Murale en Gaspésie, le street art voyage

Nouvelles couleurs à Carleton

Arpi, Fleo et une fresque

Les graffiteurs urbains Arpi et Fleo reviennent d’un voyage de 10 jours en Gaspésie. La maison des jeunes de Carleton a été la cible de leurs canettes aérosols.

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

En plus d’avoir donné un nouveau look à la Maison des jeunes de Carleton, Arpi et Fléo ont donné des ateliers d’initiation graffiti.

Les artistes du graffiti et du street art ont apprécié leur voyage et ont bien hâte de retourner en Gaspésie.

Je vous présente ici quelques photos de leur fresque.

murale gaspesie fresque maison jeunes carleton street art urbain

Remarquez que l’oiseau est perché sur la lumière de la Maison des jeunes. Artiste: Arpi

fresque graffiti murale gaspesie carleton street art urbain hiphop

Le fond marin de Fleo

carleton fresque murale maison jeunes gaspesie street art urbain hiphop

Arpi s’est surpassé avec cet oiseau qui pêche, sous l’eau, un poisson.

D’autres photos de cette fresque réalisé en Gaspésie.

Autres billets sur le Graffiti qui pourraient vous intéresser:

Vidéos murales graffiti:

Autres textes sur le Graffiti, Hip-hop

Pour rejoindre un artiste du Café-Graffiti: (514) 259-6900 cafegraffiti@cafegraffiti.net

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.cafegraffiti@cafegraffiti.net

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Jeune, intimidation et taxage

Prévention du taxage auprès des jeunes

Pleins feux sur le taxage

Lorsqu’on parle des jeunes, on parle de décrochage et non de réussites.  Frapper sur le bobo n’est pas la meilleure méthode pour faire fleurir l’ardeur adolescente.

Philippe Patenaude, Dossiers Taxage et intimidation, Criminalité, Gang de rue

Carleton-  La Maison des jeunes de Carleton a décidé d’exploiter la vidéo pour éclairer les talents des jeunes. Deux projets ont vu le jour. D’abord, Action! Contre l’intimidation, un vidéo de sensibilisation à l’intimidation, adressé aux jeunes du primaire dont certains ont participé à sa réalisation. L’autre projet, Studio libre, offre à la fois un accès gratuit à du matériel de production vidéo et un encadrement pour la réalisation de courtes vidéos.

Vidéo et taxage

De prime abord, la vidéo est très populaire auprès des jeunes ayant un intérêt marqué pour les films et les vidéo-clips. Ils s’identifient aux acteurs et s’émerveillent devant la beauté du résultat. Figurant dans Action! Contre l’intimidation, Nicolas Barriault précise: «J’ai décidé de m’impliquer, car j’adore les films. J’ai l’intention de participer à nouveau et de détenir un rôle principal.»

La Maison des jeunes de Carleton offre la possibilité de porter à l’écran le talent de chacun des participants. «Ce qui est intéressant, avec la vidéo, c’est qu’elle permet de rejoindre différents intérêts des jeunes», mentionne Sébastien Dubois, chargé de projet de Studio libre. Car, même si bien des jeunes rêvent d’être acteurs, d’autres sont davantage portés à développer leur côté artistique dans la conception de décors ou de costumes, ou encore dans la réalisation, le montage et le maniement d’une caméra.

Taxage et jeune

Grâce aux projets de film, «les jeunes peuvent prendre la parole et mettre en valeur leurs côtés positifs. La réalisation d’un film fait vivre des réussites», explique Sébastien Dubois. Conçu à la fois par des adolescents de la Maison des jeunes et par les jeunes du primaire de l’école Bourg, la vidéo de sensibilisation Action! Contre l’intimidationa été une belle expérience pour plusieurs jeunes, qui ont donné des exemples de cette réalité. Jacqueline Bouchard, chargée de projet de cet outil de sensibilisation, raconte: «Avant sa participation aux décors, une de nos jeunes adolescentes avait le réflexe de parler constamment de ses problèmes. Maintenant, lorsqu’elle vient à la Maison des jeunes, elle dessine et se concentre davantage sur ce qu’elle aime.»

D’autres, en se voyant à l’écran, ont pu se faire leur propre image d’eux-mêmes, et non simplement à travers les commentaires désobligeants des autres. Ou encore, une des actrices de la vidéo, de nature plutôt timide, a personnifié le rôle de l’intimidatrice. Cette expérience lui a permis de découvrir la sensation d’être leader d’une gang. La vidéo devient alors un moyen de défoulement, qui ne blesse personne, car on joue.

La caméra est à la disposition des jeunes. Sébastien Dubois les accompagnera dans les différentes étapes de la réalisation. Il désire organiser deux à trois soirées par année pour diffuser les vidéos des jeunes.

Action! Contre l’intimidation sera présenté dans les écoles primaires et servira de point de départ pour discuter de la problématique de l’intimidation. Il sera en vente à la maison des jeunes.

Autres textes sur Taxage et intimidation, et Gang de rue

Intimidation, cyberintimidation, taxage et agressions

Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

Jeune et le taxage

Maxime Collard, Isabelle Marchand et l’intimidation à l’école

Taxage et intimidation chez les jeunes

Intimidation et jeunes homosexuels

Les garçons et l’école

Les filles dans les gangs de rue

Genèse d’un gang de rue

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Étudiants étrangers en Gaspésie

Échanges internationaux d’étudiants

Des étudiants étrangers stimulent la Gaspésie

Les Cégeps des régions s’ouvrent à l’international. À Gaspé, l’arrivée d’étudiants de l’Île de la Réunion évite de suspendre des cours. Et change les mentalités.

Dominic Desmarais   Dossiers Gaspésie, Éducation, International

gaspesie-etudiants-internationaux-stage-etranger-educationDorine et Sébastien, un jeune couple de l’Île de la Réunion, sont venus chercher l’eldorado… à Gaspé. Ils ont sauté sur l’occasion offerte par leur pays: une bourse et un billet aller-retour pour étudier au cégep de Gaspé. Au prise avec un taux de chômage qui frise les 35% chez les jeunes, cette petite île, département de la France, pousse ses étudiants à s’installer en sol canadien à la fin de leurs études.

Sébastien fait une technique en maintenance industrielle. Il reluque les éoliennes gaspésiennes pour se dénicher un emploi et demeurer dans la région. Trapu, les cheveux courts, son sourire qui ne le quitte jamais lui donne un air des îles.

Dorine, sa compagne, est de nature timide. Une force tranquille qui se mélange bien avec la foule homogène de Gaspé. Chômeuse dans son pays, elle s’est inscrite en bureautique. «J’avais envie de partir. Envie d’apprendre autre chose», dit-elle.

Cette année, la délégation réunionnaise compte 11 représentants. 11 étudiants qui apportent un souffle nouveau au cégep. «Ça change, dans une classe. Ils sont plus scolaires. Quand quelqu’un est à son affaire, fait ses devoirs, il y a un effet d’entraînement. On sait qu’au Québec on a un relâchement au Cégep…», explique Lorraine Blais-Morin, directrice du cégep de Gaspé.

Dorine fait partie de ces étudiants modèles. À sa première année au Cégep, elle est en nomination pour le prix de l’excellence. C’est Sébastien, d’un ton fier, qui livre cette information. Dorine sourit, gênée. Elle n’a rien à rajouter.

Survie des cours

Si l’arrivée de jeunes Réunionnais ne se traduit pas en capital pour l’institution, l’ajout de nouveaux étudiants, dans un Cégep qui manque de clientèle, assure pour le moment la survie de certains cours. «Nous avons une entente Québec-France. Ils n’ont pas à payer de frais de scolarité. Comme tel, ces étudiants ne nous rapportent pas plus. Mais nous sommes en dessous du plancher pour le nombre d’étudiants, dans certains cours. Le programme de maintenance industrielle forestière est sauvé grâce à 4 Réunionnais qui arrivent», avoue la directrice de l’établissement.

Ces 4 étudiants permettent de sauve-garder des emplois d’enseignants et permettent à des jeunes de la région de poursuivre leurs études sans s’exiler. Mme Blais-Morin l’avoue d’emblée. En raison de la baisse démographique de la région, elle a dû faire des contorsions pour ne pas suspendre certains programmes. «Il a fallu rassembler des 1ères et des 2èmes années pour former une classe. Notre option en génie électrique et télécommunication est suspendue. C’est triste, parce que nous avions un placement de 100%.»

L’arrivée de ces jeunes, d’une autre culture, favorisera la créativité des enseignants, croit Mme Blais-Morin. «L’an prochain, on attend 4 Réunionnais en foresterie. C’est spécial, ils n’ont jamais vu d’épinette! C’est un bon stimulant pour les enseignants parce que juste s’adapter, tenir compte de ces jeunes, c’est un beau défi. Ils doivent adapter leurs cours pour que l’apprentissage soit transférable s’ils retournent vivre chez eux.»

La délégation de l’Île de la Réunion n’apporte pas que des bénéfices scolaires. Le contact avec une autre culture, dans un endroit où l’on retrouve très peu d’immigrants, est source d’enrichissement. «On a fait une soirée au cégep, pour faire découvrir notre musique et la bouffe de chez nous», raconte Sébastien. Cette soirée a eu des échos, de sorte que Sébastien a été invité à jouer au DJ dans un resto-bar branché de Gaspé. «J’ai plein d’amis qui disent qu’ils vont venir avec nous quand on va retourner dans 3 ans pour des vacances», rajoute Sébastien, avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Le démarchage des Cégeps

Développé par le ministère de l’Éducation, au profit des établissements en région, le démarchage des étudiants réunionnais prend de l’ampleur. En 2004, 6 Cégeps ont envoyé un représentant sur cette petite île de l’océan indien, à l’est de Madagascar. Un an plus tard, 17 Cégeps jouaient des coudes pour attirer d’éventuels étudiants.

Josyane Laroche, coordonnatrice au développement du cégep, s’est pointée en novembre 2005 pour recruter des élèves. Pour se vendre, elle a axé son discours sur la région. «On a 2 minutes pour se présenter. Je représente l’ensemble des 4 centres, soit Gaspé, Grande-Rivière, Carleton et Îles-de-la-Madeleine. Comment faire en 2 minutes? Parler des 4 centres? Des programmes? On a tous, les 17 Cégeps, les mêmes programmes. Comme nous sommes situés au bout du Québec, ils pensaient que c’était froid… J’ai capté leur intérêt en vantant les grands espaces, la mer, les montagnes, la forêt», résume Mme Laroche, qui est revenue épuisée de ses 10 jours là-bas. C’est pour cette raison que Dorine et Sébastien ont choisi Gaspé. Et les possibilités d’emploi avec les éoliennes.

Mme Laroche a réussi à en intéresser plus d’un. Le Cégep attend de 15 à 20 étudiants réunionnais pour l’an prochain. «J’ai trouvé ça difficile à faire, avoue la coordonnatrice. Peut-être parce que je suis mère… Ils quittent tout. Cet aspect-là, je le trouvais difficile. Nous, on y va pour un projet d’études. Eux, c’est un projet de vie», raconte-elle avec empathie.

Comme une mère, Mme Laroche s’inquiète pour eux. «Ce ne sont pas des jeunes plaignards. Il faut faire attention. On veut les intégrer auprès des étudiants. J’en ai un qui a beaucoup d’activités en plein-air, qui n’a pas d’amis le soir et la fin de semaine. Ils sont placés en résidence, tous ensemble. Ils se mêlent moins.» Mme Laroche regrette aussitôt ses paroles. Elle ne veut pas donner mauvaise presse au programme. Comme si, dès la deuxième année où l’établissement accueille des étudiants étrangers, tout devait être parfait. Juste le constater témoigne de son intérêt.

Elle peut se consoler en regardant Dorine et Sébastien, les deux tourtereaux. «On avait du mal au début. On allait à des soirées. On restait seuls, trop gênés. Les Québécois sont venus à notre rencontre», admet Dorine tout en soulignant que son petit ami et elle fraternisent surtout avec les locaux, plutôt que leurs concitoyens. Ils ont quitté la résidence du cégep pour se dénicher un appartement. Ils ont reçu des meubles. Sébastien s’est procuré une voiture. Ils adorent l’hospitalité des Québécois.

«Nous avons passé le nouvel an à Québec et en Mauricie. On a skié!» s’exclame Sébastien, qui n’avait jamais vu de neige auparavant. Ils envisagent découvrir un peu plus la province cet été. Aussi bien en profiter, un stage attend Sébastien aux prochaines vacances estivales.

L’intégration de ces 2 jeunes Réunionnais est la meilleure vitrine du cégep. En appréciant leur séjour à Gaspé, ils feront de bons ambassadeurs en attirant d’autres jeunes de l’Île. À les entendre vanter les mérites de l’enseignement, de la proximité des professeurs et de l’aide reçue de familles gaspésiennes, tout porte à croire que le Cégep est sur la bonne voie.

Autres textes sur la Gaspésie

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.
.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :