Patrick Lagacé traité de journaliste nombriliste

Patrick Lagacé traité de journaliste nombriliste

Raymond Viger    Dossier Presse communautaire, Médias, Patrick Lagacé, La Presse

Patrick lagacé a écrit un billet sur le maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante. Le maire Laplante demande le boycott du journal La Pensé de Bagot et de sa journaliste Ariane Faribault.

À la suite du billet de Patrick Lagacé, on peut lire le commentaire de ramses2.1:

Nombrilisme 101. Les journalistes qui parlent des problèmes des journalistes.

Je suis choqué et outré de ce commentaire de ramses2.1. Quand les maires attaquent des journaux qui font des enquêtes sur eux. Quand les maires menacent ces journaux et ces journalistes pour avoir osé questionner les pratiques parfois irrégulières des gouvernements municipaux, on ne se limite pas à un problème de journalistes. C’est toute la démocratie d’une société qui est attaquée.

Le 2e commentaire, celui de AxEl_R n’a rien pour me remonter le moral:

Malheureusement, le maire va gagner. Les gens vont boycotter le journal, les publicité se feront rares et la journaliste va perdre son emploi parce que le journal va fermer.

J’ose croire que le militantisme et la mobilisation existe encore au Québec. Parce qu’il est le maire, il faut qu’il gagne? Parce que les Québécois n’ont pas le droit d’être rebelle et de s’élever contre l’autorité quand celle-ci dérape?

L’histoire a débuté avec Michel Laliberté, blogueur pour la Voix de l’est et repris par Patrick Lagacé dans son blogue.

Reflet de Société, participant au Congrès des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) de mai dernier, avait entendu plusieurs histoires d’horreurs de ce genre. Nous avons offert aux médias des régions de faire une réflexion sur les pressions reçues et de les partager sur notre blogue. Les commentaires et les histoires reçus seront imprimés dans le prochain magazine de l’association en septembre prochain. Même si les histoires sont connus et que nous les avons entendues, nous avons été très surpris de se rendre compte que personne n’a osé les présenter publiquement sur le blogue.

Si on veut que les choses changent, il faut commencer par nommer ce qui nous dérange. Si nous n’osons pas ramener sur la place publique tous ces cas d’abus contre la démocratie, les abuseurs vont continuer à régner en grand maître.

Pendant ce temps, Renart L’éveillé cherche la vérité au sujet d’un pseudo blogueur journaliste, Pascal-Pierre Bradette, tandis que Cécile Gladel résume la situation.

PS 26 juin 07:25. Le débat du pseudo blogueur journaliste Pascal-Pierre Fradette a débordé et Patrick Lagacé a été nommé par Renart L’éveillé. Celui-ci vient de lui écrire une lettre ouverte sur son blogue. Patrick Lagacé, retrouvant un accès Internet, avait donné sa réponse sur le site de Martin Comeau. Patrick Lagacé en a fait le sujet de son blogue.

PS 28 juin 2009. Pendant que des maires attaquent des journalistes, Pierre Cayouette nous ramène une autre réalité. Va-t-il rester des journaux pour que les journalistes y écrivent?

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guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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François Richard    Dossiers Médias, Politique

Le maire de Roxton Falls a envoyé récemment une lettre à ses électeurs dans laquelle il affirmait qu’il boycotterait ‘pour un certain temps’ la journaliste Ariane Faribault du journal La Pensée de Bagot. Le premier magistrat de la municipalité montérégienne y annonçait aussi son intention de ne plus publier d’avis municipaux dans les pages du journal. Ces avis sont une source de revenus importante pour les publications régionales. Comment La Pensée s’est-elle attirée la fureur du maire? En publiant un article mettant à jour une pratique illégale mis en place par l’administration municipale.

Entreprise de construction illégale

Afin d’éviter d’aller en appel d’offres pour la construction d’une garderie dans sa municipalité, l’administration de Roxton Falls s’est donnée le statut d’entrepreneur en construction sans détenir le permis obligatoire de la Régie du bâtiment à cet effet. L’hebdomadaire régional La Pensée de Bagot a révélé l’information dans ses pages le 3 juin dernier.

Un maire en colère

La réaction du maire Jean-Marie Laplante ne s’est pas fait attendre. En plus d’expédier une lettre contenant les menaces de boycott journalistique et publicitaire déjà mentionnées, le maire Laplante a déclaré qu’il réserverait à l’avenir ses achats publicitaires pour le principal concurrent de La Pensée, soit La Voix de l’Est, journal du groupe Gesca (La Presse, Le Soleil, etc.) situé à Granby.

Les journalistes qu’ossa-donne?

Le maire Laplante a démontré son incompréhension totale du rôle des médias d’information en écrivant dans sa missive que La Pensée devrait traiter de ‘sujets plus positifs, tels le développement du milieu, les exploits et réalisations accomplis par les citoyens des municipalités’. Il aurait de plus affirmé que La Voix de l’Est pouvait se permettre d’être plus critique envers les élus municipaux, mais pas ‘un journal communautaire comme La Pensée’. Il faut ici rappeler que La Pensée de Bagot n’est pas un journal communautaire, mais que même s’il l’était, son rôle serait tout de même de rapporter les informations les plus exactes possibles à ses lecteurs, que les nouvelles soient bonnes ou mauvaises.

Pas de mauvaises intentions, mais une grosse gaffe

Selon le directeur de La Pensée, Michel Dorais, l’administration n’a pas agit de mauvaise foi dans cette affaire. Il explique qu’un appel d’offres pour la construction de la garderie aurait risqué de favoriser un entrepreneur de l’extérieur de la municipalité, dont la taille permet de soumissionner à coût moins élevé. Michel Dorais souligne toutefois que ce n’est pas une raison pour enfreindre la loi, et encore moins pour punir un journal qui le mentionne. Le directeur de La Pensée croit que les nombreuses réactions que la lettre du maire a suscité l’ont fait réfléchir et il considère que ‘pour moi, cette histoire est déjà du passé’.

Avalanche de critiques

Les réactions ont effectivement été nombreuses, spontanées et quasi-exclusivement dirigées contre le maire Jean-Marie Laplante. De nombreux médias, régionaux comme nationaux, se sont saisis de l’affaire, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec est intervenue auprès du maire et de nombreux lecteurs ont manifesté leur sympathie à l’égard de l’équipe de La Pensée et de son travail. Une réaction est particulièrement digne de mention, celle du chroniqueur de La Voix de L’Est, Michel Laliberté. Le maire Laplante est traité de ‘petit despote’ et comparé à Maurice Duplessis. C’est à se demander si le maire de Roxton Falls souhaitera toujours redirigé ses dépenses publicitaires vers un média beaucoup plus dur avec lui que ne l’a été La Pensée de Bagot. Patrick Lagacé en parle aussi de façon éloquente dans son blogue.

Politique municipale et journalisme: un débat encore à faire

Michel Dorais dit se réjouir d’une certaine façon que cette histoire soit arrivée et qu’elle ait fait le tour du Québec. ‘Des situations d’intimidation se produisent chaque semaine dans les médias régionaux. La plupart du temps il s’agit de menaces financières liées à la publicité. Le maire Laplante est toutefois le seul qui ait écrit ces menaces.’ Selon Michel Dorais le débat reste à faire sur le journalisme municipal en région et les pressions dont sont victimes ses artisans. Reflet de Société a d’ailleurs abordé la question dans une série de textes sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec que vous pouvez consulter ici. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a pour sa part profité de cet incident afin d’annoncer la création d’un comité chargé de répertorier et d’analyser les cas d’abus liés au journalisme municipal. Des modifications légales et réglementaires pourraient éventuellement être proposées.

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