Histoire des potagers québécois

Légumes ancestraux

Bienvenue au Potagers d’antan

Dans un petit village du Québec, un passionné d’histoire et d’agriculture tente de maintenir le passé dans le présent. Dans ses quelque 60 000 pieds carrés de terrain, les fruits et légumes ancestraux du Québec cohabitent. Son potager a des allures de fourre-tout où tabac, framboises et crosne (entre tant d’autres choses) trouvent leur place.

Delphine Caubet dossier Environnement

environnement Potagers d'antan agriculture biodiversité alimentairePour Michel, maître jardinier du Potagers d’antan, la passion s’est déclarée en 2003, l’année où sa conjointe et lui achetèrent une maison du 19e siècle. Avec tant de réparations, le jeune père cherche un autre passe-temps et un défouloir à sa vie professionnelle. Le jardin, à l’abandon depuis des années, s’est révélé à la hauteur de ses attentes.

Ce petit-fils d’agriculteurs n’avait jamais imaginé qu’un jour il aurait sa terre, et que mieux encore, il l’exploiterait. Et dans quel état elle était! Pour continuer sur la thématique d’antan, Michel fait tout avec les outils de l’époque. Alors exit les motoculteurs ou tout autre engin motorisé. Mains et pioches sont ses seuls amis. «Et j’ai trouvé de tout dans la terre! Des marteaux, des sacs… Elle était dans le même piteux état que la maison.»

Semences ancestrales

12 années plus tard, Michel est devenu l’un des rares producteurs de semences ancestrales du Québec. Dans un contexte où l’humanité a perdu 75% de la biodiversité agricole en 1 siècle, Michel fait figure de garde-fou. Il veut préserver ces «trésors», quand bon nombre de personnes ignorent en avoir sur leur terre.

L’éventail de son potager? Lui-même l’ignore. À cette question s’ensuit un monologue recensant quelques une des plantes auxquelles il s’est frotté. Tomates (entre autres la Savignac dont le maître jardinier pourrait vous conter l’histoire entourant le religieux québécois qui la créa), oignons, pommes de terre, haricots, tabac (un insecticide biologique très intéressant, affirme-il), crosne, cerfeuil tubéreux, melons, courges, camerises, fines herbes, prunes, cerises… et la liste continue.

Biodiversité agricole

Tant de diversité permet à Michel de faire des essais, mais aussi de se prémunir d’une hécatombe. Planter diverses tomates n’est pas que pour le plaisir. En cas de gel ou de maladie, chaque espèce tomates a une réaction différente et la diversification accroit les chances d’avoir des survivants. Et les enfants de ces derniers seront plus forts…

Michel s’est fait connaître dans le milieu des semenciers. S’il travaille avec les Européens, des Québécois l’appellent aussi pour lui offrir des semences qui pouvaient être dans leurs familles depuis plusieurs années. Des familles qui ignorent parfois ce à quoi elles ressemblent… Michel prend alors des allures d’explorateur en plantant des semences dont il ignore parfois le résultat.

Potagers d’antan sur le web

En 2010, Michel débute son blogue Potagers d’antan. Depuis ces années à cultiver et à s’intéresser à l’histoire des potagers québécois, le maître jardinier a recueilli une masse d’informations. «Mais si on passe au feu ou que je meurs, tout est perdu.» Alors le Potagers d’antan se déplace sur la toile pour livrer ses secrets. À l’intérieur, on y retrouve des informations sur ses semences rares, leur histoire et bien sûr quelques trucs et astuces de jardiniers.

Cerise sur le gâteau, Michel vend les semences, «le matériel génétique» comme il dit. Là encore le maître jardinier met tout en œuvre pour que continuent à vivre ces plantes ancestrales et ces potagers d’antan.

Si vous aussi le patrimoine agricole du Québec vous intéresse, rendez-vous sur: goo.gl/PE93yK

Autres textes sur Environnement

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biodiversité alimentaire menacée: mécanisation agricole, Monsanto…

Vox Pop

Quelle est votre opinion sur la biodiversité?

L’équipe de Reflet de Société a mis devant le fait accompli des Québécois pour qu’ils commentent cette information: En 100 ans, nous avons perdu 75% de la biodiversité alimentaire mondiale. Qu’en pensez-vous ?

Dossier Environnement

vox pop environnement biodiversité menace agricultureNotre dossier est-il pertinent? Est-ce un enjeu important pour vous? Pour cela, nous sommes allez vous rencontrer dans les rues de Montréal à 3 points névralgiques: un marché public, une grande surface spécialisée dans les bas prix et au Centre-Ville de Montréal. Voici quelques-uns des commentaires reçus:

«Vous m’apprenez quelque chose. Je suis très surpris… c’est dû à l’industrialisation
j’imagine?» Pierre

«C’est sûrement pour le mieux, il y a tellement de produits qu’il faut garder les meilleurs.» David

«Je l’ai lu ce matin! Il faut arrêter d’acheter des produits des États-Unis et aller plus dans nos marchés publics. Il y en a partout et ils sont accessibles. On a payait avec nos impôts pour ça. Les maraichers sont vraiment très bien. Quand les produits québécois arrivent sur les étals, les grandes surfaces ne sont pas prêtes de me voir.» Nicole

«Je sais que c’est vrai. Je vais juste prendre l’exemple de la carotte. On en fait une qui convient à tout le monde, elle est longue, belle… on en a même fait des petites qu’on a plus besoin d’éplucher. Le problème c’est que son rôle à la carotte c’est pas d’être belle! Elle est sauvage et elle pousse dans la terre, les gens l’oublient.» Anonyme

«C’est très inquiétant! Et c’est dangereux s’il y a des maladies. Tout ça parce qu’ils sélectionnent de plus en plus les produits.» Lyse

«C’est l’évolution, c’est probablement dû à la mondialisation. Mais en même temps, on a davantage de choix. Dans l’espace, ils peuvent se nourrir qu’avec des pillules… à l’avenir la nourriture sera pour le plaisir et on s’alimentera autrement. Comme dans l’espace.» Antonio

«C’est pas grave. Une tomate est une tomate. Quand je vais au supermarché, je ne demande pas la tomate italienne précisément. Tant qu’il y a des tomates pour ton hamburger et ton ketchup, c’est correct.»  Loïck

«Je n’ai pas le sentiment de pouvoir y faire grand chose. C’est aux politiques de prendre des décisions pour la protection de l’environnement.» Véronique

«C’est la faute du client. Il ne faut pas porter attention aux défauts des produits. Ce n’est pas grave s’ils sont un peu abimés ou si la couleur n’est pas la bonne. Tout ne peut pas être parfait.» Chris

«Ça me fait penser à Monsento. C’est inquiétant, révoltant. On s’accapare des espèces au détriment des autres, ça nuit à la diversité locale. Les agriculteurs ne peuvent plus se procurer des graines ailleurs qu’auprès des multinationales. Il faudrait que des produits à base d’OGM puissent être identifiés dans les commerces et que les autres aient plus de visibilités.» Sana

«C’est dommage, mais j’imagine que c’est pour nourrir plus de monde.» Anonyme

«Il va falloir faire quelque chose pour la retrouver car cela ne peut pas fonctionner comme ça. On a besoin de diversité pour une agriculture durable, car s’il y a un problème, on est fait. On s’en va droit vers une seule variété et on met pas les chances de notre coté pour l’avenir.» Michel, producteur de la ferme Espo’Art

«On est à l’ère de la monoculture. Tant que les grandes industries feront de la monoculture, ce qui les arrange parce que c’est plus payant, on perdra en diversité.» Anonyme

Acheter local ne résout pas toujours le problème…

– Les productions spécialisées du Canada (soja, blé,…) utlisent des semences réglementées, comme celles de Monsanto.

– La mécanisation agricole et industrielle est à mettre en cause. Les producteurs produisent des denrées dont le calibrage correspond à leur machinerie. Parmis les variétés, certains choisiront celles dont la taille fonctionne avec leur équipement.

– Les grandes industries de la vente ont un cahier des charges sur l’esthétique des aliments. Produire est bien, vendre est une autre histoire.

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région:  1-877-256-9009  Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Commerce équitable

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L’ABC du commerce équitable

Par Carle Bernier-Genest   Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire

Le commerce équitable existe depuis plus de 50 ans. Il commence aujourd’hui, bien lentement, à faire sa place dans les échanges commerciaux. Il n’est pas la solution à tous les problèmes, mais, pour l’heure, il s’agit du meilleur système pour les paysans des pays en voie de développement. Il leur offre une alternative au marché actuel et de la charité tout en leur assurant un certain développement. Chaque produit équitable consommé respecte 5 principes.

Un juste prix

Dans le commerce équitable, le prix du café est fixe à 1,26$ la livre. À la bourse, le prix fluctue entre 40 cents et 1$. Dans le circuit du commerce équitable, les agriculteurs obtiennent donc des revenus 5 à 10 fois supérieurs. Ce juste prix est décidé entre les producteurs (agriculteurs et paysans) et les acheteurs du Nord. Il correspond à ce qui permet aux producteurs de vivre et aux acheteurs de vendre dans leurs pays. Équiterre a étudié le cas de 5 villes au Québec pour comparer le coût du café équitable avec celui du café conventionnel. Statistiquement parlant, il n’y a pas de différence quand on compare du café de même qualité.

Un commerce direct

Le commerce équitable élimine les intermédiaires: l’acheteur se procure ses produits directement du producteur. Éliminé, l’intermédiaire qui transporte le café du champ à la capitale. Éliminé, l’intermédiaire qui achète le café pour le vendre à la bourse. Éliminé, le courtier qui revend le produit aux grandes compagnies. Trois intermédiaires de moins, 3 parts de profits de moins à débourser.

Un engagement à long terme et l’accès au crédit

L’acheteur, lorsqu’il transige avec des paysans, s’engage envers eux pour au moins 2 ans. Les producteurs s’assurent de revenus fixes pour cette période. De plus, les paysans peuvent demander à l’acheteur une avance de prêts. L’accès au crédit, dans les pays en voie de développement, est plus difficile. Les frais sont beaucoup plus élevés. Cette mesure permet aux agriculteurs de moins s’endetter. Ce qui arrive rarement car les acheteurs paient généralement la moitié du prix à l’achat.

Un développement communautaire et écologique

Sur les 1,26$ la livre, la coopérative de producteurs conserve 5 à 20 cents. Ensemble, ils décident de financer un projet de développement communautaire. Plus souvent qu’autrement, ils investissent dans les domaines de la santé et de l’éducation ou dans l’amélioration de leur production. Les agriculteurs du commerce équitable n’ont pas le droit d’utiliser les pesticides interdits dans les pays développés comme le DDT, par exemple, jugé cancérigène. La biodiversité est également encouragée.

Une gestion démocratique et transparente

La règle: un producteur, un vote. Les coopératives doivent ouvrir leurs livres et laisser les certificateurs indépendants vérifier. Ils reçoivent des mises en garde ou des avis auxquels ils doivent se soumettre. Par exemple, une coopérative n’ayant qu’une femme dans ses instances décisionnelles s’est vue obligée de remédier à la situation si elle ne voulait pas perdre sa certification de commerce équitable.

Dans la prochaine chronique: la certification des produits équitables pour assurer le respect des 5 principes. Du champ du producteur à la maison du consommateur.

  • Équiterre est un organisme à but non lucratif ayant pour mission de contribuer à bâtir un mouvement citoyen en prônant des choix collectifs et individuels à la fois écologiques et socialement équitables.
  • Produits du commerce équitable: café, thé, riz, bananes, cacao, sucre, jus de fruits, ballons de sport et artisanat. À venir: fruits, vins, huiles, beurre de karité…
  • Café équitable: 3% des ventes de café au Québec, 2% au Canada. Touche environ 800 000 travailleurs

Les ventes de produits certifiés équitables augmentent de 10 à 20% par année depuis 1997

Répertoire des points de vente de produits équitables: equiterre.qc.ca

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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