Construction d’une école au Burkina Faso

Bénévolat en Afrique

Une réussite totale pour Sonia Roussy

En 2012, nous vous avons présenté l’implication bénévole de Sonia Roussy au Burkina Faso. Nous avions créé une boutique pour soutenir le projet. Sonia nous donne des nouvelles du projet.

Raymond Viger. Dossier International, Bénévolat, Éducation

burkina faso afrique bénévolat bénévoleJe suis très contente de vous écrire aujourd’hui pour vous annoncer que la construction de l’école est terminée. Gonsin aura enfin une école qui répondra à toutes les normes gouvernementales en terme d’infrastructures et de capacité d’accueil. Deux nouveaux professeurs doivent être embauchés à l’automne. L’enseignement sera donc donné à tous les niveaux du primaire simultanément.

burkina-faso-ecole-education-afrique-benevolat-cooperation-internationale-sonia-roussyActuellement il y a 4 professeurs et 198 élèves sont inscrits (comparativement à environ 150 en 2011). Le directeur de l’école prévoit que ce nombre augmentera à 240 lors de la rentrée d’octobre 2013. Le fait que l’école soit maintenant un bâtiment en dur a fait augmenter les inscriptions.

En plus de donner l’accès à l’éducation à un plus grand nombre d’enfants, l’école est un lieu de rencontre de toute la communauté.

Je suis fière de pouvoir dire que cette réalisation s’est concrétisée parce des dizaines d’individus et plusieurs entreprises ont cru qu’ils pouvaient faire une différence et se sont impliqués. Je les remercie de leur confiance.

Félicitations Mme Roussy pour votre implication. Merci à tous ceux qui ont soutenu le projet.

Projet de Sonia Roussy.

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Une école pour le Burkina Faso

Coopération internationale

Un bénévolat passionné

Sonia Roussy, la jeune cinquantaine, dégage une énergie vivifiante qui la fait paraître 15 ans plus jeune. Allumée et engagée, elle est portée par un but qui lui met le sourire aux lèvres: elle aide une communauté du Burkina Faso à se doter de trois classes pour ses jeunes étudiants.

Dominic Desmarais Dossiers Commerce équitable, Bénévolat

burkina faso école éducation afrique bénévolat coopération internationaleSonia est une voyageuse dans l’âme. Après plusieurs séjours touris-tiques à trimballer son sac à dos pour s’émerveiller devant les beau-tés de la terre, elle ressent une insatisfaction. «Quand je revenais, je me disais que je ne me trouvais pas assez proche du monde. Je voulais comprendre leur quotidien, comment ils vivaient.»

Sonia cherche une façon de voyager qui la rapprocherait des gens. En 2009, elle déniche un stage humanitaire pour le Burkina Faso, pays francophone d’Afrique. Avec un petit groupe d’adultes québécois, elle va à la rencontre de villages, d’institutions, de décideurs, de simples paysans. Sonia tombe sous le charme des Burkinabés.

Visite marquante

Son séjour l’emmène à Gonsin, un petit village d’environ 1000 habitants. Son regard est attiré par des piliers de bois et une bâche en plastique qui fait office de toit. La structure n’a pas de murs, le vent et la pluie sont libres d’y faire un tour. C’est l’école du village. «Là-bas, les conditions climatiques ne sont pas reposantes. Pendant plusieurs mois, le vent est très fort et il ramasse la poussière. C’est difficile de respirer et même de voir devant soi! Quand il pleut, impossible d’aller en classe.»

burkina faso école éducation bénévolat afrique coopération internationaleSonia s’entretient avec les villageois qui lui font part des problèmes de la communauté. L’éducation est la priorité. «Il y a 6 ans, les enfants n’allaient pas à l’école. Il n’y avait pas d’enseignants pour leur village.» Les adultes ont demandé l’aide du gouvernement. En 2005, deux enseignants étaient dépêchés à Gonsin. Un troisième s’est rajouté l’an passé. Mais les enfants n’ont toujours pas d’école et manquent plusieurs jours de classe suivant les caprices de dame nature.

Les gens parlent à Sonia de leur désir d’avoir une école, souhait maintes fois exprimé au ministère de l’Éducation. La réponse est toujours non. L’État n’a pas les ressources pour exaucer leur vœu. Sonia se sent concernée. «Souvent, en voyage dans les pays sous-développés, si tu es blanc, les gens pensent que tu es riche. Ils ne te disent pas qu’ils ont besoin d’aide pour un projet, ils disent qu’ils ont besoin de ton argent.»

«À Gonsin, il y avait un comité de parents. Ce sont eux qui sont allés chercher des enseignants. Ils veulent à tout prix éduquer leurs enfants. Mais ils n’ont pas les moyens de construire une école. Ils ne vivent que de l’agriculture. Rares sont ceux qui ont un emploi.»

Le coût de l’école, 30 000$, est astronomique pour eux. Pas pour Sonia. «L’objectif, à mes yeux, n’était pas inaccessible. Et je savais qu’en finalisant le projet, il aurait un impact incroyable pour la communauté. Je leur disais: ce ne sera pas juste une école, ce sera un lieu de rencontre pour tous les gens du village. Ils n’ont rien d’autre!»

Deuxième séjour

bukina faso coopération internationale bénévolat afriqueSonia rentre la tête pleine de questions. À Gonsin, elle n’a pas donné de réponse. Elle a besoin de recul. Un an plus tard, elle y retourne, seule cette fois, pour vérifier si le projet est faisable. «J’avais un contact au Burkina Faso. Il m’a trouvé un maçon et un technicien en architecture. C’était entendu que si je m’embarquais, les villageois donneraient du temps pour la construction. Ils n’ont peut-être pas d’argent ni l’expertise, mais ils ont des bras et de l’énergie. Ce sont eux qui ont creusé la fondation. C’est une grosse job, là-bas. Ça se fait au pic et à la pelle», dit-elle, avouant avoir essayé elle aussi deux petites minutes.

Avant de construire, Sonia prend rendez-vous au ministère de l’Éducation. «On m’a demandé ce que je voulais faire. Ils ne voulaient pas m’empêcher, ils disaient que je venais leur donner un coup de main.»

Sonia y reçoit les plans d’une école typique. Avec le technicien en architecture, qui fera office de contremaître, elle prend connaissance des matériaux qui seront nécessaires pour bâtir les nouvelles classes, des gens qu’il faudra engager et du coût total du projet. La façon burkinabé ne ressemble pas à celle du Québec. «Là-bas, c’est beaucoup plus laborieux. Il n’y a pas de quincaillerie. Tu dois savoir combien de briques tu devras faire fabriquer car il n’y en a pas en stock!»

Levée de fonds

Après 6 semaines à planifier le projet, Sonia rentre au Québec avec la ferme intention de mener à bien la construction. Pour amasser les 30 000$, elle crée l’Association philanthropique pour le Burkina Faso. «Ça donne plus de crédibilité à la campagne de financement. Jusqu’ici, j’ai obtenu 15 000$, surtout d’individus, même si l’association ne peut donner de reçus d’impôt. Je ne connais pas tous les donateurs, ça s’est fait grâce au bouche à oreille à partir de mes connaissances. J’ai été agréablement surprise par cet extraordinaire élan de solidarité.»

L’Association s’est donné comme règle d’utiliser tout l’argent uniquement pour les matériaux, leur transport et les salaires des employés là-bas. «Je prends à ma charge tous les frais d’administration et mes frais de voyage», assure-t-elle.

Début des travaux

Sonia n’attend pas d’avoir 30 000$ pour mettre le projet en branle. Avec la moitié, elle retourne au Burkina Faso. «J’y suis allée au printemps pendant 11 semaines. On a pu construire deux des trois classes prévues. Il n’en reste qu’une, avec le bureau des professeurs, et il y a la finition extérieure à compléter pour éviter que la pluie ne désagrège ce qui a été construit. Pour cette partie, tout dépend de la levée de fonds. J’espère que tout sera terminé en 2012.» Les élèves n’ont pas attendu la fin des travaux pour déménager. Même sans finition, leurs classes sont protégées par des murs et un vrai toit. Ils sont à l’abri des intempéries.

Sur place, Sonia décrit par courriel son périple à tous les donateurs. Une façon de les faire participer. «Ils trouvent ça génial d’avoir des nouvelles en temps réel. Ça leur donne une meilleure idée du projet, de la façon dont leur argent est utilisé. Ils ont fait l’effort de contribuer, c’est juste normal, par respect, de les tenir informés.»

Pour amasser les derniers 15 000$, Sonia songe à une marche commanditée, sans toutefois se fermer à d’autres possibilités. Sonia a une boutique virtuelle pour présenter son projet et des produits de financement tels que t-shirts, cartes de vœux et cotons ouatés à l’effigie du projet Une école, un avenir Idéalement, elle espère y retourner dans un an au plus tard. Et après, Sonia ne sait pas dans quel projet s’impliquer. Mais ce sera encore au Burkina Faso.

«Les Burkinabés, c’est un coup de cœur. Si je fais d’autres projets, se sera là-bas. À 10 kilomètres de Gonsin, il y a une ville de 20 000 habitants dont les trois orphelinats sont pleins à craquer.» Sonia, à deux ans de la retraite, prépare sa deuxième vie, l’humanitaire personnel.

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Association philanthropique pour le Burkina Faso

Aide humanitaire: construction d’une école

Le bénévolat de Sonia Roussy

Un but, un rêve: construire une école de trois classes dans une petite communauté au Burkina Faso

Raymond Viger Dossiers Commerce équitable, Bénévolat

burkina2[1]En 2009, Sonia Roussy participe à un stage au Burkina Faso. Elle fait le tour des villages en rencontrant les institutions, les décideurs et surtout les simples paysans.

C’est à Gonsin, petit hameau de 1000 habitants que Sonia Roussy se laisse émouvoir par les conditions d’éducation. Leur école est constituée d’une bâche en plastique retenue par des piliers de bois à travers lesquels le vent et la pluie ont fait leur territoire.

De retour au Québec, elle fonde l’Association philanthropique pour le Burkina Faso.

burkina[1]Depuis, Sonia Roussy se donne à fond pour réunir les 30,000$ nécessaires pour la construction d’une école. Avec les 15,000$ issus de dons de particuliers, la phase I du projet est maintenant complétée: deux classes qui permettront aux enfants d’accéder à leurs rêves.

Pour la phase II, Sonia Roussy doit maintenant réunir 15,000$ pour terminer complètement l’école de Gonsin au Burkina Faso.

burkina3[1]Encouragez Sonia Roussy dans son implication bénévole au Burkina Faso en portant fièrement les couleurs de son projet au moyen du T-Shirt, coton ouaté, cartes de vœux ou de l’affiche.

Vous pouvez aussi faire un don pour son projet. En faisant votre don, mentionner que c’est pour soutenir la construction d’une école au Burkina Faso. Aucun frais d’administration ou de marketing ne sont prélevés. 100% de votre don ira au projet de Sonia Roussy pour la construction d’une école au Burkina Faso.

L’Association philanthropique Burkina Faso n’ayant pas de numéro de charité AUCUN reçu de charité ne pourra être émis.

Autres textes sur le Burkina Faso et l’Afrique

Photos école construite Siberi Yelkouny. École avant construction Sonia Roussy.

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De Jonquière au Burkina Faso

Échanges internationaux

Les aventures de jonquièrois en Afrique

Huit étudiants du cégep de Jonquière ont effectué un stage de cinq semaines au Burkina Faso, en Afrique.

Dominic Desmarais Dossier International

burkina-faso-afrique-echanges-internationaux-aide-humanitaireLe but du stage: composer un recueil dans lequel seraient compilés les besoins des Burkinabés. À l’aide de cet outil, les stagiaires des années suivantes sauront quels projets développer. L’idée est simple. Encore fallait-il y penser. Plutôt que d’imposer leurs idées toutes canadiennes, ces jeunes jonquièrois s’intéressent aux demandes des habitants.

«Il y a tellement de monde qui y vont et se disent on va faire ci, on va faire ça, raconte Anne-Julie, l’une des stagiaires. Des Belges ont installé un centre de tri pour les déchets comme on en a ici. Mais, dès qu’ils sont partis, le terrain a été abandonné», raille-t-elle. De bonnes intentions, si elles ne correspondent pas avec la mentalité du pays, ne survivront pas.

Le recueil a finalement pris le bord. Censés travailler de concert avec Aide à l’enfance Canada (AEC), les étudiants ont appris, une fois sur place, que l’organisme déclinait tout partenariat. «En principe, on devait développer quelque chose avec eux. On a pas eu d’explications. Mais on a dû construire nos propres contacts», explique Louis Pilote, enseignant accompagnateur. Un défi stimulant, pour ce professeur qui prêche l’autonomie de ses élèves qui, eux, ne l’ont pas trouvé drôle. «On s’est trouvé des projets. On a regardé dans la ville avec qui on pouvait travailler», lâche Christine, qui semble depuis revenue sur terre. «Mais, ç’a été long avant d’en trouver… 2 semaines», renchérit Marie-Pierre. Près de 15 jours à ne savoir que faire, à jouer au touriste, à écouter la télé. Le temps est long, quand on vient pour une raison précise. Surtout dans un pays éloigné de notre façon de vivre.

De nouveaux stages

Finalement, le groupe d’étudiants s’est divisé en 3 stages. Un avec des associations environnementales, un autre dans une école primaire et le dernier avec un organisme de femmes.

Christine, Yanira et Marie-Pierre se sont intégrées à l’école. Avec des élèves de 6ème année, elles ont parlé des droits de l’enfance. «On a pris une semaine pour se préparer. Ce qu’on allait dire, quels projets on allait monter. On a fait des jeux avec eux», raconte Marie-Pierre, plutôt réservée jusque là. Elles ont discuté environnement, éducation, logement et droits de l’enfant adapté à l’Afrique. «Leur professeur a dû expliquer aux élèves ce qu’est la pollution. Ils sont capables de dessiner un environnement sain, mais ils sont incapables de le mettre en application», rajoute Christine, l’aînée des stagiaires, qui a 20 ans.

Le dessin comme moyen de communication

Pour faire passer l’apprentissage, les stagiaires ont fait dessiner les enfants à même les murs de l’école sur les thèmes expliqués. «Avec les dessins, on a donné des prix. Des sacs d’école, des cahiers, des étuis à crayons. Ce qu’ils voulaient, finalement, explique Christine. En même temps, c’est valorisant pour les enfants. Ils signent en bas. Ils emmènent leurs parents, regarde maman, c’est mon dessin!»

L’idée du recueil à la poubelle, les stagiaires apportent tout de même un projet pour la prochaine cuvée de Jonquière. Un Rendez-vous stratégique visant à rassembler les acteurs sociaux et économiques. Sur place, la délégation québécoise s’est rendue compte que les associations ne se parlaient pas. Ou ne se connaissaient tout simplement pas. «Le Rendez-vous stratégique, c’est pour fédérer tout le monde. Nous, on a l’expertise pour les coopératives. Même chose en économie sociale. L’économie d’État ne fera rien. Les entreprises privées ont des intérêts de capital», affirme M. Pilote, dont c’était le dernier accompagnement en tant que professeur. À la retraite à la fin de l’année scolaire, il fait des pieds et des mains en vue de retourner l’année prochaine au Burkina Faso et mettre sur pied le fameux Rendez-vous.

Un pays étranger, pour mieux se connaître

Le stage semble avoir changé ses participants. Ce qui est le but, aux dires de M. Pilote. «À partir du stage, ils n’ont plus la même vision. C’est ce qui nous intéresse. S’adapter à l’Afrique, quand on passe au travers, on revient avec une capacité de voir le monde différemment. Ça oriente de façon prépondérante les études universitaires qui suivent», dit-il dans un élan passionné.

Les stagiaires lui donnent raison. «On a tous changé notre plan de carrière, là-bas. Sauf Christine, s’amuse Anne-Julie. Je sais plus ce que je veux. Je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin d’un travail qui m’assure d’une sécurité financière. Je vais faire ce que j’aime. Et tant pis pour le salaire!» Anne-Julie pensait devenir enseignante. C’est vers l’histoire qu’elle débutera ses études universitaires. Chez les autres, le travail social a la cote.

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Découvrir le Burkina Faso

Ouagadougou, Burkina Faso

Cirque du monde: L’art de s’impliquer

J’ai participé à un stage d’initiation à la solidarité internationale avec Jeunesse du Monde à Ouagadougou, au Burkina Faso. L’objectif du stage est de créer des liens avec les gens, découvrir le pays et partager nos connaissances.

Karine Cloutier  Dossier International, Communautaire

Nous sommes sept Québécois à vivre l’expérience ici. Personnellement, je fais mon stage avec le Cirque du Monde, qui vise la réinsertion sociale des jeunes par les arts du cirque.

Dès mon arrivée, j’ai constaté les nombreuses différences entre le Canada et le Burkina Faso. Tout est différent! Et il nous faut tout simplement l’accepter. Les règles de la circulation, l’organisation du quotidien, la relation au temps, les relations hommes-femmes. Tout quoi!

Accueil au Burkina Faso

Les gens sont très accueillants et souriants. La joie de vivre est présente partout. Les enfants courent en criant «nassara» (la blanche) et nous envoient la main, tout sourire! Je me sens parfois comme une duchesse de carnaval. J’envoie la main et je souris à mon tour, tellement que j’en ai mal aux muscles faciaux.

Ici, impossible de se cacher et de passer inaperçue. Je suis en minorité. Il faut assumer cette différence. La couleur de ma peau correspond à la richesse, pour certaines personnes. Le sourire et le respect pour l’étranger sont toujours présents.

La chaleur au Burkina Faso

La chaleur et la poussière rouge-brunâtre sont constamment présentes dans le quotidien. Les contrastes de richesses sont gigantesques. Je sais que je ne suis pas venue ici pour changer le Burkina Faso, ni l’Afrique et encore moins le monde. En 2 mois 1/2, c’est beaucoup plus sur le plan personnel que le changement se passe.

J’évolue en partageant mon quotidien avec les enfants, les hommes et les femmes burkinabés. Venir ici et vouloir changer le monde, c’est être inconscient de leur réalité. Même avec une baguette hyper puissante, le meilleur magicien du monde ne pourrait y arriver.

Être enraciné au Burkina Faso

Ce que je découvre depuis mon arrivée, c’est un coin du monde où les habitants y sont très enracinés. Tout part de la terre. Ça fait un immense bien de se recentrer et de se refaire des racines. C’est la force de vivre le moment présent qui fait ça. Le sens du sacré, la valeur accordée à la famille et le plaisir de vivre malgré les difficultés financières. L’importance de l’accueil et du partage. Nous sommes toujours invités à nous joindre au repas, même si notre interlocuteur n’a qu’un simple bol de «banga» pour passer la journée. Il se fait un honneur de le partager avec nous.

Bien entendu, je découvre une mini parcelle de cette terre d’accueil. Mon expérience, jusqu’à présent, me bouleverse et m’enrichit en tant qu’humain. J’oserais dire que pour devenir meilleur, chacun d’entre nous devrait vivre un stage au Burkina Faso ou ailleurs dans le monde. Simplement pour constater, pour prendre conscience et pour se repositionner dans sa propre vie par la suite.

Je crois que le Burkina Faso, dont le nom signifie «pays des hommes intègres» m’apprendra beaucoup. Humblement, il ne me restera qu’à mettre tout ça dans mes bagages et rentrer à Montréal. Mais surtout de «laisser le temps au temps».

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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Quoi faire et quoi voir ce week-end

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Léa Clermont-Dion vernissage Internet photos du Burkina Faso

Semaine de développement international

Raymond Viger   Dossiers Culture, International

La journaliste Léa Clermont-Dion estbien connue pour son engagement en faveur des jeunes, des filles en particulier. Étudiante en droit international, photographe, journaliste, chroniqueuse radio (Première Chaîne, CIBL et CISM) et co-initiatrice de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, à 20 ans, Léa Clermont-Dion a une feuille de route bien remplie.

Communicatrice et engagée, Léa Clermont-Dion a profité d’un stage Québec sans frontières de la division jeunesse d’Oxfam-Québec, le CLUB 2/3, en communication radio, pour faire un reportage-photo sur les habitants du Burkina Faso. À l’encontre de certaines publications occidentales nous donnant une vision réduite du continent africain, Banfora en 30 visages se démarque par son approche esthétique, formelle et analytique.

Dans le cadre de la semaine de développement international qui se tiendra du 6 au 12 février prochain, l’exposition photo de Léa Clermont-Dion Banfora en 30 visages pose un regard personnel et sensible sur le peuple du Burkina Faso. L’exposition photo est maintenant en ligne.

Festival international du Court Métrage

Pour les internautes français, un petit rappel sur le Festival international du Court Métrage qui a déjà ouvert ses portes. L’équipe des Voix du Panda et le journaliste Patrick Juan sont sur place pour nous faire parvenir quelques exclusivités.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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