Jocelyn Pelosse, la musique et la sclérose en plaques

Santé

Comment vivre sa retraite médicale

Certaines maladies semblent nous rendre prisonniers de notre corps. On passe alors, d’une vie de citoyen productif, à une retraite et à une solitude forcées.

Normand Charest Dossier Santé, Handicapés

Cela peut mener au désespoir… À moins de se trouver une nouvelle place dans la société où l’on pourra se sentir encore utile, mais autrement. Et alors, cela éveille souvent de nouveaux talents.

jocelyn pelosse sclérose plaque santé handicapAvant, Jocelyn Pelosse était un jeune gestionnaire peu porté vers les activités méditatives. Tout cela a changé il y a 3 ans, lorsqu’il devint «retraité médical» à l’âge de 34 ans.

À la suite de divers malaises, il découvre qu’il est atteint de la sclérose en plaques. On pouvait lui donner des traitements qui stopperaient sa dégénérescence. Mais il ne guérirait jamais de cette maladie, à moins qu’on ne découvre un nouveau remède. Et il devrait vivre avec des séquelles… Cela lui laissait peu d’espoir.

De nombreux deuils, des idées noires…

Cette maladie apporte des deuils successifs. «D’abord, on perd son travail, on est mis en « retraite médicale« . Ensuite, on perd son permis de conduire, parce que la vue et la coordination sont touchées.

Puis on risque de se retrouver seul, sans conjointe.» Ce qui lui est arrivé. Et dans sa condition, ça ne semble pas évident de trouver une nouvelle compagne.

La vie sociale active que Jocelyn Pelosse connaissait se transforme alors en isolement. «On se sent mis à part», dit-il. En plus de souffrir, il se sent inutile. Ce qui le remplit d’idées noires. Il se demande s’il ne vaudrait pas mieux en finir, et songe à des moyens pour y parvenir.

«Ce n’est pas normal de se lever le matin avec l’idée du suicide. En plus du fardeau de la maladie, je me sentais rejeté. Et je me demandais ce que j’allais faire de mes prochaines 30 années», dit-il. Il se croyait un peu trop jeune pour la retraite.

D’abord, en parler…

guitare jocelyn pelosse sclérose plaque nock musique santé handicapPour éviter que le désespoir l’envahisse, il décide d’abord d’entreprendre une action sociale utile. «Je n’étais peut-être plus capable de travailler comme avant. Pour le marché du travail, j’étais mort. Je ne pouvais plus conduire. Mais je pouvais encore parler. Pour ça, j’ai beaucoup de facilité!» dit-il en riant et en se qualifiant de verbomoteur.

À partir de là, il s’applique à mieux faire connaître la sclérose en plaques. Peu timide, il agit comme une sorte de porte-parole de cette cause. Il trouve que la question est trop peu médiatisée et qu’il faut relancer le débat. Selon lui, il y a en ce moment autour de 20 000 personnes atteintes de sclérose en plaques au Québec, et 3 nouveaux cas s’ajoutent chaque jour. Les pays nordiques sont les plus touchés par cette maladie, en particulier les jeunes gens. Les femmes sont atteintes en plus grand nombre, mais les hommes le sont de manière plus grave.

Il organise des pétitions, contacte des journaux locaux et la radio, participe à des manifestations. Il croit important d’en parler pour que les malades ne se sentent pas seuls. Pour les informer aussi des ressources qui pourraient les aider, mais dont ils ignorent souvent l’existence. «Sinon, ça peut prendre des années avant de découvrir les groupes d’aide, les associations qui peuvent nous aider. Je le sais parce que je suis passé par là. Et puis le fait de sortir de l’ombre fait du bien aux malades. Ils se sentent moins exclus de la société», dit-il.

Une thérapie artistique

Les deux premières années de sa maladie ont été les plus dures, du point de vue psychologique. S’il va mieux depuis un an, c’est à cause de la musique. Il jouait déjà un peu de guitare depuis l’âge de 15 ans, mais à partir du moment où il commence à composer des chansons (sous le nom de Joce), la musique et l’écriture deviennent pour lui une forme de thérapie.

Le fait d’exprimer son vécu en paroles le libère de ses idées noires, comme en une sorte de «journal intime», dit-il. La magie de la créativité transforme ses douleurs en œuvres d’art. Et il constate que ses confessions «intimes» rejoignent le vécu et la sensibilité de beaucoup d’autres. Soudain, il n’est plus seul. En même temps qu’il s’exprime, il donne une voix aux plus silencieux. Découverte fantastique: ce qui est utile pour soi peut aussi l’être pour les autres!

Et il devient lyrique lorsqu’il dit: «La musique m’a sauvé la vie… L’art guérit l’âme.»

Ses chansons et leurs contextes

Il enregistre sa première chanson, «La manifestation», chez Yves Savard qui en prépare les arrangements. Il s’agit d’une ballade accompagnée à la guitare acoustique. La voix est belle et chaleureuse, et les paroles reflètent sa condition, son vécu ainsi que ses idéaux sociaux. Il parle aussi des 20 000 personnes atteintes de la sclérose en plaques qui forment une société en soi.

De plus, cette pièce raconte une «histoire vraie» à laquelle il a participé. Une cinquantaine de malades, manifestant à Montréal devant les bureaux du Collège des médecins qui tardait à approuver une intervention pourtant reconnue et pratiquée en Europe: l’«angioplastie» (une opération libérant l’obstruction des veines du cou, afin de soulager les symptômes de cette maladie). Certains Québécois se faisaient déjà opérer en Pologne, à leurs frais, pour 15 000$.

«Je trouvais aberrant qu’une solution probable à notre maladie soit ainsi à portée de la main et qu’on ne puisse pas l’utiliser», dit-il.

Si ce genre de manifestations et de pression sur le Collège des médecins et les gouvernements n’ont pas donné de résultats directs, elles ont quand même fourni une présence médiatique plus importante à cette maladie, et ont aidé le public à mieux la comprendre. «La Société canadienne de la sclérose en plaques et le gouvernement canadien investissent pour la recherche.

«Par contre, c’est important que des gars comme moi s’efforcent d’en parler, dans le but de dire aux malades: non, vous n’êtes pas seuls, gardez espoir. Les différentes formes de sclérose en plaques font que, pour certains, le temps presse», ajoute Jocelyn Pelosse.

Il enregistre les 4 chansons suivantes dans le studio de son ami Daniel Labrecque à Mascouche, qui en réalise les arrangements. Il complète le CD en juillet 2012. Si la production de ce disque apporte beaucoup de satisfaction à «Joce», elle n’est pas toujours facile, par contre. À cause de sa santé, qui lui accorde une énergie très variable. Certaines journées sont bonnes et d’autres moins. C’est là où l’expression «au jour le jour» prend tout son sens, selon lui.

La chanson «10 000 questions» nous laisse entendre qu’il a «mal jusqu’au fond de l’âme». «Assis dans mon salon, à me poser 10 000 questions… En attendant les jours de paix.»

En réalité, cette composition ne parle pas directement de lui. Il l’a plutôt écrite pour une amie paraplégique, qui ne se plaint jamais de sa condition. En ce sens, l’exemple de son amie est remarquable.

La chanson «Au travers l’écran» apporte un éclairage intéressant sur l’utilité de l’Internet et des réseaux sociaux pour les gens isolés. C’est là où Jocelyn Pelosse prend conscience qu’il fait partie d’une grande communauté de personnes dont le vécu ressemble au sien. Cela donne lieu à un partage de photos, de pensées. On y voit le malheur des autres, ceux qui se lamentent pour de petites choses et ceux qui ne se plaignent jamais. «Lorsque ces moyens servent à bon escient, dit-il, ils peuvent être très utiles.» Comme le dit cette chanson: «On se partage nos mémoires… nos espoirs… au travers l’écran… Le temps nous guérit, nous grandit…»

«Ça change à soir», la chanson préférée de son père, est inspirée par les revendications étudiantes qui, selon lui, vont au-delà du problème des frais de scolarité. Et ses paroles prennent d’ailleurs un sens plus large lorsqu’il y chante: «le monde tourne à l’envers… on veut changer le cours de la société… on se lève pour la vérité…»

«Imparfait» parle de «tromper ma détresse pour mieux m’avancer», de «chercher la vérité dans ce monde cruel». «C’est ma chanson favorite», dit-il. «Et je pense souvent à cette phrase: « Trouver ma dignité au fond de la poubelle » qui exprime beaucoup de choses, pour moi. Au fond de la poubelle, je vois le permis de conduire que j’ai perdu, et puis toutes sortes de deuils. Mais je retrouve ma dignité par la musique qui me libère, en laissant moins de place à la maladie. Ça me permet de faire encore des choses utiles. Et de donner aux autres, à la société. Lorsque le disque a été complété, j’ai souri pour la première fois depuis longtemps. Et puis les échos positifs sur le Web me surprennent toujours. Ça me fait du bien d’écouter mes chansons, ma réalité exprimée en chansons qui peut ainsi rejoindre les autres.»

Et beaucoup de courage

Les recherches se poursuivent sur la sclérose en plaques, dont les causes sont mal connues. L’angioplastie (l’opération qui consiste à libérer les veines du cou) demeure controversée.

Certains médecins, au Canada et au Québec, s’y intéressent, mais il n’y a pas encore consensus. Pendant ce temps, ceux qui souffrent trouvent le temps long. Certains vont se faire opérer, à leurs frais, à l’étranger. Pas seulement en Pologne, mais aussi au Costa Rica, une destination populaire chez les malades canadiens. Parmi ceux qui ont été opérés là-bas, on dit qu’un tiers ont obtenu une grande amélioration, un autre tiers une certaine amélioration, mais aucune amélioration pour le dernier tiers (voir l’émission The Nature of Things avec David Suzuki, CBC, 30 août 2012).

Bon courage à Jocelyn Pelosse qui, pendant ce temps, fait tout ce qu’il peut pour donner un sens à sa vie. Tout en étant actif socialement et en aidant moralement ceux qui souffrent comme lui. Une attitude qui éveille notre respect.

Jocelyn Pelosse :

«Je suis devenu animateur pour la radio Web http://www.nockmusique.ca. J’y parle de sclérose, de musique et fais tourner de temps à autres mes chansons. Encore une fois, c’est une façon pour moi de me réaliser en tant qu’être humain.

L’impact de la maladie est parfois lourd à porter, encore aujourd’hui. Mais vous savez, j’ai la tête dure! Je veux foncer, m’exprimer et être à l’écoute des plus jeunes qui vivent des choses rock-and-roll…

On peut écouter ma musique sur :  myspace.com/jocelynpelosse»

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Poser des questions comme les enfants

La puissance du pourquoi

Toute invention, toute créativité découlent de la question que posent si souvent les enfants : « Pourquoi ? » Une habitude créative que les adultes devraient retrouver, que nous devrions tous retrouver.  

Normand Charest – chronique Valeurs de société

dossier Famille, Croissance personnelle

Logo_chronique 2 (ajusté)À la radio de CBC, le pendant anglophone de Radio-Canada, le 31 décembre 2012, on interviewait Amanda Lang, l’auteure du livre The Power of Why, la puissance du pourquoi, qui soulignait l’importance de la curiosité à la base de toute créativité.

« Tous les enfants de cinq ans sont créatifs », affirmait-elle. « Ils n’ont pas d’ego. Pour eux, aucune question n’est stupide, toutes les questions sont fascinantes parce qu’elles représentent le début d’une aventure. »

Selon elle, les inventions proviennent du pourquoi, et donc du fait de remettre en question les manières convenues de faire les choses. Un pourquoi suivi le plus souvent d’un comment : comment améliorer une situation, comment trouver une solution à un problème identifié par le questionnement.

C’est ainsi que l’on a inventé les vêtements pour se protéger du froid, en récupérant en premier lieu les fourrures des animaux. C’est ainsi que l’on a inventé des semelles pour pour marcher. Que l’on a découvert comment conserver le feu qui réchauffe et qui éclaire.

Redevenir comme des enfants

dessin d_enfant famille familiale parent enfants jeunes père mèreTous les enfants dessinent et chantent, alors que beaucoup d’adultes n’osent plus le faire. Parce qu’ils dessinent mal, parce qu’ils ne savent pas chanter, pensent-ils. Alors que les enfants n’ont pas peur de se tromper. Ils dessinent avec bonheur des bonshommes pas très ressemblants et chantent sans se poser de question sur la justesse de leurs chants.

Les enfants n’ont pas encore ce genre d’orgueil pour les entraver. Ils comprennent qu’ils sont en apprentissage et cette souplesse leur permet d’écouter, d’observer et d’apprendre tout en s’amusant.

Rien ne nous empêche de les prendre en exemple. Au contraire, nous avons tout à gagner en « redevenant comme des enfants » en cette matière. En retrouvant la curiosité, la créativité de l’enfance… et le bonheur qui les accompagne.

Et en rejetant les affirmations du genre : « On a toujours fait les choses de cette manière » ou « Je suis trop vieux pour changer » qui nous empêchent d’évoluer.

Amanda Lang disait aussi, dans cette interview : « On se plaint du fait que les enfants posent trop de questions, mais le meilleur moyen de les faire taire, c’est bien de leur répondre ! » Ce qui nous amène à beaucoup travailler sur nous-mêmes, lorsque nous réalisons que nous n’avons pas toujours réponse à leurs demandes.

Et voilà déjà deux énigmes, deux questions importantes que beaucoup d’entre nous se posent en tant qu’adultes :

  • Pourquoi l’injustice sociale ?
  • Pourquoi vivons-nous sur Terre ? Ou en d’autres mots : Quel sens pouvons-nous trouver à notre vie d’être humain ?

Pourquoi l’injustice sociale ?

Pour autant qu’on observe un peu, on s’aperçoit forcément qu’il y a des inégalités sociales. On doute vite de l’existence du Père Noël dès qu’on réalise que nos cadeaux n’ont pas tous la même valeur.

On se pose des questions lorsqu’on voit d’une part le gaspillage de certains riches, et d’autre part les besoins des gens qui meurent de faim et de froid, couchés sur les trottoirs.

Pourquoi faut-il constamment baisser les salaires des ouvriers et augmenter la productivité, tandis que la petite minorité des très riches s’enrichit constamment ? Aux États-Unis, les républicains prétendent que seul l’enrichissement des riches peut relancer l’économie.

On pose beaucoup de questions sur la raison d’être des inégalités sociales et aucune réponse ne nous satisfait. Puisque les très riches dominent l’économie, ils dominent aussi la politique et ainsi, les réponses qu’on nous donne ont un petit quelque chose de biaisé qui les favorise toujours.

Les riches nous disent qu’ils méritent leur richesse, que celle-ci découle de leur travail et de leur créativité, qu’ils sont créateurs d’emplois, qu’ils font rouler l’économie. Ce qui laisse sous-entendre que les pauvres sont, à l’opposé, paresseux, sans créativité et qu’ils méritent leur indigence.

egalite famille familiale parent père mère jeune enfantLa vie en société repose sur l’empathie, c’est-à-dire sur la « capacité de se mettre intuitivement à la place de son prochain, de ressentir la même chose que lui, de s’identifier à lui », selon le dictionnaire du correcteur Antidote.

En se mettant à la place de l’autre, on comprendra que personne n’aime se retrouver dans une situation de passivité où on doit dépendre de la charité et de l’aide sociale, tout en continuant de vivre dans la misère. Une telle situation va à l’encontre d’une saine estime de soi et d’une confiance en la vie nécessaires à l’épanouissement de la créativité.

Sans estime de soi, sans confiance, sans espoir d’amélioration, l’aide monétaire donnée aux démunis risquent effectivement d’être détournée vers la bière, le tabac, les drogues, c’est-à-dire vers des évasions qui sont en fait des moyens d’autodestruction ou de suicide progressif.

Une meilleure répartition des richesses signifie plutôt de redonner aux pauvres des chances d’améliorer leur sort par le travail, par les études qui permettent d’accéder au travail, par un milieu de vie stimulant, etc. Autrement dit, il s’agit de redonner non seulement des biens, mais plutôt des chances égales à tous.

On pourrait nous dire que nous rêvons, qu’il s’agit d’une utopie, d’un idéalisme naïf. Et c’est vrai que la situation ne semble jamais s’améliorer de façon durable. C’est vrai que le chemin est long qui mène à une meilleure justice sociale et qu’on n’en voit pas le bout. Mais c’est le seul chemin qui vaille, le seul chemin qui puisse mener à une paix sociale et à une vie digne d’un être humain.

Pourquoi vivons-nous ? Comment trouver un sens à notre vie ?

famille parents enfants père mère jeunesNous souhaitons tous mener une vie créative qui puisse nous satisfaire. Mais nous nous rendons bien vite compte que nous ne pouvons pas être heureux seul et de manière égoïste. Tout bonheur naît d’un partage, et donc aussi d’une justice sociale.

Dès le départ, la vie repose sur la collaboration. Tout participe au grand échange naturel. L’énergie du soleil, l’air et les minéraux du sol permettent la formation des plantes. Et les plantes à leur tour nourrissent les animaux, puis les humains et ainsi de suite.

La plupart des organismes s’insèrent dans le mouvement de la vie sans se poser de questions. Seul l’homme le fait grâce à sa conscience. Une conscience qui lui permet d’avoir une grande influence sur son entourage, sur l’environnement, sur le monde.

Mais l’être humain ne peut trouver le bonheur de manière égoïste. Il ne peut le trouver que dans l’union, la collaboration, et donc dans le partage et l’empathie. En d’autres mots : par l’amour dans son sens le plus large. Empathie et amour pour ses semblables, mais aussi pour l’univers au complet, un univers qu’il doit de toute façon respecter pour survivre.

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Retour sur Enbridge et le Plan Nord

Retour sur Enbridge et le Plan Nord

Mort du projet controversé de pipeline en Colombie-Britannique

chronique journalisme média communautaire presse indépendanteSuite à l’entrevue avec Fanny Aïshaa, nous avons parlé du projet de pipeline de la société Enbridge qui menaçait le nord de la Colombie-Britannique, avec ses eaux pures, ses saumons, ses spirit bears. Une terre sacrée défendue avec conviction par les autochtones de la région.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Environnement

Nous avons dit aussi à quel point le gouvernement fédéral poussait le projet en écartant tous les obstacles bureaucratiques. Or, en un mois, il y a déjà eu beaucoup d’évolution dans ce projet. On pourrait même parler d’un revirement complet.

pipeline enbridge pollution environnement petroleEn effet, le 5 octobre, nous pouvions lire dans l’éditorial du Globe and Mail que le projet de pipeline Northern Gateway de Enbridge était bel et bien mort. Malgré tous les efforts de Enbridge et l’appui du gouvernement Harper, l’opposition au projet en Colombie-Britannique ne cesse de grandir, au point où la réalisation de ce projet devient des plus improbables.

Cette opposition provient de toute la population britanno-colombienne. Elle n’est plus limitée aux communautés autochtones et aux environnementalistes. Le gouvernement provincial lui-même s’y oppose, ainsi que l’opposition.

Cette fois, la population locale n’a pas mordu au leurre de la création d’emploi. Elle lui a préféré une qualité de vie plus durable. Et c’est là une excellente nouvelle qu’il nous faut souligner.

Deux bonnes nouvelles pour nous et l’environnement

Dans notre article de septembre, nous parlions aussi du Plan Nord. Dans ce cas également, on peut prévoir une modification du projet, puisque depuis la publication de cet article, le Parti québécois a été élu au Québec et qu’il a annoncé des changements dans le Plan Nord. De manière, entre autres, à mieux protéger les environnements fragiles du Nord.

Voilà donc de bonnes nouvelles pour la qualité de vie de chacun ! Nous-mêmes, les êtres humains, les animaux, les plantes, l’eau, l’air, le sol…

Autres textes Environnement

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Université pour la paix

Une université internationale pour la paix

Étudier pour promouvoir la paix

L’importance de vivre dans un monde en paix, voilà ce qu’on enseigne à l’Université pour la Paix. Au terme de cet apprentissage, la seule arme dont disposent les étudiants pour éviter et résoudre les conflits, c’est leur diplôme.

Murielle Chatelier (2e partie)        Dossiers Éducation,    International  

Présentation de lUniversité pour la paix, 1ere partie.

<VLUU L830  / Samsung L830>À l’Université pour la Paix, on croit fermement que les jeunes de toutes les cultures du monde devraient partager le même idéal pacifiste. C’est dans cette optique que, depuis le début des années 2000, l’établissement recrute ses étudiants aux quatre coins de la planète. «Si les jeunes du monde entier partagent la même vision du respect des droits humains et s’engagent à participer à un développement durable, nous pouvons espérer vivre dans un monde plus harmonieux», estime le recteur de l’Université pour la Paix, M. John J. Maresca.

Chaque année, le nombre d’admissions dans cette université augmente. «L’intérêt pour ce type d’apprentissage croît de façon fulgurante», assure le recteur. L’Université pour la Paix est la seule institution affiliée à l’Organisation des Nations Unies (ONU) autorisée à décerner des diplômes d’études supérieures sur la paix et sur la résolution de conflits.

Depuis 2003, plus de 45 Canadiens ont suivi un programme sur la paix. «Nous sommes très fiers que tous ces jeunes Canadiens soient venus étudier chez nous, déclare M. Maresca. Leur pays nous a tellement soutenus dans nos efforts.» Les rapports privilégiés entre l’Université pour la Paix et le Canada devaient d’ailleurs aboutir par l’implantation du premier programme universitaire à l’extérieur du campus de Costa Rica. Un projet qui n’a pas pu voir le jour, freiné par un processus trop long (voir encadré à la fin de l’article).

D’étudiants à promoteurs de la paix

Les diplômés de l’Université pour la Paix sont formés pour devenir des leaders qui peuvent changer le monde. Nombre d’entre eux occupent des postes clés et sont amenés à combattre les conflits, la violence et les inégalités sociales. «Nos leaders ne deviendront pas tous des premiers ministres, dit M. Maresca avec une pointe d’humour. Un leader est avant tout quelqu’un qui sait ce qui est bien, et qui fait tout pour s’assurer que ses actions vont dans ce sens.»

La Canadienne Lauren Jones est l’une de ces leaders. Diplômée de la promotion 2006 en Loi internationale et droits humains, elle a mis sur pied son propre organisme à but non lucratif, P for Peace. Sa mission est d’éveiller une conscience sociale sur les problèmes qui touchent les droits des prisonniers et de promouvoir la prévention du crime chez les jeunes à travers le développement social.

«Apprendre d’une variété de professeurs hautement qualifiés tout en côtoyant des étudiants qui partagent une vision commune de la paix est l’expérience de toute une vie, se réjouit-elle. L’Université pour la Paix m’a inculquée la croyance que la paix existe et, plus important encore, qu’on peut espérer vivre dans un monde soucieux des droits humains dans un avenir proche.»

Le Kényan Dan Juma, diplômé de la promotion 2006 dans le même programme que Laura Jones, est très actif sur la scène internationale depuis la fin de ses études. À titre d’expert, il a été invité à commenter le conflit qui sévit au Kenya sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada, CBC. Toujours au même titre, il a participé à la Conférence mondiale sur la prévention du génocide, tenue du 11 au 13 octobre 2007 à l’Université McGill.

«Une éducation basée sur la paix est essentielle, estime M. Maresca. Nos étudiants font face à leurs défis avec courage, et avec ce qu’ils ont appris à l’Université pour la Paix.» La majorité des diplômés travaillent au sein d’organisations non gouvernementales (ONG), tandis que d’autres sont employés par l’ONU ou deviennent enseignant. À une échelle plus individuelle, les promoteurs de la paix rencontrent les mêmes défis quotidiens que tout citoyen soucieux de vivre dans une société d’égalitaire et pacifique.

Une brochette d’enseignants

Tout comme les étudiants admis à l’Université pour la Paix, le personnel enseignant sur place en permanence vient des  4 coins du monde: Égypte, Suisse, Salvador, Pérou, France… Leurs expériences distinctes font d’eux des ressources diversifiées dans un environnement des plus multiculturels. Toute une richesse pour les étudiants qui seront amenés à analyser les conflits de nombreux pays dans le cadre de leurs fonctions.

Les personnalités internationales qui se déplacent pour enseigner pendant de courtes périodes à l’Université pour la Paix sont des experts dans leur domaine. Plusieurs Canadiens figurent sur cette liste, dont le Dr Gerald Caplan, un analyste et activiste politique mondialement reconnu. Il se spécialise notamment dans les questions africaines, particulièrement celles portant sur les génocides. Titulaire d’un doctorat en histoire africaine, il est l’auteur du rapport très médiatisé: Rwanda, The Preventable Genocide (Rwanda, le génocide qu’on pouvait éviter).

Main dans la main avec l’ONU

Bien que l’Université pour la Paix ait vécu des années difficiles, l’ONU a reconnu ses importants progrès et a demandé un renforcement de leur coopération en 2006. Une résolution a été adoptée: «Avec les efforts accomplis pour revitaliser et pour renforcer l’Université pour la Paix elle est aujourd’hui, plus que jamais, un centre international spécialisé dans l’éducation, la formation et la recherche sur toutes les questions liées à la paix et aux conflits».

Pour rester en dehors de toute lutte politique et pour conserver sa vocation strictement académique, l’Université pour la Paix a été dotée d’une charte et s’assure de son indépendance financière vis-à-vis de l’ONU. Il n’en demeure pas moins qu’à la base, les programmes dispensés par l’Université pour la Paix sont inspirés par la culture de cette organisation mondiale et l’Université pour la Paix cherche à soutenir les mêmes objectifs. Dans son dépliant publicitaire, l’établissement indique que «l’Université pour la Paix est un membre de la famille onusienne» et se réjouit de bénéficier d’une liberté d’action.

Programmes accessibles à tous

En plus d’offrir à ses étudiants des programmes qui mènent à l’obtention d’une maîtrise, l’Université pour la Paix offre aux organismes des ateliers et des formations de courte durée sur la paix et sur la résolution de conflits. À travers les écoles du monde, l’Université pour la Paix met à la disposition des enseignants du matériel pédagogique. Toute personne intéressée peut aussi suivre une formation à distance ou se procurer une série de livres sur la paix.

L’une des missions de l’Université pour la Paix est de rendre son enseignement accessible à tous. L’Université pour la Paix est présente à l’étranger grâce à ses bureaux de Genève, New York et Addisabeba, en Éthiopie. Des centres d’activités académiques et de recherche sont aussi affiliés à l’Université pour la Paix en Serbie, en Colombie et en Uruguay.

L’Université pour la Paix au Canada

«L’ONU nous a donné le mandat de diffuser notre enseignement à travers le monde, conclut le recteur de l’Université pour la Paix. Nous croyons qu’à défaut de pouvoir le faire pour l’humanité entière, notre devoir est au moins de rejoindre tous les jeunes qui s’intéressent à ce type d’apprentissage, peu importent les frontières.»

Le Centre international de l’Université pour la Paix à Toronto a fermé ses portes le 28 novembre 2006, après 15 mois d’exploitation. L’Université pour la Paix prévoyait d’offrir deux programmes de maîtrise dont une partie des cours serait dispensée en Ontario et l’autre, au Costa Rica. Après avoir suivi les procédures déterminées par la Commission d’évaluation de la qualité de l’éducation postsecondaire (PEQAB) pour implanter ces programmes, l’Université pour la Paix n’a pas pu atteindre ses objectifs dans les délais fixés. Les fonds alloués par le gouvernement canadien ne suffisaient pas et l’Université pour la Paix a suspendu ce projet.

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Stationnement de Montréal et la firme Morrow Communications: usage de faux

Raymond Viger   Dossier Internet, Michelle Blanc, Patrick Lagacé

Pendant un an, la firme Morrow Communications, au bénéfice de son client, Stationnement de Montréal, a créé et entretenu un blogue et plusieurs groupes Facebook pour préparer le lancement des vélos libre-service Bixi. Se faisant passer pour de simples citoyens, trois blogueurs, payés par Morrow Communications, entretenaient les blogues et les groupes Facebook qui servaient à faire la promotion des vélos libre-service Bixi de la Ville de Montréal. Le blogue a même sorti un scoop l’été dernier avec une photo du prototype du vélo libre-service!

Pourquoi une entreprise de relations de presse en est rendu à prendre de fausses identités pour vendre les idées d’un client comme Stationnement de Montréal? Parce qu’un blogue citoyen est plus crédible qu’une campagne de publicité? Parce qu’en plus d’obtenir de meilleurs résultats, ça coûte moins cher?

Est-ce que dans une société démocratique on peut accepter et laisser les firmes de relations publiques faire usage de faux pour nous vendre la salade de leurs clients? Jusqu’où l’usage de faux dans le dessein de tromper est-il légal? Jusqu’où la fausse représentation est-elle acceptable par une société comme Stationnement de Montréal, une société sous la juridiction de la Ville de Montréal?

L’an dernier, j’ai assisté à un déjeuner-causerie de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), l’ancienne Société des relationnistes. Les journalistes appréhendaient que les relationnistes commencent à s’intéresser aux blogues et aux médias sociaux. Voici la règle d’éthique numéro 1 que j’avais compris de la part des relationnistes:

1- Soyez honnêtes et transparents dans vos démarches. Sinon, la perspicacité des blogueurs va jouer contre les intérêts de votre client et, quand c’est parti dans la blogosphère, ce n’est plus arrêtable.

En visitant le site de la Société des relationnistes (SQPRP), on peut y lire dans leur code d’éthique:

3. Tout membre doit s’astreindre aux plus hautes normes d’honnêteté, d’exactitude, d’intégrité, de vérité et ne doit pas sciemment diffuser des informations qu’il sait fausses ou trompeuses.

Donc la firme Morrow Communications contrevient à la déontologie des relationnistes. On fait quoi avec cette problématique?

Sur le site de Michelle Sullivan de la société des relationnistes (SQPRP) et organisatrice des 3e mardi du mois elle lance une invitation à la firme Morrow Communications de se présenter à la rencontre des 3e mardi du mois pour s’expliquer. De plus, Michelle Sullivan s’en prend à Shirley Steinberg, un professeur de l’Université McGill qui, lors d’une émission radio à la CBC considère qu’il n’y a pas de code de déontologie pour les réseaux sociaux, donc qu’il ne faut pas jouer à la veuve offensée. C’est peut-être vrai pour les citoyens, mais en ce qui concerne des institutions municipales comme Stationnement de Montréal ou des firmes de communications qui se pensent professionnelles comme Morrow, il y a une éthique à avoir. Michelle Sullivan nous présente aussi le code de la Public Relations Society of America sur le traitement de l’information.

Puisqu’on parle de l’utilisation commerciale de blogues, la position de la blogueuse professionnelle Michelle Blanc est intéressante à lire quand elle parle de la firme de communications Morons.

Félicitations et merci à Patrick Lagacé pour avoir fait les recherches nécessaires à la publication de ces informations sur le blogue de À Vélo Citoyens.

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