Les outils bilingues sont-ils acceptables?

Survivre aux mondes anglophones

Le français peut-il conserver sa place?

Raymond Viger | Dossier Francophonie

Nous publions cette année le pendant anglophone de notre magazine, The Social Eyes. C’est pourquoi nous avons débuté à traduire certains de nos livres;

Nous avons même publié un roman de Colin McGregor en version originale anglophone, Teammates.

calendrier2_600x400-1Pour présenter nos différents volets artistiques et soutenir le financement de notre organisme, nous avons livré notre calendrier 2015.

Parce que nous débutions en anglais et que notre calendrier est majoritairement visuel, nous avons décidé de faire une version bilingue, pouvant satisfaire les deux cultures dans lesquels nous évoluons.

Nous avons reçu une lettre d’un abonné qui n’a pas apprécié le bilinguisme de notre calendrier. De plus, il nous a aussi reproché d’avoir une orientation politique en ayant publié la présence de Philippe Couillard qui remettait des prix de reconnaissance à 23 jeunes à travers la province.

Cette lettre a souligné deux points importants que je me dois d’éclaircir. Je le fais publiquement parce que si j’ai reçu une lettre soulignant ces points, possiblement que d’autres lecteurs ont pensé à la même chose mais n’ont pas pris le temps de le porter à mon attention.

Défendre le français

Étant un ardant défenseur du français au Québec, le bilinguisme du calendrier touche un point important qui sera corrigé. J’ai fait 5 ans dans l’aviation comme instructeur pilote. À l’époque, un pilote francophone avec un co-pilote francophone parlant à un contrôleur aérien francophone devait le faire en anglais. J’ai fait parti d’un mouvement de contestation et nous nous sommes battu pour avoir le droit de parler en français dans les airs au Québec. Nous avons remporté cette manche pour le respect du français au Québec.

J’ai aussi fait parti de regroupement comme Achetez Québec pour stimuler l’économie et la langue. Parce que la vie économique d’une société influence aussi sa langue. Le droit et l’obligation de faire du commerce en français.

J’ai été à Vancouver pour des séries de reportage sur l’éducation francophone en milieu anglophone. Dans un pays, théoriquement bilingue, les écoles en Colombie-Britannique ont dû aller en cours contre leur gouvernement pour avoir le droit et les moyens d’offrir une éducation en français.

Il est vrai qu’au Québec les francophones peuvent avoir une tendance rapide à « angliciser » leur parler. C’est pourquoi le bilinguisme n’est pas une option à envisager et à soutenir. En février, notre organisme débute la publication  du magazine The Social Eyes, le pendant anglophone de Reflet de Société. Le calendrier étant majoritairement visuel, c’est pourquoi l’équipe avait pris la décision de faire un calendrier bilingue pour pouvoir inclure les nouveaux abonnés anglophones.

L’anglais peut devenir une sorte de maladie qui envahit la langue française. C’est pourquoi, grâce à cette lettre, nous avons décidé, de ne plus créer de produits bilingue. Ils seront soit en français, soit en anglais, mais pas bilingue. Le bilinguisme dans nos outils n’est pas une option.

Notre neutralité politique a aussi été questionné. Notre neutralité, autant politique que religieuse est essentielle à notre fonctionnement. Autant le Parti Québécois que le Parti Libéral ont pu trouver à l’occasion un espace dans nos pages en fonction des occasions de reconnaître leur présence devant les jeunes que nous représentons. Ce n’est pas Philippe Couillard du parti Libéral que nous avons publié dans le calendrier, mais le Premier ministre du Québec qui a remis des prix pour reconnaître des jeunes. Si Mme Pauline Marois avait encore été Premier ministre à la remise des prix, c’est elle qui aurait eu sa place devant les jeunes. C’est avec une grande fierté que les jeunes se sont rendus à l’Assemblée Nationale pour recevoir leur prix et être nommé en chambre. C’est cette reconnaissance que nous avons voulu souligner.

Souvenons-nous de notre magazine de mars 2013. L’organisme venait  de recevoir le prix Droits et libertés. C’était le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud du Parti Québécois qui nous avait remis le prix et qui a eu l’opportunité de se retrouver sur la page arrière de notre magazine.

Je remercie le lecteur qui m’a fait parvenir cette lettre. Un commentaire constructif qui nous permettra de nous remettre en question et de continuer à nous améliorer.

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Un anglophone gagne plus d’argent qu’un francophone

Francophones et anglophones du Nouveau-Brunswick

Écarts de revenus malgré le bilinguisme

Pour les francophones du Nouveau-Brunswick, la parole n’est pas d’or. Ni même d’argent… L’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) a publié une étude présentant les résultats d’une analyse statistique évaluant les disparités de revenu entre les francophones et les anglophones du Nouveau-Brunswick, de 1970 à 2000.

Stéphanie Lalut, Agence Science-Presse | Dossier Francophonie

Cette étude, réalisée par Éric Forgues, chercheur à l’ICRML, Nicolas Béland, de l’Office québécois de la langue française et Maurice Beaudin, professeur d’économie à l’Université de Moncton, a relevé des améliorations dans l’intégration des francophones, mais aussi des lacunes concernant leurs conditions salariales.

L’idée de comparer les revenus de groupes linguistiques distincts a d’abord germé au Québec. “ Une recherche semblable avait été entreprise par l’Office québécois de la langue française et il nous a semblé pertinent d’observer la situation au Nouveau-Brunswick, où nous retrouvons une proportion importante de francophones et d’anglophones ”, explique Éric Forgues.

Écart de salaire entre francophone et anglophone

Lors de l’examen des données, l’équipe de recherche a noté une persistance des écarts entre les salaires, quoique moins marquée chez les francophones bilingues. “ Les francophones sont davantage représentés, s’intègrent mieux sur le marché du travail et ont pris leur place. Cela ne se reflète cependant pas dans leurs revenus ”, précise le chercheur.

Après un certain rattrapage entre 1980 et 1995, les écarts entre les salaires des francophones bilingues et des anglophones unilingues se sont accrus au profit de ces derniers, revenant ainsi au niveau de 1980, soit 7 p. 100. Tandis qu’entre les francophones unilingues et les anglophones unilingues, les écarts passaient de 18 p. 100 à 10 p. 100 entre 1980 et 1990 pour atteindre 23 p. 100 en 2000. Ce qui constitue manifestement un recul.

De moins en moins d’anglophone bilingue

L’enquête relève aussi une augmentation de la proportion de francophones bilingues composant l’échantillon de travailleurs bien intégrés dans le monde du travail. Ces derniers représentaient 16 p. 100 du groupe de travailleurs en 1970 et 30 p. 100 en 2000. Alors qu’on assiste chez la population anglophone unilingue à un déclin de l’intégration, passant de 79 p. 100 en 1970 à 57 p. 100 en 2000.

Être francophone en région

Comment expliquer que ces écarts de salaires persistent toujours ? Outre le facteur régional, qui peut expliquer une partie des écarts, la langue semble jouer un rôle qui reste à mieux comprendre. “ Il semble que des programmes tels que Chances égales pour tous et d’autres projets de développement régional ne suffisent pas à combler les écarts de revenus ”, relève le chercheur.

Toutefois, les chercheurs estiment que les décideurs devraient tenir compte des résultats de cette étude afin d’élaborer d’éventuels programmes de soutien économique visant non seulement les régions mais également les groupes francophones. Le Réseau de développement et d’employabilité économique (RDÉE) est un premier pas dans ce sens.

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