Économie pour tous avec Pierre Fortin

Le petit Fortin :

débats société réflexions sociales citoyen communauté

L’économie du Québec raconté à mon voisin


L’économiste 
Pierre Fortin a le don de rendre accessibles à tous les notions apparemment compliquées de l’économie. Le livre Le petit Fortin : L’économie du Québec raconté à mon voisin, regroupe une cinquantaine de ses chroniques parues dans le magazine L’actualité depuis 13 ans. Sa lecture nous concerne tous.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers ÉconomieÉconomie familiale

L’économie pour tous

Dans la préface, la rédactrice en chef de L’actualité, Carole Beaulieu, écrit :

Il est grand, ce Petit Fortin. Il vous redonnera courage. Car l’économie appartient aux citoyens. Pour qu’ils se l’approprient, y contribuent et la transforment, en faisant des choix éclairés, ils doivent commencer par comprendre. Pierre Fortin leur en donne ici les moyens.

Que l’économie appartienne aux citoyens, cela peut sembler une notion nouvelle. Car on pense souvent trop en fonction d’une opposition entre :

— d’un côté l’économie, le capitalisme, les gouvernements, le « système » comme une sorte d’ennemi et de grand monstre insaisissable, qui serait coupable de tous les torts ;

— et de l’autre, la société, le communautaire, le peuple.

Or, il est facile de rejeter tout le blâme sur le « système », lorsqu’on ne connaît pas les mécanismes de l’économie. Facile d’ignorer toute responsabilité personnelle, alors que le citoyen a, lui aussi, ses responsabilités.

Le citoyen responsable

Petit-Fortin-l-actualite-livre-guide-economie-finance-andre-fortinIl est d’abord responsable par les choix qu’il fait. Comme celui de suivre aveuglément des courants sans s’y opposer. En cédant, par exemple, à l’incitation publicitaire qui crée des besoins et le rend esclave de marques. Il est responsable aussi de ne pas faire les efforts personnels nécessaires pour protéger son environnement. Responsable aussi de ne pas s’impliquer socialement.

Il est aussi responsable de ne pas faire l’effort de comprendre les divers enjeux sociaux qui concernent chaque citoyen : des enjeux économiques, politiques, environnementaux, culturels ou éducationnels. En ce sens, le livre de Pierre Fortin peut l’aider.

Cela demande un effort d’être un citoyen. Nous réclamons des droits, mais chaque droit implique un devoir et une responsabilité reliés à ce droit. Nous ne sommes pas que des bénéficiaires passifs et irresponsables, en attente du soutien de l’État qui doit régler tous les problèmes à notre place.

Nos ancêtres prenaient leurs responsabilités sociales à leur manière, et essayaient de comprendre les enjeux de leur temps. Nous devons faire de même et tenter de comprendre le monde « compliqué » dans lequel nous vivons.

Le livre et les chroniques de Pierre Fortin nous aident à le faire dans le domaine de l’économie.

L’indice du bonheur

La deuxième chronique du livre commence ainsi :

Pierre Fortin L'actualité petit fortin de l'économie livre guide« Les philosophes de l’Antiquité avaient coutume de répondre qu’un minimum de confort matériel était nécessaire, pour manger, se vêtir, se loger et se soigner convenablement. Mais qu’au-delà de ce minimum seules la vie de l’esprit, la pratique du bien et l’harmonie des rapports sociaux permettaient d’atteindre le bonheur. Nous redécouvrons aujourd’hui que ces vieux sages avaient raison. »

Il est question dans cette chronique d’une enquête mondiale sur les valeurs qui démontre que l’accroissement du revenu moyen ne se traduit pas directement par une augmentation du bonheur. C’est pourquoi on utilise plutôt, maintenant, un « indice du développement humain » qui prend en compte d’autres valeurs que la simple performance économique ; une performance qui « ne mène pas au bonheur », selon Pierre Fortin.

Cela donne le ton de ce petit livre qui évite les termes techniques et l’abondance de statistiques. Au contraire, l’auteur nous y offre des textes faciles à comprendre, tout en étant agréables à lire et très bien écrits.

Autres textes sur Économie

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Docteure Christiane Laberge, personnalité de l’année

Personnalité de l’année

Docteure Christiane Laberge

Raymond Viger  Dossiers Bénévolat, Communautaire, Personnalité de l’année.

docteure-christiane-laberge Pour une 4e année, Reflet de Société veut souligner le travail assidu d’une personnalité. Des gens qui donnent un sens à la démocratie et à la justice, au bien-être de notre société. Des gens qui sont des exemples pour tous.

Anne Panasuk, Radio-Canada

En 2007, nous avions sélectionné Anne Panasuk comme personnalité de l’année. Son acharnement dans son travail dans des dossiers tels que le reportage sur les appareils de loterie-vidéo à Shefferville avait attiré notre attention. Même si Mme Panasuk est journaliste pour Radio-Canada, Loto-Québec lui avait mis plusieurs bâtons dans les roues pour l’empêcher de terminer son travail. La pertinence de son reportage aura créé des changements sociaux importants et aura fait reculer Loto-Québec.

Carole Beaulieu, L’actualité

En 2008, c’est Carole Beaulieu, rédactrice en chef du magazine L’actualité qui a mérité le titre de personnalité de l’année de Reflet de Société. Mme Beaulieu, malgré son horaire très chargé avec L’actualité, est toujours prête à s’impliquer lors d’ateliers et de conférences auprès de jeunes journalistes.

Anne Panasuk Son ouverture d’esprit pour aider et soutenir tout journaliste qui lui demande son aide, sa capacité de nommer  et de montrer clairement les manquements aux règles d’éthique journalistiques ont fait de Mme Beaulieu un excellent exemple de rigueur journalistique. Quand Mme Beaulieu prend la parole devant les journalistes, et elle l’a encore bien démontré au congrès 2007 des journalistes, ceux-ci écoutent.

Alain Dubois et le jeu compulsif

En 2009, Reflet de Société a voulu souligner le travail de moine d’Alain Dubois. M. Dubois s’est impliqué bénévolement pour soutenir les joueurs compulsifs au Québec: création et participation sur plusieurs sites Internet sur le jeu compulsif, conférences, son cellulaire toujours ouvert pour répondre aux différents besoins d’informations des journalistes…

alain Son travail se fait à toute heure du jour et de la nuit. Il s’est impliqué dans le recours collectif Brochu contre Loto-Québec, au point de recevoir une injonction de non publication comme blogueur! Il a mérité, sans contredit, son titre.

Docteure Christiane Laberge

Christiane Laberge compare le système de santé à un pâté chinois, s’insurge que la population québécoise connaisse davantage les noms des joueurs des Canadiens que ceux des médicaments qu’elle consomme. Elle porte tour à tour les chapeaux de médecin de famille, chroniqueuse à l’émission du matin de Paul Arcand, conférencière, formatrice et mère. Avec tous ces symptômes, Reflet de Société n’a eu d’autre choix que de poser son diagnostic: nul doute, elle est la personnalité de l’année 2010.

Ses journées sont programmées au quart de tour: debout à 5 h 30 pour  préparer son intervention dans la revue de presse au 98,5 FM, elle revisite son lit que vers 22 h, avec, entre les deux, à peine quelques minutes pour souffler. Fan finie de Grey’s Anatomy, elle se détend en regardant travailler «ses collègues américains» au petit écran avant de sombrer dans les bras de Morphée. Mais entre l’écriture de sa chronique hebdomadaire et un examen au stéthoscope, docteur Laberge a trouvé le temps de nous prescrire une bonne dose de lucidité.

Un médecin dans les écoles

Au quotidien, le travail de Christiane Laberge ne ressemble cependant en rien à celui dépeint dans sa série américaine préférée. Elle partage son temps entre son bureau en médecine familiale et le CLSC de Dorval-Lachine, où elle a contribué à mettre sur pied un programme de gestion intégrée sur le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) dans cinq écoles primaires et une secondaire.

Plongée dans le bain de la pédiatrie dès ses premières expériences en internat, elle nage maintenant dans cette spécialité comme un petit poisson. C’est d’ailleurs en compagnie de son propre médecin de famille qu’elle a appris les rudiments du métier. «Celui-là même qui a vu mes fesses en me mettant au monde», blague celle qui avait à l’époque à peine 24 ans. Malgré son jeune âge, la docteure accumulait les mandats; en plus de son apprentissage avec le médecin qui l’a vue grandir, on pouvait la trouver 16 heures par semaine aux urgences pédiatriques de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et le mardi, au Cégep Maisonneuve en santé scolaire.

Donner au suivant

Qu’est-ce qui peut bien animer cette hyperactive? «Donner au suivant», répond-elle sans hésiter. «J’ai toujours enseigné à mes patients à la fois leurs maladies et la façon de se prendre en main», cite docteur Laberge comme exemple. Elle a aussi la sagesse de ne pas tenter de se battre contre des moulins à vent. «J’accepte ce que je ne peux pas changer», dit-elle humblement, même si elle admet toujours trouver difficile de refuser de nouveaux clients.

Elle se réjouit cependant de voir des familles qui avec l’encadrement et la persévérance avancent et s’en sortent. «J’ai bien hâte de commencer à assister à la remise des diplômes de cinquième secondaire des enfants que nous suivons en clinique TDAH!», affirme celle qui devra par ailleurs bientôt assister à la collation des grades de sa propre fille de 22 ans. Sa descendante a d’ailleurs choisi un domaine connexe à celui de sa mère : l’orthophonie.

Médecine et bureaucratie

En grattant un peu, on lui découvre enfin une bête noire : la bureaucratie. Ainsi, elle ne compte par les heures travaillées et tant pis si les consultations dépassent le temps prévu. Sa famille et ses amis bénéficient également des précieux conseils de la docteure. «Je pense qu’on peut sortir la fille de la médecine, mais jamais la médecine de la fille. Ce n’est pas une vocation de 9 à 5!», s’exclame-t-elle.

Le monde des communications s’est présenté par hasard dans sa vie. Toujours motivée par le désir d’apprendre, elle a relevé ce nouveau défi sans hésiter. «Depuis le temps que j’expliquais aux gens toutes sortes de concepts!», affirme-t-elle, ajoutant que la seule différence est l’auditoire. Nullement intimidée, elle confie avoir l’impression de s’adresser qu’a un ou deux «patients». La langue de bois et le politiquement correct sont des concepts qu’elle ignore soigneusement. «Il n’y a rien de plus important que le message», renchérit celle qui ne ménage pas les exemples pour être certaine d’être comprise.

D’ailleurs, pour elle, il est inconcevable que la population connaisse par cœur les noms des joueurs des Canadiens de Montréal comme Kostitsyn et de Koïvu, mais qu’elle ignore presque tout de ce qui concerne sa santé et du système qui s’en occupe. «Quand on demande aux gens le nom des médicaments qu’ils prennent, moins de 5% sont au courant», illustre-t-elle, découragée. «Les gens devront être plus responsables», tranche docteure Laberge.

Elle raconte son pire souvenir, lorsqu’elle a réanimé un enfant de deux ans, noyé par sa mère à qui le psychiatre avait donné congé sachant qu’elle avait des idées meurtrières. «Et le patient suivant qui t’engueule, car il attend dans la cabine depuis plus d’une heure et veut faire voir son enfant de huit ans à 23 h pour des poux», se rappelle-t-elle, toujours amère. Selon elle, l’on devrait mettre en place un système de «débreffages» du même type que celui qui existe chez les policiers où les gens doivent décrire les raisons pour lesquelles ils sont à l’urgence pour que les responsables puissent les «trier» à l’entrée.

Le système de santé, un pâté chinois

Critique, elle compare le système de santé à un pâté chinois où la viande – les travailleurs sur le terrain – de moins en moins nombreux au détriment des patates pilées – les gérants de programme – qui prennent de plus en plus de place. «Et c’est la croûte de parmesan qui coûte cher et qui décide des avenues sans vision et sans application concrète» conclut-elle, réaliste.

Heureusement cependant que des médecins comme elle existent, pour mettre un peu de ketchup à ce plat qu’est le système de santé et qui devient de plus en plus incomestible.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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La personnalité de l’année 2008

Raymond Viger               Dossier Michelle Blanc.

Le début de l’année marque la saison des résolutions, rétrospectives et faits saillants de l’année. Pour Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, c’est aussi la période de mise en candidature pour la personnalité de l’année, la personne qui, par son travail et ses implications, a su marquer socialement le Québec et être significatif pour les citoyens?

Anne Panasuk, Radio-Canada

En 2006, nous avions souligné le travail de Anne Panasuk, journaliste à Radio-Canada. La qualité des reportages de Anne Panasuk, mais surtout l’impact de ceux-ci sur notre société méritait à Anne Panasuk le titre de personnalité de l’année 2006.

Carole Beaulieu, L’actualité

En 2007, Carole Beaulieu, rédactrice en chef du magazine L’actualité, avait été notre personnalité de l’année. L’implication de Carole Beaulieu lors d’ateliers et de conférences auprès des journalistes, son ouverture d’esprit à aider et soutenir tout journaliste qui lui demande son aide, sa capacité de nommer  et de montrer clairement les manquements aux règles d’éthique journalistiques ne sont que quelques unes des qualités de Carole Beaulieu qui lui ont méritées le titre de personnalité de l’année 2007. Quand Carole Beaulieu prend la parole devant les journalistes, ceux-ci écoutent. Carole Beaulieu est un excellent exemple de rigueur journalistique.

Les finalistes pour la personnalité de l’année 2008

Michelle Blanc

Michelle Blanc est consultante en Web-Marketing et influente dans son milieu. Lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, Michelle Blanc a profité de la présence de Pauline Marois pour parler de l’importance des blogues dans la démocratie d’un pays. La présence de Michelle Blanc à l’émission de Guy A. Lepage risque de changer la relation entre les politiciens et les citoyens, favorisant une démocratie plus accessible.

Alain Dubois

Alais Dubois est intervenant en prévention de l’alcoolisme, de la toxicomanie et du jeu compulsif. Malgré les pressions de son employeur et de son syndicat, Alain Dubois s’est impliqué dans la prévention du jeu compulsif et participe au recours collectif Brochu contre Loto-Québec pour permettre aux joueurs compulsifs de se faire rembourser les frais de traitement contre le jeu compulsif.

Docteure Christiane Laberge

Médecin, animatrice et vulgarisatrice en matière de santé personnelle, Christiane Laberge utilise plusieurs plate-forme médiatique pour informer et sensibiliser les Québécois à mieux prendre soin d’eux. Christiane Laberge a une chronique santé à l’émission Puisqu’il faut se lever avec Paul Arcand au 98,5 FM.

Claude Poirier

Claude Poirier est président et chef de la direction des services funéraires Magnus Poirier. Claude Poirier s’implique dans différentes fondations et actions sociales, notamment Réseau-ado en prévention du suicide. L’implication bénévole de Claude Poirier dans ces différents mouvements sont presqu’un travail à temps plein, supplémentaire à son travail de chef d’entreprise.

Nomination de la personnalité de l’année 2008

Je profite de l’occasion pour féliciter les 4 finalistes pour la personnalité de l’année 2008. La nomination finale aura lieu samedi le 31 janvier prochain. D’ici là, vous pouvez nous laisser vos commentaires et votre opinion sur nos 4 finalistes 2008.

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La personnalité de l’année 2008

La personnalité de l’année 2008

Raymond Viger   Dossier Michelle Blanc.

Le début de l’année marque la saison des résolutions, rétrospectives et faits saillants de l’année. Pour Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, c’est aussi la période de mise en candidature pour la personnalité de l’année, la personne qui, par son travail et ses implications, a su marquer socialement le Québec et être significatif pour les citoyens?

Anne Panasuk, Radio-Canada

En 2006, nous avions souligné le travail de Anne Panasuk, journaliste à Radio-Canada. La qualité des reportages de Anne Panasuk, mais surtout l’impact de ceux-ci sur notre société méritait à Anne Panasuk le titre de personnalité de l’année 2006.

Carole Beaulieu, L’actualité

En 2007, Carole Beaulieu, rédactrice en chef du magazine L’actualité, avait été notre personnalité de l’année. L’implication de Carole Beaulieu lors d’ateliers et de conférences auprès des journalistes, son ouverture d’esprit à aider et soutenir tout journaliste qui lui demande son aide, sa capacité de nommer  et de montrer clairement les manquements aux règles d’éthique journalistiques ne sont que quelques unes des qualités de Carole Beaulieu qui lui ont méritées le titre de personnalité de l’année 2007. Quand Carole Beaulieu prend la parole devant les journalistes, ceux-ci écoutent. Carole Beaulieu est un excellent exemple de rigueur journalistique.

Les finalistes pour la personnalité de l’année 2008

Michelle Blanc

Michelle Blanc est consultante en Web-Marketing et influente dans son milieu. Lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, Michelle Blanc a profité de la présence de Pauline Marois pour parler de l’importance des blogues dans la démocratie d’un pays. La présence de Michelle Blanc à l’émission de Guy A. Lepage risque de changer la relation entre les politiciens et les citoyens, favorisant une démocratie plus accessible.

Alain Dubois

Alais Dubois est intervenant en prévention de l’alcoolisme, de la toxicomanie et du jeu compulsif. Malgré les pressions de son employeur et de son syndicat, Alain Dubois s’est impliqué dans la prévention du jeu compulsif et participe au recours collectif Brochu contre Loto-Québec pour permettre aux joueurs compulsifs de se faire rembourser les frais de traitement contre le jeu compulsif.

Docteure Christiane Laberge

Médecin, animatrice et vulgarisatrice en matière de santé personnelle, Christiane Laberge utilise plusieurs plate-forme médiatique pour informer et sensibiliser les Québécois à mieux prendre soin d’eux. Christiane Laberge a une chronique santé à l’émission Puisqu’il faut se lever avec Paul Arcand au 98,5 FM.

Claude Poirier

Claude Poirier est président et chef de la direction des services funéraires Magnus Poirier. Claude Poirier s’implique dans différentes fondations et actions sociales, notamment Réseau-ado en prévention du suicide. L’implication bénévole de Claude Poirier dans ces différents mouvements sont presqu’un travail à temps plein, supplémentaire à son travail de chef d’entreprise.

Nomination de la personnalité de l’année 2008

Je profite de l’occasion pour féliciter les 4 finalistes pour la personnalité de l’année 2008. La nomination finale aura lieu samedi le 31 janvier prochain. D’ici là, vous pouvez nous laisser vos commentaires et votre opinion sur nos 4 finalistes 2008.

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L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop

L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop

Raymond Viger Dossier Montréal-Nord, 2e billet

Une question a été lancée par Carole Beaulieu dans sa Lettre aux jeunes de Montréal-Nord dans son éditorial de L’actualité de septembre. Sur ce blogue, Martin Dufresne, dans notre dossier Montréal-Nord, a critiqué cette affirmation de Carole Beaulieu : « Pourquoi vous habillez-vous parfois comme de petits truands de Los Angeles si vous êtes de si gentils garçons? »

Je connais plusieurs de ces jeunes. Certains sont des artistes de la culture Hip Hop : graffiteurs, break-dancers, rappeurs et DJ. D’autres sont membres de gang de rue. Quel est le rapport qu’ils entretiennent avec l’habillement?

Je vais dépeindre quelques portraits de jeunes que j’ai rencontrés pour illustrer certaines de ces différences. Enfants d’immigrants, insécures, non scolarisés, habitant Montréal-Nord, Hochelaga-Maisonneuve ou tout autre quartier. Pour montrer qu’ils ont réussi, ils ont besoin de montrer tout leur attirail : bijoux, lunettes signés, linges exclusifs… Leur réussite, leur estime de soi passent par le nombre de carats qu’ils peuvent exhiber. Même de fausses dents en or font parti de leurs habits de sortie.

Certains se paient tout cet artifice par des activités illicites telle que la drogue, la prostitution, le taxage ou encore différentes formes de fraude. D’autres sont des artistes et se font commanditer leurs apparats pour créer une mode. Parce que derrière tout ce linge et ces bijoux on retrouve des commerçants: habits, cravates et cheveux gris et qui font leur argent à mousser la tenue vestimentaire de tout ce beau monde.

Finalement, il y a des blancs qui sont aussi des artistes et qui font parti du même milieu, de la même culture et chantent les même chansons. Mais ils n’ont pas besoin de bijoux pour sentir qu’ils ont réussi. Au contraire, un chanteur m’a confié qu’il a décidé de s’éloigner de ce type d’habillement parce que cela lui amenait trop de troubles, que l’habillement était devenu un stéréotype trop lourd à porter.

Vous allez croiser un groupe de jeunes, tous habillés de la même façon. Le premier est membre d’un gang de rue, le second est un artiste, le troisième veut être un artiste mais se finance à partir d’un gang de rue pour montrer qu’il en est un et le dernier fait partie du fan club qui veut s’habiller comme ses idoles. Et ce dernier, il peut demeurer chez ses parents à Outremont, Westmount ou ailleurs. C’est peut-être votre fils qui ne cesse de vous harceler pour avoir ces vêtements griffés.

Comme quoi l’habit ne fait pas le moine.

Ce billet est le 2e du Dossier Montréal-Nord. La suite traite de la prévention gang de rue. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto « Pipo » Villanueva. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

Autres textes sur Montréal-Nord

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Les Grands Prix du journalisme magazine de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)

Les Grands Prix du journalisme magazine de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)

Mercredi le 30 avril. Une journée spéciale pour le journalisme magazine. Qu’ils soient éditeurs, rédacteurs en chef, journalistes, photographes ou autres, tous se réunissent pour une journée d’échange. Cet événement annuel de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM) se termine par une remise des Grands Prix de journalisme magazine pour souligner le travail de ses artisans.

L’équipe de Reflet de Société était très fier de voir Jean-Pierre Bellemare se retrouver finaliste dans la catégorie Chronique. Je profite de cette occasion pour remercier les membres du jury et l’AQEM de reconnaître et d’accepter le travail parfois différent et original de notre magazine.

Le prix du bénévole de l’année a été remis à M. Félix Maltais. Pendant plus de 15 ans M. Maltais a siégé sur le conseil d’administration de l’AQEM. Il a fait partie de plusieurs débats et il est très impliqué dans le journalisme magazine et scientifique. M. Maltais travaille pour Bayard qui publie les magazines Pomme d’Api, J’aime Lire, Les Explorateurs et Les débrouillards. Merci M. Maltais pour votre implication.

Un journaliste m’a touché tout particulièrement lors de cette remise des Grands Prix. M. Daniel Chrétien de L’actualité. M. Chrétien a commencé par remporter le prix Article pratique ou de service. Le dernier prix de la soirée est le prix Jean Paré nommé en l’honneur du fondateur du magazine L’actualité. Ce prix couronne le journaliste de l’année et récompense la constance dans la qualité, l’originalité du traitement, la qualité de la langue et la pertinence des sujets. Félicitations M. Chrétien pour ce prix que vous méritez largement.

J’ai été très fier et heureux de voir M. Chrétien gagné ce prix. J’ai été ému par son allocution. Il remerçiait sa rédactrice en chef, Carole Beaulieu, pour avoir été difficile avec lui, l’avoir fait travailler et retravailler pour en arriver à sortir le meilleur de lui-même. Je le trouvais chanceux d’avoir un tel environnement de travail.

Personnellement, je suis un ancien perfectionniste qui est devenu un généraliste. Je dû m’adapter à faire 12 000 choses en même temps. Je n’ai souvent même pas le temps de relire mes textes! Intervenant, journaliste, blogueur, rédacteur, écrivain, mise en marché, gérant d’artiste, organisateur de spectacles, conférences… Il m’arrive de plus en plus souvent à rêver de ne faire qu’une chose et de pouvoir la perfectionner, d’aller au bout de l’idée, du projet.

Je pensais à l’article sur la transformation extrême de la Mission Bon Accueil organisée par le Groupe Aldo. Cet article va paraître dans notre édition de juin. Même si j’ai fait 6 entrevues et dégagé un photographe pour une journée complète, j’aurais aimé pouvoir amener l’article encore un peu plus loin. M’assurer de pouvoir bien représenter les bénévoles mobilisés dans l’événement, les organismes qui en ont bénéficiés, mais surtout les gens à qui profitent cette action communautaire. Nos textes doivent bien représenter les gens derrière ces événements.

Est-ce le fait qu’un sondage vient de paraître soulignant que notre magazine est maintenant lu par 7% de la population du Québec qui crée cette pression à en faire plus? À cela, nos sites Internet et nos blogues génèrent plus de 6 000 visites par jour. Ça commence à faire beaucoup de monde qui nous lisent. En plus, Internet donnent une permanence à nos textes. J’ai reçu aujourd’hui des commentaires sur des textes que j’ai écrits il y a plusieurs années.

Il y a une pression à toujours faire mieux. En contre-partie, nous avons des limites financières, mais surtout humaine. Je travaille déjà 7 jours, près de 100 heures par semaine. Je mets tout mon coeur dans mes textes. J’aimerais pouvoir y ajouter un peu plus de temps.

Je me remémore tous les sujets que j’aurai voulu faire et qui n’ont jamais trouvé leur espace. Je vis leur absence comme un deuil.

Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.

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poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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Le traitement journalistique des accommodements raisonnables

Le traitement journalistique des accommodements raisonnables.

 Dossier Accomodements raisonnables, La Presse.

Lors du Congrès de la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ) de novembre dernier, j’ai assisté à un atelier sur le traitement journalistique des accommodements raisonnables. Sur le panel, nous retrouvions Mme Carole Beaulieu de L’actualité et M. Vincent Marissal de La Presse. Mme Beaulieu a clairement dénoncé le manque de rigueur journalistique concernant les accommodements raisonnables.M. Marissal, tant qu’à lui, considère que les médias ont déconné depuis 1 an sur les accommodements raisonnables. Au lieu de traiter l’information que La Presse avait reçue par courriel, s’ils avaient tout simplement pesé sur « delete », cela aurait réglé le problème.

Lors de cet atelier, il a été dit que l’histoire de la cabane à sucre n’était pas sérieuse, que la directive du service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’était pas vraie, que les journalistes ont pris un Imam comme porte-parole mais qu’il n’était pas représentatif de sa communauté, que des animateurs ont donné la parole à des gens qui n’étaient pas pertinents, que le sondage n’aurait pas dû être fait auprès d’une population piqué à vif, qu’un sondage on peut lui faire dire ce que l’on veut, que les titres et les chapeaux déformaient les textes…

Tant qu’à Rachid Rafa, président du Carrefour Culturel Sésame de Québec et présent sur ce panel, il a mentionné que les journalistes ont alimenté le débat inutilement pour créer le dérapage.
En guise de conclusion, la question qui a été lancé: « Est-ce que les journalistes savent comment couvrir ce qui touche à la religion? »
De plus, une rencontre entre Kathya Gagnon de La Presse avec Mme Beaulieu allait dans le sens qu’il y a eu dérapage et que, pour citer Mme Gagnon qui a parti le bal avec son article: « Quand le ciment est pris, qu’est-ce qu’on peut faire? »
Je remercie et félicite encore une fois Mme Carole Beaulieu pour sa prise de position lors de cet atelier et pour sa capacité à mettre de l’ordre dans les réflexions journalistiques.
P.S. 25 février 2008. Je viens de terminer L’actualité du 1er décembre. On peut y lire une citation de Katia Gagnon, journaliste à La Presse qui a signé le premier article sur Hérouxville: Mea-culpa « J’ai créé un monstre! ».
 

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
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