Face à face Québec 2014

Stérilité du débat politique

La politique, l’opium du peuple?

Raymond Viger. Dossier Politique

Le face à face des quatre politiciens majeurs vient de terminer. Pendant deux heures, Pauline Marois, Philippe Couillard, François Legault et Françoise David se sont affrontés. Pierre Bruneau a tenté d’animer et de contrôler le débat.

La grande question qui se pose après une telle soirée d’échange:

La démocratie est-elle bien servie avec de tels débats?

Quatre politiciens qui se lancent des couteaux, qui essayent de descendre son voisin, qui essayent de montrer qu’ils sont les seuls à détenir LA vérité. Est-ce cela que nous voulons élire comme gouvernement? Des politiciens qui ne sont pas capables de travailler ensemble pour servir les citoyens.

Une telle soirée ne réussi malheureusement pas à me réconcilier avec la politique. Il y a 125 circonscriptions électorales à travers le Québec. Un gouvernement majoritaire doit faire élire un minimum de 63 sièges. Le gouvernement péquiste a reçu en 2012 un mandat minoritaire avec 54 sièges. C’est donc dire que ce gouvernement doit travailler avec 71 autres politiciens d’allégeances diverses et autres que celle du gouvernement.

Tant que les politiciens ne nous démontreront pas leur capacité de travailler ensemble, en harmonie et d’arrêter de se garocher de la boue, pourrons-nous les considérer crédibles dans leur rôle de gestionnaire du Québec?

Manon pèse sur le bouton

Compte tenu des débordements des politiciens qui n’étaient pas tout à fait à l’écoute de l’animateur Pierre Bruneau, celui-ci aurait mérité d’avoir un bouton pour fermer le micro des politiciens qui abusent des droits de parole.

Autres textes sur Politique

Pour ceux qui trouvent qu’il y a trop de chicanes inutiles en politique, et qui seraient découragé par la vie politique du Québec, je vous laisse les informations sur un roman humoristique et de croissance personnelle. L’Amour en 3 Dimensions… Ha si les partis politiques pouvaient faire autant au lieu de se lancer de la boue!

L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3 D (anglais).

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

François Legault, l’éducation et les Cégeps

Une maudite belle place pour apprendre à fumer de la drogue

Les préjugés de François Legault

Un texte publié initialement en octobre 2011. Je le retrouve par hasard. Je n’ai pu m’empêcher de vous le partager. 

François Legault, le cofondateur de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), n’y va pas de main morte. Les Cégeps ne seraient qu’un lieu de décrochage servant à fumer de la drogue.

Raymond Viger Dossiers ToxicomanieAlcool et drogueÉducationPolitique

françois-legault-coalition-avenir-quebec-caq-politiqueUne maudite belle légende urbaine pour un politicien qui veut réformer le système politique et amener un changement social!

Le Cégep a été pour moi une période où j’ai raccroché après un décrochage de 2 ans. Je faisais 3 diplômes d’études collégiales en même temps, je travaillais à plein temps et je m’occupais de ma mère, orpheline et divorcée, qui avait le cancer. Quand François Legault nous dit que le Cégep n’est qu’un lieu pour décrocher et fumer de la drogue, je me demande s’il en fume encore!

Fermer les universités?

Si on suit le raisonnement de François Legault et qu’on ferme les Cégeps parce qu’on y décroche et qu’on fume de la drogue, on devrait aussi fermer les universités. Parce que dans les universités il y a un certain nombre d’étudiants qui s’y inscrivent et font 2 ou 3 bac faciles et inutiles en ne faisant que le minimum de cours pour être sur les prêts et bourses et éviter de se retrouver sur le marché du travail.

Les politiciens en prison?

Toujours en se basant sur les jugements de François Legault, on devrait mettre tous les politiciens en prison. Parce qu’un certain nombre ont de mauvaises fréquentations, achètent leurs élections, reçoivent des pots de vin…

Un bon politicien ne peut pas avoir de jugements sociaux. Il ne peut généraliser et tout mettre dans le même bain.

Les bananes de François Legault

Je ne connaissais pas vraiment François Legault avant de lire ce qu’il pense des Cégeps. S’il veut m’épater et me rallier à sa cause, il devrait changer son discours social.

Désolé M. Legault, vous venez de glisser sur votre première pelure de bananes.

Autres textes sur Politique

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Un curieux tournant politique au Québec

Élections Québec 2012

Un curieux tournant politique au Québec

Normand Charest – chronique Valeurs de société dossier Politique

Le 4 septembre 2012, les citoyens ont élu un Parti québécois (PQ) très minoritaire, mais aussi la première femme en tant que premier ministre du Québec, ce dont on peut tous se réjouir.

L’espoir d’une nouvelle attitude politique ?

Cela pourrait changer l’habituelle bataille de coqs que représente la vie parlementaire, à plusieurs égards. Du moins, nous le souhaitons.

En effet, en tant que femme, Mme Marois souhaite montrer l’exemple d’une gestion féminine plus basée sur la collaboration et la recherche de consensus. Son attitude, posée et calme, lorsqu’elle s’adressait à ses partisans, le soir de la victoire (même après l’attentat qui la visait), est rassurante.

Mme Françoise David, de Québec solidaire (QS), élue pour la première fois, offre aussi une attitude remarquablement paisible et conciliante.

De son côté, M. Legault, de la Coalition Avenir Québec (CAQ), s’est engagé à agir de manière respectueuse, lors des débats à l’Assemblée nationale. Il a été le premier à s’engager sur ce point.

Des engagements politiques

Tous ces engagements envers une action politique paisible et positive font plaisir à voir. Et, sans rêver outre mesure, nous voulons bien les croire et les appuyer. Car il est temps que nous sortions du cynisme, qui a trop longtemps régné.

Ce que nous souhaitons, c’est que les élus puissent enfin consacrer toutes leurs énergies à la mission que leur a confiée les citoyens. Celle de travailler à l’amélioration de notre société, qui en a bien besoin, à tous points de vue.

Les enjeux de société sont nombreux, tout comme les dossiers prioritaires, nous le savons tous. Des questions urgentes attendent des réponses du côté de l’environnement, de la santé, de l’éducation et ainsi de suite. Et la recherche de solutions se perd souvent, comme l’eau dans le sable : d’abord dans les débats partisans, et ensuite dans la bureaucratie.

Nous sommes tous politiquement responsables

C’est pourquoi ce travail ne doit pas se limiter aux politiciens. Les citoyens ne doivent pas s’attendre à ce que ceux-ci trouvent des solutions magiques à tous leurs problèmes. Ils doivent d’abord y travailler eux-mêmes de diverses manières. Par exemple, par des actions communautaires.

Mais cela commence par le travail sur soi, qui se reflète ensuite dans notre entourage : notre famille, nos proches, nos voisins et ainsi de suite. Car notre santé intérieure influencera nos choix, choix de consommation et de mode de vie, par exemple.

La vraie liberté

Des individus éveillés ne suivront pas aveuglément les courants qu’on leur propose, autant dans la mode que dans la façon de penser. On ne pourra plus les manipuler si facilement, comme s’il s’agissait de marionnettes. C’est pourquoi le travail sur les valeurs de société commence par le travail sur soi, et sur les valeurs auxquelles on choisit librement d’adhérer.

Et voilà la vraie liberté fondamentale, que personne ne peut nous enlever, quels que soient nos choix politiques : la liberté intérieure.

Autres textes sur Politique

Abonnement au magazine Reflet de Société

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Les partis politiques et les réseaux sociaux

Twitter et Facebook

Quand les politiciens font semblant d’écouter

La semaine dernière j’ai fait un test sur les réseaux sociaux avec nos politiciens. Les politiciens ont coulé le test des réseaux sociaux!

Raymond Viger Dossier Politique, Internet

C’est la mode des réseaux sociaux. Tout le monde s’y retrouve. Ça fait cool. On tente d’aller chercher un nouveau public. D’être plus proche du peuple…

Les politiciens ont-ils réussi leurs entrées dans le monde des réseaux sociaux?

Pour en avoir le coeur net, j’ai fait un petit test. Lundi le 6 août à 19:00 heures, je publie une question à débattre sur les plusieurs comptes Facebook et Twitter de nos politiciens. Je fais un lien sur un billet où je débat cette question et où je propose l’abolition des partis politiques.

Est-ce que les partis politiques sont antidémocratiques?

Facebook

Pour Facebook, j’ai publié la question sur les comptes de Léo Bureau Blouin, Pauline Marois, Françoise David et Amir Kadir. Contrairement aux autres politiciens, Jean Charest a une page Facebook mais il est impossible d’y publier un commentaire. J’ai donc été obligé de mettre un commentaire à la suite d’une de ces publications.

Twitter

Pour Twitter j’ai lancé un message direct à François Legault, Christine St-Pierre et Denis Coderre.

Aucune réponse de ces politiciens. Sur Twitter, un de mes amis m’a répondu à partir du message laissé à Denis Coderre. À partir de la page FaceBook de Léo Bureau-Blouin, 2 internautes ont fait quelques échanges avec moi.

L’actualité et les blogues de politiciens

Vivant l’indifférence totale des politiciens sur Facebook et Twitter, L’actualité offre 4 blogues de politiciens. Un blogueur par parti politique. Le 9 août à 6:00 heures du matin, je tente ma chance de ce côté. Je laisse mon commentaire aux 4 politiciens: Alain Paquet pour le parti Libéral, Jean-François Lisée pour le Parti Québécois, Mario Asselin pour la CAQ et Andrés Fontecilla pour Québec Solidaire.

L’actualité, jouant de prudence, mes 4 commentaires à ces politiciens se retrouvent en attente dans le système de modération. Le lendemain, mes commentaires se retrouvent à la poubelle des politiciens sauf celle d’Alain Paquet.

Si on fait une synthèse du début de la carrière de blogueurs-politiciens, avec son seul texte de présentation, Andrés Fontecilla de Québec Solidaire n’avaient reçu aucun commentaire en 4 jours.

Alain Paquet du Parti Libéral avec 2 billets n’avaient aucun commentaire, sauf le mien qui est demeuré en modération plus longtemps que pour les autres blogueurs. Malgré tout, comme pour les autres blogueurs, au lieu d’engager le débat, j’ai été mis à la poubelle.

Mario Asselin a mis en ligne 3 billets. Il a reçu 8 commentaires mais il n’est intervenu qu’une seule fois.

Dans le cas de Jean-François Lisée, il a publié 9 billets sur son blogue qui ont générés 131 commentaires. Mais Jean-François Lisée n’est jamais intervenu. Il émet, mais écoute-il? Veut-il vraiment débattre?

Ces 4 politiciens sont-ils de vrais blogueurs?

Ici, pour éviter le conflit d’intérêt, je n’utiliserais pas ma définition d’un blogueur que j’ai publiée dans mon livre, mais plutôt celle que Mario Asselin (le même qui vient de faire le saut en politique) nous a livrée en 2007 en répondant à un mandat de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ):

Le blogue est un outil de conversation, pas seulement une présence Internet. C’est une communauté que l’on tisse, un réseau avec lequel on accepte d’interagir. C’est l’échange avec les lecteurs, le référencement à ce qui se dit ou se fait ailleurs sur le web, et la participation à d’autres blogues qui distingue le blogueur et sa blogosphère des simples pages personnelles. Le carnetier offre un point de départ pour la réflexion à ses lecteurs et un réseau qui leur permettra d’enrichir cette réflexion, à laquelle il participe dans les commentaires. Toujours, on a conscience de la présence des autres, que l’on guidera vers d’autres choses tout en les invitant à enrichir notre propre expérience virtuelle.

Je n’émettrais pas de commentaires sur cette question. Je vous laisse tirer vos propres conclusions.

Est-ce que j’ai aimé cette expérience?

Même si les politiciens sont demeurés muets pendant toute cette expérience, j’ai eu l’occasion d’avoir 46 commentaires avec 11 internautes différents.

Des internautes qui, au lieu d’échanger avec les propriétaires des pages Facebook ou Twitter ont commencé à échanger avec moi. Une moyenne d’un peu plus de 4 commentaires par internautes.

Pour la majorité, de nouveaux internautes qui ne me connaissaient pas. Nous avons eu un débat sur les positions que j’ai présentées. Nous avons tous enrichis notre réflexion. Qui sait, peut-être que certains m’adopteront et resteront fidèles à mon blogue.

Cette expérience aura généré un trafic supplémentaire sur mon blogue.

En commentant ainsi avec des internautes sur des pages Facebook et Twitter des autres, j’ai l’impression de leur voler du trafic, de faire leur travail de blogueur et d’établir une relation avec leurs internautes. Mais puisque les politiciens n’ont pas encore compris comment se vivent les relations dans les réseaux sociaux, il faut bien que quelqu’un habite le cyberespace qu’ils n’ont pas encore occupé.

Contrairement à notre société, la blogosphère est démocratique. Tout le monde peut y prendre sa place et s’exprimer. Mais ici on parle de démocratie. Un mot que certains politiciens n’ont peut-être pas encore bien développé.

Lien vers la définition d’un vrai blogueur de Mario Asselin.

Lien vers les blogues des politiciens sur le site de L’actualité.

Autres textes sur Politique

L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Throll qui commente votre blog ?

guide-referencer-blog-referencement-naturel-livre Maintenant disponible, le livre Référencer son blogue, un mot à la fois. Un livre sur l’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé.

Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

Le guide est accessible à tous et facile d’utilisation. Il est une bonne référence autant pour la personne qui veut débuter un blogue que celle qui travaille pour un média et qui veut augmenter son trafic et son rendement.

Pour commander le livre, par Internet aux Éditions TNT, par téléphone au (514) 256-9000 au coût de 9,95$ ou encore pour les dates des prochaines formations.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Pour qui voter? Comment voter?

Élections provinciales 2012

Voter pour le moins pire?

Certains ont décroché et n’iront pas voter. D’autres votent contre un parti ou son chef. Une partie de la population demeurent perplexes. Un parti ou l’autre, est-ce que ça va changer quelque chose?

Raymond Viger Dossier Politique

Le taux de participation aux élections provinciales de 2008 était de 57%, le plus bas depuis les 70 dernères années soit en 1927! Il faut cependant savoir que depuis la naissance du Canada et la création de la Confédération, de 1867 à 1927, la moyenne du taux de participation aux élections provinciales était de 50%. Jamais dans les 70 dernières années, le taux de participation aux élections provinciales avaient descendu sous la barre des 70%!

Le taux de participation aux élections provinciales des 5 dernières années est très significatif:

  • pour-qui-voter-comment-voter-election-2012-elections-provinciales81% en 1994
  • 78% en 1998
  • 70% en 2003
  • 71% en 2007
  • 57% en 2008

Comme le dit si bien certains annonceurs de Radio-Canada

Si la tendance se maintient… en 2028, plus personne n’ira voter!

Il est décevant d’assister à ce décrochage des électeurs aux élections provinciales. Mais c’est très compréhensibles.

Comment voter aux élections provinciales?

Laisser au parti au pouvoir le droit de déterminer quand les élections auront lieu est machiavélique et antidémocratique. Collé aux sondages et le nez dans l’agenda des mauvaises nouvelles à venir, il est inconcevable de laisser le parti au pouvoir déterminer quand déclencher des élections en fonction du meilleur timing pour son parti de se faire réélire. Conflit d’intérêt, délit d’initié, manipulation de l’opinion publique… Une décision qui ne se fait pas pour le bien être de la société, mais pour le bien être du parti au pouvoir.

Ça fait longtemps qu’on parle d’élections à date fixe. Qu’on arrête de parler et qu’on passe aux actes.

Pour qui voter?

pour-qui-voter-comment-voter-elections-2012-election-provincialeLes choix sont limités. Quelques partis mais qui ne répondent aux aspirations politiques de l’ensemble. L’idée même des partis politiques est peut-être révolu. Pourquoi m’obliger que mon vote pour le meilleur député de mon comté soit automatiquement relié à un parti politique et un chef de parti qui deviendrait Premier Ministre. Le meilleur député de mon comté est peut être membre d’un parti dont je suis complètement allergique. Pour quoi voter alors? Le parti que je veux au pouvoir ou le député de mon comté? Même problématique pour le chef de parti.

Le respect de mon vote est de me donner le privilège de voter pour le député de mon comté et pour le Premier ministre séparément. En faisant cela, nous aurons possiblement moins souvent des Premiers ministres qui sont en contrôle total sur notre société.

Se battre pour une société ou contre le partie au pouvoir

Un des problèmes majeurs de notre système politique est la notion de parti politique. Il y a un parti au pouvoir. Il tentera de dénoncer et de trouver les erreurs du gouvernement précédent. Le parti d’opposition, tentera de mettre des bâtons dans les roues du parti au pouvoir et d’être contre ce qu’il proposera.

Tout ces combats entre partis n’ont rien à voir avec la gestion d’une société. Les députés devraient avoir le mandat de travailler tous ensemble pour bâtir un pays. L’assemblée nationale n’est pas un ring de lutte pour des guerres fraticides. L’assemblée nationale se doit d’être un lieu de création collective pour un meilleur avenir de ses citoyens.

Le droit au désengagement

La démocratie ne devrait-elle pas nous donner le droit de se réajuster et de changer d’idée? Présentement, les citoyens votent au 4 ans. Entre ces 2 minutes démocratiques, pendant 4 très longues années, on laisse un parti politique majoritaire et son chef faire ce qu’il veut, comme il le veut. Si après 2 ans, les citoyens considèrent que notre Premier ministre ne va pas dans la bonne direction, si je suis dans une démocratie, je dois avoir le pouvoir de le congédier et de demander de nouvelles élections.

Les élections provinciales 2012

Pour les élections provinciales 2012, je m’attends à un taux record de participation. La mobilisation des jeunes de ce printemps et le conflit étudiant devrait amener beaucoup de gens aux urnes. J’invite les gens à se présenter aux élections et de remplir, le plus consciencieusement possible, leur devoir de citoyen. Mais pour qui voter? Et si nous annulions tous nos votes? Si plus de 50% des gens annulaient leur vote, est-ce à dire que les élections ne sont pas légales?

Les taux de participation aux élections provinciales ont été fourni par le directeur général des élections.

Autres textes sur Politique

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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François Legault, les cégeps et la drogue

Une maudite belle place pour apprendre à fumer de la drogue

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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