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en bleu, rouge, noir ou blanc.

Ou encore votre Sweat-shirtdisponible en gris pour seulement 29,95$.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région: 1-877-256-9009   Internet. Par la poste: 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Votre T-shirt promotionnel avec votre logo: (514) 259-6900

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Le concert de piano classique à l’Église St-Barnabas

Let it be, John Lennon, Paul McCartney, Claude Dubois, Pierre Lapointe

Le concert de piano classique à l’Église St-Barnabas            

Chapitre 6              Histoire complète.

Laurent s’est occupé de la technique les 2 dernières années. Il aurait bien voulu être présente cette année encore. Mais un nouvel emploi l’a empêché de pouvoir être présent au concert. Ça n’a pas été facile pour lui d’être absent cette année. Faire un choix veut aussi dire faire le deuil de ce que l’on n’a pas choisi.

La première partie du concert est une sélection de pièces classiques. Ginette voulait s’assurer que les étudiants puissent montrer ce qu’ils ont appris durant l’année. J’ai bien apprécié ces musiques qui m’ont rapproché de ma sensibilité. Sans pouvoir nécessairement nommer quelle musique allait avec quel compositeur, j’ai reconnu plusieurs airs.

Ce que je remarque c’est l’aisance avec laquelle les jeunes se présentent. Ils ont l’air de s’amuser. Je me souviens d’avoir participé à un concert de piano. Il n’y avait rien de rigolo dans ce que j’ai eu à faire à l’époque! Je suis convaincu qu’on apprend plus facilement quand on s’amuse. Et je suis sûr que les jeunes peuvent plus facilement se dépasser dans un tel contexte. S’il y a une erreur, ils pourront se le pardonner et continuer.

Ginette a demandé à plusieurs jeunes de faire les présentations. En plus d’apprendre à jouer du piano devant un public, cela leur permet de prendre de l’aisance avec le micro et la foule.

La première partie ayant servi à brasser ma sensibilité, la deuxième est venue me chercher dans le plus profond des tripes. Une sélection de musique populaire. Des textes avaient été préparé par Normand pour introduire les pièces et le sens de celle-ci.

Pour introduire la 2e partie, nous avons eu le droit à la visite de Sol et Yoyo, interprété par Marianne et Élizabeth.  » Trouille alors, on sait de qui elle retient cette petite « ! Pour permettre de bien maîtriser la scène, les jeunes, en plus de jouer du piano ont chanté, en solo et en chœur, même Dylan a amené sa guitare.

Geneviève et Noémie nous ont interprété Climb every mountain de Richard Rogers, tiré du film La mélodie du bonheur.

Gravis chaque montagne, explore chaque vallée,
suis chaque route et chaque sentier,
gravis les sommets, traverse les rivières.
Et poursuis l’arc-en-ciel jusqu’à trouver ton rêve,
un rêve que tu devras nourrir de tout ton amour,
chaque jour de ta vie, aussi longtemps que tu vivras.

Climb every mountain, search high and low.
Follow every byway, every path you know.
Climb every mountain, ford every stream.
Follow every rainbow, till you find your dream!
Dream that will need all the love you can give.
Every day of your life, for as long as you live.

Dylan a interprété au piano et en chanson Let it be des Beatles. Une chanson qui m’avait déjà accroché lorsque j’étais adolescent. Elle s’est enracinée en moi lorsqu’à l’université York de Toronto, dans mon cours d’anglais, nous l’avions étudié. Le sens de chacun de ces mots a pris un sens encore plus profond que la beauté de la mélodie.

Cette chanson est aussi venue me chercher en tant qu’intervenant. Comme tout organisme, nous nous devons d’avoir des règles et de les faire appliquer. Il peut arriver qu’à un instant précis plusieurs règles soient violées en même temps dans le local. Je dois me questionner :  » Dans l’instant présent, qu’est-ce qui est primordial pour le bien-être et l’éducation des jeunes présents?  » Et parfois, il m’arrive de me dire Let it be à l’application d’un règlement. J’en reparlerais avec les jeunes au moment opportun. Pour l’instant, vivons notre instant présent avec tout ce que cela peut comporter.

Lorsqu’on se sent troublé et que l’on cherche de l’aide, c’est bien de pouvoir compter sur un ami, mais on peut aussi trouver de l’aide à l’intérieur. Comme dans ces paroles qui disent de laisser passer, de ne pas s’attacher à ce qui passe. Dans ce refuge intérieur, dans notre jardin secret qui est le calme derrière la tempête, une réponse viendra en temps voulu. « There will be an answer, Let it be. »

Audrée et quelques choristes ont interprété Comme un million de gens de Claude Dubois. Je ne sais pas pour quel quartier Claude Dubois a composé cette chanson, mais elle aurait pu être adapté à celui d’Hochelaga-Maisonneuve où je m’investis.

Claude Dubois me rappelle aussi mes débuts à faire du journalisme. 1974. Chroniques Art et spectacles ainsi qu’une chronique sur les sports pour 4 journaux de quartier. C’était l’époque où Claude Dubois devait se contenter de faire son spectacle au café étudiant pendant que Gilles Valiquette, le héros de l’heure, pouvait se permettre la salle de spectacle du Carillon à l’Assomption.

Cette chanson avait une signification toute spéciale. C’est Marianne qui en avait fait la sélection. Parce que cette chanson était devenu significative pour son père. Un instant magique, partagé en public entre une fille et son père :

Comme un million de gens. Il est né dans la pauvreté et a du combattre pour survivre. Comme un million de gens qui devraient s’unir – pensait l’auteur – pour mieux s’épauler, s’entraider dans le combat pour la vie.

Pour les chansons Let it be et Comme un million de gens les textes avaient été distribués à tout le monde. Une grande chorale avait pu s’animer dans l’Église St-Barnabas.

Laurence T.L. au piano accompagne Karyne pour chanter I’m a new soul de Yael Naim.

Je suis une jeune âme qui cherche à bien faire,
mais je ne commets que des erreurs dans ce monde étrange.
Une jeune âme qui cherche à démêler le vrai du faux,
mais qui trouve beaucoup de haine dans ce monde étrange.
Mais une jeune âme tout de même joyeuse,
et qui chante : I’m a new soul…

Dylan revient en chantant, accompagné par François au piano pour la chanson Clocks de Coldplay qui nous parle aussi des difficultés et des doutes qui épuisent, qui sont comme des tigres que l’on doit dompter… Ce qui ne nous empêche pas de chanter joyeusement !

Dylan est revenu pour l’interprétation avec tout le groupe comme chorale pour Lean on me de Bill Withers et Blackbird de John Lennon et Paul McCartney.

On peut toujours compter sur quelqu’un, sur un ami
lorsqu’on manque de courage.
Lorsqu’on se sent faible comme un petit oiseau (noir) dans la nuit.
C’est ce que nous disent les chansons Lean on me et Blackbird.

Pour clore le concert la chorale est accompagnée par Nadine au piano pour cette dernière chanson :

La chanson Vois sur ton chemin, tirée du film Les Choristes, dit ceci :
Vois sur ton chemin / Gamins oubliés égarés
Donne-leur la main / Pour les mener
Vers d’autres lendemains
Cela décrit très bien le travail que font Raymond Viger et sa conjointe, et c’est pourquoi nous leur dédions cette chanson qui dit aussi :

Une lumière dorée brille sans fin
Tout au bout du chemin

Plusieurs chansons m’ont touché. Danielle aussi. Je revivais différentes expériences similaires vécues dans une période d’hypersensibilité suite à ma dépression. Je revivais les spectacles de fin d’année de mes enfants. Mes premières années de travail de rue… Plein de souvenirs sont venus m’habiter pendant ces interprétations.

Quand j’ai un trop plein d’émotions, je ne réussis plus à suivre. Que la dernière chanson nous ait été dédié, c’était trop. Je n’ai jamais réussi à entendre les paroles de celle-ci. Un traumatisme, positif.

Pour la clôture du concert, Ginette a offert des fleurs à chaque artiste présent. Un bouquet nous était dédié à Danielle et moi. Mais dans ma grande gêne, je m’étais retiré sur le perron de l’église. Je voulais laisser Ginette, les jeunes et les parents profiter de cet instant de clôture et de prendre leur photo de groupe.

J’ai su que Ginette nous avait cherché pour nous inclure dans la photo. Heureusement que je ne suis pas un diplomate, j’aurais créé un incident diplomatique et peut-être même une guerre!!! J’ai encore beaucoup de travail à faire sur moi. Pour se faire, je vais continuer à être intervenant encore quelques décennies. Parce qu’aider les autres est une façon pour moi de m’aider.

À suivre… Chapitre 7 la conclusion.

Merci à Ginette, Normand, Soeur Marie-Paule, Dylan, Arnaud, Laurence R., Marianne, Noah, Noémie, Geneviève, Audrée, Karyne, Laurence D., Laurence T.L., Carl, Élisabeth, Hugo, François, Nadine et tous les parents et amis présents à cette magnifique journée.

 Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Showtime, François Cossette et la salle J.-Antonio-Thompson

Showtime, François Cossette et la salle J.-Antonio-Thompson, 2e partie

Raymond Viger     Dossier Culture ,GraffitiShowtime 

Dans mon blogue d’hier, je vous parlais de mon malheur d’avoir acheté des billets dans les loges de la Salle J.-Antonio Thompson. Je me devais de faire un rappel sur cette mésaventure. J’espère que personne n’aura la malchance d’acheter ces billets. Prenez des billets réguliers. Ils sont sûrement tous meilleurs que les billets des loges.

Mais oublions cette mésaventure. Concentrons-nous sur la critique de ce spectacle. Le spectacle autant pour ma part que celle de Danielle a été une réussite, un événement à ne pas manquer. Même si la salle n’était pas pleine, la foule a suivi les rythmes, les applaudissements n’ont pas cessé de soutenir les artistes dans leur travail.

Showtime et François Cossette

Les artistes ont travaillé fort pour nous divertir et nous tenir en haleine. Ils méritent d’être nommés: André Veilleux, François Cossette, Cindy Angelini, Natalie Byrns et Marilyn Berthiaume. Yvan Toutant a joué le rôle d’Alex Hendrix. Un personnage qui vient nous parler de l’histoire, des faits saillants qui ont accompagné les principales périodes musicales.

Je ne peux m’empêcher de souligner que j’ai eu une peur bleue du personnage Alex Hendrix. C’est une revue musicale. Quand on me fait un numéro avec Elvis Presley, les Beatles, les Rollings Stones et autres classiques, j’ai le goût de taper des pieds et je m’amuse. Mais quand cette mascotte vient nous parler et que la musique se tait, je deviens pointilleux sur ce qu’il a à nous dire. Un peu de parlotes, ça va, mais il ne faut pas en abuser.

J’ai tout de même réussi à apprécier ce personnage qui me dérangeait au départ. Certains de ces textes méritaient d’être entendus. Une description sociale des événements qui nous ont touchés et influencé nos vies.

Je vais me permettre aussi de mentionner les musiciens. Ils ont participé au spectacle et ils ont bien soutenu les artistes dans leurs prestations: Stéphane Milot, Sylvain Sauvageau, Christian Laflamme, Yves Loiselle, Jacques Livernoche, André Chiasson et François Boutin.

Il faut que j’explique pourquoi je vais si loin dans mes applaudissements électroniques envers les artistes de Showtime. J’ai vu et apprécié le spectacle Generation Motown réalisé par René Simard et présenté au Théâtre St-Denis. Il y a une différence entre ces deux catégories de spectacle. Generation Motown, les billets, à 80$ chacun nous donnait un excellent spectacle, avec des décors à n’en plus finir, des effets spéciaux et toute une équipe d’artistes pour jouer les différents numéros.

Showtime, le billet est à 40$. Les décors, se sont les 23 chemises (et peut-être plus) que les artistes, autant les chanteurs que les musiciens vont mettre et changer à toutes les 3 minutes pour donner la couleur du temps, un follow spot, un rideau noir et c’est à peu près tout. Ce qui fait le spectacle, c’est la présence sur scène des artistes. Tout le monde doit y mettre du sien. Que ce soit le guitariste qui vient faire sa prestation à l’avant-scène ou le batteur qui se déguise en Ringo Star des Beatles, tout le monde doit travailler très fort pour nous donner un spectacle de qualité.

Je dois souligner la prestation effrénée de François Cossette dans ce spectacle. Même si tous les artistes ont été sublimes, la prestation de François Cossette méritait d’être soulignée deux fois plutôt qu’une. Une énergie qui nous transporte dans les différents styles musicaux que Showtime nous présente.

Un spectacle de 2 heures 50 avec l’entracte. Presque trois heures! Plus long que les spectacles traditionnels que l’on peut voir dans les salles du Centre-ville de Montréal.  Je me suis questionné pendant la pause. Avec tout ce que je venais de voir dans la première partie, restait-il encore des styles musicaux à nous présenter pour la 2e partie?

Ma crainte s’est vite estompée. Corbeau, Charlebois, Pagliaro, Boule Noire, Offenbach, Harmonium, Ginette Reno, sans oublier The Walls avec Pink Floyd, Hotel California des Eagles, Cat Steven ou encore The Police. La 2e partie a été au moins aussi entraînante que la première.

Petit bémol pour la fin. Showtime a actualisé la musique jusqu’à nous présenter Locolocas, du techno et d’autres styles musicaux très underground. Cela ne répondait plus à mes attentes d’une revue musicale. Je ne m’y reconnaissais pas. La foule écoutait, mais avait arrêté de taper sur les bancs pour suivre le rythme des chansons qu’elle reconnaissait. Pas grand monde dans la salle pour reconnaître les courants musicaux underground.

Un spectacle qui mérite le déplacement. Et pour ceux qui doivent compter leurs économies avant d’acheter des billets de spectacle, voici un petit calcul. Generation Motown m’avait coûté près de 80$ le billet au théâtre St-Denis. Showtime à Trois-Rivières, 40$ le billet. Un couple vient d’économiser 80$. Si vous invitez un autre couple à se joindre à vous et qui fournit son automobile, vous pouvez cotiser 10$ d’essence. Le 30$ d’économie peut même vous payer un petit souper avant le spectacle. Peut-être pas les gros restaurants, mais tout de même.

Pour ceux qui peuvent acheter des billets de spectacle sans compter, et bien, faites les deux spectacles. Profitez de certains spectacles dans le centre-ville de Montréal, mais prenez le temps de visiter un peu. Ça va vous faire du bien de vous dépaysez un peu.

https://raymondviger.wordpress.com/2007/09/03/showtime-francois-cossette-la-salle-j-a-thomson-et-trois-rivieres/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/08/12/francois-morency-et-le-chapiteau-de-bromont-6e-partie/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/08/15/andre-philippe-gagnon-au-chapiteau-st-sauveur/

Autres textes sur le Graffiti :

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

show_image Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :