Commerce équitable et certification du café

Le Symbole des petits producteurs

Boire son café équitablement

Dans l’atelier d’un torréfacteur de Montréal, des sacs de café sont entreposés avec y figurant dessus un étrange logo. Un logo qui a clairement une influence latino-américaine. Et pour cause, il représente la première organisation de commerce équitable regroupée et dirigée par des petits producteurs. Son nom est le Symbole des petits producteurs (SPP), en voici son histoire.

Delphine Caubet dossier Commerce équitable

commerce équitable café petits producteurs certificationJames Solkin est le directeur du développement des affaires du torréfacteur Santropol à Montréal. L’homme est un vieux routier du commerce équitable. En 2010, alors qu’il est invité à Bruxelles par Fairtrade International (célèbre certification de commerce équitable), il fait la rencontre de producteurs sud-américains qui s’apprêtent à lancer leur propre certification.

Regroupement des petits

La particularité? Elle est réservée aux petits producteurs avec des prix minimums supérieurs aux autres. Et leurs produits sont majoritairement certifiés biologiques. James est enchanté d’une telle initiative, pour la première fois, le pouvoir reviendrait aux petits producteurs. Ils ne sont plus dépendants des décisions d’une maison-mère située quelque part à l’étranger.

Le Santropol fera partie des premiers torréfacteurs et importateurs à soutenir cette nouvelle organisation. Encore aujourd’hui, James est un intime du SPP qu’il aide à promouvoir et faire grandir.
Le mode de fonctionnement du SPP se veut démocratique. Les fermes familiales d’une même région se regroupent en coopérative et ensemble elles achètent équipement, engrais, etc. L’union fait la force comme dit le proverbe. Et pour les coopératives les mieux installées, elles peuvent agir en caisses populaires, «ou banques alternatives» explique James et devenir un acteur de changements dans la région.

Difficultés des producteurs

Au Québec ou au Guatemala, une problématique est récurrente: la difficulté des petits producteurs à trouver des acheteurs et à leur imposer leurs conditions. Situation aggravée pour les fermiers du Sud.

Monika Firl, directrice des projets de Coopérative Coffee (coopérative de 23 petits torréfacteurs canadiens et américains) explique que par le passé, les transactions équitables se faisaient essentiellement avec de grands producteurs qui avaient l’avantage de leur taille pour négocier. «Les acheteurs préféraient travailler avec un producteur capable de fournir la quantité dont ils avaient besoin», explique Monika. Mais en laissant de côté les petits qui subissaient davantage le marché.

Pour elle, travailler avec le SPP est une question de philosophie, mais aussi de qualité de produits. «Une structure comme le SPP organise les petits producteurs. Il y a du bon et mauvais grain chez tous. Mais les petits producteurs ont l’avantage de la production. Ils peuvent donner une attention particulière à chaque grain.»

Vision d’un membreCafé-SPP---Yema

Carlos Reynoso travaille pour la coopérative de café Manos Campesinas au Guatemala, une des premières à rejoindre le SPP. Ils regroupent 1200 producteurs et depuis 2012, ils n’ont gardé que cette certification «parce que les prix de vente sont les meilleurs et les coûts pour y adhérer les plus faibles», dit Carlos.

Il explique: «Le SPP aide à avoir une visibilité. C’est une manière de montrer que les petits producteurs ont la capacité d’avoir leur propre processus de certification sans dépendre d’outsiders. En même temps, les producteurs doivent faire des concessions pour atteindre le niveau de qualité.»

Grâce au poids que développent les coopératives, elles peuvent avoir «une incidence sur les politiques en faveur des petits producteurs», dit Carlos. À Manos Campesinas, ils ont développé un programme de crédit à taux faible, une cafétéria où les enfants des producteurs travaillent, mais aussi des bourses d’études.

Monika Firl, plus terre à terre, temporise : «Ils sont dans un milieu sauvage. Ils ne vont pas tous aller à l’université du jour au lendemain.» Mais grâce à ces augmentations de prix, Carlos explique que les coopératives peuvent améliorer les routes, l’eau, l’électricité et d’autres bénéfices grandement utiles à la société.

Consommer autrement

Dans le milieu du commerce équitable, le Symbole des petits producteurs a bonne réputation. Dana Geffner, directrice de Fair Word Project (organisme indépendant qui vise la protection du terme commerce équitable pour le consommateur) considère le SPP comme crédible. «Ils aident à développer un nouveau système, dit-elle. C’est une certification extrêmement importante pour ceux d’entre nous qui se battent pour la reconnaissance des petits producteurs. Nous pensons qu’ils sont la colonne vertébrale d’un système alimentaire soutenable qui place les individus en avant.»

Jerónimo Pruijn est le directeur général du SPP: «Il est urgent que les consommateurs, les compagnies et les gouvernements soutiennent les petits producteurs qui s’organisent. Et non les grands qui ont souvent des impacts sociaux et environnementaux négatifs. Ils repoussent la prise en main et l’autodétermination des petits producteurs.»

Autres certifications

Reflet de Société a contacté plusieurs autres certifications de commerce équitable pour avoir un point de vue plus critique sur le SPP. Aucun d’eux n’a souhaité répondre à nos questions à ce jour. Selon Monika, les autres certifications ont peur qu’il y ait une saturation de produits équitables sur le marché. Sans parler de la baisse de confiance des consommateurs blasés de toutes ces certifications supposément écologiques ou équitables.

Du côté du SPP, Jerónimo voit généralement les autres certifications comme une bonne chose tant qu’elles aident à tirer à la hausse les pratiques du marché. Leur inquiétude est qu’elles ne distinguent pas les grands joueurs des petits.

À Montréal, James conclut qu’il aime «la poésie de la gouvernance du SPP parce qu’elle stimule la fierté et l’autodétermination des producteurs. C’est un genre de Révolution tranquille. Un système ne va pas sauver la planète, mais il faut avoir les outils pour contrer les abus et injustices, et le commerce équitable est un de ces outils. Le SPP vient de la base.»

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Billet n 4 de Marie Sophie en direct du Viet Nam

Billet n°4 de Marie-Sophie en direct du Viêt-Nam

Salut tout le monde!

Désolée pour mes nouvelles tardives, c’est qu’il y a de petites complications en ce moment! Et oui, malheureusement, un membre du groupe est tombé malade et nous avons dû l’hospitaliser! Heureusement, nous avons eu le contact d’un médecin qui parle français dans la ville où nous étions et il a su très bien prendre soin de lui! Toutefois il a fallu user de stratégies dont celle de la course aux mimes pour se faire comprendre des infirmières… Comment mime-t-on pénicilline? Tout de  même, on a eu le droit à une chambre personnelle climatisée (en fait c’est l’endroit où les infirmières repassent leurs vêtements, sans blague), un petit balcon, du personnel sympathique et même de la soupe PHO comme repas… on est loin du jello (il faut savoir manier les baguettes par contre)! Nous avons beaucoup de choses a raconter sur cette fameuse histoire, bien des rires, mais aussi des larmes… Elle sortira dès demain en forme, ou presque!

Petit billet sur mon expérience dans un hôpital vietnamien à suivre….

Toutefois, avant d’arriver à l’hôpital de Nha Trang notre groupe a vécu des expériences incroyables, en voici un résumé! 

motorbickeSamedi le 23 mai -Dalat-

8h30 du matin, huit motocyclettes ainsi que leurs conducteurs nous attendent en avant de notre hôtel! Il y a maintenant 10 jours que nous voyons des centaines de deux roues sillonner les villes du Viêt-Nam. C’est enfin aujourd’hui que nous aurons la chance de vivre une expérience au grand air! Visite des champs de café, de fruits, de légumes et de thé ainsi qu’une serre de fleurs et de champignons. Visite d’une usine de fabrication de soie, du quartier colonial de Dalat et d’une maison étrange portant le nom de crazy house. Nous avons aussi visité deux temples bouddhistes et une chute INCROYABLE! Je ne vous parle pas de la vue que nous avions, quand la tête dans le vent, nous voyons s’ouvrir sur nous les paysages inoubliables des montagnes du Viêt-nam! Bien que le soleil nous ait sourit pour la grande majorité de la journée, petite ruellec’est sous une pluie torrentielle que nous avons terminé notre promenade en motocyclette. Heureusement que les conducteurs avaient prévus des ponchos! Rectification, des sacs ziploc géants! Protection précaire, mais rire garanti!

Dimanche le 24 mai -Dalat-

Ha les distances vietnamiennes! Le personnel de l’hôtel nous avait pourtant promis qu’il nous fallait 4 heures pour arriver à Nha Trang…. Ce sont prés de 7h qu’il nous a fallu! Nous étions attendu à Jungle beach, une plage éloignée de la ville qui offre tout simplement un petit paradis sur terre. C’est un Québécois de naissance qui en est l’hôte et le créateur! Il est un de nos sujets de reportages, je ne vous en dis pas plus, vous n’aurez qua lire le magazine! Toutefois, je peux vous dire que nous avons mange comme des rois et que la plage est sans aucun doute la plus belle que j’ai vu de toute ma vie! Le mot paradis a du être inventé pour décrire cet endroit! Un mélange de jungle, d’eau turquoise, de ciel azure et de sable blanc… saigon Apres le souper nous nous sommes retrouvé autour d’un feu avant d’aller nous reposer dans nos huttes (ce n’est pas une image, c’est la vérité). Comme toute bonne hutte certains d’entres-nous ont dû vaincre leur peur des insectes, parce que nous n’étions pas seuls dans ce paradis perdu!

Lundi le 25 mai

Détente-volleyball-detente-plage-détente-ping pong-détente…. Il fallait bien en profiter!

Toutefois l’état d’une de nos journalistes allait de mal en pire, notre groupe s’est donc divisé et je suis partie en direction de Nha Trang pour rencontrer le docteur Son, vous savez celui qui parle français… et l’histoire continue…

Prochaines destinations, Hoi An et Hue!

Marie-Sophie

Billet no 1: Première nouvelle des stagiaires en journalisme international

Billet no 2: Ho Chi Ming Ville

Billet n°3: Berceau du colonialisme français au Vietnam

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
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