Accident d’un cascadeur

Témoignage d’un survivant

Les cascades de la vie

Yanick ne devrait pas être en vie. Victime d’un sévère accident de voiture à 17 ans, les médecins ne lui donnaient pas 24 heures à vivre. Vingt ans plus tard, il regarde tous les obstacles qu’il a eu à franchir après avoir vaincu la mort.

Didier Tremblay   Dossier Santé

cascadeur-accident-cascade-filmRien ne distinguait Yanick des autres adolescents. Doué à l’école au début du secondaire, le divorce de ses parents l’amène à vivre une crise d’adolescence mouvementée qu’il noie dans l’alcool. Sensible comme bien des jeunes de son âge.

Face à face avec la mort

La journée s’annonçait joyeuse. Le 21 décembre 1990, à l’approche de Noël, Yanick et deux de ses amis vont en auto faire leur magasinage des fêtes. Le jeune homme est à l’avant, côté passager. Son ami est à l’arrière. Martin, un de ses meilleurs amis, conduit. Les trois sont de bonne humeur. Ils ne sont pas sous l’effet de l’alcool ou de drogues. La voiture ne roule pas à pleine vitesse. Malgré tout, leur vie bascule en une fraction de seconde.

Ils sont victimes d’un face à face. Sous l’impact, le passager à l’arrière est projeté vers l’avant. «Il n’était pas attaché. Il m’est rentré dedans.» Le cervelet de Yanick, qui régule la fonction motrice de son corps, absorbe le choc. «Plus tard, le médecin m’a expliqué que c’est ce qui contrôle le cerveau et que, dans l’accident, c’est comme s’il avait été dans un malaxeur.»

10 jours de coma

Yanick est emmené à l’hôpital d’urgence. Son état est critique. «Le premier diagnostic ne me donnait pas plus de 24 heures à vivre. Puis, à la fin de la journée, on me donnait 48 heures. Une fois ce délai passé, les médecins n’avaient plus aucune idée. Mais vu l’impact et les dommages à mon cervelet, ils prévoyaient 16 mois de coma. Et plus tu restes dans le coma, plus les séquelles sont graves.»

cascade-accident-cascadeur-film-actionLe 31 décembre, soit 10 jours plus tard, Yanick émerge à la surprise générale et contre toutes les prévisions médicales. «Je ne reconnaissais pas ma mère, mes amis. J’ai reconnu le père d’un de mes amis mais lui, je ne l’ai pas reconnu!» Le jeune homme est confus, désorienté. «Le coma, je ne le souhaite à personne. C’est le néant total. Quand tu te réveilles, tu n’as aucune idée qui tu es. J’ai halluciné mes amis, mon accident. À travers la fenêtre de ma chambre, à l’hôpital, je voyais la neige. Mais je n’en avais pas conscience. Je ne savais pas qu’on était en hiver.»

Réadaptation impossible

Un malheur n’attend pas l’autre. Yanick doit subir une trachéotomie après que le tube qu’on lui mettait dans la bouche pour le nourrir ait touché ses cordes vocales qui ont enflé. Son traumatisme crânien paralyse tout son côté droit qu’il ne peut bouger. «Mon médecin est venu me dire qu’il ne pensait pas que je serais capable de parler et de marcher. Il m’a énuméré plein de choses que je ne pourrais plus faire. Ma paupière droite était fermée, mon bras droit ne levait pas. Alors j’ai levé mon gauche et je lui ai présenté mon majeur.»

Yanick développe une volonté de vivre qu’il ne se connaissait pas. Il puise dans cette énergie pour se battre. «Ma mère était tout le temps avec moi, à l’hôpital. Il y avait souvent des amis qui venaient me visiter. Mais je me sentais seul parce qu’ils ne pouvaient pas se battre pour moi. Quand tu es dans un lit d’hôpital et que la moitié de ton corps ne bouge plus, tu ne sais pas ce qui se passe. J’ai dû me la poser, la question: est-ce que j’abandonne? La réponse la plus facile, c’est oui. Mais je me suis convaincu que je pouvais réussir.»

Le jeune homme est déterminé. Il va faire mentir tous les médecins qui ne croient pas qu’il se relèvera un jour. Il travaille sur son attitude. «Quelqu’un est entré dans ma chambre et je l’ai entendu dire: ‘‘C’est dont de valeur, t’étais si fin.’’ Je l’ai mis dehors immédiatement. Je n’avais pas besoin de ça. D’autres me disaient: ‘‘tu dois être furieux contre Martin qui conduisait.’’ Ben non. Je ne pouvais pas me payer le luxe d’avoir de la haine envers qui que ce soit. Fallait que je me batte pour moi, pour ma survie.»

À l’hôpital Charles-Lemoine, Yanick force son corps à lui répondre. Il doit réapprendre à parler et à marcher. «Je me fâchais souvent! Parce que réapprendre ces choses naturelles, à 17 ans, c’est dur.» Il parcourt inlassablement l’étage sur lequel il se trouve. «J’étais censé être avec une marchette. Mais je n’ai jamais voulu.» Quand il remarque que les infirmières le regardent, il s’accroche à la rampe pour qu’on ne lui impose pas de marchette. Après 3 mois et demi, il obtient son congé de l’hôpital. «Et je suis sorti sur mes deux jambes», dit-il fièrement.

Un survivant

Un an après son accident, la vie de Yanick reprend son cours. Il est en réadaptation pour rééduquer son côté droit, paralysé. Il est de retour à l’école, conduit sa voiture et joue même au rugby. «Je suis retourné voir mon médecin parce que j’avais un problème de crampe à la main. Ça me dérangeait, pour l’école. Le médecin, dès qu’il m’a vu, m’a dit de sortir tout de suite de son bureau : Yanick, tu ne devrais même pas être en vie. Tu devrais au mieux être un légume. Et tu marches, tu conduis, tu vas à l’école. Tu l’as fait tout seul. Alors fais la même chose pour ta main.»

Le jeune homme sort revigoré de cette rencontre. Il réalise à quel point sa volonté est puissante. Il termine son secondaire puis s’inscrit aux HEC. Faute de moyens financiers, il doit quitter avant d’obtenir son diplôme. Ce qui déçoit l’un de ses professeurs qui appréciait sa présence et son implication. «Si ça n’avait pas été de mon accident, je ne sais pas ce que je ferais aujourd’hui. Mais depuis, je ne peux pas me contenter de juste être bon. Il faut que je me dépasse. C’est mental. C’est moi qui me mets cette pression. C’est ce qui m’a fait tripper, avec la réaction de mon prof aux HEC. Je pensais que j’étais juste bon. Mais quand il m’a demandé de ne pas abandonner son cours, j’ai compris que j’étais plus que bon.» Yanick sent que sa volonté peut lui permettre de faire ce qu’il désire. Et comme il a déjoué la mort, il savoure la vie à chaque instant. En chemin pour sa séance de réadaptation, il remarque une agence de casting. «Je me suis dit, tiens, je pourrais faire ça, moi.

Un nouveau départ

Alors je suis allé suivre des cours de cinéma. Quand on me voyait jouer, les gens disaient ‘‘wow!’’ J’ai fait une pièce de théâtre. J’avais le rôle principal. Oui, il fallait que je travaille plus fort pour mémoriser mes textes. Mais j’ai le caractère pour ça.»
Yanick assure qu’il avait plusieurs contrats. Jusqu’au jour où il parle de son accident et de son traumatisme crânien. «J’ai été catalogué: incapable, handicapé. J’ai senti la différence. Alors j’ai fait de la figuration et du doublage.» Yanick n’en veut à personne. Comme pour son accident, il ne dirige pas sa rage vers les autres. Il s’en sert pour se motiver. Il veut être membre de l’Union des Artistes (UDA). Personne ne va l’en empêcher. Plutôt que d’être acteur ou comédien, Yannick développe ses aptitudes de cascadeur. Et c’est au siège social de l’UDA qu’il croise celle qui est devenue sa femme. C’est aussi pour elle qu’il abandonne le métier de cascadeur. «Je n’en fais plus! Parce que, quand tu es cascadeur, ce n’est pas juste au cinéma. Tu le deviens dans la vie!»

Yanick regarde le chemin parcouru ces 20 dernières années. Il n’est pas peu fier. «Qui aurait cru en 1990, alors que j’étais sur mon lit d’hôpital, que je serais devenu membre de l’UDA et marié avec un bijou de femme? Je ne devais même pas survivre! La vie m’a donné une deuxième chance. Et je l’en remercie. Mais j’ai eu des périodes difficiles. C’est fou de voir la réaction des gens une fois qu’ils savent ce qui m’est arrivé. Alors j’en parle rarement. Parce que les gens ne comprennent pas. Même les médecins ne comprennent pas. Je devrais être mort. Ou un légume. Et je veux plus que n’importe qui. Ça dérange. Ça fait chier. Mais ça ne fait que commencer. Je n’ai même pas 40 ans encore!»

Yanick aime la vie. Il touche un peu à tout. Il a travaillé auprès d’handicapés, de gens qui ont vécu un traumatisme crânien. Il fait des conférences de motivation pour expliquer comme la vie est belle et ce que la volonté en chaque personne peut faire. Et il pense retourner aux HEC, pour terminer ce qu’il a commencé. Parce qu’il ne veut pas juste être bon. Il veut être le meilleur.

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Stéphane Julien, en roller-blade du Taz à la Chine, cascadeur professionnel avec Fast Motion

Stéphane Julien, en roller-blade du Taz à la Chine, cascadeur professionnel avec Fast Motion

Gabriel Alexandre Gosselin DOSSIERS Taz roulodomeRoller blade, Skatepark

En 2000, Stéphane Julien, pro du roller-blade à 17 ans, s’apprête à s’envoler pour la Chine où il sera rémunéré à titre de performeur. Le Tazmahal lui avait permis de perfectionner ses techniques et le Café Graffiti avait amassé des fonds pour son départ. Depuis, Stéphane est retourné en Chine, a cofondé une entreprise qu’il partage avec ses meilleurs amis et a voyagé aux quatre coins du monde.

fast-motion-cascadeur-cascade-professionnelle-roller-blade-roues-alignees Si Stéphane est aujourd’hui père d’un garçon de 6 mois et gère son portefeuille en fonction de l’avenir de sa petite famille, il n’en a pas toujours été ainsi. Lors de son premier voyage d’une durée de 6 mois en Chine, et dans les années suivant son retour, «la débauche était de mise», admet-il.

À son retour d’Asie, Stéphane figure comme cascadeur dans Roller-ball, un film hollywoodien tourné à Montréal. Avec la bonne cagnotte que ce contrat lui octroie, Stéphane se paie la vraie vie de party. «Pendant quelques mois, je me tenais avec ma petite gang hiphop. J’avais de l’argent, on cruisait, on sortait. C’était la belle vie. Mais je me suis vite rendu compte que l’argent n’est pas éternel.»

C’est en procédant à ce que Stéphane appelle un reality check qu’il a décidé de se «touner de bord». «J’avais juste envie de faire le party. Ce n’était pas nécessairement mauvais pour moi, j’avais vraiment du fun là-dedans. Mais je me tenais avec des gens qui n’étaient pas là pour les bonnes raisons, je négligeais mon patin aussi», avoue-t-il avec lucidité.

La Chine de Stéphane Julien

Stéphane s’envole alors pour un nouveau voyage en Chine: «le premier mois a vraiment été difficile. Ça faisait trop longtemps que je n’avais pas patiné. Ça m’a pris au moins un mois pour reprendre mes habiletés!» Au cours de sa première visite dans ce pays, Stéphane a pratiqué son anglais pour la première fois de sa vie. Cette fois, c’est la profonde découverte de la Chine et de sa langue, le mandarin, qui attend le jeune désillusionné. Il y restera 3 ans!

Dans ce deuxième périple en terre asiatique, le jeune homme travaille ses façons de dépenser. Ce n’est cependant pas uniquement pour changer ses mauvaises habitudes qu’il a entamé ce voyage. Il veut également comprendre ses impulsions: «Moi, j’ai grandi dans Hochelaga. Je n’enlève aucun crédit aux gens de là-bas, je suis très attaché à ce quartier, mais je me souviens qu’avec mes amis, on devenait facilement agressif. C’était ça ma réalité.»

L’aventure et les rencontres permettront à Stéphane de se faire une nouvelle idée de tout ce qu’il apprécie dans la vie. Grâce à sa deuxième figuration importante comme cascadeur dans un film tourné en Chine avec Jackie Chan en tête d’affiche, Stéphane Julien revient au Québec l’esprit déterminé. «Ce tournage a vraiment confirmé mes aspirations de cascadeur.»

Fun professionnel

De retour à Montréal en 2004, Stéphane ne perd pas de temps pour tout mettre en oeuvre afin de réaliser son rêve. Un rêve qu’il n’est pas seul à partager. Avec 3 de ses amis adeptes du sport extrême, il crée l’entreprise de cascadeurs Fast Motion.

Pourtant, Stéphane mentionne que le travail de cascadeur est très individuel et demande beaucoup de sacrifices  personnels. «Parce qu’on était 4 gars qui se connaissaient très bien et qu’on voulait tous faire le même métier, on s’est rassemblé sous une même bannière. Quatre énergies qui poussent dans le même sens, ça peut juste valoir mieux qu’une seule!»

Aujourd’hui, Fast Motion fait du cinéma, de la télé, des performances live, des publicités, des conférences dans les écoles et de la production vidéo. À 28 ans, Stéphane Julien peut se vanter d’avoir voyagé dans l’Ouest canadien, en Russie, en Argentine, en Afrique et en Asie. Tout ça pour le compte de l’entreprise qu’il a créée avec ses quatre meilleurs chums.

«On a gagné une certaine notoriété avec les années. On peut considérer que notre réputation est bien bâtie», explique Stéphane. «C’est là et nous on s’amuse tant que ça dure. Pis c’est de ça dont je suis le plus fier: j’ai réussi dans la vie en m’appliquant dans un job basé sur le plaisir!»

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Sortir de notre noirceur politique

Sortir de notre noirceur politique

Raymond Viger     Dossier Jean Charest, Cirque du Soleil  , Fondation One Drop , Guy Laliberté

Depuis les années Duplessis, le Québec a fait un bon bout de chemin. Pas assez vite à mon goût, mais nous avançons dans la bonne direction.

Francophones, économie et politique

Les francophones ont pris leur place dans différentes sphères économiques et politiques. Il n’y a pas si longtemps que cela, les entreprises anglophones engageaient un francophone pour siéger sur le conseil d’administration. Cela faisait à la mode et permettait d’avoir une belle image corporative pour le consommateur. Le seul hic, ce francophone n’avait pas le droit d’assister au conseil d’administration. Il attendait dans le corridor que le conseil d’administration se termine.

Suite à notre rôle de figuration, nous avons eu une vague d’entrepreneur Québécois qui ont démontré que les Québécois sont aussi capable d’être des acteurs importants dans notre société. Alphonse Desjardins, Pierre Péladeau, Bombardier, Lamarre, Lemaire, et compagnie ont créé des entreprises telles que les Caisses Desjardins, Québécor, Bombardier, SNC-Lavallin, Cascades… pour montrer que nous avions une place économique qui nous revenait.

Francophone et culture

La culture n’est pas demeurée silencieuse. Nous avons des artistes et des entreprises culturelles qui s’exportent partout. Guy Laliberté et le Cirque du Soleil, René Angélil et Céline Dion pour n’en nommer que quelques unes.

Le communautaire est en train de vivre sa transformation. Les méga-fondations telles que Chagnon et tout récemment la fondation One drop du Cirque du Soleil, vont apporter une transformation importante dans le communautaire.

Est-ce que le travail est terminé? Non, pas encore. Il reste encore une partie importante de notre environnement qui devra subir une cure de rajeunissement. Le monde politique. Nous avons des gouvernements qui travaillent avec des outils et des conventions qui ne répondent plus aux besoins d’une population de plus en plus informée et impliquée.

Vision politique

Est-ce acceptable qu’un député que nous avons élu doive respecter une ligne de parti qui, parfois va à l’encontre des citoyens de son comté? Est-ce normal qu’un député signe à l’avance une lettre de démission pour que son chef puisse le congédier quand bon lui semble? Peut-on continuer à avoir des politiciens qui nous promettent la lune avec nos taxes pour acheter nos votes? Je suis tanné d’entendre les politiciens se servir de ses prédécesseurs pour justifier les difficultés de son propre gouvernement… Nous devons redéfinir nos règles de démocratie et les actualiser.

Premièrement, il ne devrait plus y avoir de partis politiques. Cela élimine le devoir du député de voter en fonction de la ligne de partie. Il peut maintenant voter en fonction de ses principes. N’ayant plus de parti politique, cela nous fait épargner sur les campagnes de parti qui coûtent chers en publicité inutile et remplit de promesses qui ne tiennent pas debout. Réinvestissons cet argent pour le mieux-être de notre société au lieu de faire des débats promotionnels vide de sens.

Sans parti politique, comment faire pour former un gouvernement démocratique? Comme dans les organismes communautaires. Le peuple fait l’élection de son député qui va le représenter. Les députés vont élire ensemble les meilleurs personnes pour prendre les différents postes de travail. Quand on va vouloir nommer un ministre, tous les députés sont éligibles à se faire élire. Nous devrions ainsi avoir les meilleurs ministres dans chacun des ministères, peu importe leur allégeance politique.

Les députés ayant élus le Premier ministre et les ministres qui vont former le prochain gouvernement, le Premier ministre ne pourra plus être un  »one man show » qui n’en fait qu’à sa tête.

Jean Charest, Thomas Mulcair et le Mont Orford

Prenons l’exemple de Jean Charest et de Thomas Mulcair dans le dossier du Mont Orford. Jean Charest, insatisfait de la position de Thomas Mulcair, n’aurait pas pu le congédier de son poste de ministre pour en mettre un qui réponde à ses aspirations. Il aurait dû revenir devant l’ensemble des députés et demander, par vote le congédiement de Thomas Mulcair. Si la majorité des députés sont contre cette idée, Jean Charest aurait eu à continuer de travailler avec Thomas Mulcair. Dans un différent inconciliable, le Premier ministre doit donc se tourner vers le vote des députés pour prendre les décisions. Ça change la couleur de la démocratie!

Les députés travaillent tous ensemble pour donner les meilleures propositions. Les députés ne sont plus dans des partis opposés pour dénoncer les erreurs, mais sont solidaires des résultats. Ils auront à apprendre à travailler en équipe pour le bien de la population qu’ils représentent et non pas pour un parti politique.

Si un ministre présente un projet qui est bon à 70%, au lieu de se faire dire que le projet ne tient pas debout, les autres députés travailleront à améliorer le projet pour qu’il en arrive à être plus performant.

Vous me direz que tout cela va ralentir la vitesse d’exécution de ce gouvernement. Peut-être. Mais même ralenti, cela va permettre d’aller plus vite que d’avancer n’importe comment et d’avoir à reculer pour recommencer à zéro. Cela va éviter de vivre des réformes par-dessus d’autres réformes. De dépenser de l’argent pour faire une action et d’en dépenser d’autres pour recommencer dans une autre direction. Pour reprendre une citation de mon professeur de chant, M. Guy Robitaille:  »Jamais plus vite que lent » et nous arriverons plus vite et à bon port.

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Le papier, le monopole et la justice

Le papier, le monopole et la justice.

Nous apprenions dernièrement que les papetières Cascades, Domtar et Les papiers JB Rolland se faisaient imposer une amende de 12,5 millions pour avoir comploté ensemble pour fixer les prix du papier. Justice crierons certains. Désolé. Encore une masquarade en ce qui me concerne.

Il faut savoir que les faits remontent à 2000. Après six ans, elles  en ont fait de l’argent ces papetières et elles ont eu plusieurs occasions pour contrôler les prix. Comme par hasard, après avoir reçu leurs sentences, on nous prédit trois augmentations du prix du papier pour 2006! Il faut bien que quelqu’un paye pour cette amende et, semblerait que ça ne soit pas les coupables qui le feront.

Mais comment peut-on prévoir ces augmentations. Par la disponibilité du papier. Plus le papier est rare, plus le prix monte. Et présentement on crée artificiellement une rareté du papier. Une autre façon incidieuse pour contrôler le prix du papier.

Évidemment les papetières vont en profiter pour blâmer le gouvernement en disant que la rareté du papier est dû aux restrictions sur la coupe du bois. Faudrait pas que les papetières soient responsables. C’est plus stratégique de faire porter le chapeau par notre cher bouc émissaire de gouvernement.

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