Kharoll-Ann Souffrant, une grande bénévole

Les grands bénévoles du Québec

Gens de coeur Manuvie

Raymond Viger Dossier Bénévolat

http://www.refletdesociete.com/benevolat-benevole-volontaire-solidarite-aide-humanitaire-association-communautaire/Radio-Canada, à travers ses émissions: Entrée principale, C’est ma toune, Tout le monde en parle et Pour le plaisir participent au concours Gens de coeur Manuvie.

Une occasion particulière pour faire connaître les grands bénévoles du Québec.

Il y aura 10 finalistes choisi aux hasards.

Aujourd’hui, nous venons d’apprendre que Kharoll-Ann Souffrant vient de faire parti des finalistes.

Bravo Kharoll-Ann et bonne continuité dans ton implication.

Autres textes sur le Bénévolat

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Alexandre Milot reçoit les honneurs

Prix Leviers du ROCAJQ

Alexandre Milot à l’honneur

Comme chaque année, le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) décerne les Prix Leviers à des jeunes qui se sont distingués par leur implication et leur réussite dans un organisme. Une façon de reconnaitre ces jeunes et leur cheminement.

Pour une meilleure reconnaissance, Reflet de Société a choisi de publier ces jeunes pour souligner leur engagement et leur détermination.

Dossiers Communautairejeunes.

Alexandre-Milot prix leviers rocajqAlexandre fréquente le CSM- Le Complice depuis plus de 7 ans. Au fil des années il s’est impliqué dans différentes activités de bénévolat de manière ponctuelle pour des événements, puis régulièrement au café communautaire et au comptoir alimentaire.

Son implication a été déterminante pour maintenir ouvert le café communautaire. Il en a assuré l’ouverture avec l’intervenante durant 5 mois.

Durant 2 ans, il a été bénévole au comptoir alimentaire. Il faut savoir que sans les bénévoles, le comptoir alimentaire ne pourrait fonctionner.

Ainsi nous pouvons considérer que son implication bénévole a eu un impact majeur pour les personnes utilisant les services du café communautaire et du comptoir alimentaire.

En 2014, il a participé à une rencontre avec Centraide pour soutenir notre demande d’aide financière. Grâce à sa présentation et son travail, nous avons obtenu la subvention dans son intégralité.

Autres textes sur Communautaire

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.cafegraffiti@cafegraffiti.net

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Construction d’une école au Burkina Faso

Bénévolat en Afrique

Une réussite totale pour Sonia Roussy

En 2012, nous vous avons présenté l’implication bénévole de Sonia Roussy au Burkina Faso. Nous avions créé une boutique pour soutenir le projet. Sonia nous donne des nouvelles du projet.

Raymond Viger. Dossier International, Bénévolat, Éducation

burkina faso afrique bénévolat bénévoleJe suis très contente de vous écrire aujourd’hui pour vous annoncer que la construction de l’école est terminée. Gonsin aura enfin une école qui répondra à toutes les normes gouvernementales en terme d’infrastructures et de capacité d’accueil. Deux nouveaux professeurs doivent être embauchés à l’automne. L’enseignement sera donc donné à tous les niveaux du primaire simultanément.

burkina-faso-ecole-education-afrique-benevolat-cooperation-internationale-sonia-roussyActuellement il y a 4 professeurs et 198 élèves sont inscrits (comparativement à environ 150 en 2011). Le directeur de l’école prévoit que ce nombre augmentera à 240 lors de la rentrée d’octobre 2013. Le fait que l’école soit maintenant un bâtiment en dur a fait augmenter les inscriptions.

En plus de donner l’accès à l’éducation à un plus grand nombre d’enfants, l’école est un lieu de rencontre de toute la communauté.

Je suis fière de pouvoir dire que cette réalisation s’est concrétisée parce des dizaines d’individus et plusieurs entreprises ont cru qu’ils pouvaient faire une différence et se sont impliqués. Je les remercie de leur confiance.

Félicitations Mme Roussy pour votre implication. Merci à tous ceux qui ont soutenu le projet.

Projet de Sonia Roussy.

Autres textes sur le Burkina Faso et l’Afrique

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Le don des pauvres

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Comment chercher de l’aide pour soi?

La peur de la pauvreté

Il y a déjà plusieurs années alors que j’étais détenu au pénitencier du Centre fédéral de formation à l’Institut Leclerc, j’ai collaboré avec Marie-Lise Nobert, une des fondatrices de la soupe populaire St-Maxime.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison, Bénévolat

don soi bénévolat prison pauvreté chercher aideCette expérience a été extrêmement valorisante. Elle m’a permis de me reprendre en main. Ceux qui y ont participé, à un moment ou un autre, en ont aussi retiré une bonne leçon. Ce fut si enrichissant sur le plan personnel qu’une sérieuse réflexion a monté en moi: pourquoi n’avais-je pas su, comme eux, chercher de l’aide? Pourquoi m’étais-je enfoncé aussi profondément dans la dèche?

J’ai découvert que la plupart des détenus comme moi avaient une peur viscérale de la pauvreté. La plupart d’entre nous préfèrent attaquer un dépanneur, une banque et même un étranger, plutôt que de se rabaisser à demander la charité. Pourquoi autant de mépris? La peur d’admettre mon échec, mon besoin des autres, ma propre incompétence à réussir? J’ai eu honte.

Préjugés et démunis

Étonnamment, ma sévérité pour les plus démunis me condamnait à repousser sans cesse mes propres défaillances, ma propre vulnérabilité. En tant que criminel, être pauvre me semblait plus lourd à porter qu’être tueur, voleur ou même fraudeur. J’ai réalisé à quel point mes valeurs étaient fuckées.

Certaines publicités ont réussi à me convaincre que je ne valais rien, que j’étais condamné au désespoir si je n’avais pas cette dernière paire de jeans griffés ou cette voiture. Que les belles femmes ne s’intéressent qu’aux hommes fortunés. Que seule la réussite économique compte. Cette expérience à la soupe populaire, au service des plus pauvres, est venue fracasser plusieurs de mes préjugés.

Bénévolat auprès des démunis

Un beau matin, cinq détenus triés sur le volet, ceux qui n’avaient rien à gagner à s’évader ou à déconner, prennent place avec moi à l’intérieur d’une petite fourgonnette. Escortés par deux gardiens en civil, nous nous dirigeons vers cette soupe qui se situe au sous-sol d’une église, comme la plupart des soupes populaires, je présume. À notre arrivée sur place, la présidente, accompagnée d’une petite armée de bénévoles, nous accueille avec une chaleur séduisante. Eh oui, des bagnards endurcis ont besoin de réconfort.

Après une brève présentation sur le déroulement de la journée, on se répartit les tâches et responsabilités: placer les tables et les chaises, décharger les camionnettes remplies de denrées, en faire le tri… Juste avant d’ouvrir les portes, nous prenons quelques minutes pour s’asseoir ensemble afin de se connaître un peu mieux.

La majorité des bénévoles étaient des personnes du troisième âge qui dégagent une bonté, une serviabilité qui, personnellement, me dépassent. Incarcéré depuis plusieurs années pour des crimes graves, j’ai peu d’estime de moi, même si je feins le contraire. Aider mon prochain, un étranger de surcroît, est une approche qu’on ne m’a jamais enseignée. Je découvre un nouvel univers qui se révèle être un moyen de guérison.

La métamorphose

À l’entrée, je constate que rien ne peut vraiment distinguer les bénéficiaires de la soupe populaire des gens qui attendent à l’arrêt d’autobus. Des familles entières, parents et enfants, prennent place. Pour la première fois de ma vie, des regards remplis de considération se posent sur moi. Des gens me considèrent avec gratitude, des enfants m’admirent. Une transformation s’effectue en moi. J’observe les autres détenus qui se métamorphosent. Les gardiens ressemblent à s’y méprendre à des hommes.

En moins d’une demi-heure, j’en apprends plus sur moi que pendant mes dix dernières années de détention. Cette soupe populaire m’offre une occasion de me sentir enfin bien avec moi-même. Ma dignité refait surface d’un passé si trouble que je l’avais complètement oubliée. Le reste de la journée est une suite d’émerveillements.

Je joue avec des enfants, fais connaissance avec des pères et des mères qui apprécient mon travail. Cette expérience vient décrasser un paquet de préjugés qui obscurcissaient ma vue depuis trop longtemps.

À plusieurs reprises, j’observe les autres détenus pour savoir s’ils ressentent la même chose. C’est difficile de lire en eux, mais leurs yeux pétillants et leurs sourires incontrôlables ne mentent pas. Ils relèvent du bonheur. Eux aussi apprécient cette expérience, les plus vieux plus particulièrement. Un peu craintif, je veille à ce que rien ne dérape. Nous sommes des détenus. Nous portons en nous un lourd bagage de criminalité. Étant le principal instigateur de cette activité, je veux que tout se passe bien. Ce souhait est exaucé.

Le succès d’une expérience

Cette expérience a été renouvelée durant de nombreuses années. Ç’a été un tel succès qu’un second pénitencier, celui de Laval, se greffe au projet. J’en retire une grande satisfaction. J’ai découvert des choses en moi qui m’ont permis de grandir, de reprendre ma croissance là où je l’avais laissé.

Les humains que j’ai connus, fréquentés et côtoyés durant ce projet ont laissé une profonde empreinte d’amour dans ma vie. Je leur en suis reconnaissant. J’en profite pour saluer tous ceux qui se donnent pour les plus démunis. Vous possédez une beauté intérieure qui transparaît à travers vos yeux, vos gestes et votre toucher.

Autres textes sur le Bénévolat

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

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Ghana, Afrique. Un sanctuaire de singes et Patrick

Après 3 essais

Patrick décolle pour Accra, Ghana

Le projet Boabeng Fiema. Six mois de bénévolat dans un sanctuaire de singes pour Patrick.

Raymond Viger Dossiers Commerce équitable, International, Communautaire

aide humanitaire ghana afrique coopération internationale bénévolatReprenons le projet à ses débuts. Du 3 au 24 mai 2012, six jeunes et deux intervenants du Café Graffiti ont quitté Montréal pour un projet de trois semaines de coopération internationale à Cuba.

Au retour de Cuba, Patrick décide de refaire un nouveau projet de coopération internationale: six mois de bénévolat dans le projet Boabeng Fiema, un sanctuaire de singe au Ghana en Afrique. Patrick veut faire ce voyage seul et non pas dans un groupe organisé. De plus, malgré que son anglais ne soit pas encore au point, Patrick se retrouvera aussi dans un milieu anglophone.

Les coûts d’être bénévole sont très dispendieux. Avion aller-retour en Afrique, vaccins, assurance, logement, bouffe, équipements spécialisés pour le projet… pour 6 mois! Ces dépenses ont justifié un souper spectacle en septembre, la vente de bonbons pour l’Halloween, une journée d’emballage chez Canadian Tire… Pour Cuba ils étaient 6 pour tenter d’atteindre les objectifs financiers. Patrick, se retrouvant seul dans un projet beaucoup plus dispendieux, la barre était très haute.

Le premier départ

cooperation internationale ghana afrique aide humanitaire benevolatAprès des tonnes de vaccin, de papiers administatifs à se procurer, le départ du 26 janvier arrive. Malheur! Patrick est malade et ne peux pas partir.

Branle-bas de combat pour rejoindre les responsables qui doivent accueillir Patrick à Accra au Ghana. Il faut les aviser que Patrick n’est pas dans l’avion tel que prévu. Étant le week-end, les organismes sont fermés et ne répondent pas aux courriels envoyés. Les numéros d’urgence permettent de rejoindre un responsable.

Négociation avec le transporteur aérien pour reporter le voyage et trouver une autre date. Le tout est finalisé pour le week-end suivant, soit vendredi le 1er février à 17:00 heures. Montréal-New-York, New-York-Lisbonne, Lisbonne-Accra.

Deuxième et troisième départ!

ghana-afrique-cooperation-internationale-aide-humanitairePour le 2e départ de Patrick, nous partons un peu à la dernière minute. Heureusement que la météo est clémente, nous permettant d’arriver tout juste au guichet de la United Airlines. Le malheur nous frappe une 2e fois! Le vol de Patrick est cancellé! La mauvaise température de la veille et les forts vents ont créé beaucoup de cancellation de vol vers les États-Unis. Pour permettre à tous ces passagers de reprendre les horaires réguliers, un certain nombre de nouveaux vols vers les États-Unis sont cancellés, dont celui de Patrick.

Un nouveau vol est offert à Patrick. Avec KLM, Montréal-Amsterdam suivi d’Amsterdam-Accra. Ce vol décollera de Montréal 2 heures plus tard, soit 19:00 hres au lieu de 17:00 hres. L’arrêt à Amsterdam n’étant que de 4 heures au lieu de 7 heures, cela permettra à Patrick d’arriver 1 heure plus tôt à Accra.

Un temps d’arrêt avant le 3e départ

2013-02-01_17-35-08_80Compte tenu que nous étions serré dans le temps et stressé, le fait que Patrick ait pu avoir un vol 2 heures plus tard a été une expérience très positive. Cela nous a permis d’avoir un peu plus de temps ensemble pour partager ce que nous vivions de part et d’autre. Un instant bien apprécié et fort agréable.

Danielle et moi avons accompagné Patrick le plus loin que nous avons pu. Patrick est maintenant parti seul. Le Ghana en Afrique, 19 heures d’avion de Montréal.

Un deuil à faire

En tant que père j’ai maintenant un deuil à faire. L’enfant qui est parti ne reviendra jamais tel qu’il était. D’une façon ou d’une autre, il sera différent. Et dans cette différence, nous aurons à développer une nouvelle relation ensemble.

Au plaisir de te revoir Patrick. Au plaisir de vous donner de ses nouvelles lorsqu’elles seront disponibles. Je publie ici la dernière photo que j’aie de Patrick dans les minutes avant qu’il ne prenne son avion pour Accra.

Projet de coopération internationale à Cuba

Autres textes sur Commerce équitable

Une école pour le Burkina Faso

Coopération internationale

Un bénévolat passionné

Sonia Roussy, la jeune cinquantaine, dégage une énergie vivifiante qui la fait paraître 15 ans plus jeune. Allumée et engagée, elle est portée par un but qui lui met le sourire aux lèvres: elle aide une communauté du Burkina Faso à se doter de trois classes pour ses jeunes étudiants.

Dominic Desmarais Dossiers Commerce équitable, Bénévolat

burkina faso école éducation afrique bénévolat coopération internationaleSonia est une voyageuse dans l’âme. Après plusieurs séjours touris-tiques à trimballer son sac à dos pour s’émerveiller devant les beau-tés de la terre, elle ressent une insatisfaction. «Quand je revenais, je me disais que je ne me trouvais pas assez proche du monde. Je voulais comprendre leur quotidien, comment ils vivaient.»

Sonia cherche une façon de voyager qui la rapprocherait des gens. En 2009, elle déniche un stage humanitaire pour le Burkina Faso, pays francophone d’Afrique. Avec un petit groupe d’adultes québécois, elle va à la rencontre de villages, d’institutions, de décideurs, de simples paysans. Sonia tombe sous le charme des Burkinabés.

Visite marquante

Son séjour l’emmène à Gonsin, un petit village d’environ 1000 habitants. Son regard est attiré par des piliers de bois et une bâche en plastique qui fait office de toit. La structure n’a pas de murs, le vent et la pluie sont libres d’y faire un tour. C’est l’école du village. «Là-bas, les conditions climatiques ne sont pas reposantes. Pendant plusieurs mois, le vent est très fort et il ramasse la poussière. C’est difficile de respirer et même de voir devant soi! Quand il pleut, impossible d’aller en classe.»

burkina faso école éducation bénévolat afrique coopération internationaleSonia s’entretient avec les villageois qui lui font part des problèmes de la communauté. L’éducation est la priorité. «Il y a 6 ans, les enfants n’allaient pas à l’école. Il n’y avait pas d’enseignants pour leur village.» Les adultes ont demandé l’aide du gouvernement. En 2005, deux enseignants étaient dépêchés à Gonsin. Un troisième s’est rajouté l’an passé. Mais les enfants n’ont toujours pas d’école et manquent plusieurs jours de classe suivant les caprices de dame nature.

Les gens parlent à Sonia de leur désir d’avoir une école, souhait maintes fois exprimé au ministère de l’Éducation. La réponse est toujours non. L’État n’a pas les ressources pour exaucer leur vœu. Sonia se sent concernée. «Souvent, en voyage dans les pays sous-développés, si tu es blanc, les gens pensent que tu es riche. Ils ne te disent pas qu’ils ont besoin d’aide pour un projet, ils disent qu’ils ont besoin de ton argent.»

«À Gonsin, il y avait un comité de parents. Ce sont eux qui sont allés chercher des enseignants. Ils veulent à tout prix éduquer leurs enfants. Mais ils n’ont pas les moyens de construire une école. Ils ne vivent que de l’agriculture. Rares sont ceux qui ont un emploi.»

Le coût de l’école, 30 000$, est astronomique pour eux. Pas pour Sonia. «L’objectif, à mes yeux, n’était pas inaccessible. Et je savais qu’en finalisant le projet, il aurait un impact incroyable pour la communauté. Je leur disais: ce ne sera pas juste une école, ce sera un lieu de rencontre pour tous les gens du village. Ils n’ont rien d’autre!»

Deuxième séjour

bukina faso coopération internationale bénévolat afriqueSonia rentre la tête pleine de questions. À Gonsin, elle n’a pas donné de réponse. Elle a besoin de recul. Un an plus tard, elle y retourne, seule cette fois, pour vérifier si le projet est faisable. «J’avais un contact au Burkina Faso. Il m’a trouvé un maçon et un technicien en architecture. C’était entendu que si je m’embarquais, les villageois donneraient du temps pour la construction. Ils n’ont peut-être pas d’argent ni l’expertise, mais ils ont des bras et de l’énergie. Ce sont eux qui ont creusé la fondation. C’est une grosse job, là-bas. Ça se fait au pic et à la pelle», dit-elle, avouant avoir essayé elle aussi deux petites minutes.

Avant de construire, Sonia prend rendez-vous au ministère de l’Éducation. «On m’a demandé ce que je voulais faire. Ils ne voulaient pas m’empêcher, ils disaient que je venais leur donner un coup de main.»

Sonia y reçoit les plans d’une école typique. Avec le technicien en architecture, qui fera office de contremaître, elle prend connaissance des matériaux qui seront nécessaires pour bâtir les nouvelles classes, des gens qu’il faudra engager et du coût total du projet. La façon burkinabé ne ressemble pas à celle du Québec. «Là-bas, c’est beaucoup plus laborieux. Il n’y a pas de quincaillerie. Tu dois savoir combien de briques tu devras faire fabriquer car il n’y en a pas en stock!»

Levée de fonds

Après 6 semaines à planifier le projet, Sonia rentre au Québec avec la ferme intention de mener à bien la construction. Pour amasser les 30 000$, elle crée l’Association philanthropique pour le Burkina Faso. «Ça donne plus de crédibilité à la campagne de financement. Jusqu’ici, j’ai obtenu 15 000$, surtout d’individus, même si l’association ne peut donner de reçus d’impôt. Je ne connais pas tous les donateurs, ça s’est fait grâce au bouche à oreille à partir de mes connaissances. J’ai été agréablement surprise par cet extraordinaire élan de solidarité.»

L’Association s’est donné comme règle d’utiliser tout l’argent uniquement pour les matériaux, leur transport et les salaires des employés là-bas. «Je prends à ma charge tous les frais d’administration et mes frais de voyage», assure-t-elle.

Début des travaux

Sonia n’attend pas d’avoir 30 000$ pour mettre le projet en branle. Avec la moitié, elle retourne au Burkina Faso. «J’y suis allée au printemps pendant 11 semaines. On a pu construire deux des trois classes prévues. Il n’en reste qu’une, avec le bureau des professeurs, et il y a la finition extérieure à compléter pour éviter que la pluie ne désagrège ce qui a été construit. Pour cette partie, tout dépend de la levée de fonds. J’espère que tout sera terminé en 2012.» Les élèves n’ont pas attendu la fin des travaux pour déménager. Même sans finition, leurs classes sont protégées par des murs et un vrai toit. Ils sont à l’abri des intempéries.

Sur place, Sonia décrit par courriel son périple à tous les donateurs. Une façon de les faire participer. «Ils trouvent ça génial d’avoir des nouvelles en temps réel. Ça leur donne une meilleure idée du projet, de la façon dont leur argent est utilisé. Ils ont fait l’effort de contribuer, c’est juste normal, par respect, de les tenir informés.»

Pour amasser les derniers 15 000$, Sonia songe à une marche commanditée, sans toutefois se fermer à d’autres possibilités. Sonia a une boutique virtuelle pour présenter son projet et des produits de financement tels que t-shirts, cartes de vœux et cotons ouatés à l’effigie du projet Une école, un avenir Idéalement, elle espère y retourner dans un an au plus tard. Et après, Sonia ne sait pas dans quel projet s’impliquer. Mais ce sera encore au Burkina Faso.

«Les Burkinabés, c’est un coup de cœur. Si je fais d’autres projets, se sera là-bas. À 10 kilomètres de Gonsin, il y a une ville de 20 000 habitants dont les trois orphelinats sont pleins à craquer.» Sonia, à deux ans de la retraite, prépare sa deuxième vie, l’humanitaire personnel.

Autres textes sur le Burkina Faso et l’Afrique

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Souper spectacle au bénéfice d’un projet pour le Ghana

Coopération internationale

Souper spectacle 3 services

Patrick quitte pour 6 mois d’implication bénévole au Ghana. Merci de venir l’encourager à ce souper spectacle.

Raymond Viger Dossiers Commerce équitable, Communautaire, International

aide humanitaire ghana afrique coopération internationale bénévolatLundi, le 17 septembre au restaurant les Cabotins situé au 4821 Ste-Catherine est à Montréal.

Une souper entre amis avec la musique du chansonnier Sylvain Masse.

Pour un souper bénéfice et spectacle en même temps, le coût de 25$ est plus que raisonnable.

L’équipe de bénévole travaillera fort pour servir un premier souper à 18:00 heures et un deuxième à 20:00 heures.

Les places étant limitées, nous vous suggérons de réserver vos places. (514) 256-9000. journal@journaldelarue.ca.

Autres façons de soutenir le projet Ghaga

cooperation internationale ghana afrique aide humanitaire benevolatAu coût de 20$ (plus taxes et transport) les T-shirts blancs sont disponibles dans les dimensions Extra-petit à Extra large pour hommes ou pour femmes. Les cotons ouatés blancs ou les Kangourous gris pour 40$.

Les Affiches à 10$ ainsi que les Carte de voeux à 4$ sont aussi disponibles.

Merci de soutenir Patrick dans son bénévolat au Ghana en Afrique!

Venez visiter notre boutique virtuelle pour voir nos artistes: Éditions TNT

Vous pouvez aussi commander par téléphone: (514) 256-9000 ou par courriel: journal@journaldelarue.ca

Autre activité de financement: soirée Zumba fitness les 10 et 24 septembre au Café Graffiti.

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