La communauté tibétaine de Montréal

Le Tibet à travers le monde

Immigrer au Québec

La communauté tibétaine de Montréal s’implique se dévoue corps et âme dans une cause désespérée : faire survivre la civilisation de ses aïeux malgré sa petite taille. Le combat se vit au quotidien, non seulement au pays mais aussi à travers un réseau mondial. Jampa Barshee vit depuis 40 ans au Canada. Il cultive toujours un amour profond pour la culture tibétaine.

Lucie Barras dossier Dalai Lama Tibet, Religion et spiritualité

tibet-tibetan-community-communaute-tibetaine-jampa-barsheeMontréal la cosmopolite… Dans les rues de China Town ou de la petite Italie, les discussions vont de bon train en anglais ou en portugais. Les expatriés du monde entier  ne se comptent pas, tous se côtoient entre les rives du Saint-Laurent.

L’une de ces innombrables communautés a accueilli son chef spirituel le 7 septembre 2011 à Montréal: le Dalaï-Lama. L’Histoire des immigrés tibétains du Québec est enracinée dans le même terreau: l’exode, en 1959. Ils sont environ 150 dans tout le Québec, à peine 500 pour tout le Canada.

Jampa Barshee a voulu témoigner en tant qu’immigré politique. Les pieds sur la terre canadienne, il s’attelle à préserver la culture Tibétaine dans la métropole, sa ville d’adoption. Au Tibetconference-dalai-lama-montreal, il n’en aurait pas le droit.

Un long voyage

Né au Tibet en 1960, Jampa traverse les cols de l’Himalaya encore bébé, sur le dos de sa mère, pour rejoindre Dharamsala en Inde. C’est là bas que le Dalaï-Lama a trouvé refuge des Chinois.

En 1968, le premier ministre canadien Pierre-Elliot Trudeau, en visite en Inde, accepte l’accueil de 500 Tibétains au Canada. À 11 ans, Jampa quitte l’Inde avec son oncle, sa mère et son frère et sa demi-soeur. Son père reste. «Il avait des problèmes psychologiques. Je crois qu’en réalité, il ne s’est jamais remis de l’invasion des Chinois. Il a demandé à mon oncle de prendre soin de nous.» Quant aux deux plus jeunes de la fratrie, ils sont envoyés en Suisse où ils seront adoptés. La famille se retrouve éclatée dans le monde entier. «Ma mère? Elle n’a jamais eu de regrets. Elle croyait au rêve du Tibet Nouveau. Notre place était auprès du Dalaï-Lama».

Dans l’idée de tout reconstruire, la famille recomposée arrive au Québec. «Mes parents ne savaient même pas où se trouvait le Canada.» Aujourd’hui, il n’y a pas plus de 200 ou 300 tibétains répartis dans tout le Québec. Principalement à Montréal, mais aussi Granby, Drummondville, Farnham, Ste-Hyacinthe ou Longueuil. Beaucoup d’entre eux poursuivent leur chemin vers l’ouest, dans la région de Toronto.

Avant de démarrer une nouvelle vie, les nouveaux arrivants passent neuf mois dans un Centre d’orientation et de formation des immigrants – à la Prairie. Les enfants partent la journée étudier à Montréal, pendant que les parents ont classe sur place. «Notre situation était unique au Québec.»

Cultiver les origines

«À notre arrivée, nous avons essayé de faire survivre la culture tibétaine dans notre quotidien. Nous parlions tibétain à la maison. Ma famille était très pieuse, elle a poursuivi les rituels.»

Jampa est Bouddhiste encore aujourd’hui. À Montréal, deux temples ont été crées depuis l’arrivée de la vague tibétaine. L’un se trouve à Verdun. L’autre, le plus important, à Longueuil. Les deux moines officiants sont Tibétains. Les fidèles viennent de tous les horizons, notamment du Vietnam: pas facile de prier ensemble lorsqu’on prône des branches et des écoles différentes! Au fil du temps, les temples se développent. Un réel intérêt pour le bouddhisme se développe non seulement par la communauté vietnamienne mais aussi par la communauté blanche. De véritables échanges se créent, des liens durables aussi.

Cultiver ses attaches au Tibet passe aussi et surtout par l’engagement politique. «Au début, organiser la vie politique au Québec a été chaotique. Chacun voulait la place de leader, et nous venions tous de branches religieuses, de classes sociales différentes.»

Dans les années 90, Jampa Barshee s’implique à fond dans la vie politique. «Nous avions crée un branche locale de la Tibetan Youth Association (un mouvement mondial pour la revendication d’un Tibet libre). Nous ne manquions aucun événement : le jour de l’an, la marche annuelle du 10 mars à Ottawa. Après la venue du Dalaï-Lama en 1993, je me suis un peu retiré. Mon implication affectait trop ma vie de famille.»

La communauté montréalaise se réunit tous les dimanches. L’association culturelle donne un cours de langue, suivi d’un atelier d’histoire, de religion ou de karaté. «Ça peut paraître drôle, mais c’est un premier pas pour que nos jeunes sachent d’où ils viennent, tout en fraternisant.»

Famille interculturelle

«Je me suis marié à une jeune Québécoise. Au début ma famille n’a pas accepté. Ma mère voulait que je fasse ma vie avec une Tibétaine. Pour elle, cette liaison était un nouveau déracinement. Elle a bien été obligée d’accepter… Par contre, une fois marié, nous avons pris conscience, mon épouse et moi, que nos valeurs étaient trop différentes. Elle ne pouvait accepter ma culture à sa juste valeur, je me sentais incompris.» De cette union naissent 3 filles. «Ils sont bien plus Québécois que Tibétains. Elles sont restées avec leur mère, c’était important pour moi.»

Cette deuxième génération ne renie pas ses racines, bien au contraire: «elle revendique ses origines. S’il lui manque le volet Tibet, la plupart des enfants sont plus éduqués que leurs parents, et s’impliquent pour le Tibet.»

Jampa est retourné une fois en Inde, en 1992, pour voir le Dalaï-Lama. Un retour «nostalgique». Le passé ressurgit toujours. Avec la communauté locale chinoise, les rapports sont plus détendus depuis Tienanmen, comme si soudain on pouvait se comprendre.

«Avant, les relations étaient suspicieuses.  Aujourd’hui, j’ai une amie chinoise, il y a 20 ans, je n’y aurais jamais songé. Bien sûr, nous réclamons notre identité. Mais, on se respecte,  du moins au niveau individuel. Sur le plan gouvernemental, c’est encore une autre histoire. Le Tibet intérieur a été changé par les Chinois, dénaturé. Malgré l’intégration subie par les Tibétains, nous ne sommes pas un seul et même peuple. Ça se voit jusqu’ici: nous ne mangeons pas, ne prions pas, ne vivons pas de la même façon.»

Une diaspora active

Aujourd’hui, les Tibétains sont bien moins nombreux au Québec qu’en Ontario. « Nous aimerions faire venir d’autres Tibétains. Mais, ils sont freinés par la barrière de la langue. Ils préfèrent les États-Unis, parce qu’ils connaissent déjà un peu l’anglais. Arriver au Québec, c’est sacrifier les premiers temps à l’apprentissage de la langue. Les gens veulent trouver du travail tout de suite. Par contre, ceux qui sont partis tester l’American dream ont tendance à revenir. Il fait bon vivre au Québec.»

La diaspora tibétaine est principalement dispersée en Inde, au Népal, au Bhoutan, et aussi en Suisse, aux États-unis et au Canada. Au fil des années, elle a tissé un réseau mondial. Fondé sur une Histoire et un destin commun, ce lien s’est accentué avec Internet et les réseaux sociaux.

L’engouement des occidentaux pour la cause tibétaine va en grandissant. «Le charisme du Dalaï-Lama », d’après Jampa. Les membres de la communauté sont régulièrement sollicités pour des festivals. Le 7 septembre prochain, Montréal accueillait le Dalaï-Lama. La fête s’est tenue à l’Université Mc Gill, sur le thème «Paix à travers les religions». Est-ce que Jampa était de la partie ? «Bien sûr, j’y étais en tant que bénévole. Pour tout Tibétain, c’est toujours un honneur de travailler pour Dalaï-Lama. Alors, c’est un sentiment d’honneur et de grande responsabilité qui m’anime.»

Le bouddhisme ici et ailleurs

L’invasion du Tibet par la Chine débute en 1949 sous l’ordre de Mao Zedong, qui le considère comme un territoire chinois. En 1959, la résistance tibétaine est violement réprimée par l’armée chinoise et le Dalaï-Lama s’exile en Inde. Le Tibet devient alors une région autonome chinoise.

Plus de 100 000 Tibétains choisissent de suivre le Dalaï-Lama et son gouvernement en exil plutôt que de voir leur civilisation détruite. D’autres réfugiés les rejoignent dans les années qui suivent les suivent. En 1967, le Dalaï-Lama lance un appel à la communauté internationale lui demandant d’accueillir les réfugiés tibétains. Le Canada ouvre ses portes à la première vague d’émigration. Une deuxième vague afflue dans les années 1990 : à la fin des années 80, les États-unis acceptent 1000 immigrés Tibétains, dans la région de New York. Il en arrive autant  illégalement. Ceux-là vivotent sans situation régulière. Des militants canadiens pour les droits des tibétains les exhortent alors à tenter leur chance à la frontière canadienne. La plupart d’entre ceux qui les écoutent sont naturalisés et partent dans la région de Toronto qui compte aujourd’hui la plus importante communauté tibétaine du Canada.

Deux associations clés sont dédiées à la communauté tibétaine du Québec:
TCAQ, l’association culturelle tibétaine du Québec.
CTC, – Canadian Tibetan Community – est davantage un lobby politique qui rassemble les Canadiens et les Tibétains.

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Billet n 4 de Marie Sophie en direct du Viet Nam

Billet n°4 de Marie-Sophie en direct du Viêt-Nam

Salut tout le monde!

Désolée pour mes nouvelles tardives, c’est qu’il y a de petites complications en ce moment! Et oui, malheureusement, un membre du groupe est tombé malade et nous avons dû l’hospitaliser! Heureusement, nous avons eu le contact d’un médecin qui parle français dans la ville où nous étions et il a su très bien prendre soin de lui! Toutefois il a fallu user de stratégies dont celle de la course aux mimes pour se faire comprendre des infirmières… Comment mime-t-on pénicilline? Tout de  même, on a eu le droit à une chambre personnelle climatisée (en fait c’est l’endroit où les infirmières repassent leurs vêtements, sans blague), un petit balcon, du personnel sympathique et même de la soupe PHO comme repas… on est loin du jello (il faut savoir manier les baguettes par contre)! Nous avons beaucoup de choses a raconter sur cette fameuse histoire, bien des rires, mais aussi des larmes… Elle sortira dès demain en forme, ou presque!

Petit billet sur mon expérience dans un hôpital vietnamien à suivre….

Toutefois, avant d’arriver à l’hôpital de Nha Trang notre groupe a vécu des expériences incroyables, en voici un résumé! 

motorbickeSamedi le 23 mai -Dalat-

8h30 du matin, huit motocyclettes ainsi que leurs conducteurs nous attendent en avant de notre hôtel! Il y a maintenant 10 jours que nous voyons des centaines de deux roues sillonner les villes du Viêt-Nam. C’est enfin aujourd’hui que nous aurons la chance de vivre une expérience au grand air! Visite des champs de café, de fruits, de légumes et de thé ainsi qu’une serre de fleurs et de champignons. Visite d’une usine de fabrication de soie, du quartier colonial de Dalat et d’une maison étrange portant le nom de crazy house. Nous avons aussi visité deux temples bouddhistes et une chute INCROYABLE! Je ne vous parle pas de la vue que nous avions, quand la tête dans le vent, nous voyons s’ouvrir sur nous les paysages inoubliables des montagnes du Viêt-nam! Bien que le soleil nous ait sourit pour la grande majorité de la journée, petite ruellec’est sous une pluie torrentielle que nous avons terminé notre promenade en motocyclette. Heureusement que les conducteurs avaient prévus des ponchos! Rectification, des sacs ziploc géants! Protection précaire, mais rire garanti!

Dimanche le 24 mai -Dalat-

Ha les distances vietnamiennes! Le personnel de l’hôtel nous avait pourtant promis qu’il nous fallait 4 heures pour arriver à Nha Trang…. Ce sont prés de 7h qu’il nous a fallu! Nous étions attendu à Jungle beach, une plage éloignée de la ville qui offre tout simplement un petit paradis sur terre. C’est un Québécois de naissance qui en est l’hôte et le créateur! Il est un de nos sujets de reportages, je ne vous en dis pas plus, vous n’aurez qua lire le magazine! Toutefois, je peux vous dire que nous avons mange comme des rois et que la plage est sans aucun doute la plus belle que j’ai vu de toute ma vie! Le mot paradis a du être inventé pour décrire cet endroit! Un mélange de jungle, d’eau turquoise, de ciel azure et de sable blanc… saigon Apres le souper nous nous sommes retrouvé autour d’un feu avant d’aller nous reposer dans nos huttes (ce n’est pas une image, c’est la vérité). Comme toute bonne hutte certains d’entres-nous ont dû vaincre leur peur des insectes, parce que nous n’étions pas seuls dans ce paradis perdu!

Lundi le 25 mai

Détente-volleyball-detente-plage-détente-ping pong-détente…. Il fallait bien en profiter!

Toutefois l’état d’une de nos journalistes allait de mal en pire, notre groupe s’est donc divisé et je suis partie en direction de Nha Trang pour rencontrer le docteur Son, vous savez celui qui parle français… et l’histoire continue…

Prochaines destinations, Hoi An et Hue!

Marie-Sophie

Billet no 1: Première nouvelle des stagiaires en journalisme international

Billet no 2: Ho Chi Ming Ville

Billet n°3: Berceau du colonialisme français au Vietnam

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